AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070709841
Éditeur : Gallimard (04/05/1987)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 31 notes)
Résumé :
À quel moment de son existence un homme découvre-t-il que la perte des jouets de sa vie - une canne d'alpiniste, une statuette de corail - l'affecte plus que la perte de la femme aimée ? Et a-t-il vraiment perdu ces objets ou ne l'ont-ils pas plutôt quitté comme on abandonne un navire en détresse avant qu'il sombre ? Gilbert Audubon est un homme sain que la vie a gâté, qui aime les plaisirs autant que les risques et les efforts, et qui rêve d'amours au dessin parfai... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
laurentmone
  21 août 2016
Ce livre très concis est d'un grand intérêt. L'auteur évoque l'histoire d'une rupture sentimentale mais sans verser dans le pathos. Bien au contraire. le personnage porte une regard plein de bienveillance. Et sa vision du monde est très réconfortante.
L'auteur fait vivre le récit avec intelligence. La surprise est au détour de chaque page. Malgré l'apparente noirceur du récit, on prend beaucoup de plaisir. La description de la nature et l'ancrage dans une réalité humaine nous parle. Michel Déon réussit à nous proposer une histoire intéressante dans un style qui n'appartient qu'à lui.
Le monde selon Michel Déon vaut le détour.

Commenter  J’apprécie          141
lecassin
  03 mars 2012
Un homme, au soir de sa vie bien remplie fait l'expérience de la solitude. A un moment où les souvenirs s'érodent, où les visages des disparus s'estompent, Gilbert Audubon constate avec une sérénité doublée de fatalisme que les objets, à l'instar des souvenirs, eux aussi, finissent par quitter le navire... Perdus ? En fuite ?
Michel Déon nous livre à travers ce court roman, les inquiétudes tendres et nostalgiques d'un quasi septuagénaire gâté par la vie qui voit s'enfuir ses souvenirs, tels des rats quittant le navire, engagé qu'il est dans "la montée du soir"...
Commenter  J’apprécie          130
ThierryA
  06 juillet 2018
Un récit désabusé ou plutôt le récit d'un homme désabusé qui semble être à la dérive, qui n'aime plus sa femme dont il ne voit pratiquement plus que les défauts et qui ne rêve que de sa maitresse Angèle et ne pense qu'à sa cane de marche qu'il avait trouvée lors d'une promenade en montagne.
Il se parle à lui-même et à quelques interlocuteurs, essayant de comprendre sa vie et ce qu'il lui arrive, car en effet Angèle l'a quitté pour un autre mais aussi sa canne, qui lui a faussé compagnie lors d'une marche en montagne. Il se sent un homme abandonné, rejeté du monde. En fin de compte, au-delà de la perte d'Angèle dont il est amoureux, c'est la perte de sa canne qui l'angoisse à presque perdre la raison et son unique objectif c'est de la retrouver.
Le récit prend une dimension dramatique à la fin où finalement il retrouve sa canne mais réalise qu'il a définitivement perdu Angèle sans laquelle il ne peut vivre. Avant de disparaitre pour toujours, il veut à nouveau monter sur son rocher dans la montagne pour être plus près du Ciel et de Dieu : « S'il atteint le sommet, la distance sera moins grande, il sera sauvé, et de son trône de pierre, enfin possesseur de la sérénité nécessaire, il contemplera une dernière fois, avant que les aigles plongent leur bec dans ses orbites, le monde qui ne veut plus de lui, la monté du soir ».
Le récit est superbement écrit, c'est poétique, bucolique et le style est beau, bref c'est la classe Michel Déon. Dommage que le livre soit trop court à mon goût !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ADAMSY
  16 juin 2014
L'auteur raconte les quelques jours d'un homme : celui-ci perd d'abord une canne lors d'une ascension en montagne, il retrouve un corail cassé par terre (dans lequel il voyait une fouine) et pour finir, son chien casse un plat ancien venant de sa famille. Il tenait à ces différents objets et sa pensée est obnubilée par la perte de ceux-ci. Quand il apprend que sa maîtresse qu'il adore l'a quitté pour un autre homme complètement inintéressant, il reste indifférent à la nouvelle, mais ne comprend pas sa propre réaction. Il finira par réagir et recherchera l'affection de sa femme puis d'une autre femme de connaissance. Elle tient une auberge au pied de la montagne où il se rend de temps en temps pour ses promenades en solitaire. Puis la souffrance apparaît sous toutes ses formes...
De ces quelques jours, l'auteur en fait un roman ! C'est passionnant et très bien écrit.
Commenter  J’apprécie          40
Wyoming
  27 avril 2018
Magnifique roman de Michel Déon sur la solitude, le détachement progressif, ou pas, des objets inanimés que l'on aime et qu'il faudra quitter. Beaucoup de nostalgie quant aux souvenirs du héros du livre, nostalgie hélas transmissible au lecteur par le talent mélancolique de Michel Déon. Accepter le fatum, que c'est dur!
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   26 novembre 2018
Le 31 décembre au soir, Gilbert est allé presque à contrecoeur chez les Z. qui ont exceptionnellement invité Rhadamanthe. Ils se sont tous assis par terre devant le feu de bois de la cheminée. Une inconnue, dont il n'a d'abord pas compris le nom, mais qui s'est révélée par la suite être Angèle Quelque Chose, a placé un pouf à côté du sien. Ils ont peu parlé, échangé des cigarettes et du feu. Gilbert s'étonnait qu'elle fut l'exact négatif de Marie : cheveux blonds et yeux noirs, une peau mate contre une peau blanche qui résistait à tous les bronzages. De temps à autre, Angèle passait la main sur la tête de Rhadamanthe affalé entre eux. Si, à cette occasion, leurs mains se sont rencontrées une fois, c'est bien tout, et par inadvertance. Un moment, une jeune femme a dit quelque chose sur les hommes et Angèle s'est tournée vers Gilbert pour murmurer : "Les idées générales sont un réservoir inépuisable d'idioties." A minuit, au cours des embrassades, Gilbert a su dans la seconde où sa joue a rencontré la joue d'Angèle, où ses lèvres l'ont effleurée qu'il venait d'entrer aveuglément dans une zone de totale insécurité : il aimait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   13 janvier 2019
Vient un moment de la vie – mais lequel ? il diffère pour chacun, très tôt pour les uns, très tard pour les autres, parfois jamais pour de rares élus comblés, mourant les mains, la mémoire et le cœur pleins –, vient donc un moment de la vie où nous nous apercevons que les amitiés, les amours, les sentiments et jusqu'aux mots et aux noms que nous croyons perdre par une sorte de maladresse déprimante, en réalité nous quittent d'eux-mêmes, animés d'une sournoise volonté de fuite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ADAMSYADAMSY   16 juin 2014
Disparaître n'est rien, mais ne pas laisser de traces, si vaines soient-elles, est une intolérable punition. or, qu'abandonner derrière soi, de plus durable que des larmes _ même à supposer qu'elles soient sincères _ , si ce n'est des objets : les uns enfantins comme un vieil ours mité, un bol ébréché, un plumier laqué, un foulard de boy-scout, une médaille de sauvetage ; les autres rappelant des conquêtes, comme une rose de sable du désert mauritanien, un edelweiss du pic du Midi maintenant séché entre deux plaques de verre, et, en particulier, une formation madréporique pêchée en mer Rouge, une étrange figure, rose sous l'eau, blanchie à l'air, qui représente selon un certain angle quand Gilbert est assis dans son fauteuil, une fouine dressée sur ses postérieurs, la gueule de profil, l'oeil noir, l'oreille courte ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
lecassinlecassin   03 mars 2012
Vient un moment de la vie - mais lequel ? il diffère pour chacun, très tôt pour les uns, très tard pour les autres, parfois jamais pour de rares élus comblés, mourant les mains, la mémoire et le cœur pleins -, vient donc un moment de la vie où nous nous apercevons que les amitiés, les amours, les sentiments et jusqu'aux lieux et aux mots que nous croyons perdre par une maladresse déprimante, en réalité nous quittent d'eux mêmes, animés d'une sournoise volonté de fuite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   13 janvier 2019
Quelques arbres gisaient encore bloqués par des éperons rocheux dans une mêlée confuse, noyés qui, en un moment de terreur, se sont agrippés les uns aux autres, entrelaçant leurs branches. Plusieurs hivers de neige ont blanchi les troncs dont la teinte délavée rappelle celle du bois vomi par la mer sur les plages. D'autres sapins, en basculant. ont soulevé des mottes de racines maintenant mortes, énormes nœuds inextricables de tentacules, têtes de méduses pétrifiées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Michel Déon (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Déon
"Les mondes de Michel Déon" par Christian Authier (http://bit.ly/2gbBXQQ) est le livre du jour pour la Librairie La Procure !
autres livres classés : roman d'amourVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
3414 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre