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ISBN : 2070377202
Éditeur : Gallimard (21/03/1986)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 50 notes)
Résumé :
L'été 1949, un jeune homme à l'enthousiasme stendhalien, Jacques Sauvage, historien de son état, retourne dans l'Italie qu'il a brièvement traversée avec sa section de tirailleurs en 1945. De tous ses souvenirs encore frais, le plus lancinant et le plus émerveillé est celui d'une halte à Varela, bourgade fortifiée dans une vallée perdue au cœur de l'Ombrie. En historien il s'intéresse au passé de Varela, fondée au XVIe siècle par un condottiere ; en ancien combattan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  19 juillet 2016
À la fin des années 1940, Jacques Sauvage revient à Varela, petit village d'Italie. Pendant la guerre son bataillon a mis en déroute la garnison allemande qui occupait les lieux. Sur l'ordre de son ancien supérieur, l'excentrique capitaine de Cléry qui s'était proclamé roi de la ville, il doit retrouver la Contessina Beatrice de Varela et comprendre la fascination qu'elle exerce sur lui. « Elle est un mystère qui peut dévorer un homme. » (p. 19) Étudiant en histoire, Jacques doit également profiter de son séjour pour trouver des réponses aux mystères qui semblent se cacher derrière toutes les ombres de Varela. « Annoncez à Beatrice que vous voulez écrire l'histoire des Varela. Et, incidemment, éclaircissez l'histoire de l'automitrailleuse qui s'est moquée de vous pendant une semaine. » (p. 28) La ville est un vase clos figé hors du temps dans la poussiéreuse gloire de la lignée des condottiere qui l'ont dirigée pendant des siècles. Beatrice est la gardienne de ce passé qui menace ruine alors que sa soeur, l'impétueuse Francesca, est davantage tournée vers l'avenir. Il semble pourtant bien impossible de quitter Varela, sinon au prix de son identité. « Rien de nous atteindra au fond du coeur. Varela est immuable. » (p. 45) Jacques trouvera peut-être la clé des mystères de la ville pendant la fête annuelle dont les préparatifs agitent les habitants. « le matin de la fête, la ville sembla miraculeusement guérie de sa constipation opiniâtre. » (p. 277)
Me voilà un peu embêtée. Je ne sais pas vraiment si j'ai apprécié ce roman ou si l'ennui est ce qui m'en reste. Il y a une atmosphère fascinante, entre baroque et irréalité, avec un substrat historique puissant et quasiment traité comme une légende. Il y a cet Allemand qui a disparu, ou peut-être pas. Il y a ce peintre et ce poète, artistes dont il semble impossible qu'ils aient vu le jour dans l'aride Varela. Il y a la jeune et belle Adriana qui ne rêve que de projecteurs. Il y a ce chien nommé Diavolo. Beaucoup de choses, donc, qui m'ont plu. Mais il manque un petit quelque chose et j'ai cet étrange sentiment d'inachèvement ou de frustration. La fête annuelle dont il est fait mention dès le début n'intervient qu'en toute fin de roman. Elle aurait pu être un point d'orgue ou un feu d'artifice, mais je la vois plutôt comme un pétard mouillé. Ce roman n'est pas une complète déception, mais une lecture en demi-teinte, peut-être à reprendre dans quelques années.
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lecassin
  02 mars 2012
Michel Déon imagine une petite cité de d'Ombrie perchée sur un rocher : Varela. le héros, Jacques Sauvage, qui a participé en tant qu'officier d'infanterie à la « campagne d'Italie » de 1945 effectue, quatre ans plus tard, un retour-pélrinage dans ce haut-lieu historique épargné par la guerre. Que cherche-t-il ?
En historien qu'il est, le passé de Varela l'attire, alors que son hôtesse pendant son court séjour guerrier, la belle Contessina Béatrice de Varela , l'intrigue…ou l'attire, c'est selon…
On parle souvent de l'attirance de Michel Déon pour la Grèce et l'Irlande ; pour le Portugal, dans une moindre mesure . Et bizarrement très peu de ses « pages italiennes »…
Pourtant, il n'a pas son pareil, avec jean D Ormesson, pour nous faire toucher l'atmosphère et les richesses de Venise ou de Florence, la touffeur du piémont sous le soleil… L'Italie pourvoyeuse de paysages, mais aussi de personnages féminins d'une grande beauté : aristocrates, altières, secrètes …
On l'aura compris, plus dans que son précédent ouvrage, « Un déjeuné de soleil », je retrouve dans « Je vous écris d'Italie… », le Déon que j'aime.
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CLAVIE
  16 août 2012
Un livre ancien certes, mais très beau sur l'Italie à la sortie de la Grande Guerre. Tout y évoque la châleur humaine de ce pays, si particulière ; frivolité, joie de vivre, et espérances ... qu'on pourrait en oublier la noirceur de l'époque.
L'auteur nous dépeint tous les paysages, la vie autour de la place du village, par des phrases que l'on pourrait chanter, tant le rythme de l'écriture est musical. Tout tourne autour des couleurs luxuriantes, de lieux dignes d'être peints, de personnages certes un peu caricaturaux mais attachants.
Je vous invite vraiment à lire cette belle leçon d'optimisme.



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JaccquesSauvage
  27 janvier 2018
Superbes portraits de trois femmes dans ce beau et fabuleux roman.
Trois jeunes femmes prisonnières de Varela, petite cité de l'Ombrie dans les années qui suivent la deuxième guerre mondiale, deux prisonnières du temps comme cette ville l'est aussi. Un homme revient sur ses pas, un historien qui se sert de sa profession pour revoir la Comtessina Béatrice, celle qui l'avait tant ébloui cinq ans plus tôt. Il essaiera de la délivrer, elle comme sa soeur Francesca, mais devra faire attention à ne pas sombrer lui aussi derrière ces remparts où rien n'a bougé depuis quatre siècles. Il refusera de partir avec la petite Adriana qui affole tous les hommes et qui veut se servir de lui pour s'envoler loin de ces ruines.
Il percera des secrets, dont un qui dressera une paroi de verre infranchissable entre lui et celle qu'il aime.
Deux morts et deux amours rangés dans le congélateur du temps plus tard, l'homme qui repart à la fin de l'été n'a plus rien de celui arrivé deux mois plus tôt, - plein d'enthousiasme et d'espérance - (2° ligne). S'il a sauvé sa peau, Jacques Sauvage a laissé son âme à Varela, on peut craindre désormais pour lui que la vie aura un goût bien amer.
Lu et relu ce grand roman d'amour et de vie à lire et relire, à tel point que mon premier exemplaire a fini en lambeaux.
Prévoyant, j'en ai racheté deux.
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mcd30
  15 juillet 2017
Après un taxi mauve, j' ai enchainé la lecture de ses livres .Malheureusement j' en ai donné à des amis et ceux que j'avais conservés sont partis dans des inondations donc je ne peut pas mettre de citations. Mais pour moi Michel Déon fait partie des grands écrivains.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CornelioCornelio   09 mars 2019
Assunta apparut, un seau de lait de chèvre à la main. La lumière moins crue de cette fin d'après-midi adoucissait son visage. Elle n'avait pas la noblesse totale de Beatrice, mais une autre beauté émanait d'elle, un accord parfait avec sa vie, sa ferme, la tonnelle, les animaux qui l'entouraient. Souveraine de son royaume indisputé. Là-haut, dans la lavande, travaillait l'homme de son choix, un bel homme, mince dans sa chemise blanche, son pantalon noir serré à la taille par une ceinture de drap bleu qui tournait plusieurs fois autour des hanches.
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lecassinlecassin   02 mars 2012
Depuis son retour en Italie, Jacques Sauvage avait du plaisir à se faire appeler Giacomo Selvaggio ce qui lui avait, d'ailleurs, valu une mésaventure à Rome, où, dans un hôtel, il s'était amusé à écrire ce mon sur sa fiche de police. Des inspecteurs de la Sûreté étaient venus l'arrêter pour fausse déclaration d'identité avaient eu le plus grand mal à comprendre qu'il italianisait son nom français dans un accès d'enthousiasme, comme le faisait, bien avant lui, Arrigo Beyle.
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LiliGalipetteLiliGalipette   19 juillet 2016
« Le matin de la fête, la ville sembla miraculeusement guérie de sa constipation opiniâtre. » (p. 277)
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CornelioCornelio   09 mars 2019
— Tu es décidé à partir ? demanda-t-elle.
— Je suis déjà parti, tu ne le vois pas ?
— Et où iras-tu ?
— Devant moi.
Il disait « devant moi » comme il aurait dit « dans le vide » ou « dans l'oubli ».
— Pourquoi ne retournez-vous pas en Allemagne ? dit Jacques.
— Monsieur, je n'ai pas encore pardonné à l'Allemagne.
— D'autres lui pardonnent tous les jours ! Vous ne serez quand même pas le dernier !
— Hölderlin a écrit : « Vivre est une mort, et la mort, elle aussi, est une vie ».
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lecassinlecassin   02 mars 2012
Plus la guerre est joyeuse quand on vole vers la victoire, plus triste est le silence qui retombe ensuite sur les ruines.
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