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EAN : 9782803617876
48 pages
Éditeur : Le Lombard (09/03/2002)
4.04/5   50 notes
Résumé :
"Pour ma première saison de chasse, je ne m'en tire pas trop mal !" Le jeune trappeur Buddy Longway a en effet tout lieu d'être satisfait. Malgré son inexpérience de la nature sauvage, il s'est constitué un stock de fourrures suffisant pour subsister pendant tout l'hiver.

Mais des rencontres imprévues vont contrarier ses projets. La route qui mène au fort où Buddy Longway pourra vendre le produit de ses chasses et compenser de longs mois de solitude,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  22 décembre 2013
Il y a des auteurs , comme ça , l'air de rien , qui vous ramènent à une période bénie de votre vie . Celle de l'insouciance où chaque mercredi , vous reveniez de la bibli les bras et le sac à dos blindés de BD ! Habitant à l'époque à 24,78 m du paradis , l'effort se révélait supportable , difficile , mais supportable...
Derib , de son vrai nom Claude de Ribaupierre , était de ceux-là .
Qu'est-ce que j'ai adoré traquer le renard argenté et le bison – rien de perso - aux côtés de Buddy , ouais , entre potes , on s'appelait par nos prénoms . Parcourir ces grands espaces verdoyants avides de liberté et de rencontres qui vous laissaient à des degrés divers une marque indélébile et vous forgeaient en temps qu'humain .
Buddy naquit en 1972 dans le journal Tintin pour s'émanciper au travers d'une franchise dès 1974 . Fauché dans la fleur de l'âge , il disparaîtra en 2011 , nous léguant une vingtaine d'aventures incontournables dans le genre .
Narrant la vie d'une famille de trappeurs dans le Midwest sauvage du 19e siècle , cette série humaniste est un hymne à la tolérance un brin écolo avant l'heure .
Chinook est fondateur . Il évoque la rencontre . Celle , délicate , de deux mondes antagonistes qui vont se trouver pour ne plus se quitter .
Le trait est encore imprécis et le récit contemplatif mais tous deux prendront une réelle épaisseur au fil des albums .
A noter l'originalité de ce cycle qui verra ses héros prendre de l'âge avec le lecteur pour disparaître bien avant lui , fort heureusement .
Avec ses faux airs de Jeremiah Johnson , Buddy m'aura marqué dans ma prime jeunesse et j'aime encore à reprendre les rênes pour chevaucher à ses côtés...
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jamiK
  23 novembre 2016
En 1972 sortait « Jeremiah Johnson » le film de Sydney Pollack. Je suis prêt à parier qu'il a inspiré Derib qui jusqu'alors se cantonnait dans des séries pour enfants, Attila le chien, Pythagore le grand-duc, Yakari le petit indien, Go West.
En 1974, j'étais abonné au journal de Tintin et ce fut une découverte surprenante, avec des personnages touchants, loin des héros indomptables de l'époque. Avec Buddy Longway, Derib se lance dans une série où le paysage fait partie intégrante de l'histoire, les planches sont superbement travaillées, et nous font vivre l'ouest sauvage, avec des moments de cruauté, de violence mais aussi de romantisme et d'amour. Buddy Longway et une ode à la nature sauvage, même si la chasse est très présente, c'est la réalité de l'époque et de ce monde. C'est aussi, on le verra dans les tomes suivants, un des rares personnages de BD à évoluer avec le temps, à avoir des enfants, à vieillir, ce qui en fait une bande dessinée atypique. Cette incursion dans le romantisme est une grande innovation pour l'époque et en le lisant 42 ans plus tard, je constate que l'effet est toujours aussi saisissant et que l'émotion est toujours au rendez-vous.
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domisylzen
  12 octobre 2015
L'automne arrive, Buddy met un terme à sa saison de chasse. Ce renard argenté sera le dernier, il rentre au fort. En chemin, il tombe sur un campement d'indiens nomades et manque de se faire surprendre par l'un deux. Arrivé à destination, deux hommes essaient de rattraper une jeune indienne, Buddy s'interpose, leur file quelques beignes et prend cette jeune indienne en croupe. Lui qui voulait vendre ses peaux : c'est raté, il est grillé. Pour lui, Chinook appartient au campement d'indiens croisés quelques jours plus tôt. lls se mettent en route, afin qu'elle retrouve sa tribu. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu.
J'ai bien aimé cette histoire. Evidemment un mec, une nana, lui genre look aventurier, elle beauté exotique, jeunes tous les deux et dès les premières pages mes neurones (2 ou 3) font du chemin. Arrive cette scène surréaliste ou la neige les surprend, ils se blottissent l'un contre l'autre près du feu, pour se réchauffer. Comment ça ... c'est tout ... même pas un p'tit bisou. Là dans le cou. Bon c'est vrai : c'est pas une bd d'adulte. Pourtant j'y croyais, preuve que j'ai bien plongé dedans.
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Franz
  22 octobre 2020
Que de chemin parcouru avec ce bon vieux copain, Buddy Longway [Buddy se traduit par « pote » et Longway par la « route à faire »], depuis les premières planches de Chinook prépubliées dès le 3 avril 1973 dans le journal Tintin jusqu'à la réédition de l'intégrale de février 2010 ! A l'époque, Buddy a une vingtaine d'années. le trappeur blanc que les Indiens appellent « Cheveux jaunes » a vécu sa vie de papier au Far West dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Buddy Longway a vieilli de manière atypique pour un personnage de bédé car rares sont les héros qui accusent un coup de vieux, mûrissent et finissent par mourir comme dans la vraie vie.
Chinook (1974) Après le décès de son oncle Jérémie, Buddy Longway part pour sa première saison de trappeur. En approchant du fort où il pourra vendre ses fourrures et enfin se distraire, il découvre deux hommes en train de rudoyer une Indienne captive. Buddy s'en mêle et soustrait Chinook aux malfrats. A son grand désarroi, il découvre que la femme subtilisée à la brutalité des hommes est une squaw. Les deux trappeurs vont se venger en les surprenant à leur bivouac. Buddy est roué de coups, ses peaux sont volées mais Chinook est laissée sur place. Blessé dans son orgueil et lésé du produit de sa chasse, il abandonne Chinook et se lance à la poursuite des deux brutes. Ils les découvrent encerclés puis tués par les Crows. Buddy est capturé ainsi que Chinook, Indienne Sioux en bute à la vindicte des Crows. Soumis à l'épreuve de la flèche, Buddy s'extirpe du piège et recouvre sa liberté. Chinook le rejoint et ensemble ils se dirigent vers le campement Sioux là où s'est installée pour l'hiver la tribu de Chinook. L'hiver arrive et la montagne devient hostile. Perdant les vivres en route, Buddy affronte un bison avec son couteau de chasse mais il est encorné par l'animal blessé. [Note 5/5].
L'ennemi (1975) Buddy et Chinook sont mariés et partent à la recherche d'un endroit où s'installer qu'ils finissent par débusquer. D'abord paradisiaque, l'emplacement idéal se révèle hanté par un mystérieux prédateur. La corde servant au débardage est sciée. Dans l'enclos, les chevaux sont pris de panique. Finalement, Buddy découvre l'existence du carcajou, glouton particulièrement agressif mais l'ennemi n'est pas pour autant anéanti car un homme au regard halluciné rôde dans les parages. [Note 5/5]
Trois hommes sont passés (1976) débute avec la naissance de Jérémie, fils métis de Chinook et de Buddy. Un louveteau est adopté par la famille Longway et devient l'ami d'enfance de Jérémie. Tout pourrait se passer au mieux si trois chercheurs d'or, Curly, Dallas et Thomas n'apparaissaient dans le paysage. La roue des saisons tourne et Petit Loup grandit puis s'émancipe de l'emprise humaine. A l'appel de ses congénères, le jeune loup mord Jérémie et part à la rencontre d'une bien belle louve à la saison des amours. Esseulé, Jérémie souffre de l'abandon de son compagnon. Pour parer au profond chagrin de l'enfant, Chinook propose à Buddy de voyager jusqu'au camp des Sioux. Jérémie pourra y découvrir sa famille et oublier sa solitude. Pari gagné mais de retour chez eux, les Longway découvrent les trois aventuriers ayant pris leurs aises dans leur maison. Réduits à l'état d'esclaves, Buddy et Chinook rongent leur frein. Dallas a des vues sur la belle Chinook et il n'est pas à un mauvais coup près. [Note 5/5]
Seul (1977) narre l'errance de Buddy Longway blessé par une chute de pierre alors qu'il se rendait au fort afin d'y vendre ses fourrures. Mal en point, la jambe brisée, il parvient à ramper et à s'extirper progressivement du piège mortel de l'immobilisation dans un milieu hostile. Les vautours sentent pourtant leur proie vaciller. [Note 4/5]
L'intégrale proposée par les éditions du Lombard tient toutes ses promesses en offrant, après une préface instructive rehaussée de dessins inédits, quatre albums de Buddy Longway aux couleurs pimpantes, à l'encrage soigné, sous une belle couverture cartonnée inédite. Pensée dans le détail et peaufinée pour la circonstance, l'anthologie de Derib est d'une rare cohérence. A mesure, le style de l'auteur évolue, perdant en fraîcheur ce qu'il gagne en densité. Les traits accusent davantage les visages. Les ombres noircissent les paysages. Les cadrages sont sans cesse inventifs. La saga qui se dessine n'est pas anodine. Elle va brasser une thématique toujours d'actualité, le rapport de l'homme à la nature, les problèmes liés au métissage, etc. le lecteur peut retrouver la force motrice d'une oeuvre en marche à travers les premières aventures du trappeur blanc. Pour peu que l'on se penche pour la première fois sur l'oeuvre majeure de Derib, on peut se laisser emporter puis s'émouvoir sans lassitude ni mièvrerie.
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Thyuig
  27 septembre 2014
Buddy Longway date du milieu des années 70. A l'époque, peu de séries s'adressent directement à un public plus adultes et les périodiques, dont les lecteurs vieillissent doivent tacher de se renouveler. Ainsi au Journal de Tintin, des séries comme Lester Cockney, Jonathan ou Olivier Rameau viennent parler directement à ce nouveau lectorat et ouvre des perspectives plus adultes.
Trois hommes sont passés s'inscrit tout entier dans cette logique : le ton est dur, l'idéal heureux ressemblant davantage à une volonté qu'à un objet atteignable, Buddy et sa famille vont devoir vivre dans un monde âpre et dur, ils vont se frotter d'abord aux éléments naturels (imaginez donc la vie dans les Rocheuses sans eau ni électricité…) et sans le filtre « jeunesse », cette nature paraît bien plus hostile. Buddy doit tuer pour se nourrir, tout comme cette louve affamée tente un dernier coup en sautant à la gorge de Jérémie. Buddy l'abat et fait du louveteau un orphelin.
Avec Buddy Longway, Derib ne va cesser d'enseigner à son lectorat toute la difficulté de survivre dans un monde naturel. Si les comparaisons littéraires viennent alors facilement : Jack London, Kessel, Stevenson, mais aussi Lewis et Clark dans leur fameux Journaux, tous ont abreuvé Derib de cet ouest sauvage, la réciproque illustrée ne parait pas si évidente. En effet, il aura fallu attendre Blueberry des immenses Charlier et Giraud pour découvrir en bande-dessinée la dureté des relations humaines des Territoires situés à l'ouest du Mississippi. Derib quant à lui va réussir pour la première fois à représenter aussi bien une histoire cohérente et adulte qu'une nature beaucoup moins idyllique que chez Yakari ou (me manquent là quelques exemples de publications directement orientées jeunesse et qui idéalisaient le rapport à la nature). Avec Buddy Longway, toutes les dimensions d'une histoire en bande-dessinée vieillissent d'un coup : âpreté des relations humaines, sujet adulte, représentation objective de la nature.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   09 octobre 2015
Ça aller plutôt mal … Les Crows m'avaient attaché pour la nuit, toute tentative d'évasion étant impossible, j'essayai de dormir afin de récupérer quelques forces pour le lendemain … Pour l'épreuve de la flèche …
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MonsieurToukiMonsieurTouki   31 octobre 2013
Chinook m'expliqua que les sioux vivaient dans les plaines et que sa tribu devait se trouver à plusieurs semaines de marche vers le sud... L'idée d'affronter l'hiver et la montagne pour partir à la recherche d'une tribu perdue dans l'immensité de la prairie était pure folie, mais quelque chose me poussait à le faire...
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Erik_Erik_   03 décembre 2020
Ne renonce jamais à aimer, malgré les épreuves et l'aridité du coeur. L'amour est la grande force qui soutient l'univers ; sans lui, le monde vivrait un hiver éternel.
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Vidéo de  Derib
Depuis qu'il est un jeune papoose, Yakari a toujours pu compter sur le soutien de Grand Aigle, son animal-totem. Aujourd'hui c'est Grand Aigle qui appelle son ami à l'aide. La vie d'un petit aiglon est menacée. Et seul Yakari est en mesure de le sauver !
Dessin de Derib, scénario de Xavier Giacometti. Série créée par Derib et Job.
Déjà disponible en librairie !
Pour lire un extrait : https://www.lelombard.com/bd/yakari/le-fils-de-laigle
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