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ISBN : 2743613440
Éditeur : Payot et Rivages (07/01/2005)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Toulouse, juin 2000. Quand les policiers pénètrent chez Jérômine Gartner, qui n'avait plus donné signe de vie à sa voisine, ils découvrent un étrange spectacle : la jeune femme est allongée dans un fauteuil ; elle a été étranglée et la climatisation est poussée au maximum. L'examen médico-légal révélera la présence de sept grains de riz et de sept fragments de métal dans l'œsophage de la victime. Chargé de l'enquête, le capitaine Félix Dutrey n'a d'autre choix que d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  19 décembre 2016
Toulouse, juin 2000. Assise dans le fauteuil, les jambes écartées, nue. La clim' réglée sur 5°. C'est ainsi que le capitaine Felix Dutrey a découvert Jerômine Gartner dans son appartement, étranglée. Sa voisine, à qui la jeune femme avait confiée Petit Paul pour le week-end, s'inquiétait de ne pas avoir eu de ses nouvelles le lundi. Aussi a-t-elle préféré appeler la police. Une fois sur place celle-ci ne remarque aucune trace d'effraction ni de violence. Mais, l'examen médico-légal révèlera au fond de sa gorge gorge sept grains de riz et sept fragments d'un métal. Avec son collègue, Marc, Félix Dutrey commence à enquêter sur les relations de Jérômine et son emploi du temps...
C'est dans cette immense décharge de pneus, au sud de la ville, qu'a élu domicile Bonobo. Des millions de pneus agencés selon un schéma précis. Alors qu'il vient de faire l'amour avec Réjane, il lui demande de le couvrir pour ce week-end... 
Un autre lieu, un autre temps... Marthe reçoit comme tous les étés ses amis à la maison. Jérômine, Suzanne, Cédric et Simon. Une même cause: l'écologie. Une amitié indéfectible... Quoique... 
Pascal Dessaint remet sur le devant de la scène le capitaine Félix Dutrey qui va devoir élucider une enquête pour le moins compliquée tant les motifs et les coupables restent flous. Autour de ce capitaine, l'on fait connaissance avec ce groupe d'amis, écologistes dans l'âme. Une amitié bientôt entachée par des secrets, des mensonges et des drames, notamment la disparition du frère de Jérômine. Dans ce roman à quatre voix, donnant la parole à Félix, ce dénommé Bonobo, Suzanne puis Marthe, l'auteur entrecroise brillamment les intrigues et dévoile petitement les caractères, les motivations, les rêves et les espoirs de chacun. Un roman noir, certes policier, mais aussi écologiste tant l'auteur met l'accent sur la nature, aujourd'hui en danger, et les comportements humains. Un roman complexe, maîtrisé et profondément humain servi par une écriture travaillée. Un roman qui fait la part belle à une faune et une flore condamnées... 
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carre
  21 juin 2013
Pascal Dessaint fait parti de ces auteurs qui savent se démarquer de leurs petits camarades. Lui le nordiste est tombé amoureux de Toulouse, il en fait presque un personnage à part entière dans plusieurs de ces romans. « Mourir n'est peut-être pas la pire des choses » est un exemple parfait pour découvrir son univers. S'appuyant sur une trame classique meurtre, enquête, résolution de celle-ci, il agrandit son cercle en traitant de sujets plus généraux. : La complexité des rapports humains, la place de la nature dans la mondialisation et le sort que lui réservent les hommes. Dessaint, inquiet à juste titre pour notre environnement, aime prendre les chemins de traverse pour nous interroger sur notre désespérant égoïsme. Etre écologiste est souvent moqué, Dessaint nous rappelle qu'on s'en mordra un jour les doigts. Son récit à plusieurs voix est malin, complexe et au final vraiment intéressant. Un polar atypique certes, qui peu dérouter mais qui nous interpelle sur un monde qui marche sur la tête. Ce n'est pas si fréquent. A découvrir.
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InstinctPolaire
  04 septembre 2012
Cher M. Dessaint,
Il me fallait trouver une manière originale d"évoquer votre livre. Aussi nous ai-je modestement découvert deux points communs. Tout d'abord un attrait pour la Ville Rose. J'aime suivre le cheminement de vos intrigues à travers les rues et les places de Toulouse. Mais surtout, tout comme vous, je n'aime pas aborder les sujets de façon conventionnelle. N'ayant pas développé votre intrigue policière en suivant les canons du genre, je me suis accordé quelques libertés quant à la façon d'en traiter la critique.
Ainsi Jérômine Gardner est-elle morte dans son appartement toulousain. Point focal d'une histoire qui s'étend dans de nombreuses directions. Pour l'un, le Capitaine Félix Dutré – Déjà croisé dans " du Bruit Sous le Silence " - C'est un point de départ. Pour certains, tels Cédric et Marthe, c'est une conclusion. Pour d'autres enfin, ignorants de son sort, ce ne semble qu'une lointaine péripétie tels Suzanne, Simon ou Paul...
Probablement personne n'aura-t-il compris ces quelques phrases en dehors de ceux qui l'auront lut. Mais comment faire autrement pour ne pas trahir la confusion dans laquelle vous plongez vos lecteurs dans les premiers chapitres ? Une déstabilisation qui sert vos desseins je le concède volontiers. Ce non-respect pour le temps d'une enquête policière, trop souvent déployée en un crime, une enquête avec plus ou moins de rebondissement chronologiquement ordonné avant de conclure.
L'histoire de la mort de Jéromîne, c'est l'histoire de tout ces gens. Marthe nous fait partager le passé. L'histoire de cette bande d'amis romantiquement idéalistes.qui s'impose peu à peu comme le terreau de ce drame. En présentant son voyage au bout du monde, vous laissez à Suzanne le soin de nous décrire cet ailleurs : Si loin et pourtant au coeur des événements qui nous préoccupent... Bonobo, Diane, Pasko : Confusément, on sait que vous vous jouez de vos lecteurs en affublant vos personnages de surnom dont on sait pertinemment qu'ils dissimulent naïvement des identités qui nous sont connues...
Soit. Bousculer les codes qui suis-je pour ronchonner ? Simplement ferai-je remarquer que laisser Félix s'arrêter au cours de son enquête pour conter fleurette à une fleuriste m'a beaucoup... Intrigué.
Respectueusement,
InstinctPolaire.
P.S. Tout de même " Jéromîne ", c'est quoi ce prénom...
Qu'importe le calice si le vin tiré est bon ? Qu'importe que vous n'ayez saisi, cher lecteur l'intérêt de ce livre dans cette critique ? Retenez juste qui si un béotien du genre policier comme moi y a trouvé les raisons de le lire et de vous le présenter, c'est que " Mourir... " doit probablement mériter votre attention...
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Poljack
  07 juillet 2018
Mon avis :
Si vous cherchez du polar pur et dur, vous pourriez être légèrement déçu. Il y a bien meurtre, dès les premières pages, et de ce meurtre découle bien une enquête… mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas traitée de manière conventionnelle. D'ailleurs, le véritable sujet de ce roman choral n'est pas tant la mort de l'un des personnages, que le devenir de notre planète. Et si ce livre est sorti il y a déjà quinze ans, on constatera à quel point il est encore d'actualité, au moment où monsieur Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, révèle le peu d'effet de tous nos « plans climat » et autres « bonnes volontés écologiques » face au monde de la finance et au modèle économique qui prédomine dans le monde.
Bien sûr, avec le capitaine Félix Dutrey, on démêle lentement l'écheveau de cette histoire dont le fil se perd dans un passé plus ou moins proche, mais ce sont surtout les voix des amis de la victime, Jéromine Gartner, qui vont nous conduire au coeur de cette histoire où passions et engagements, amitiés et petits mensonges façonnent les vies et les relations. Derrière cette camaraderie forgée autour d'une volonté commune de lutter pour sauvegarder la biodiversité, il y a des êtres qui sont peut-être finalement terriblement seuls…
Pascal Dessaint n'a pas écrit un roman sur un sujet dont on parle, il nous parle d'un sujet qui lui tient à coeur. Et ça fait toute la différence. La sincérité sublime ces lignes et transparaît à chaque instant. On se retrouve soudain assis autour d'un feu de bois, sous un ciel d'été, à partager nos doutes et nos espoirs avec les membres de cette tribu que formaient les amis de Jéromine. On les découvre, avec leurs forces et leurs faiblesses, on les aime ou on les déteste à cause de ça, mais quoi qu'il en soit, maintenant on les connaît, maintenant ils font partie de la famille et on ne peut plus être indifférent. C'est là la grande force de l'auteur : nous faire presque oublier qu'il s'agit d'un polar, pour mieux nous parler des catastrophes qui se préparent, et de l'impuissance de ceux qui lancent des signaux d'alerte que le monde refuse d'entendre. Et il le fait avec subtilité, sans jouer les émeutiers ni les donneurs de leçons. Même si le fil rouge de l'enquête policière est parfois caché par la trame, il est solide et c'est bien lui qui tire le récit vers son dénouement.
Traversé d'une lumineuse noirceur, ce récit à quatre voix met en perspective les faiblesses individuelles et celles de notre société. La mort de Jéromine, c'est son baisser de rideau, et pour comprendre ce qui a amené ce dernier acte, il faut connaître les précédents, avec tous les protagonistes. Car au fond, quelles qu'en soient les circonstances, une mort révèle toujours une vie, par le biais des souvenirs qui, comme les gaz libérés de la vase, remontent percer la surface. Et parfois, ça éclabousse !
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Seraphita
  30 décembre 2015
Jérômine Gartner, la trentaine, est retrouvée morte à son domicile, dénudée, la climatisation frisant le point de congélation. le capitaine Félix Dutrey prend l'enquête en charge. Et d'emblée elle promet d'être ardue. Dutrey découvre que la défunte, qui a été étranglée, avait un cercle d'amis restreint, liés par des motivations écologiques. le fil de l'enquête se resserre et les grains de riz et d'argent retrouvés dans la gorge de Jérômine vont peut-être aider notre capitaine à y voir plus clair. Quoique…
« Mourir n'est peut-être pas la pire des choses » est un thriller écrit par Pascal Dessaint en 2003. le mystère saisit le lecteur d'emblée. On pressent bien que la vérité ne se donnera pas aisément et que l'auteur va prendre plaisir à nous égarer dans un labyrinthe de chausse-trappes. Les implicites affleurent en creux des dialogues, les non-dits s'amassent au fil des pages. Au départ, l'énigme est plaisante. Et, puis, vers les deux tiers, on commence à s'agacer de cette manie qu'a l'auteur de tordre les choses à l'excès, du caractère alambiqué de l'intrigue.
Mais d'autres éléments contribuent à nous maintenir captif, comme les points de vue narratifs variés et réitérés : deux hommes et deux femmes vont dévoiler tour à tour quelques pans de leur histoire, aidant le lecteur à assembler progressivement les pièces d'un puzzle complexe. le style de Pascal Dessaint est un autre élément captivant : il sait dépeindre la noirceur et le délitement des êtres sans omettre des parcelles de lumière, glanées au détour d'un sentier ou dans les recoins d'une âme.
Finalement, la résolution parait somme toutes plutôt fade au regard de la complexité d'ensemble. Mais on passe un bon moment en compagnie de Pascal Dessaint qui sait décrire avec brio des paysages naturels, même si certains ou beaucoup, sous sa plume, laissent transparaître leur caractère éphémère, voire condamné.
Un bon moment de lecture et de suspense.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   19 décembre 2016
Comme l'avant de la villa était dans l'obscurité, je me dirigeai vers l'arrière. Je découvris alors une véranda faiblement éclairée. Confiant, je m'avançai sur la pelouse. Trop confiant. Je voulais passer la tête à l'intérieur et demander s'il y avait quelqu'un. Ça demeura une intention. Je percutai de bon cœur la porte-fenêtre. Je la croyais ouverte, elle était fermée. Toute la véranda vibra sous l'impact. Je ravalai un juron en même temps que je voyais trente-six chandelles, la trace de mon front sur la vitre et madame Mousplède qui me considérait durement. Un instant, elle n'y était pas, et un autre elle y était. (…) Elle ne donnait pas l'intention de vouloir compatir. Je me massai le font tandis qu'elle faisait glisser la baie.
- Elle est fichtrement propre votre véranda, dis-je en manière d'excuse. Capitaine Duprey, je suis un collègue de votre mari.
- Que vous soyez flic ne m'étonne en aucune façon !
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marina53marina53   20 décembre 2016
Il y avait un portrait du pape Jean-Paul II scotché sur la porte du frigo. (…) Elle hésita quelques secondes, regardant à nouveau Jean-Paul II. Combien de vieilles femmes en détresse attendaient de ce pape un réconfort ? Combien d'entre elles étaient dupes ? En était-il une seule pour estimer, comme moi, qu'il ne s'agissait que d'une caricature, un bien indigne représentant de Dieu ? Bien sûr, je ne croyais pas, mais je me souvenais d'un voyage en Afrique, de régions entières ravagées, après son passage, par le sida. Croissez et multipliez, baisez en paix, mes frères. Ce pape avait plus fait pour la propagation de la maladie que n'importe quelle conduite illicite.
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marina53marina53   19 décembre 2016
De fil en aiguille, je pensai qu'aucun d'entre nous ne voulait d'enfant et n'en aurait jamais. Ça n'aurait tenu qu'à nous, le monde aurait été débarrassé de l'espèce humaine, et il s'en serait mieux porté. Notre démographie était la pire des menaces. Alors pourquoi procréer ? Pour se rassurer ? Dans l'espoir de jours meilleurs ? Il y en aura ? Ça n'ira que de mal en pis. Les millions d'années qui nous séparent de la mort du soleil s'avèreront une durée superflue. Pourquoi faire un enfant au milieu du désastre ? Nous le pardonnerait-il ? Un jour, il faudrait lui dire que ça aurait pu être beau autour de lui. 
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marina53marina53   19 décembre 2016
- On n'imagine pas le nombre de gens qui sont payés avec un lance-pierre. J'ai un de mes potes, un baisé de la réforme des trente-cinq heures, qui touche moins de six mille balles par mois, alors qu'il a des diplômes appropriés, de l'ancienneté, que la boîte où il bosse est plutôt prospère et que son patron s'en met jusque-là: belle bagnole, superbe maison, etc. Et tu sais quoi ?
- Non.
-Son patron est de gauche.
- Un patron, Marc, parce qu'il est patron, n'est au fond jamais vraiment de gauche.
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InstinctPolaireInstinctPolaire   04 septembre 2012
Nous passâmes l'après-midi à analyser la situation sans que ça nous avance grandement. Nous corrigeâmes e rapport que Marc avait rédigé en attendant, formulâmes des hypothèses fumeuses, mîmes noir sur blanc nos certitudes, rares, et ressassâmes nos très vagues impression. A espaces réguliers, Marc et moi regardions le téléphone. Quand il sonna , vers dix-huit heure, nous eûmes le même geste impatient. Je pris le dessus d'un cheveux. Je ne pouvais pas perdre à tout les coups.
[ Parfaite utilisation des passé simple... ]
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