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Blacksad tome 7 sur 7

Guarnido Juanjo (Autre)
EAN : 9782205085334
56 pages
Dargaud (03/11/2023)
4.44/5   354 notes
Résumé :
En enquêtant sur Solomon, le maître bâtisseur de New York à l'origine de l'immense pont en construction, Blacksad découvre que l'empire du faucon est bâti sur un monceau de cadavres dont Iris Allen, la directrice de théâtre, n'est pas la première victime. Piégé par Solomon, Weekly est alors accusé du meurtre. Une véritable course contre la montre débute pour Blacksad afin de réunir les preuves innocentant son ami et permettant de faire tomber l'architecte tout en re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
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Blacksad est revenu après une longue attente de 8 ans dans un volume en deux parties. Voici la seconde partie de cette mystérieuse enquête qui nous entraîne dans les méandres du pouvoir sur fond de corruption liée au démantèlement des transports publics afin de favoriser la voiture individuelle.

On évolue dans un décors new-yorkais des années 50 avec toujours ses personnages anthropomorphiques assez expressifs qui ont fait le succès de cette série devenue culte. Un autre ingrédient que l'on retrouve est un scénario très bien ficelée sur fond de polar noir avec ce côté désabusé et d'amertume.

Graphiquement, on touche presque au sublime tant les planches sont de véritables merveilles visuelles. J'ai rarement vu une aquarelle aussi bien maîtrisée. Ce graphisme concourt à cette ambiance si particulière à cette série. C'est en tout point admirable. Note maximale accordée pour le dessin.

Bien que je ne sois pas un fana du genre polar, on ne peut pas passer à côté de Blacksad tant la maîtrise et la charisme de ce félin nous entraîne au 7ème ciel. Comme dit, le scénario n'est pas en reste avec des personnages à la psychologie plus vraie que nature.

On aura droit à un final dont le sous-titre « alors, tout tombe » prend alors tout son sens. Rien n'est véritablement éternel. Une belle surprise nous attend à la toute dernière case qui clôt ce diptyque de façon tout à fait magistrale.

Bref, ce tome rejoint immédiatement ma collection. Blacksad est la série à posséder pour tout amateur de BD qui se respecte. Il faut le savoir. Oui, Blacksad fait partie des classiques.
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Mince Marina 53, vous n'étiez pas au rendez-vous pour nous résumer le tome précédent.
Heureusement, le scénariste Canalès le fait dans un flash-back en noir et blanc au milieu de l'album.

Je trouve que le dessin a encore gagné en expressivité : ah ! la photo des suspects, désignant le coupable : imaginez le petit Weekly (une fouine) serré entre un taureau dont les cornes démesurées dépassent de la case, un phacochère, un tigre et un grand singe, tous très dominateurs !

L'humour est aussi au coin des cases : à propos de l'écriteau de la porte du bureau, “Blackcat, private investigator”, son interlocuteur dira : “On ne peut pas dire que ce soit de la publicité mensongère ! “

Venu de l'animation, Guarnido sait créer des effets cinématographiques dans les scènes d'action.
Il fait défiler une collection impressionnante d'animaux et… un raton-laveur, mais aussi un personnage félin qui a tous les attributs d'une humaine qui ne laisse pas insensible Blacksad !
Ainsi sait-il montrer qu'il peut changer de registre en dessinant des humains comme il l'a fait dans “Les Indes fourbes”, BD parue en 2019.

Guarnido fait montre d'une variation de style : noir et blanc pour le flash back, dessins quasi impressionnistes pour la jeunesse de Dill, lui-même peintre, et parfois un dessin pleine page !

Les auteurs clôturent ce diptyque de façon magistrale.
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Blacksad, mon blackcat préféré est de retour pour la suite de sa précédente enquête. le suspense a été long (2 ans)…

Dans l'album précédent, nous étions tombés dans une sordide affaire de corruption et nous nous retrouvions au coeur de plusieurs événements qui semblaient n'avoir aucun rapport entre eux : pègre, théâtre, métro et des travaux de construction en surface…

Dans cette fin de diptyque, nous retrouvons le Blacksad que l'on aime et les ambiances polars américains des années 50 : sombres et noires, le hard-boiled dans toute sa splendeur.

Une fois de plus, l'enquête de Blacksad n'est pas simple, elle impliquera bien des personnes et aura des ramifications jusque dans les hautes sphères. C'est celui qui a de l'argent qui a corrompu les autres, qu'ils soient miséreux et en aient besoin ou juste vénaux. L'argent a ruisselé… le sang aussi. À qui profite les crimes ?

Les ingrédients sont classiques, certes, mais la narration, elle, tire tout le reste vers le haut, car elle n'a rien de classique, mais joue dans le registre de la subtilité. Tous les humains sont représentés dans ces animaux, toutes nos turpitudes, tous nos défauts, toutes nos vénalités, nos vices…

Dois-je vous parler des graphismes sublimes, comme d'habitude ? Celles et ceux qui connaissent la série n'ont pas besoin d'être convaincus, pour les autres, je vous dirai seulement que c'est du grand art et pas des dessins de p'tits Mickeys, comme pourraient le penser les esprits chagrins qui considèrent les bédés pour les p'tits z'enfants et comme de la non-littérature.

Alors tout tombe… le titre prend sa signification dans les dernières cases, qui nous réserveront encore une belle surprise. Les couvertures, mises côtes à côtes, donnent un bel ensemble avec Weekly, Blacksad et Alma.

Les fans connaissent déjà la valeur de Blacksad, les autres n'ont plus qu'à la découvrir et je les envie de pouvoir commencer à zéro cette série géniale.

Un album qui a du chat, du chien et qui termine, en beauté, intelligemment, l'enquête de l'album précédent. Une réussite, pour ceux ou celles qui ne l'auraient pas compris…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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C'est officiel, l'intégral de Blacksad n'en a plus que le nom puisque cette série de bande dessinée emblématique s'enorgueillit désormais de Alors, Tout tombe, un diptyque dont la première partie est parue en 2021 tandis que la seconde vient d'être publiée en 2023. Il faut bien avouer, qu'après huit ans d'absence, on n'attendait plus vraiment le retour de John Blacksad, ce sublime détective à la face de chat, évoluant dans un univers anthropomorphique restituant à la perfection les personnalités composant le contexte social des USA des années 50 avec un hommage appuyé aux récits hard-boiled de l'époque, et plus particulièrement à l'oeuvre de Raymond Chandler, ainsi qu'aux adaptations cinématographiques légendaires qui en ont été tirées. Issu du monde de l'animation, il y a tout d'abord le travail du scénariste Juan Dìaz Canales dont les esquisses en noir et blanc, s'inspirant notamment de la série policière Alack Sinner, séduisent le dessinateur Juanjo Guarnido qui va travailler pour les studios Disney tout en dessinant, durant son temps libre, les planches de Quelque Part Dans Les Ombres, premier tome de la série Blacksad qui connaîtra dès sa parution, un succès considérable et qui compte désormais sept volumes tous plus somptueux les uns que les autres.

A New York, le détective privé John Blacksad assiste, avec son ami le journaliste Weekly, à une représentation en plein air de la Tempête, mise en scène par Iris Allen devant soudainement faire face à la police qui interrompt brutalement la pièce sur ordre du maire. Intervenant auprès du responsable des forces de l'ordre, John parvient à ce que la représentation se poursuive avec la reconnaissance de la directrice du théâtre à qui il remet une carte de visite. Mais dans la soirée, c'est Kenneth Clarke, président du syndicat des travailleurs du métro, qui se présente au bureau de John afin de solliciter son aide, ceci sur la recommandation de sa meilleure amie Iris Allen. Il faut dire que le syndicaliste s'oppose à Solomon, urbaniste et maître d'oeuvre de la ville, qui s'ingénie à démanteler le réseau de transport public afin de mettre en place ses projets pharaoniques dont un gigantesque pont suspendu qui portera son nom. Outre le fait que la mafia tente d'infiltrer son syndicat afin de le contrôler, Kenneth Clarke a été informé qu'on avait engagé un tueur à gage afin de l'éliminer. John Blacksad est donc chargé d'identifier et de localiser ce mystérieux tueur, un certain Logan, qui semble bien déterminé à supprimer tous les obstacles qui pourraient entraver la carrière de Solomon qui le mènera au firmament de la gloire.

Il importe de souligner la carrière au sein des studios d'animation tant du scénariste Juan Dìaz Canales que du dessinateur Juanjo Guarnido leur permettant ainsi d'acquérir une expérience professionnelle notable dans le domaine du dessin animé qui transparaît dans l'ensemble de l'oeuvre de Blacksad avec cette sensation de mouvement incroyable émanant de chacune des planches des sept albums de la série tout comme ce sens du cadrage extrêmement élaboré que Regis Lionel évoque d'ailleurs dans sa préface enthousiaste figurant dans l'édition intégrale de la série. Et puis, il y a ce sens du détail que l'on perçoit dans chacune des cases et plus particulièrement lorsque l'on évolue dans les rues de ce New-York des fifties parfaitement reconstituées (prenez le temps de promener votre regard sur la double page ornant le début de chaque album de la série) ou que l'on s'attarde dans le bureau de John Blacksad avec notamment cette statuette de faucon ornant la bibliothèque du détective privé, hommage évident à Dashiel Hammett. Il faut également saluer le choix toujours judicieux des animaux incarnant à la perfection les traits de caractère des protagonistes mais également leurs rôles sociaux au sein de ces intrigues à la noirceur affirmée restituant les luttes des classes de l'époque à l'instar de Alors, Tout Tombe où l'on observe le combat d'une directrice de théâtre (un lama) accompagnée d'un syndicaliste (une chauve-souris) de transport public s'opposant aux manoeuvres de Solomon (un faucon), bâtisseur ambitieux qui veut marquer de son empreinte la ville de New-York. Il fallait bien deux albums pour mettre en scène cette solide intrigue superbement élaborée s'inspirant notamment de la carrière de l'urbaniste Robert Moses dont les projets architecturaux ont révolutionné, pour le meilleur comme pour le pire, l'ensemble des arrondissements new-yorkais et qui s'opposa notamment à la gratuité du programme théâtral Shakespeare In The Park que Juan Dìaz Canales et Juanjo Guarnido retranscrivent dans la formidable scène d'ouverture du récit. Outre cette introduction, la dramaturgie de Shakespeare intervient dans les moments clés du récit à l'instar de cette extraordinaire représentation de Macbeth dont les extraits s'imbriquent parfaitement autour d'une scène de meurtre qui va faire vaciller toute l'intrigue dans une tragédie sordide jusqu'à l'apparition spectaculaire de celle qui a fait chavirer le coeur de John Blacksad. Il faut dire que Juan Dìaz Canales et Juanjo Guarnido n'ont rien à envier au célèbre dramaturge anglais car Alors, Tout Tombe s'inscrit dans la grandeur de ces récits flamboyants qui vous éblouissent jusqu'à la dernière case révélant un ultime rebondissement sublime soulignant le talent et la maîtrise de ce duo extraordinaire qui marque de manière indéniable l'histoire de la bande dessinée.

Dìaz Canales & Juanjo Guarnido : Blacksad - Alors, Tout Tombe (première et seconde partie). Editions Dargaud 2021 et 2023.

A lire en écoutant : The Birth Of The Blues interprété par Sammy Davis, Jr. Album : The Decca Years. 1990 Geffen Records.
Lien : http://www.monromannoiretbie..
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• Blacksad, Tome 7
Juan Diaz Canales (Scénario) & Juanjo Guarnido (Dessin)
• Dargaud

Cela fait déjà quelques années que j'ai lu les Blacksad et à l'époque j'avais adoré (avec une préférence pour le tome 2, Artic Nation).
Alors évidemment, lorsqu'en 2021 j'ai vu qu'une suite sortait, il était évident que j'irais dessus.
Néanmoins, le fait que cette nouvelle aventure soit prévue en diptyque m'a fait patienter encore un peu, le temps que le deuxième tome sorte afin de les lire d'un coup.
Ainsi, les deux tomes étant la, me voila sur ma lecture.

Côté dessin, rien à dire, c'est toujours aussi beau !
Pour le scénario, c'est très bon également. le fait que ce soit en deux tomes au lieu d'un permet de développer plus longuement, je me suis toutefois demandé si on nous racontait plus de choses que dans les aventures se déroulant sur un tome unique, qui dans mes souvenirs, ne souffraient pas d'un format trop court.

Quoi qu'il en soit, se relancer dans du Blacksad, c'est toujours plaisant, on est sur un monument de la BD, et on ne se lasse pas de suivre ce chat noir.
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critiques presse (5)
LesAmisdelaBD
12 décembre 2023
Díaz Canales et Guarnido maîtrisent leur sujet et n’épargnent aux lecteurs aucune des facettes, si sordides soient-elles, du New York de l’après-guerre.
Lire la critique sur le site : LesAmisdelaBD
LaLibreBelgique
27 novembre 2023
Le détective félin boucle une nouvelle enquête en eaux troubles.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Syfantasy
27 novembre 2023
Entre roman noir et comédie romantique, riche de cette ambiance socio-politique typique du milieu du XXe siècle, "Blacksad" est tout autant une oeuvre de fiction qu’une vitrine culturelle.
Lire la critique sur le site : Syfantasy
BDGest
07 novembre 2023
Classique dans ses ingrédients, subtil dans sa narration et magistral dans son illustration comme dans sa mise en couleurs, cet ultime opus de "Blacksad" traduit de toute la diversité humaine par le biais d’un zoomorphisme plus vrai que nature et cultive sa singularité.
Lire la critique sur le site : BDGest
LigneClaire
06 novembre 2023
Blacksad est encore plus imposant par certes son charisme mais aussi ses doutes, ses sentiments. [...] Cette balade mouvementée, polar bien balancé, dans un New York des années 50 sculpté au millimètre près est un plaisir.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
L'oubli n'est pas affaire de mérite ni d'ambition, mais de temps. Les soldats et les généraux tombent, de même que tombent les rois et les vassaux, les ponts et les tours, les bidonvilles et les palais.
Toute chose fait son temps. Alors, tout tombe.
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Il faut savoir quand être discret et quand parler haut et fort.
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Les soldats et les généraux tombent, de même que tombent les rois et les vassaux, les ponts et les tours, les bidonvilles et les palais.Toute chose fait son temps. Alors, tout tombe.
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- Remerciez ma nouvelle assistante, elle est très efficace.
- Une femme ?
- Quelqu'un comme vous qui aime tant regarder vers l'avenir devrait savoir que celui-ci leur appartient.
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Aussi nobles que soient les idéaux, ils ne rendent pas la trahison et le mensonge moins méprisables.
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Vidéo de Juan Díaz Canales
Juanjo Guarnido & Juan Diaz Canales ("Blacksad") : « Le Polar est éternel »
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Thème : Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres de Juan Díaz CanalesCréer un quiz sur ce livre

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