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Jean-Paul Gratias (Traducteur)
ISBN : 2869309910
Éditeur : Payot et Rivages (02/11/1995)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 34 notes)
Résumé :
A la veille de sa mort, le docteur Watson se sent le devoir de coucher sur le papier la dernière aventure de Sherlock Holmes. "J'espérais parvenir, en empruntant ne serait-ce que son style à Arthur Conan Doyle, à rendre mon récit un peu plus convaincant. Mais je n'en suis même pas capable", avoue le vieil homme, qui ajoute : " je suis médecin et soldat; je dois me contenter de rédiger un rapport." Un rapport qui ne sera pas imprimé avant 1972. "Quel genre d'hommes p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
27 mars 2017
Trop souvent une adaptation est moins réussie que l'oeuvre originale, mais parfois il existe des exceptions. Ainsi en est-il pour L'ultime défi de Sherlock Holmes. L'adaptation en bande dessinée proposée par Jules Stromboni et Olivier Cotte aux éditions Casterman est bien plus intéressante que le roman de Michael Dibdin.

Tout l'intérêt de l'intrigue tient dans le coup théâtre que nous propose l'auteur. Lorsque l'on sait de quoi il s'agit, il ne reste que l'ennui. L'ultime défi est un texte court qui lasse très rapidement. Les raisons sont nombreuses et se succèdent les unes aux autres : longues descriptions, dialogues interminables (et oui, même Sherlock parle pour ne rien dire), les ellipses à foison... le paroxysme est atteint avec et la dernière partie de l'histoire qui semble osciller entre réalité et rêve, certitudes et extrapolations.

Même le dénouement est bâclé. Une certaine intensité était pourtant perceptible, le suspense se faisant de plus en plus pressant, le rythme plus rapide… pour finir bien bas. Gare au choc !

Certains des plus aguerris avec le Canon, peuvent être à leur aise ici, car Michael Dibdin ne ménage pas ses efforts pour paraître crédible. La découverte d'un inédit de Watson, est devenue une excuse aujourd'hui largement utilisée par les auteurs apocryphes. L'auteur apporte ici quelque chose de plus en multipliant les références au Canon de manière à ancrer son récit et lui donner une certaine caution. Les personnes qui ne connaissent pas (ou de très loin) les aventures du célèbre détective n'ont, en revanche, aucun intérêt à s'arrêter ici, bien au contraire.

Les efforts consentis sont remis en question par la réécriture de deux célèbres nouvelles. L'interprétation donnée est audacieuse et devra choquer plus d'un holmésien, d'autant qu'il n'est pas ici question d'humour ni de pastiche. A bien y réfléchir, celle-ci semble d'ailleurs prévisible (surtout en ayant lu d'abord le roman graphique), en rajoutant à l'ennui. Attention à l'envie de secouer l'ouvrage pour faire avancer les choses et espérer réveiller les personnages !

Du côté du casting (ou plutôt de l'approche faite de la galerie des personnages) il y a également matière à médire, tant les prestations appariassent au ras des pâquerettes.

Difficile d'envisager la lecture de la bande dessinée après la lecture de ce roman ! Et pourtant, il serait plus pertinent de commencer par là… et de s'y arrêter ! Je vous la recommande d'autant plus chaudement que je vous déconseille ce roman.
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Malivriotheque
22 septembre 2012
Sherlock Holmes et son cher Watson enquêtent sur l'une des énigmes les plus sanglantes d'Angleterre : les meurtres de Whitechapel, perpétrés par l'immonde Jack L'Eventreur. Sauf que pour une fois, le génie de Holmes semble dépassé par celui de l'horrible assassin, même si très vite l'enquêteur met un nom sur le criminel. Malgré les idées et les pièges mis en place, l'Eventreur échappe toujours à Scotland Yard. Puis, plus rien, plus de meurtre. Jusqu'au jour où une nouvelle victime est retrouvée. Là, vient à Watson la macabre idée que son ami n'est peut-être pas aussi blanc qu'il y paraît...
Ce récit est un pur délice. Tout d'abord parce qu'il est précédé d'un Avant-Propos plus que déroutant puisqu'il indique que Holmes et Watson ont bel et bien existé sur ce monde, qu'Arthur Conan Doyle, l'auteur des fameux récits policiers de notre enquêteur favori, n'a en fait que mis sur papier des récits véridiques, que Watson est l'auteur de ce livre que nous avons entre les mains, et surtout que l'hypothèse développée dans ce livre est donc bien réelle ! Non, vous ne rêvez pas, c'est bien ce qui est écrit. J'ai été littéralement bluffée par cet Avant-Propos qui, je dois l'avouer, m'a fait pendant quelques minutes cruellement douter sur la véracité de ses affirmations. Il ne faut surtout pas oublier (pour une fois !) de lire la préface, écrite par le directeur de collection de chez Payot & Rivages, pour comprendre que nous sommes bien dans de la fiction.
Ceci étant éclairci, on assiste tout de même à un récit écrit par une main de maître, parfaitement mené, avec un suspense à son comble jusqu'aux dernières pages du roman. Watson nous narre donc sa dernière aventure avec Holmes, laquelle se solde par une fin des plus perturbantes, puisqu'on n'est pas totalement sûrs si l'hypothèse de Watson est vérifiée.
A mon humble avis, je pense que oui et que Sherlock Holmes a bel et bien sombré dans une folie schizophrène après tout ce qu'il a pu voir. Mais ! Ne croyez pas que je vous donne là la solution de l'énigme, et encore moins que je vous donne le réel nom du coupable des meurtres de Whitechapel. Car tout l'art de Dibdin, c'est de brouiller les pistes et de laisser le lecteur dans un flou parfaitement destabilisant. L'histoire ne nous laisse pas indifférents. On en vient même à douter de Watson !
Je conseille fortement cette lecture. Mon choix s'étant tout d'abord porté sur l'association Holmes/Jack l'Eventreur, mon conseil sera plutôt basé sur l'ambiguïté passionnante que le récit de Watson constitue.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Eric75
29 janvier 2011
Voici une énième version de la confrontation Sherlock Holmes - Jack l'Éventreur, et une fois de plus racontée par le brave Watson, longtemps après les faits. Ce roman apporte une contribution majeure et relativement récente (1978 en Angleterre, 1994 en France) au face-à-face mythique. Rien ne manque, ni la séquence attendue des crimes horribles de Whitechapel, ni la reprise en main de l'enquête par le bouillonnant Holmes, sans oublier les interventions à gros souliers cloutés de l'inspecteur Lestrade, les indispensables états d'âmes du fidèle Watson pas si naïf qu'on l'imagine, l'apparition de l'incontournable Moriarty et la contribution du mystérieux S.A.C.D, collègue et ami du Dr Watson qui publie dans le Strand. Caractérisé par un dénouement assez provocateur (que l'on ne dévoilera pas !), mais survenant bizarrement aux deux tiers du livre, ce roman respecte la chronologie du canon et apporte un éclairage original sur "Le Dernier problème" et l'épisode bien connu des chutes du Reichenbach qui laissera le lecteur KO debout pendant longtemps.
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Ys
13 mai 2013
En confrontant le plus célèbre détective victorien au plus célèbre meurtrier de son temps, Michael Dibdin signe un pastiche holmésien particulièrement noir, tout en faux-semblants, en jeux de miroirs et de fascination. Il exploite avec talent l'ambiguïté de Holmes, la crédulité de Watson, et fait un joli sort à Conan Doyle lui-même, dans une intéressante remise en perspective des rapports entre réalité et fiction.
L'ambiance est captivante, et si le dénouement n'était pas pour moi totalement inattendu, il reste fort bien tourné, laissant planer le doute jusqu'au dernier instant. Et peut-être même après la dernière page tournée...
Une belle réussite, que je recommande chaudement à tous ceux qui s'intéressent à ces deux mythes historico-littéraires !
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Caroetseslivres
13 novembre 2013
Tout d'abord, enchantée par l'idée d'une nouvelle version de la rencontre entre Sherlock Holmes et Jack l'éventreur, je fus rapidement déçue. le début du livre nourrissait ma curiosité mais au fil des pages, mon intérêt commençait à diminué. Je pense que faire apparaître le meilleur ennemi de Sherlock Holmes ou faire penser au Dr Watson que Holmes est devenu fou n'a pas été assez bien interprété.
Personnellement, je trouve que cette version ne vaut pas celle de Bob Garcia, qui fut meilleure à bien des égards.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
mouette_liseusemouette_liseuse12 janvier 2015
En fait, une lecture attentive de la nouvelle publiée - qu' A.C.D. intitula, de façon plus pertinente qu'il ne le pensait, "Le dernier problème" - révèle sans peine qu'elle est truffée d’invraisemblances. Mais cela fait partie du travail d'un bon écrivain d'empêcher son public de le lire de trop près si cela doit servir son propos.
Page 278
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CaroetseslivresCaroetseslivres06 novembre 2013
Quant à Holmes, il fumait sa pipe en terre.Armé de son couteau de pathologiste, il s'attaqua à la cuisse droite,dont il découpa la chair pour exposer le fémur.Au bout d'un moment, il reposa son couteau, prit un lambeau de viande, et l'accrocha délicatement à un clou planté dans le mur.
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athena1athena118 octobre 2010
J'ignore si le lecteur connaît les effets de la cocaïne. En 1972, cette drogue aura peut-être disparu à jamais de la surface du globe, à moins qu'on ne s'en serve, par exemple, pour calmer les enfants criards.
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athena1athena120 octobre 2010
Et, finalement, celles qu'on ne pouvait oublier parce qu'il était impossible de ne pas les voir : ces créatures dont le travail commençait à l'heure où les femmes honnêtes ne songent qu'à trouver le repos, et dont le commerce s'exerçait à des heures où la conscience sommeille et la honte se voile la face.
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CaroetseslivresCaroetseslivres08 novembre 2013
-Qu'est-ce qui pourrait être pire que cela?
-La fille était enceinte.
-Mon Dieu!
-Oui, enceinte de trois mois,et on l'a retrouvée,la matrice ouverte en deux comme un chat écorché.
Je sentis un frisson glacé me parcourir la moelle épinière.
-"Il doit tuer deux fois au même endroit!"
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Videos de Michael Dibdin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Dibdin
Michael Dibdin répond aux questions de Barbara Peters. 1/3
Non sous-titré.
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