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Miles Hyman (Illustrateur)
ISBN : 2754801871
Éditeur : Gallimard (05/06/2008)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 25 notes)
Résumé :

Comme souvent dans les livres de Philippe Djian, c'est le sexe qui domine ce récit, ou plutôt, comment les hommes peuvent se faire mener par le bout du nez. Paru initialement en 1992 dans la collection Futuropolis/Gallimard, Lorsque Lou n avait pas fait l'objet de réédition depuis.

C'est donc un texte peu connu de Philippe Djian que nous vous proposons, dans une nouvelle mise en page, mettant en valeur les illustrations de Miles Hyman. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
joedi
  24 août 2017
Le narrateur est un artiste peintre célèbre tellement désabusé qu'il s'est laissé entraîné par Sarah dans une ville paumée à un jet de pierre du cercle polaire arctique. Lou, un des frères de Sarah, bastonne régulièrement le narrateur qui laisse faire et s'en trouve mieux. Après une grosse dépression, prise de médicaments, abus d'alcool ... il trouve les coups de Lou plus salvateurs. Il doit épouser Sarah qu'il rejoint la nuit mais il faut avant tout que son épouse accepte de divorcer. Dans cette ville paumée, il aide au bar et traque les ours ou plutôt il fait partie d'une brigade qui éloigne les ours loin de la ville.
Une petite histoire qui m'a fait découvrir un auteur dont je n'avais encore rien lu.
Challenge Petits plaisirs 2017 – 126 pages
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TerrainsVagues
  31 mai 2015
Lou est une jeune Ouzbek qui tombe amoureuse d'une Mandarine prénommée Clémentine dans un village (à Grume) perdu des montagnes du Tadjikistan.
Après bien des pépins les deux femmes finiront par vivre paisiblement leur amour.
J'ai aimé le passage où Pampe, le mousse, va pisser dehors et hésite entre six troncs pour se soulager. Il y a un suspens terrible. Il finira par choisir le troisième en partant du quatrième le plus au sud ouest.
Pfffffffff… que dire sur ce bouquin ?
Lorsque Lou m'a inspiré un grand moment de… je ne saurai dire.
On doit s'ennuyer grave près du cercle polaire, enfin dans ce coin du Canada, parce qu'à part se mettre sur la tronche et partir à la chasse à l'ours… Quelques personnages dont la profondeur abyssale n'a d'égale que la platitude de l'encéphalogramme de l'huitre, trainent autour de Lou, cet artiste névrosé Parisien paumé au bout du monde.
Un semblant d'atmosphère lourde, pesante qui n'est pas toujours pour me déplaire mais là… je suis resté dehors, de la première à la dernière page.
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ATOS
  08 octobre 2012
Texte paru en 1992, dans Le Nouvel Observateur, Lorsque Lou de Philippe Djian pourrait être pris pour un vagabondage. le narrateur, peintre échappé de l'asile des galeries et salons parisiens "se pose" dans le grand Nord. Il en fera un acte de résilience. Lorsque Lou le frappe, il se reforme. Lorsque Loului coupe le souffle il se met à respirer. Lorsque Lou le jette dehors, il regarde ce dehors. Trouver dans la violence de l'autre la source de sa propre renaissance est un cheminement peu commun. Ces chocs, physiques, culturels, climatiques aideront le narrateur à se relever. Lorsque Lou le frappait il se tenait debout. La rectification passe par la correction. le style de Djian est là, et ça fonctionne !
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Pinceau
  08 juillet 2016
Le texte de Philippe Djian et les magnifiques illustrations de Miles Hyman nous font bien voyager dans les sphères: "au-delà du bout du monde, sur la rive ouest de la baie d'Hudson, à un jet de pierre du Cercle Polaire Arctique"...
A lire par temps de canicule, pour se rafraîchir un peu :)
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Rh0swen
  04 août 2012
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   23 août 2017
Je n'aimais pas recevoir de raclée, pas plus que d'exécuter un vol plané dans la rue. Mais ce n'était rien comparé aux trois années de dépression que j'avais traversées. Quelle rigolade que de signer du nez ou de se relever avec une bosse ! Chaque fois que je roulais sur le sol, je m'éloignais des ténèbres. Chaque fois que le poing de Lou m'arrivait en pleine figure, je réalisais l'incroyable simplicité d'être au monde. Je ne me sentais plus dégringoler comme une pierre, j'étais une plume s'élevant au-dessus du gouffre, libéré de l'idée que je pesais quelque chose et qu'il fallait prendre ce monde au sérieux.
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joedijoedi   23 août 2017
Ils étaient d'avis - et je reprends là les termes d'une de leurs conver-
sations - qu'une femme qu'on prive trop longtemps de certain exercice est comme un camion garé en pente. Et ils ne cherchaient pas l'accident. Tant que nous prenions les précautions nécessaires, que nous n'adoptions au grand jour qu'une attitude polie l'un envers l'autre, le tonneau pouvait fuir, comme ils disaient, car fol est celui qui prétend garder toute sa mélasse.
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joedijoedi   24 août 2017
À tour de bras, j'empaquetais farine, poitrine fumée et haricots secs. On se serait cru en France durant la guerre du Golfe, sauf que les crétins souriaient à la caisse au lieu de prendre un air de constipé.
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RollMeFurtherRollMeFurther   12 août 2018
Il était deux heures du matin. Perdre sa fiancée dans ces eaux-là vous causait un mal indéfinissable, particulièrement difficile à situer. J'aurais dit les jambes, mais peut-être sentais-je quelque chose au niveau du ventre, ou là, juste au milieu du dos. Ce n'était pas une des ces douleurs aiguës qui vous frappaient en plein jour, non, c'était plutôt comme un poison très lent qui agissait par paliers et qu'on aurait coupé d'euphorisants car la plongée se déroulait sans heurts, dans le calme et la résignation.
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EASYACEASYAC   28 août 2013
en dépit de certains bruits qui courraient sur le fond de ma nature je ne cherchais pas ce genre d'exercice. Personne ne comprenait comment je pouvais supporter ça. Meme Sarah me regardait quelquefois en secouant la tete, ne sachant que penser. N'empeche que Lou m'avait sauvé la vie. Et qu'il continuait encore de me remettre les idées en place, à sa façon....Je n'aimais pas recevoir de raclée, pas plus que d'exécuter un vol plané dans la rue. Mais ce n'était rien comparé aux trois années de dépression que j'avais traversées. Quelle rigolade que de saigner du nez ou de se relever avec une bosse ! Chaque fois que je roulais sur le sol, je m'éloignais des ténèbres.
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26.04.18 - INTEGRALE - S. Tesson, P. Djian, É. Faye, N. Van Moerkerkenland et C. Gras.
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