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EAN : 9782035992284
192 pages
Éditeur : Larousse (19/08/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.72/5 (sur 1932 notes)
Résumé :
" Qu'il est dangereux de se mettre à la fenêtre et qu'il est difficile d'être heureux dans cette vie ! " Ainsi soupire Zadig, jeune Babylonien, devenu favori du roi et promis à une enviable destinée. Pour être tombé amoureux de la reine Astarté, le voilà obligé de fuir, rendu à la condition d'esclave, victime des brigands, des fanatiques religieux, en butte aux pires catastrophes... Mais à travers ce cheminement capricieux, la Providence veille et l'homme est à sa p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  06 janvier 2019
J'ai du lire ces textes quand j'étais en première, et comme ma fille doit elle aussi a son tour étudier Voltaire. J'en profite pour lui piquer le livre avant qu'elle ne doive le prendre en classe.
Et franchement j'ai pris un plaisir fou a le relire.. et puis il faut avouer que l'on n'a pas la même vision des choses a 17 ans qu'a 45 !!
Un régal dans ces textes qui remettent les choses a leur place ( à l'époque de l'auteur) . Sur la science, sur la religion, sur la logique pure et simple, .. sur le caractère de l'être humain aussi.
Et puis on peut parler de l'effet papillon (bon en beaucoup moins grand quand même), mais que nos actions, nos paroles ont des conséquences sur des personnes, sur des faits, sur la recherche du bonheur de soi ou d'autrui.
En fait ce que j'aime par dessus tout chez Voltaire c'est son côté satirique Bien évidemment je ne suis pas entièrement d 'accord avec toutes les idées de l'auteur.. l'époque , les moeurs ont changé. Mais une chose est sûre c'est quand même que Voltaire c'était un sacré bonhomme, avec un franc parlé et puis avec d'autres philosophes des lumières ils ont quand même ouverts les yeux de beaucoup.. et heureusement parce que sans eux je ne sais pas on l'on serait aujourd'hui… même si je déplore cruellement ce que devient notre monde …
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Gwen21
  21 février 2014
Pour moi qui ne suis pas une fervente amatrice de lectures philosophiques, le conte philosophique voltairien est un format parfaitement adapté.
De « Zadig », lu à plusieurs reprises, j'ai aimé le contexte persan qui n'est pas, bien sûr, sans rappeler l'univers des « Mille et Une Nuits » que j'apprécie tout particulièrement pour le dépaysement dans le temps et l'espace qu'il offre.
Le parcours initiatique de Zadig, ce jeune homme livré à la Fortune, est un miroir dans lequel chacun peut se mirer. Avec parfois des allures de pièce de théâtre, les « aventures » ou « expériences » de Zadig font appel tour à tour à notre compassion et à notre admiration et créent tantôt du contentement, tantôt du désappointement.
Le récit est très vif et agréable à lire, plus rythmé à mon sens que dans d'autres contes du même auteur comme « Micromégas ». Enfin, même si entre les lignes se dessine clairement la critique morale de son temps, je trouve que Voltaire use souvent d'ironie voire d'humour que je tiens pour une composante essentielle d'un conte, quel qu'il soit.
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denis76
  30 août 2019
Voltaire, c'est mon pote ! ... Zadig, comme Candide, l'Ingénu ou Micromégas, est un personnage qui semble hors du temps, "débarque" dans la Société et s'étonne de ses "réactions" bizarres, pas trop logiques, souvent inhumaines, se faisant du mal à elle-même,... j'en passe et des meilleures.
.
Zadig est un beau jeune homme éduqué et riche de la société babylonienne, en Chaldée, donc dans une société moyen-orientale d'avant JC.
Il doit épouser Sémire qui se marie avec un autre, alors il épouse Azora et la teste : le test d'amour est négatif, il la répudie et va en ermite étudier la Nature.... Bref, il lui arrive plein d'aventures, c'est son Destin, sa Destinée : il va en prison ( comme Voltaire ), prouve son innocence, mais un Envieux le fait accuser de lèse-majesté pour des vers injurieux envers celle-ci. Heureusement, la Destinée, sous la forme d'un perroquet, d'une pêche et le vent, va rétablir la Vérité : les deux parties de la tablette brisée sont ajustées, et les monarques peuvent admirer les vers magnifiques de Zadig, qui est rétabli dans sa dignité et commence à croire qu'il n'est pas si difficile d'être heureux ... d'autant plus que la reine Astarté a une inclination dangereuse pour eux deux !
Au cours d'un combat, le roi meurt, la reine est en mauvaise posture, et Zadig, éloigné en Egypte, n'a de cesse, comme Candide, de retrouver sa bien-aimée.
La Destinée se représente encore, et cette fois, sous forme d'un nain....
.
Bref, c'est un récit riche, trop riche en événements ( heureusement, une histoire d'amour pimente le tout ), mais comme d'habitude, Voltaire souligne les défauts des puissants, Orgueil, Avidité, Envie et Jalousie, la fatuité des médecins, l'iniquité des juges, l'absurdité des guerres ... bref, le manque de Sagesse de l'Humain. Ces critiques du royaume babylonien peuvent bien sûr, s'appliquer à la Cour de Louis XV, et même à celle de nos puissants contemporains : l'Homme a la tête dure, il est, quelque part, malade, et il est encore bien loin de la guérison des sept péchés capitaux !
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PiertyM
  31 octobre 2013
Un merveilleux conte initiatique et philosophique! Devant les incroyables faits d'injustice, devant les terribles épreuves de la nature, devant le poids lourd de la destinée, seule la sagesse peut permettre à l'homme de s'en sortir. L'homme sage, l'homme dont le discernement est subtil et fin n'a pas peur du vent, de quelque nature qu'il soit. Même abandonné en plein désert, il saura se refaire et se remettre débout.
Voilà ce que je retiens de ce merveilleux conte!
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JacobBenayoune
  18 novembre 2013
Pour composer son roman Voltaire s'est inspiré des Lettres persanes et de Gil Blas et bien évidemment des ouvrages qui étaient en vogue sur la civilisation persane ou orientale en général, mais aussi des Mille et une nuits et du Coran (surtout pour l'épisode avec l'ermite).
Toujours gardant la même veine, Voltaire a exploité sa verve satirique dans son conte philosophique oriental. Son personnage Zadig est un héros parfait ; sage, érudit, vaillant, fort, beau, talentueux… Il passera par toutes les mésaventures et les contraintes de la destinée pour enfin avoir cette félicité à laquelle il aspirait et que lui préservait le sort. Tour à tour homme commun, sage, vizir, fugitif, assassin (comme Moïse), captif de brigands (comme Gil Blas), voyageur… et enfin roi.
Voltaire y critique les usages déraisonnables des persans (des français ?), mais aussi la justice, les fanatiques, les courtisans et brosse quelques portraits du jaloux, de la femme infidèle. En plus, il loue les êtres bienveillants et débonnaires, et nous présente un idéal de l'art de gouverner. Mais le thème majeur est sans doute celui de la liberté de l'individu et de la destinée impénétrable à l'entendement humain. Malgré les persécutions et les déboires, Zadig trouve refuge dans l'étude, la solitude et le voyage.
Un roman captivant qui se lit rapidement avec un style sublime (j'ai eu une étrange impression, folle peut-être aussi, que le style de ce conte ressemblait à un style de langue arabe !).
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Citations et extraits (178) Voir plus Ajouter une citation
JeffreyLeePierreJeffreyLeePierre   03 avril 2021
Cependant Mélinade essaie de se relever, mais elle retombe bientôt, et si malheureusement que ce qu'elle laissa voir à Mestour lui ôta le peu de raison que la vue du visage de la princesse avait pu lui laisser. Il oublia qu'il était crocheteur, qu'il était borgne, et il ne songea plus à la distance que la fortune avait mise entre Mélinade et lui ; à la délicatesse qu'on dit inséparable d'un véritable amour, et qui en fait quelquefois le charme et plus souvent l'ennui ; il se servit des droits que son état de crocheteur lui donnait à la brutalité, il fut brutal et heureux. La princesse alors était sans doute évanouie, ou bien elle gémissait sur son sort ; mais, comme elle était juste, elle bénissait sûrement le destin de ce que toute infortune porte avec elle sa consolation.

[Citation extraite de l'un des "autres contes", Le Crocheteur borgne.
Un crocheteur était un manutentionnaire, qui se servait d'un crochet pour monter les charges sur son dos.]
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enkidu_enkidu_   30 juillet 2014
Alors, reprit Jesrad, cette terre serait une autre terre, l’enchaînement des événements serait un autre ordre de sagesse ; et cet ordre, qui serait parfait, ne peut être que dans la demeure éternelle de l’Être suprême, de qui le mal ne peut approcher. Il a créé des millions de mondes dont aucun ne peut ressembler à l’autre. Cette immense variété est un attribut de sa puissance immense. Il n’y a ni deux feuilles d’arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables, et tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de périr est tombé dans l’eau par hasard, que c’est par un même hasard que cette maison est brûlée : mais il n’y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. Souviens-toi de ce pêcheur qui se croyait le plus malheureux de tous les hommes. Orosmade t’a envoyé pour changer sa destinée. Faible mortel ! cesse de disputer contre ce qu’il faut adorer.
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aouatef79aouatef79   08 février 2016
Zadig dirigeait sa route sur les étoiles. La constellation d' Orion et le brillant astre Sirius le guidait vers
le pôle de Canope. IL admirait ces vastes globes de lumière qui ne paraissent que de faibles étincelles à
nos yeux, tandis que la terre, qui n' est en effet qu' un point imperceptible dans la nature, paraît à notre
cupidité quelque chose de si grand et de si noble . IL se figurait alors les hommes tels qu' ils sont en effet,
des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue
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ClawClaw   18 avril 2016
Astarté était beaucoup plus belle que cette Sémire qui haïssait tant les borgnes, et que cette autre femme qui
avait voulu couper le nez à son époux. La familiarité d'Astarté, ses discours tendres, dont elle commençait à
rougir, ses regards, qu'elle voulait détourner, et qui se fixaient sur les siens, allumèrent dans le coeur de Zadig
un feu dont il s'étonna. Il combattit; il appela à son secours la philosophie, qui l'avait toujours secouru; il n'en
tira que des lumières, et n'en reçut aucun soulagement. Le devoir, la reconnaissance, la majesté souveraine
violée, se présentaient à ses yeux comme des dieux vengeurs; il combattait, il triomphait; mais cette victoire,
qu'il fallait remporter à tout moment, lui coûtait des gémissements et des larmes. Il n'osait plus parler à la
reine avec cette douce liberté qui avait eu tant de charmes pour tous deux: ses yeux se couvraient d'un nuage;
ses discours étaient contraints et sans suite: il baissait la vue; et quand, malgré lui, ses regards se tournaient
vers Astarté, ils rencontraient ceux de la reine mouillés de pleurs, dont il partait des traits de flamme; ils
semblaient se dire l'un à l'autre: Nous nous adorons, et nous craignons de nous aimer; nous brûlons tous deux
d'un feu que nous condamnons.
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mellahmellah   28 janvier 2013
Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne
gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une
affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi; mais quand elle était trop sévère, il la tempérait; et quand on
manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
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Videos de Voltaire (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Voltaire
2/2 Voltaire et Rousseau à l'épreuve du 20ème siècle (1978 / Les samedis de France Culture). Émission en deux volets, diffusée sur France Culture les 4 et 11 novembre 1978, à l'occasion du bicentenaire de la mort des deux philosophes. Par Roland Auguet. Avec Jean Balcou, Daniel Roche, Guy Chaussinand-Nogaret, Jean Starobinski, Jean Tulard et Mona Ozouf. Lectures par Jean Bollery et Michel Ruhl. Réalisation : Alain Pollet.
Source : France Culture
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