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Jacques Van den Heuvel (Éditeur scientifique)Frédéric Deloffre (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070409279
Éditeur : Gallimard (14/05/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.72/5 (sur 1570 notes)
Résumé :
" Qu'il est dangereux de se mettre à la fenêtre et qu'il est difficile d'être heureux dans cette vie ! " Ainsi soupire Zadig, jeune Babylonien, devenu favori du roi et promis à une enviable destinée. Pour être tombé amoureux de la reine Astarté, le voilà obligé de fuir, rendu à la condition d'esclave, victime des brigands, des fanatiques religieux, en butte aux pires catastrophes... Mais à travers ce cheminement capricieux, la Providence veille et l'homme est à sa p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  06 janvier 2019
J'ai du lire ces textes quand j'étais en première, et comme ma fille doit elle aussi a son tour étudier Voltaire. J'en profite pour lui piquer le livre avant qu'elle ne doive le prendre en classe.
Et franchement j'ai pris un plaisir fou a le relire.. et puis il faut avouer que l'on n'a pas la même vision des choses a 17 ans qu'a 45 !!
Un régal dans ces textes qui remettent les choses a leur place ( à l'époque de l'auteur) . Sur la science, sur la religion, sur la logique pure et simple, .. sur le caractère de l'être humain aussi.
Et puis on peut parler de l'effet papillon (bon en beaucoup moins grand quand même), mais que nos actions, nos paroles ont des conséquences sur des personnes, sur des faits, sur la recherche du bonheur de soi ou d'autrui.
En fait ce que j'aime par dessus tout chez Voltaire c'est son côté satirique Bien évidemment je ne suis pas entièrement d 'accord avec toutes les idées de l'auteur.. l'époque , les moeurs ont changé. Mais une chose est sûre c'est quand même que Voltaire c'était un sacré bonhomme, avec un franc parlé et puis avec d'autres philosophes des lumières ils ont quand même ouverts les yeux de beaucoup.. et heureusement parce que sans eux je ne sais pas on l'on serait aujourd'hui… même si je déplore cruellement ce que devient notre monde …
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Gwen21
  21 février 2014
Pour moi qui ne suis pas une fervente amatrice de lectures philosophiques, le conte philosophique voltairien est un format parfaitement adapté.
De « Zadig », lu à plusieurs reprises, j'ai aimé le contexte persan qui n'est pas, bien sûr, sans rappeler l'univers des « Mille et Une Nuits » que j'apprécie tout particulièrement pour le dépaysement dans le temps et l'espace qu'il offre.
Le parcours initiatique de Zadig, ce jeune homme livré à la Fortune, est un miroir dans lequel chacun peut se mirer. Avec parfois des allures de pièce de théâtre, les « aventures » ou « expériences » de Zadig font appel tour à tour à notre compassion et à notre admiration et créent tantôt du contentement, tantôt du désappointement.
Le récit est très vif et agréable à lire, plus rythmé à mon sens que dans d'autres contes du même auteur comme « Micromégas ». Enfin, même si entre les lignes se dessine clairement la critique morale de son temps, je trouve que Voltaire use souvent d'ironie voire d'humour que je tiens pour une composante essentielle d'un conte, quel qu'il soit.
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PiertyM
  31 octobre 2013
Un merveilleux conte initiatique et philosophique! Devant les incroyables faits d'injustice, devant les terribles épreuves de la nature, devant le poids lourd de la destinée, seule la sagesse peut permettre à l'homme de s'en sortir. L'homme sage, l'homme dont le discernement est subtil et fin n'a pas peur du vent, de quelque nature qu'il soit. Même abandonné en plein désert, il saura se refaire et se remettre débout.
Voilà ce que je retiens de ce merveilleux conte!
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Malivriotheque
  15 janvier 2019
Au temps de Babylone, Zadig tente de trouver le bonheur. Mais il est déçu de ses rencontres qui le mènent toujours à risquer sa vie. Tour à tour exilé, réfugié, favori et esclave, il embarque dans un périple qui, il l'espère, le conduira à enfin être pleinement heureux...
Zadig... Encore une oeuvre où je me suis dit qu'il fallait que je la lise, pour la culture, parce que c'est le genre de bouquin qu'on est censés avoir lu au moins une fois dans sa vie. Ce genre de lecture, motivé par un choix purement basé sur la connaissance et non l'envie, s'est souvent révélé par le passé comme étant peu productif pour moi.
On a ici affaire à un conte philosophique narré à travers différents chapitres ressemblant presque à des fables à morale qui pourraient fonctionner seules s'il n'y avait quelques récapitulatifs du chemin parcouru, un certain ordre chronologique ou une finalité à l'ensemble. L'histoire n'est pas déplaisante et a son lot de reparties intéressantes, de scénettes plus ou moins moralisatrices, critiques et prédicatrices. A travers ses épisodes, Voltaire cherche à remettre l'Homme à sa place grâce à un personnage qui cumule les qualités (moral, intelligent, bon, respectueux, etc...) mais qui peine du coup à se rapprocher du lecteur. Lui à qui tous les malheurs arrivent ne perd jamais espoir et continue sa route, persuadé de trouver ce qu'il cherche à la prochaine porte, un peu comme s'il ne réfléchissait pas en fait. D'une certaine manière, tout le monde l'aime et il parvient toujours à ses fins, aussi louables soient-elles. Il y a là un côté légendaire voire héroïque qui ne me sied guerre.
Le récit montre que Zadig est toujours condamné par la société et le pouvoir à cause des apparences, et c'est là l'un des thèmes piliers de l'oeuvre. Certes ceci est un conte, et l'aventure que notre personnage principal mène a une forte part de fantaisie, de magie et d'irréel. Mais la résolution des problèmes dans lesquels il se fourre est toujours tellement grosse que ça crée une distance folle avec le message que l'auteur souhaite pourtant véhiculer. On se laisse entraîner par les aventures, mais les critiques surfent sur un lit de paillettes plus qu'autre chose. Il en va de même pour sa capacité à résoudre les conflits, mettre tout le monde d'accord et à imposer sa vision, soit-disant la meilleure. On le voit surtout dans les chapitres où il tente de faire entendre raison à un roi et des voyageurs qui ont tous une religion ou des croyances différentes. Comme ça, sans réelle argumentation et en se contentant quasiment d'énoncer que 2 et 2 font 4, tous les partis le croient, comprennent qu'ils ont tort et admettent sans attendre que la vision de Zadig est la bonne. Ahh, si seulement faire comprendre à des gens que ce qu'ils pensent est faux/mal pouvait être aussi facile...
J'ai peur de ne pas savoir prendre au degré qu'il faudrait les contes de ce genre, voulant trop les relier à la réalité des choses, à surtout vouloir les contextualiser dans un monde connu alors qu'il faudrait être capable de se laisser emporter par la magie et la simplicité pour parvenir uniquement aux messages globaux véhiculés. Ce qui est dommage pour le coup, c'est que je retiens plus la forme alors que le fond a plus de quoi titiller les esprits et générer réflexion.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Myriam3
  08 février 2019
Lu par plaisir, je ne compte pas faire une analyse de ce conte philosophique qui est de la veine de Candide et de l'Ingénu.
Le côté plaisant ici est que le récit se passe à Babylone où Zadig évolue sous l'égide de Zoroastre.
Zadig est un personnage attachant: sage, intelligent, instruit, généreux, serviable et amoureux mais aucune de ces qualités ne lui porte bonheur, bien au contraire. Pour lui tout va de mal en pis et après avoir été le favori du roi et de son épouse, le voici à fuir sur les chemins et à vivre mille mésaventures, triste, dépité et pauvre.
Le récit, à part la fin trop déiste à mon goût, est un bonheur de lecture à un point presque surprenant, mais on oublie que Voltaire, tant étudié, se lit très facilement.
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
aouatef79aouatef79   08 février 2016
Zadig dirigeait sa route sur les étoiles. La constellation d' Orion et le brillant astre Sirius le guidait vers
le pôle de Canope. IL admirait ces vastes globes de lumière qui ne paraissent que de faibles étincelles à
nos yeux, tandis que la terre, qui n' est en effet qu' un point imperceptible dans la nature, paraît à notre
cupidité quelque chose de si grand et de si noble . IL se figurait alors les hommes tels qu' ils sont en effet,
des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue
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enkidu_enkidu_   30 juillet 2014
Alors, reprit Jesrad, cette terre serait une autre terre, l’enchaînement des événements serait un autre ordre de sagesse ; et cet ordre, qui serait parfait, ne peut être que dans la demeure éternelle de l’Être suprême, de qui le mal ne peut approcher. Il a créé des millions de mondes dont aucun ne peut ressembler à l’autre. Cette immense variété est un attribut de sa puissance immense. Il n’y a ni deux feuilles d’arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables, et tout ce que tu vois sur le petit atome où tu es né devait être dans sa place et dans son temps fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de périr est tombé dans l’eau par hasard, que c’est par un même hasard que cette maison est brûlée : mais il n’y a point de hasard ; tout est épreuve, ou punition, ou récompense, ou prévoyance. Souviens-toi de ce pêcheur qui se croyait le plus malheureux de tous les hommes. Orosmade t’a envoyé pour changer sa destinée. Faible mortel ! cesse de disputer contre ce qu’il faut adorer.
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ClawClaw   18 avril 2016
Astarté était beaucoup plus belle que cette Sémire qui haïssait tant les borgnes, et que cette autre femme qui
avait voulu couper le nez à son époux. La familiarité d'Astarté, ses discours tendres, dont elle commençait à
rougir, ses regards, qu'elle voulait détourner, et qui se fixaient sur les siens, allumèrent dans le coeur de Zadig
un feu dont il s'étonna. Il combattit; il appela à son secours la philosophie, qui l'avait toujours secouru; il n'en
tira que des lumières, et n'en reçut aucun soulagement. Le devoir, la reconnaissance, la majesté souveraine
violée, se présentaient à ses yeux comme des dieux vengeurs; il combattait, il triomphait; mais cette victoire,
qu'il fallait remporter à tout moment, lui coûtait des gémissements et des larmes. Il n'osait plus parler à la
reine avec cette douce liberté qui avait eu tant de charmes pour tous deux: ses yeux se couvraient d'un nuage;
ses discours étaient contraints et sans suite: il baissait la vue; et quand, malgré lui, ses regards se tournaient
vers Astarté, ils rencontraient ceux de la reine mouillés de pleurs, dont il partait des traits de flamme; ils
semblaient se dire l'un à l'autre: Nous nous adorons, et nous craignons de nous aimer; nous brûlons tous deux
d'un feu que nous condamnons.
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DijkschneierDijkschneier   18 avril 2010
Rien n’est plus heureux, disait-il, qu’un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu’il découvre sont à lui: il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez.
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mellahmellah   28 janvier 2013
Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. Il ne
gêna point les voix du divan, et chaque vizir pouvait avoir un avis sans lui déplaire. Quand il jugeait une
affaire, ce n'était pas lui qui jugeait, c'était la loi; mais quand elle était trop sévère, il la tempérait; et quand on
manquait de lois, son équité en faisait qu'on aurait prises pour celles de Zoroastre.
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