AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782505009719
56 pages
Éditeur : Dargaud (29/10/2010)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 153 notes)
Résumé :
À bord du Barracuda, les hommes de Blackdog affûtent lames et grappins en vue d'un abordage juteux ! La routine pour Raffy, le fils de Blackdog, qui a déjà fait couler beaucoup de sang pour son jeune âge. Pour Emilio et Maria, jeunes nobles espagnols, le choc est plus brutal. Vendus comme esclaves à Puerto Blanco, ils se font en outre dérober la carte qui mène au diamant du Kashar, le plus gros du monde, connu pour n'avoir jamais entraîné que mort et désolation dans... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
saigneurdeguerre
  02 avril 2020
Je m'appelais Emilio, mais j'ai dû changer de sexe et devenir Emilia pour survivre…
Je me trouvais à bord d'une galéasse espagnole où des rêves somptueux furent brutalement interrompus par le son du canon.
Nous étions attaqués par des pirates ! Dès que le capitaine vit que le bateau des forbans était le Barracuda, il sut que nous étions perdus. Je me précipitai dans la chambre de Doña Scuebo pour l'avertir de l'attaque imminente des flibustiers. La grande dame ouvrit un coffre et m'obligea à me vêtir avec une robe de sa fille. Je ne voulais pas revêtir des vêtements de femme, mais son confesseur m'appliqua une claque qui me décida à lui obéir… C'est ce qui me sauva la vie !

Critique :
Quatre ans que cette BD trainait dans ma bibliothèque. Je l'avais achetée en suivant les chaudes recommandations d'une connaissance à qui je ne voulais pas faire de peine, mais n'ayant jamais vu un film de « Pirates des Caraïbes » jusqu'au bout (mon allergie pour les zombies étant rédhibitoire) je ne m'étais jamais décidé à l'ouvrir. Finalement, confinement aidant, mais ne disposant pas de beaucoup de temps car je dois essayer de faire travailler mes élèves à distance, et c'est tout sauf évident, je m'offre le soir le luxe de lire une BD (les romans attendront). Décidé à laisser tomber le tome 1 de Barracuda dès l'apparition du premier mort-vivant, c'est sans grand enthousiasme que je me lançai dans l'aventure tel un explorateur aussi motivé qu'un futur marié dont la future épousée a tout d'une disgracieuse ogresse à l'haleine fétide de bubons de peste noire. Mais je m'égare… le début était très prometteur : dessins et mise en couleurs d'une qualité supérieure, détails qui sentent l'authentique, rendu des combats d'une férocité incroyable… Rien que du bonheur pour un amateur du neuvième art ! Mais les zombies, alors ? Hé ben, il n'y en a pas, et tout mon bonheur est là ! Une véritable histoire de pirates avec des personnages très bien campés et un scénario qui s'annonce très prometteur pour la suite ! Suite… qui en période de confinement risque de se faire attendre, alors même qu'une intégrale est parue en 2019…
Jean Dufaux, le scénariste bien connu est à l'opposé du débutant dans le métier, contrairement au dessinateur, Jérémy ! Jérémy, qui ? Jérémy Petiqueux ! Mais il signe simplement Jérémy. Jérémy a démarré sa carrière comme coloriste pour les oeuvres de… Philippe Delaby, l'incroyable auteur de Murena ! Désireux de produire sa propre BD comme dessinateur et coloriste, il s'associe avec Dufaux pour du vrai ! (Oui, je sais, c'est un jeu de mot complètement c… ! Veuillez le mettre sur le compte du confinement, je vous prie.) le résultat est ce premier album passionnant. Je suis sûr que vous me quémandez de vous décrire les personnages. Quémandez seulement, mais je crains qu'il ne vous faille vous le procurer pour en savoir davantage sur cette merveille qui est due à deux Belges. Comment ça, je suis chauvin ? Ben quoi, le chauvinisme n'est pas une exclusivité française ! Laissez-en un peu pour les autres aussi, s'il vous plaît !
Je me demande pourquoi, avec de tels talents, la BD européenne attire si peu de jeunes lecteurs…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          347
sandrine57
  04 juin 2016
Pour Blackdog le capitaine du Barracuda et son équipage, c'est l'euphorie après le fructueux abordage d'un navire espagnol. Certes, le capitaine de la Loya a réussi à sauver sa peau, au grand dam de Raffy le fils de Blackdog qui a juré de se venger, mais la prise est de taille. Non seulement, les pirates rentrent au port avec trois nobles espagnoles à vendre au marché des esclaves, mais en plus, ils détiennent une carte qui va les mener jusqu'au diamant du Kashar, une pierre qui attire toutes les convoitises malgré sa réputation de porter malheur.
Pour les prisonnières, le sort est moins clément. Doña Emilia Sanchez del Scubo, sa fille Maria et leur valet Emilio, déguisé en femme pour sauver sa peau, sont vendues aux enchères à Puerto Blanco. La lutte commence pour survivre sur cette île où se côtoient pirates, aventuriers et marchands d'esclaves qui ne connaissent que la loi du plus fort. le plus chanceux est Emilio dont l'acquéreur a très vite découvert la supercherie mais qui le traite plutôt avec bienveillance. Doña Emilia, sauvée par une congrégation religieuse, meurt de chagrin tandis que sa fille, avilie, molestée, fouettée, est contrainte d'épouser Ferrango, le chef des marchands, après une tentative d'évasion où elle a tout de même réussi à blesser Raffy. Ce dernier doit donc rester sur la terre ferme tandis que son père reprend la mer vers le fabuleux diamant qui va faire sa fortune.
A l'abordage ! le belge Jean Dufaux nous propose d'écumer les mers à bord du Barracuda où de sanguinaires pirates s'attaquent aux galions espagnols imprudents. Dans ce monde de la piraterie qui renvoie à l'enfance, à l'aventure et à la cruauté, cette BD est plutôt classique, sorte d'hommage de l'auteur à un univers qui l'a fait rêver enfant. Pour tout de même se démarquer, il a choisi de s'intéresser à la terre plus qu'à la mer. C'est donc à Puerto Blanco que se situe en grande partie l'action de ce premier tome. On va y suivre le destin de trois jeune gens : Raffy, fils de pirate et pirate lui-même, sanguinaire et bravache comme son père, Maria, belle, rebelle et combative fille d'un Grand d'Espagne et Emilio, sauvé grâce à une robe et des jupons. Animés par la haine et le désir de vengeance, ces trois-là nous promettent des aventures faites de larmes, de sueur et de sang.
Cette introduction est une belle réussite, due aussi aux dessins très réalistes de Jérémy. Les deux belges ont uni leurs forces et leur talent au service d'une histoire qui réunit tous les codes de cet univers violent et romantique à la fois. On aura plaisir à suivre le destin de ces trois héros forcés à survivre sur cette île inhospitalière, et bien sûr de l'équipage du Barracuda, à la poursuite de ce fameux diamant qui a porté malheur à toux ceux qui l'ont approché de trop près.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
boudicca
  06 mars 2017
Déçue par ma dernière incursion dans l'univers de la piraterie en bande dessinée, c'est avec une petite pointe d'appréhension que j'ai malgré tout décidé de me lancer dans la série « Barracuda » qui comprend à l'heure actuelle six volumes. Appréhension complètement balayée dès les toutes premières pages tant le travail conjugué de Jean Dufaux et de Jérémy (dont il s'agit du premier album en tant que dessinateur) est bluffant. Visuellement, d'abord, c'est une sacrée claque. Remarqué par le regretté Philippe Delaby, Jeremy signe des planches sublimes qui nous immergent aussitôt dans l'univers violent et coloré des pirates de Puerto Blanco. Si les décors sont assez impressionnants, ce sont malgré tout les personnages qui tirent leur épingle du jeu, l'artiste excellant à représenter des visages tour à tour avenants ou effrayants mais toujours très expressifs et bourrés de détails. Pour accompagner des graphismes d'une telle qualité, il fallait un scénario à la hauteur, et celui de Jean Dufaux ne déçoit pas ! L'album s'ouvre sur la chasse menée par le Barracuda, redoutable vaisseau pirate mené par le non moins redoutable Blackdog lancé à la poursuite d'un navire espagnol. Pour les forbans le butin est de taille : non seulement ils tombent sur trois belles jeunes femmes qu'ils estiment pouvoir revendre à bon prix au marché aux esclaves, mais on leur fait en plus miroiter la possibilité de mettre la main sur le diamant du Kashar, pierre d'une grande valeur mais que certains estiment maudite...
« Pas de pitié ! Pour personne ! Jamais ! » La devise de l'équipage de Blackdog donne le ton de ce premier album : Jean Dufaux nous dépeint un monde dur et empreint de violence où les pirates n'ont rien à voir avec l'image du brave et sympathique rebelle véhiculée par certains médias depuis plusieurs années. La plupart des personnages en feront rapidement les frais. Vente aux enchères, viol, bastonnade : le fait que les trois protagonistes soient à peine plus que des enfants n'empêche pas l'auteur de les mettre durement à l'épreuve. Si certains se révèlent d'ores et déjà plus ambigus que d'autres, tous se retrouvent dans des situations tellement délicates ou entourés de personnages tellement énigmatiques que l'on ne peut qu'être intrigué par la tournure que prendront les événements pour chacun d'entre eux. Si certains des éléments du scénario restent résolument classiques (une carte au trésor, une île, une malédiction...), l'auteur tente malgré tout de s'éloigner des poncifs propres à ce genre de récit en situant dans un premier temps l'essentiel de son action à terre. Et plus spécifiquement à Puerto Blanco, repère pirate rappelant fortement le New Providence du début du XVIIIe où l'on vient non seulement pour se réapprovisionner entre deux voyages mais aussi et surtout pour faire affaire. Autre singularité intéressante : la place accordée aux personnages féminins qui ne sont de toute évidence pas là pour servir de simples faire-valoir à leurs homologues masculins.
Avec ce premier tome Jean Dufaux et Jérémy posent les bases d'une série qui s'annonce fort prometteuse et qui devrait sans mal séduire les amateurs de récits d'aventure et de piraterie. Une bonne surprise à ne pas rater !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          211
Mariloup
  26 avril 2016
Barracuda est une BD que j'ai pu découvrir grâce aux 48h de la BD 2016 et que j'ai lu en lecture commune avec ma grande copine Arcaalea du blog "Éphémère".
Avec cette histoire, cette BD, Jean Dufaux a clairement voulu se rapprocher de la réalité, de la vérité tout en restant dans la fiction bien sûr. Et dans la préface, on sent bien qu'il voue une certaine admiration au célèbre capitaine Flynn (qui apparaît d'ailleurs dans son oeuvre) et qu'il est aussi friand de livres sur les pirates comme L'Île aux trésors. Je suis d'ailleurs comme lui, l'univers de la piraterie m'a toujours fasciné. En effet, je suis une grande fan de la saga cinématographique "Pirates des Caraïbes" et du jeu vidéo Assassin's Creed Black Flag, sans compter que j'ai également lu quelques livres sur les pirates (même si je trouve qu'il n'y en a pas assez ou alors il faut bien chercher, je vais me renseigner, tiens!) et que je compte bien regarder un jour Black Sails dont un ami ne me dit que du bien!
#Spoilers [Nous sommes directement plongés dans l'histoire. On se retrouve en plein coeur d'un abordage. Un vaisseau espagnol est pris à parti par un bateau pirate "Le Barracuda" (d'où le titre), dirigé par le capitaine Blackdog. Sur le vaisseau marchand, un jeune homme blond, Emilio, est forcé de se travestir et sur le vaisseau pirate, un autre garçon se distingue, Raffy, le fils du capitaine notamment par le fait qu'il veut affronter le seigneur de la Loya (qui sera relâché en pleine mer avec peu de vivres), bien qu'il ne gagne pas bien au contraire. Et en ce temps-là, l'honneur et la fierté sont important et même la mort vaut mieux que la pitié. "Pas de pitié. Pour personne. Jamais."
Les pirates font main basse sur tout ce qu'ils peuvent et enlèvent les trois femmes à bord (une adulte et sa fille, et Emilio en fille) et le moine Ricardo. Les pirates vont aussi être très intéressés par une carte au trésor (évidemment!) qui mènerait au Diamant du Kashar.
Le Barracuda vient à mouiller à Puerto Blanco, l'île des pirates. La madone de la Loya est tombée grièvement malade au cours de la traversée mais peu importe puisque les femmes vont être exhibées pour être vendues comme esclaves. Et vue la qualité de la "marchandise", plusieurs personnes ou organisations viennent en masse, intéressés, chacun pour des raisons différentes. Pendant ce temps-là, le capitaine Blackdog se fait discret au vu de ce qu'il prépare, et reste donc à bord de son navire et reçoit la visite d'une espèce de vieille sorcière vaudou qui va lui donner les augures.
Les enchères vont bon train, c'est quasiment l'anarchie avec des cris, des violences, on s'en prend aux femmes dévoilant leur nudité. Un ordre religieux, qui oeuvre avec la gouverneure de l'île, arrive à racheter la mère (qui mourra vers la fin du tome, succombant à sa maladie) mais pas sa fille, Maria, pleine de haine et d'assurance qui est achetée par celui qui organise ces enchères. Vient le tour d'Emilio dont la couverture risque d'être découverte à tout moment, et les prix s'enflamment! Il va être acheté par un homme qui a surenchéri sans laisser une chance aux autres, un homme au physique atypique dans cet univers, pas déplaisant du tout et ce n'est autre que... le capitaine Flynn! Ce dernier va le ramener chez lui mais sans surprise, Emilio va tenter une fuite en pleine nuit, mais c'est beaucoup plus dangereux qu'en journée et il fait de mauvaises rencontres tout autant animales qu'humaines! Ayant eu terriblement peur, il s'en est retourné vers celui qui ne semblait pas lui vouloir du mal. Je me doutais bien que Flynn avait deviné qu'il n'avait pas affaire à une jeune fille mais à un garçon, il va le découvrir par lui-même en allant le voir dans sa chambre mais cela ne semble pas le déranger. de son côté, Maria vit l'enfer chez son nouveau maître, tentant de ne pas se laisser faire mais ce dernier compte bien la mater et ce même en la faisant fouetter par des indigènes qui ont la haine des "Blancs". L'ordre religieux, aidé par le moine qui servait la famille, tentent d'aller lui porter secours mais tout ne va pas se passer comme prévu car le jeune Raffy va essayer de contrecarrer leur plan. Malheureusement, ce dernier va être grièvement blessé par une Maria abandonnée à son sort qui aura tiré pour se protéger, et le moine va être tué.
Le Barracuda fait voile, laissant un Raffy amer derrière qui a très envie de se venger de celle qui a failli le tuer; Maria accepte de se soumettre en partie du moins à son maître avec la promesse de le tuer un jour et Emilio n'a plus besoin de se cacher avec Flynn même s'il compte bien utiliser son déguisement par la suite.] Spoilers#
L'ambiance est juste dingue. Jean Dufaux et Jérémy ont vraiment fais en sorte qu'on se retrouve plongé en plein Âge d'Or de la Piraterie de façon réaliste. On retrouve bien sûr tous les codes connus: le bandeau qui cache l'oeil, les cartes aux trésors, les navires, les drapeaux etc... Mais rien ne nous est épargné de par le fait que ce n'était absolument pas tout rose en ce temps-là. Comptez les conditions de vie extrêmes, les tueries, les viols, l'hygiène qui laisse à désirer, le trafic d'esclaves, la haine des autochtones, les violences, les paroles crues etc... C'est vraiment fidèle à ce que je me représentais dans ma tête, à l'image que je me faisais de la piraterie.

On a le point de vue du jeune Emilio en aparté, lui qui fut obligé de faire croire qu'il était une fille du nom d'Emilia pour survivre. Car c'est un monde d'hommes où il n'est clairement pas bon d'être une femme, et d'ailleurs le vent de la révolte n'a pas arrêté de résonner en moi tout du long.
Les personnages sont extrêmement intéressants à suivre, comme Emilio, Maria et Raffy, tout comme le mystérieux Flynn. Des personnages très charismatiques dont les vies et intrigues vont se croiser.
Un graphisme magnifique, très pointu, très minutieux et détaillé. Les couleurs choisies sont parfaites, à la fois sombres et lumineuses tout en gardant un certain équilibre. C'est une BD très sombre, très noire mais il fallait s'y attendre avec un tel univers et c'est d'autant plus prenant.
Je suis curieuse de connaître la suite, de voir où cela va me mener et comment vont évoluer nos trois jeunes gens Raffy, Maria et Emilio. Leurs aventures ne font que commencer!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Latulu
  04 novembre 2015
Barracuda, c'est d'abord cette couverture qui interpelle et vous saute aux yeux. Un visage parcouru de cicatrices, aux yeux durs et froid comme une peinture en clair-obscur. Puis c'est le rouge, magnifique, éblouissant qui se déverse en bandeau sur l'oeil du personnage. Pirates ! Tout de suite, on le comprend, on le sait. Les yeux bleus vous fixent et le pli dur sur la bouche semble dire oserez-vous ? Il n'en fallait pas plus pour que je me retrouve avec cette BD dans la main.
Barracuda est le navire du capitaine Blackdog, pirate sanguinaire dont la seule faiblesse réside dans l'amour qu'il porte à son fils Raffy, personnage au premier abord tout aussi belliqueux que son père. le Barracuda aborde un navire espagnol et décime l'équipage. Seul le capitaine de la Loya échappe au massacre. Quatre autres personnages sont épargnés mais pour subir un sort guère plus enviable. Dona Emilia Sanchez del Scuebo (oui tout ça) est une aristocrate espagnole accompagnée par sa fille Maria, un prêtre qui ne survivra pas longtemps et un jeune garçon Emilio qui ne devra son salut qu'à la sagesse de Dona Emilia qui le déguise en fille pour lui éviter la mort.
L'auteur Jean Dufaux a situé son histoire sur une île Puerto Blanco qu'il nous décrit comme une carte postale : "Puerto Blanco, l'île des pirates, la mal-nommée car tout y est noir, de l'âme de ses habitants aux chicots branlants de ses putains".
C'est sur cette île que se déroule la majorité de la saga. On y suit les aventures de Maria, Emilio et Raffi. Leur adaptation, leur survie sur cette terre hostile où le mot justice s'écrit sur les chairs à la pointe d'une épée ou par une balle de pistolet. Maria et Emilio sont vendus comme esclaves, Maria se retrouve mariée de force à un vendeur d'esclaves pour qui elle nourrira une haine violente. Emilio dont la fausse féminité ne fera pas longtemps quiproquo est acheté par M. Flynn qui lui apprendra l'escrime et deviendra plus qu'un mentor. Enfin Raffi, le fils du capitaine pirate se retrouve sévèrement blessé et ne pourra pas rejoindre à temps le Barracuda pour partir à la chasse au trésor.
Trois personnages haut en couleur, dont les expressions sont bien rendus par le trait de Jérémy, l'illustrateur de cette histoire.
Un très bon moment, un premier tome qui pose les fondations d'une saga nourrie par la haine, la rancoeur et l'urgence de survivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130

Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
LilizLiliz   11 octobre 2015
Soit ! Je vous épouserai. Et même, je réchaufferai vos vieux os ainsi que s'y emploient vos putains ! En contrepartie, vous ferez de moi une femme riche. Alors seulement... je vous tuerai !
Commenter  J’apprécie          120
ColibrilleColibrille   07 octobre 2014
- C'est elle qui m'a voulu tel que je suis.
- A savoir ?
- Une personne qui porte aussi bien les jupons que la culotte.
- Les deux te vont bien. Tu as une préférence ?
- Les jupons m'ont protégé. Je resterai sous les jupons.
- Alors tu deviendras la première demoiselle à qui j'apprendrai à se défendre, car sans une épée à la main, l'on ne survit point...
Commenter  J’apprécie          50
MariloupMariloup   16 avril 2016
De La Loya: Ma vie contre la sienne!
Raffy: Pas de pitié!... pour personne! Jamais!
Blackdog: Je...
...: Le jeune Raffy a sauvé notre capitaine. Il mérite de vivre.
De La Loya: Dans ce cas...
Raffy: Tu aurais mieux fait de me tuer! Jamais je n'oublierai cet affront...!!
Commenter  J’apprécie          50
ColibrilleColibrille   07 octobre 2014
On écrit pour saluer le gamin, l'enfant, l'adolescent qu'on laisse derrière soi, sans possibilité de retour.
On écrit pour ne pas les oublier.
Oublier les dimanches d'une enfance qui se passait déjà entre les livres et les films.
S'invitaient alors à la maison toute une série de personnages louches, peu appropriés au cadre familial, bruyants et tyranniques, mais aux allures de princes, et qui transportaient dans leurs bagages un désordre salutaire, une énergie peu commune et une connaissance du monde qui se moquait des convenances.
Préface de Jean Dufaux
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   14 décembre 2013
-Cette pierre porte malheur... Bien des crimes et des trahisons ont été commis en son nom... Même les âmes innocentes subissent sa corruption...
-Je ne crois pas aux âmes innocentes, ma belle. Quant au reste, que risquons nous ? L'enfer ? Nous y rôtissons déjà.
Commenter  J’apprécie          30

Lire un extrait
Videos de Jean Dufaux (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Dufaux
Les coups de cœur des libraires - BD aventure
autres livres classés : piratesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Murena, Premier Cycle : Le Cycle de la Mère

Les auteurs, Jean Dufaux et Philippe Delaby, sont...

Belges
Français
Suisses
Italiens

12 questions
24 lecteurs ont répondu
Thème : Murena - Cycle 1 : Le Cycle de la Mère de Jean DufauxCréer un quiz sur ce livre

.. ..