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Christine Bouchareine (Traducteur)
EAN : 9782221115152
304 pages
Robert Laffont (03/06/2010)
3.48/5   393 notes
Résumé :
La Jamaïque, 1665. Port Royal, la capitale, est un véritable coupe-gorge où il n'est pas prudent de s'installer. Pourtant, le capitaine Edward Hunter y voit un lieu favorable pour faire fortune, il suffit seulement de s'y entendre en piraterie. Bientôt, la nouvelle circule qu'un galion espagnol plein de trésors est à quai dans le port voisin de Matanceros. Gouvernée par le sanguinaire Cazalla, l'un des chefs militaires favoris du roi d'Espagne, l'île est réputée imp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
3,48

sur 393 notes
Ayant choisi ce livre dans le rayon polars/thrillers de la bibliothèque, et comme très souvent sans en lire le résumé, "Pirates" a été une sacrée surprise (bien que je me rende compte après lecture que son titre et sa couverture sont tout de même très éloquents...). Car en effet, à moitié fiction historique et roman d'aventures, nous sommes très loin du polar ou du thriller... Mais je n'ai absolument aucun regret, j'ai adoré ! Quelle aventure époustouflante !

Michael Crichton nous emmène dans les Caraïbes du XVIIe siècle, en 1665 précisément. Quand le Capitaine Charles Hunter, corsaire au service du roi Charles II et de son gouverneur jamaïcain, sir James Almont, apprend qu'un navire espagnol, dont les cales sont remplies d'or, est à quai sur l'île Matanceros, il ne lui faudra guère longtemps pour monter une équipe et mener à bien une expédition. En plus de se remplir les poches, c'est aussi l'occasion de prendre à revers une forteresse jusque-là imprenable, celle du sanguinaire Cazalla, et d'assouvir enfin sa vengeance...

Grâce au contexte (historique) sacrément bien dépeint, je m'y suis carrément cru dans cette épopée ! Je suis montée à bord du Cassandra, j'ai navigué avec des pirates... heu non des corsaires plutôt (la piraterie est interdite !). J'ai navigué avec des corsaires donc, sur des eaux en grande partie espagnoles. J'ai combattu, j'ai défié des ouragans, des Indiens et des krakens, j'ai été faite prisonnière, on m'a trahie, j'ai tué, j'ai conspiré, je me suis vengée. Je me suis découvert une âme sans pitié, tout comme une passion pour les tueries et la piraterie !

Contexte et circonstances bien dépeints donc, grâce auxquels on en apprend un peu plus sur la vie des corsaires, à la fois redoutés et considérés comme des héros. On en sait davantage également sur les conflits entre les Anglais et les Espagnols, qui se disputent des territoires qui ne leur appartenaient même pas à l'origine. Sur les modes de vie dans ce Nouveau Monde également, qui diffèrent véritablement de ceux bien sous tout rapport inculqués sur le continent européen. Passionnant !

L'intrigue est menée tambour battant : pleine d'aventures, d'action et de rebondissements, notre capitaine et son équipe de folie n'ont droit à aucun répit. Ajoutez quelques conspirations, magouilles et trahisons aux batailles navales, tueries et combats, attaques d'indiens ou de monstre marin, vous n'aurez, comme nos héros, aucunement le temps de souffler.

Les personnages, bien que "anti-héros", sont épatants. le capitaine Hunter fait preuve d'un sang froid exemplaire, est sans pitié pour ses ennemis, nous réserve toujours quelques surprises grâce à ses plans concoctés avec minutie. Les membres de son équipage sont tout aussi intrigants et efficaces. Entre Lazue et sa vue perçante, le Maure et sa force impressionnante, Oeil noir et ses explosifs, le navigateur hors pair Enders et le silencieux Sanson, chacun apportera sa part à ce récit foisonnant d'aventures.

Et le tout nous est raconté de manière toujours élégante et soignée, étayée également (ce qui est d'ailleurs très paradoxal au vu de certains actes barbares décrits !). Les dialogues sont distingués, gracieux, là encore au contraire du mode de vie de nos héros. D'employer ce style tout en finesse et délicatesse apporte un certain équilibre entre la description des faits et les faits eux-mêmes. Loin d'en être dégoûté, on en redemande encore et encore !

Pour résumer : Une intrigue renversante, des personnages hauts en couleur, un contexte et des décors bien implantés, un style d'écriture très plaisant et...

... Une lecture très dynamique. Essouflante. Palpitante. Captivante.

Gros coup de coeur !
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Une lecture divertissante, même si ce n'est pas une grande lecture. Nous sommes en 1665, en Jamaïque. Décor très inspirant. La mer des Caraïbes, d'un bleu qui fait rêver. Mais la vie est moins idyllique qu'il n'y paraît. Port Royal, la capitale, n'est pas un endroit où il fait si bon vivre. L'ile est remplie de criminels, de négociants crapuleux, de gens malintentionnés. Et une rumeur qui circule : il y aurait, accosté sur les berges de Manteceros, une île voisine, un navire rempli d'or et de trésors. Hunter, pirate, s'organise une p'tite brigade, avec en tête l'idée d'aller le piller. Mais tout ne se déroulera pas comme prévu. Vengeance, trahison, sang… voici ce que trouvera finalement Hunter. Un livre qui se lit rapidement ; beaucoup d'actions et de dialogues. Mais le point faible dans un cas comme celui-ci, c'est que les personnages ne sont pas fouillés, développés… et malgré les rebondissements, l'histoire reste en superficie. Mais bon, quand on s'attaque à un livre comme celui-ci, c'est pour passer un moment de lecture sans prise de tête. Et le bouquin fait le job.
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Ah la mode des pirates… Oui depuis Pirates des Caraïbes, on aime les pirates ! Personnellement, j'ai cette envie de voyage aux Antilles du XVIIe siècle à chaque fois que je me refais ce film, et pas manqué, après un ciné-concert, je commande Pirates de Crichton. La dernière fois, c'était l'île au trésor de Stevenson. Il faut dire que je veux le lire depuis très longtemps… Mais j'ai toujours été repoussé par le nombre de critique négative. de plus, j'ai rarement été déçu par Crichton. Alors, verdict ?

Il faut tout de suite précisé que ce bouquin est issue d'un script publié après la mort de l'auteur. L'oeuvre, pourtant inachevé, est sortie sous l'impulsion de la maison d'édition. de toute façon, ça se voit tout de suite. Crichton a pour habitude d'écrire des pavés et ici, c'est plutôt réduit !

Au programme : Des corsaires anglais de Port Royal se lance dans l'idée de piller un galion espagnol très bien gardé, voire imprenable. Pour cela, le gouvernement corrompu va engager le meilleur capitaine qui soit. Charismatique bien que je ne le veux pas comme ami, c'est un personnage très riche et très intéressant. Son équipe est également haute en couleur. Au cours de ce périple : bataille navale à coup de bordées, confrontation avec des indigènes, combat à mort avec un kraken ou encore infiltration à hauts risques. C'est bien simple, il n'y a pas de temps mort. Ça ne s'arrête jamais. Plus de 200 pages très cinématographiques bourrées d'action.

Dans cette mer des caraïbes, c'est bien simple, tout le monde est détestable. Anglais, français, espagnol. Dur de trouver son camps tant l'argent et la soif de territoire rendent fous ces corsaires. Alors ce livre ne manque pas de retournement de situations : les trahisons vont bon train !

Ce livre, c'est bien simple, je l'ai adoré. Bien sûr, j'aurais aimé que ce soit moins « rentre dedans » mais on ne peut pas reprocher à Crichton de n'avoir pu creuser le sujet. C'est purement efficace et je regrette juste de ne pas m'être lancé dans cette lecture plus tôt. Enfin, j'espère vivement que le projet d'adaptation au cinéma prendra naissance dans les mains de Spielberg !
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De Chrichton, je ne connais que les adaptations ciné et un roman vite lu et vite oublié, Timeline.

Comme c'était trop peu pour me faire une opinion et qu'en plus, je suis fan des pirates, j'avais envie de découvrir ce roman qui bénéficiait de critiques élogieuses de la part des critiques américains (on voit tout de suite qu'ils ne sont pas difficiles, contrairement à moi...).

Alors attention, je préviens tout de suite : ce n'est pas un roman c'est un scénario hollywoodien. La preuve, Spielberg est sur les rang pour l'adapter (j'espère d'ailleurs qu'il en fera quelque chose de mieux).

C'est, comment dire, une lecture d'été qui meublera quelques heures d'oisiveté, ce n'est pas complètement mauvais, ce n'est pas bon non plus.
Un bout d'Histoire vu par un Américain : imaginez le film Ocean's Eleven (sauf que le casino est remplacé par un galion) transposé à la Jamaïque au XVIIème siècle : autour du séduisant et impitoyable corsaire Edward Hunter (ou si préférez Ocean-Clooney), mandaté par le gouverneur de cette petite colonie britannique, Sir James Almont (une caricature aussi celui-là), on trouve des spécialistes destinés à l'aider dans sa périlleuse mission : Enders, le seul à savoir manier correctement un gouvernail, Bassa, un grand colosse Maure, Lazue, sorte de chevalier d'Eon qui possède la vue la plus perçante, le spécialiste en explosifs Don Diego (non, pas de la Vega), Whisper (l'unique survivant d'une précédente et désastreuse expédition dans cette forteresse espagnole, et donc le seul à savoir combien il y a de canons, où ils sont placés, etc., ce qui est bien pratique, vous avouerez), Sanson le Français qui sait tuer en silence (admirez le jeu de mots) et descendant de bourreaux français (et non, ça ne s'invente pas...).

Les Français vus par les Américains, c'est pas triste : fourbes comme il se doit...

Mais quelle mission au fait ? attaquer un galion espagnol (pas un casino, vous suivez ?) chargé d'un gros butin, dans l'île de Matanceros, et affronter le cruel Cazalla. Côté originalité, on a vu mieux.

Outre que les personnages sont sommairement présentés et que l'on se s'attarde nullement sur eux, on trouve tous les clichés possibles du genre : les femmes sont toutes des catins, de la simple servante à la Lady, les méchants sont tous très méchants, surtout les Espagnols, limite sadiques, les sauvages des îles sont très sauvages, au point même qu'ils sont cannibales, c'est vous dire. Et attention, le clou c'est un emprunt à la mythologie nordique, le passage m'ayant fait absurdement penser à une scène de Jason et les Argonautes (c'est débile comme comparaison, je sais). Que vient faire la bestiole dans cette histoire ? Disons que c'est de la surenchère côté rebondissements...

Le suspense est inexistant, vous pensez bien que le héros va s'en tirer et se venger comme il se doit. Les dialogues sont convenus, parfois insipides, souvent inutiles. Pour le reste Chrichton n'a oublié aucun des ingrédients nécessaires à une histoire de pirates : des combats, des naufrages, des tempêtes, des duels, encore des combats, des trahisons, des courses-poursuites, des vengeances etc. Par moments les prouesses des experts en piraterie sont si incroyables qu'on se croirait dans un épisode des Pirates des Caraïbes avec Johnny Depp ! (ici encore je dois avouer que malgré la présence ô combien charismatique de Johnny Depp, la série des Pirates version Disney m'ennuie à mourir...).

Vais-je trouver quelques points positifs ? La couverture est jolie. C'est assez spectaculaire, et si on a jamais lu aucun roman de piraterie avant ça, on peut trouver ce Chrichton délassant. Les descriptions de Port-Royal sont plutôt pittoresques : c'était sale et puant mais coloré. Enfin, pas le lieu idéal pour les vacances, mais bon.

Je ne sais pas exactement pourquoi chaque livre de Chrichton était salué comme un événement. Non seulement les critiques américaines sont bonnes mais aussi les quelques maigres articles français dénichés sur le web. C'est moi qui suis vraiment trop exigeante alors... Il se peut que j'ai effectivement mis la barre assez haut, compte tenu de mes références dans ce genre bien particulier. Une fois qu'on a goûté à Robert Margerit et l'île des Perroquets, Stevenson et l'île au trésor ou Long John Silver de Bjorn Larsson, il est difficile de revenir à un niveau inférieur.


Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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J'ai adoré !

Une aventure super bien documentée sur le monde de la piraterie en Jamaïque en 1665. L'Espagne, puissante et omniprésente dans la mer des Caraïbes se frotte régulièrement aux anglais et aux français qui veulent une part du gâteau. Magnifique gâteau il faut le dire qui finance le luxe inouï de la cour du roi Philippe et de ses courtisans, magnifique trésor qui provient des nouvelles colonies où l'or et l'argent se ramassent à la pelle. Et cette immense richesse est ramenée une fois par an en convoi à travers l'Atlantique, voyage délicat et bien protégé et pourtant, il y a des failles et c'est là que les corsaires entrent dans la course ;-)

Si le tout début est un peu mou, on retrouve très vite le style particulier de Crichton tout en actions et péripéties qui donne un rythme soutenu au récit. Toujours au top dans ses descriptions détaillées que ce soit en mer ou sur terre, l'auteur nous prend par la main et nous fait revivre au plus proche de la réalité une aventure extraordinaire où les lieux sont historiques ainsi que les tenants et aboutissants des contrats des corsaires. Des personnages hauts en couleurs et une société où les us et coutumes sont parfois bien différents de ce que l'on imagine aujourd'hui et c'est passionnant.

Un auteur incontournable et un roman que je n'avais jamais lu, rien que du plaisir :-)
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Le Juif souleva un petit flacon de verre au goulot étroit.
- Mais avant que vous me jugiez mal, poursuivit-il tout en y versant une poignée de grenaille et quelques fragments de métal, avez-vous entendu parler de la Complicidad Grande ?
- Vaguement
- Mon fil fut accusé d'y avoir participé, expliqua le Juif tout en préparant sa grenade. Il avait abjuré la foi juive depuis longtemps et vivait à Lima, au Pérou, où il prospérait. Hélas, il avait des ennemis. Et le 11 août de l'année 1639, on vint l'arrêter sous prétexte qu'il continuait à pratiquer le judaïsme en secret.
Le Juif rajouta de la grenaille dans la bouteille.
- Il fut accusé de ne pas vouloir commercer le samedi, de ne pas manger de bacon à son petit déjeuner. Considéré dès lors comme judaïsant, il fut torturé. Et quand on lui mit aux pieds des fers chauffés à blanc, il finit par avouer tout ce qu'on voulait.
Le Juif remplit le flacon de poudre à ras bord et le scella avec de la cire.
- Au bout de six mois de prison, il fut brûlé vif avec six autres condamnés. C'est Cazalla qui commandait la garnison chargée d'exécuter cet autodafé. Les biens de mon fils furent confisqués. Sa femme et ses enfants... disparurent.
Le Juif considéra brièvement Hunter et essuya ses yeux larmoyants.
- Je ne vous raconte pas tout cela pour me plaindre. Je veux juste vous faire comprendre pourquoi j'ai fabriqué une telle arme.
Il souleva la grenade et y inséra une courte mèche.
- Vous feriez mieux de vous mettre à l'abri derrière ces arbres, ajouta-t-il.
Hunter obéit et regarda le Juif poser la bouteille sur un rocher, allumer la mèche puis courir vers lui comme un dératé.
- Que va-t-il se passer ? demanda-t-il.
- Vous allez voir, répondit le Juif et il sourit pour la première fois.
Subitement la bouteille explosa, projetant du verre et des éclats de métal dans toutes les directions. Les deux hommes s'aplatirent sur le sol en entendant les projections déchiqueter les feuillages au-dessus d'eux.
Quand Hunter releva la tête, il avait blêmi.
- Bon Dieu !
- Ce n'est pas une arme de gentilhomme ! reconnut le Juif. Elle ne cause vraiment de dommage qu'à ce qui est tendre, comme la chair.
Hunter le dévisagea avec curiosité.
- Mais les Espagnols ont mérité ce traitement, poursuivit Oeil noir. Alors qu'en pensez-vous ?
Hunter réfléchit. Tout son être se révoltait contre cet engin inhumain. Cependant, il partait avec soixante hommes capturer un galion en territoire ennemi. Soixante hommes qui devraient affronter une forteresse défendue par trois cents soldats, sans compter l'équipage du navire qui devait représenter deux ou trois cents combattants de plus.
- Fabriquez-m'en une douzaine. Emballez-les soigneusement pour le voyage et n'en parlez à personne. Ce sera notre secret.
Le Juif sourit.
- Vous serez vengé, Don Diego.
Sur cette promesse Hunter remonta sur son cheval et repartit.
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Juste en dessous de lui, il voyait un oeil gigantesque, d'au moins cinq pieds de large, plus gros qu'une table. Cet oeil, totalement dénué d'expression, ne cillait pas ; la pupille noire entourée de chair fluorescente le considérait sans la moindre émotion.
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Bien sûr, Sir James et ses domestiques assistaient à l’office chaque dimanche, aux côtés des rares dévots de cette population de huit mille âmes. Mais le sermon se trouvait souvent interrompu par l’arrivée d’un marin ivre qui braillait des blasphèmes et des jurons. Un jour, un poivrot avait même tiré des coups de feu. Sir James l’avait fait mettre quinze jours au cachot, mais il devait se montrer prudent dans l’application des châtiments. Pour reprendre les termes de Sir William, une fois encore, l’autorité du gouverneur de la Jamaïque avait « la finesse et la fragilité d’un fragment de parchemin ».
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Les yeux plissés, elle distingua l’affleurement marquant les bords du chenal. Ils se dirigeaient droit sur la passe. Mais elle se souvenait que, juste avant de l’atteindre, ils devaient virer légèrement sur tribord afin d’éviter une autre protubérance. Elle tendit la main droite. Enders corrigea.
Elle vit la tête de corail passer dangereusement près de la coque : le navire frémit mais ne fit que l’effleurer.
Elle tendit le bras gauche : Enders modifia encore sa trajectoire. Puis elle reprit son alignement sur le palmier et attendit.
Enders, électrisé par le frottement sur le bois, s’était brusquement crispé sur la barre. Sentant la vibration parcourir toute la longueur du navire, il poussa un profond soupir, comprenant qu’ils caressaient seulement l’obstacle.
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Hunter n’accordait aucune confiance à Sanson. Il aurait même refusé de l’embarquer dans son expédition si le Français n’avait été indispensable à la réussite de son plan. En effet, nonobstant son orgueil, sa vanité et ses fanfaronnades, ce digne descendant d’une famille de bourreaux était le tueur le plus cruel de toute la Caraïbe.

Il devait son surnom, littéralement « sans son », à sa façon d’opérer dans le silence le plus absolu. Il était connu et craint de tous. On racontait que son père, Charles Sanson, était bourreau du roi, à Dieppe. Et que Sanson lui-même avait brièvement été prêtre à Liège jusqu’au jour où il avait jugé préférable de prendre la fuite après avoir commis préférable de prendre la fuite après avoir commis certains abus auprès des nonnes d’un couvent voisin.

Mais à Port Royal, nul ne s’intéressait au passé de ses voisins. Sanson n’y était réputé que pour son adresse au sabre, au pistolet et surtout à l’arbalète, son arme favorite.
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