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ISBN : 2871295913
Éditeur : Dargaud (04/02/2005)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Evadé du bagne où il était enfermé pour divers méfaits, un certain François dit «la Torpille» vient d’être pris en flagrant délit d’escroquerie.
A sa grande surprise, plutôt que dans un sordide cachot, il est emmené dans le somptueux bureau de Napoléon Bonaparte. Le premier consul a une mission délicate à lui confier : retrouver au plus vite le nécessaire de voyage que lui a dérobé une prostituée dénommée Opale dans un moment d’égarement.
L’objet dissi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
  30 septembre 2013
Voici une bien curieuse série de BD. La première de couverture et les pages qui suivent ne laissent guère de place au doute : le mythe napoléonien est le centre d'intérêt. Et de fait, le lecteur peut côtoyer à deux reprises le Premier Consul et ce, assez longuement. La présence de Fouché ainsi que de fréquents rappels renforcent cette idée : le récit est inscrit dans un cadre historique fort, robuste, non figuratif.
Pourtant, il est difficile de parler de BD historique à l'instar de la série Murena (un scénariste en commun est un prétexte facile aux comparaisons). le scénario romancé garde une place importante. le protagoniste est un héros de plume sympathique : un hors-la-loi au grand coeur entouré par une bande de joyeux ruffians haut en couleurs. Ensuite, le côté quelque peu fantaisiste de l'intrigue (les masques, fer-blanc) déroute.
Deux points forts particulièrement remarquables doivent être mis en avant : le mystère entretenu par les masques et l'approche des bas-fonds de Paris. L'on sent qu'il s'agit d'un premier contact, mais la rencontre avec Amédée et la Fourmi suscitent l'intérêt. Toute comme un certain nombre de personnages plutôt atypiques (le père Muzot en tête).
Au titre des curiosités, il faut également citer les dessins de Jamar, quelque peu particuliers. Ils demandent un temps d'adaptation, mais se suivent avec plaisir, même si le style est souple, peu strict, donnant une délicieuse impression de laisser-aller.
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Syl
  15 février 2013
« Paris, 1781. Necker remet sa démission au roi… Louis XVI règne. Il ne sait pas encore. »
A l'hospice des orphelins, une femme voilée, vient voir un enfant qui se nomme Charles. Elle lui remet un coffret dans lequel est rangé un masque blanc. Sans le connaître, elle sait certaines choses sur lui, dont sa date de naissance, le 15 août 1769.
Ce masque n'est pas ordinaire. Lorsque Charles le porte à son visage, le moulage se fixe et s'agrippe à lui. Seul le nom d'un animal peut l'en délivrer. Il doit deviner. Il est… il est… la fourmi. le masque tombe.
La fourmi est l'ombre. Ailleurs, un autre enfant, né le 15 août 1768, a un masque similaire. Il est l'abeille, il sera la lumière.
« Paris, 1802. le sénat proclame Napoléon Bonaparte consul à vie… Fouché, hostile à cette nomination, quitte le ministère de la police… »
François, appelé la Torpille, est un forçat échappé d'un bagne ; souvent condamné, incarcéré, souvent évadé. Avec sa bande, il élabore des scénarios fantasques, se servant de sa belle faconde pour escroquer les bourgeois. C'est à la suite d'une filouterie qu'il se fait arrêter par les gendarmes, immobiliser et assommer… pour se retrouver, à sa grande stupéfaction, dans un illustre bureau. Loin des fers qu'il a coutume de porter, il est libre de ses mouvements, face au premier consul Napoléon qui détient un épais dossier à son nom.
Une mission lui est offerte, une mission qu'il ne peut refuser, sinon c'est le bagne à perpétuité. Une jeune prostituée, belle, irrésistible, lui a dérobé un nécessaire de voyage qu'il est impératif de retrouver. Cette femme se nomme Opale, elle est une citoyenne des bas-fonds…
Assisté de Mr Lecanet, un secrétaire particulier de Napoléon, François rejoint ses amis et commence son investigation dans les sinistres et grouillants quartiers de la populace…
Dans son hôtel particulier, Joseph Fouché ne décolère pas. Il ordonne à son agent, sbire des basses besognes appelé L'Ecureuil, de retrouver Opale. Il lui avait demandé d'escamoter un objet important et curieux, tenu dans le coffre de Napoléon, mais la belle s'est volatilisée avec lui. Sans connaître son contenu, Fouché, après avoir surpris un jour Napoléon ouvrir un double-fond, se doute que le coffret mérite toute son attention…
Opale est bien difficile à trouver… mais François est un invétéré entêté… ce ne sont pas les menaces et les coups qui l'arrêteront.
« Malmaison, septembre 1802. … sous leurs pieds s'agite une colonne de fourmis… »
L'Ecureuil au service de Fouché, François au service de Napoléon, tous deux recherchent le mystérieux coffret. Un même objectif, des méthodes différentes qui les distinguent, ils parcourent les repaires les plus noirs et les plus secrets.
Sur leur route, deux hommes… le premier « Fer Blanc » est un ferrailleur qui porte ses chaudrons sur le dos. Il est là chaque fois que la situation devient critique. Mystérieux, il semble tout savoir, tout voir. le second est le maître des bas-fonds, « le seigneur des cloaques » que l'on appelle La Fourmi. Il a un oeil vide, il est démoniaque, il veut lui aussi posséder le coffret… Des ténèbres, il se voit plus fort que la lumière.
Qui aura satisfaction ? Fouché ? Napoléon ? La Fourmi ? Tous portent un masque car comme le précise Jean Dufaux « L'Histoire n'avance jamais à visage découvert. »
Je ne regrette pas d'avoir choisi cette série à la bibliothèque. Si elle n'est pas un coup de coeur, elle est tout de même divertissante car l'intrigue m'a intéressée. Enigmatique, l'histoire ne peut être partiellement comprise que dans le second tome. le scénariste brouille les pistes avec des masques, la jumélité de deux personnages, les rivalités de personnalités qui ont traversé l'Histoire, et d'autres fictives, comme un étrange colporteur de ferrailles dont on ne sait s'il est bon ou méchant, ainsi que François qui ressemble étonnamment à François Vidocq… même date et ville de naissance, même destinée..
Entre une fiction fantastique et une fiction historique, la lecture ne peut être ennuyeuse ! C'est avec plaisir que je réserverai la suite…
En ce qui concerne les dessins de ces deux albums, malgré quelques belles scènes qui représentent Napoléon, je n'ai pas été séduite. Je suis désolée…
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Diabolo44
  20 mai 2019
Récemment, je me suis fait la série complète des "Voleurs d'Empire" signée Dufaux et Jamar. J'en suis sorti assez perplexe, disons mi-figue mi-raisin, et j'aurais voulu essayer de voir ce que ça donne du Jamar sans Dufaux, puisque c'était plutôt le scénario qui m'avait un peu gêné aux entournures.
Je me suis donc mis en quête de l'objet en question, et ma recherche a tourné court : Jamar n'a en fait travaillé qu'avec Dufaux !
Las, j'ai quand même décidé de laisser une chance à cette deuxième série, ultérieure à "Voleurs d'Empires", histoire de voir si la doublette y avait appris de ses erreurs, d'autant que Dufaux laissait dans le tome 7 des Voleurs d'Empires un long avant-propos faisant état d'un grand soulagement, mais aussi d'un peu d'amertume à peine voilée.
Retour donc au tout début du XIXe siècle, sous le consulat de Bonaparte. On reprend les mêmes ingrédients que dans les Voleurs d'Empire : un cadre historique étudié et respecté, l'utilisation de personnages ayant vraiment existé (ici Napoléon et Fouché), du fantastique par petites touches, et ça tombe bien car si je ne boude pas le fantastique, je ne suis pas trop fan d'effets spéciaux grandiloquents. Quel est donc ce masque qui reste collé au visage de son propriétaire ? Pour l'heure, on ne le saura pas, mais à en juger par le titre de la saga, il va avoir son importance.
La Torpille, ce personnage d'escroc-cogneur-bonimenteur, ex-bagnard qui n'est pas sans rappeler Jean Valjean ou Vidocq (dont on nous précise qu'il fut d'ailleurs le "compagnon de chaîne"), est plutôt sympathique et on suit ses aventures avec intérêt. Il n'y a pas le côté brouillon dans la narration qui m'a tant déstabilisé dans certains tomes des Voleurs d'Empires : tout juste une ou deux fois a-t-on un peu de mal à reconnaître les protagonistes qui se ressemblent tous un peu avec leur chapeau "bas de forme" et leurs épais favoris.
Que manque-t-il alors pour que tout cela soit parfait ?
C'est difficile de dire quoi, mais un petit je ne sais quoi peut-être... L'histoire qui ne décolle pas trop, peut-être ?
Nous en saurons peut-être davantage à l'issue du tome 2.
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Domichel
  23 janvier 2014
1781, un orphelinat, une mystérieuse dame en noir vient visiter un jeune garçon, lui offre un masque, il y est question de deux insectes, une fourmi et une abeille.
1802, autre lieu, autre histoire ? Pas vraiment, et la curiosité qui nous a piqué dès les premières pages ne fait qu'augmenter pour ce récit au parfum policier au premier abord mais qui repose sur des bases vraiment historiques.
Jean Dufaux que l'on ne présente plus, s'ingénie à nous apprendre la grande histoire grâce aux petites histoires qui en sont les coulisses. Glisser une fiction sous les apparats du Consulat est une gageure que l'auteur réussit tout en s'amusant avec le lecteur.
Côté dessin, Martin Jamar, se repose sur une solide documentation, les costumes et les décors sont vraiment réussis, même si le trait est un peu maladroit au début.
Il nous faudra deux tomes pour résoudre cette histoire de coffret, d'Opale et de divers noms pittoresques
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Lystig
  27 septembre 2012
Un visage dessiné de Napoléon Bonaparte un peu différent des portraits que L Histoire a transmis. Des dessins parfois aux machoires carrées. J'avoue même humblement que "la Torpille" entre autres au lieu de présenter un visage charmeur alors qu'il est allongé mais presque fait peur ! plutôt grimaçant que dragueur !
Une aventure à la Vidocq avec un soupçon d'Alexandre Dumas (où le masque ici n'est pas de fer) : une aventure pleine de rebondissements avec l'intervention de personnages historiques; outre Bonaparte, on croise Fouché et Cambacérès, par exemple.

Lien : http://loiseaulyre.canalblog..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DavalianDavalian   30 septembre 2013
- Mais... Je rêve !! Vous êtes... (La Torpille)
- Vous pouvez m'appeler Citoyen Premier Consul. (Napoléon Bonaparte)
- Vous allez sourire. J'ai besoin de vous. Enfin, je le pense. Je suis le seul à le penser d'ailleurs... Mon ami Cambacérès, lui, vous enverrait bien au poteau (Napoléon Bonaparte)
- Ma foi ... ! On ne peut pas plaire à tout le monde. (La Torpille)
- C'est ce que je me dis, parfois. (Napoléon Bonaparte)
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DomichelDomichel   23 janvier 2014
- J'ai ici votre dossier. Vous êtes né à Arras en 1775. Très tôt vous montrez de réelles dispositions pour le vol, l'escroquerie et la débauche. Vous faites carrière. Avec un certain panache. Ce qui ne vous évite pas le bagne. Vous y rencontrez le forçat Vidocq dont vous devenez le compagnon de chaîne. Vous vous évadez, vous êtes repris, vous vous évadez à nouveau… Vous arrivez à Paris. Sous le nom de “La Torpille”, tout un programme. Vous prenez la tête d'une bande organisée dans le vol, le chantage, la vente de produits illicites… C'est quoi ces produits illicites ?
- Eh bien… Des pilules… Comme le Furax, par exemple…
- Le Furax ?
- Il revitalise les fonctions premières… L'énergie sexuelle… J'en avais sur moi… Mais vos hommes m'ont dépouillé…
… J'espère qu'ils n'ont pas vidé le tube, sinon…
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Vidéo de Jean Dufaux
Pour la rentrée 2019, Futuro prolonge le voyage ! Dans le temps avec Nez-de-Cuir, sublime adaptation graphique du roman de Jean de la Varende par Jean Dufaux et Jacques Terpant. Vers une inquiétante Argentine dans l'album signé Andreas et Isa Cochet. Ou vers le Japon, dans le Premier Rêve en japonais de Camille Royer. Bonne rentrée !
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