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EAN : 9782204091596
253 pages
Éditeur : Le Cerf (01/01/2011)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 28 notes)
Résumé :
"Le Génie du christianisme faisait essentiellement partie de la décoration de ce Te Deum, de cet alleluia de renaissance auquel répondait le voeu d'alors et ce n'en était la partie ni la moins magnifique, ni la moins touchante."
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  07 mai 2016
La lecture du Génie du Christianisme est en train de redevenir indispensable aujourd'hui. En 1800, la France se relevait d'une violente décennie de destructions anti-chrétiennes, de massacres du clergé et d'interdictions du culte, après cinquante bonnes années de campagnes d'opinion visant à dévaloriser et à ridiculiser cette religion. Aujourd'hui, certes, la persécution n'est plus physique : il n'y a qu'en Orient qu'on massacre des chrétiens*. En France, on se contente d'ignorer cette religion, de la passer sous silence ou de diffuser le plus grand mépris à son égard et à l'égard de ceux qui la pratiquent. Voilà une première raison de lire le Génie, livre de réhabilitation de la religion méprisée.
Le livre est certes théologiquement bien léger. L'amateur de pensée chrétienne aura l'embarras du choix pour trouver de meilleurs ouvrages que celui-ci sur la question. Mais comme les mauvais sont aussi légion, autant lire le Génie, même avec ses défauts. Il faut dire que l'auteur avait moins l'ambition de faire une apologie de la religion, que de ses beautés : il l'aborde sur le plan culturel et esthétique, dans les oeuvres qu'elle a inspirées en Europe depuis la fin de l'Antiquité. le Génie est la plus belle illustration des "racines chrétiennes de l'Europe", et donc le meilleur moyen de faire grincer des dents aux islamo-gauchistes qui colonisent le secteur culturel de l'édition et des médias. A quoi bon ? C'est que leurs préjugés culturels produisent beaucoup d'ignorance, d'indifférence, voire de mépris, pour d'immortels chefs-d'oeuvre de la culture. Lire le Génie, c'est apprendre à comparer la Phèdre de Sénèque avec celle de Racine, c'est regarder une cathédrale gothique comme une forêt, c'est acquérir le sens du mystère et éprouver un profond sentiment d'exotisme comme d'identité spirituels.
Dans cette grande apologie si soigneusement construite, la structure risque de ne plus nous parler, ainsi que de nombreux passages, faute du niveau requis, du nôtre j'entends. Mais même ainsi, le Génie du Christianisme ressemble à ces abbayes gothiques anglaises à-demi ruinées, envahies par l'herbe depuis le XVI°s, qui réservent au promeneur des splendeurs incomparables.
Plus que jamais, la lecture du Génie s'impose aujourd'hui.
*écrit en 2016, avant les meurtres de fidèles et les incendies de cathédrales en France.
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NMTB
  20 février 2017
Disons-le d'emblée, c'est un texte apologétique sans mesure et sans esprit critique. Il n'y a pas un mot sur ce qui pourrait fâcher les chrétiens ; rien sur les persécutions des hérétiques, sur l'inquisition, sur les guerres de religions ou les basses intrigues de Rome. A l'instar d'un pamphlet on ne lit pas une apologie pour y trouver de la justesse, mais pour la beauté du texte et des mouvements qui l'animent et peut-être aussi pour rétablir une vérité. Et la vérité c'est que la révolution française avait mis à sac la société et qu'au moment où Chateaubriand publiait son livre, les révolutionnaires de 1789 devaient déchanter. Certains entraient peut-être dans une phase de repentance.
Tout est dans le sous-titre : les beautés du christianisme. Plutôt que disputer contre les sophistes (il le fait quand même de temps en temps et c'est là qu'il convainc le moins), Chateaubriand a entrepris de chanter les beautés du christianisme pour contrebalancer les sarcasmes voltairiens. Il chante les beautés éthiques d'abord, mais surtout les beautés poétiques, puisque c'était sa spécialité : « On devait montrer que rien n'est plus divin que la morale chrétienne, rien de plus aimable et de plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culte ; on devait dire qu'elle favorise le génie, épure le goût, développe les passions vertueuses, donne de la vigueur à la pensée, offre des formes nobles à l'écrivain, et des moules parfaits à l'artiste. » Il n'y a donc presque rien de métaphysique ou de théologique dans ce livre, mais il ressemble souvent à un traité d'esthétique ou à un recueil de commentaires des diverses lectures de l'auteur, très précis, avec beaucoup de citations.
Chateaubriand croyait au classicisme : « il y a une beauté de style absolue, et une règle sûre pour juger d'un ouvrage, quelle que soit la diversité des opinions. » Il transforme dans le Génie du Christianisme la querelle des anciens et des modernes en querelle entre les païens et les chrétiens : Homère et Virgile vs Le Tasse et Milton, combat épique s'il en est. Il va sans dire que Chateaubriand donne sa préférence aux chrétiens même s'il connaissait sur le bout des doigts les poètes de l'antiquité et les appréciait. En gros, les auteurs chrétiens seraient plus humains. le Dieu tout-puissant qui s'abaisse à vivre comme un homme, né et mort en misérable, c'est ça le génie du christianisme qui a permis aux chrétiens d'aiguiser leur humanité. Mais ce combat entre l'antique et le chrétien est au fond un faux combat, car « le culte des chrétiens est le seul débris de cette antiquité, qui soit parvenu jusqu'à nous », c'est une suite, un progrès.
La véritable rupture dans l'esprit De Chateaubriand, c'est celle entre le siècle de Louis XIV et le siècle des Lumières avec Voltaire à sa tête, un siècle de renégats fourvoyés. L'ombre de Voltaire plane constamment sur ce livre, Chateaubriand en parle à plusieurs reprises, il l'admirait, il en fait un portrait qui me parait très juste à la fin du chapitre consacré à la Henriade et le trouve « bien ingrat d'avoir cherché à renverser un culte qui lui a fourni les plus beaux traits de ses ouvrages ». Pour finir, il cite donc Montesquieu, Voltaire et Rousseau, tous les trois affirmant qu'une société avec une religion éclairée est préférable qu'une société sans religion. le plus vindicatif est Rousseau : « Fuyez ceux qui, sous prétexte d'expliquer la nature, sèment dans les coeurs des hommes de désolantes doctrines, et dont le scepticisme apparent est cent fois plus affirmatif et plus dogmatique que le ton décidé de leurs adversaires. Sous le hautain prétexte qu'eux seuls sont éclairés, vrais, de bonne-foi, ils nous soumettent impérieusement à leurs décisions tranchantes, et prétendent nous donner, pour les vrais principes des choses, les intelligibles systèmes qu'ils ont bâtis dans leur imagination. du reste, renversant, détruisant, foulant aux pieds tout ce que les hommes respectent, ils ôtent aux affligés la dernière consolation de leur misère, aux puissant et aux riches le seul frein de leurs passions ; ils arrachent au fond des coeurs le remords du crime, l'espoir de la vertu, et se vantent encore d'être les bienfaiteurs du genre humain. Jamais, disent-ils, la vérité n'est nuisible aux hommes : je le crois comme eux ; et c'est, à mon avis, une grande preuve que ce qu'ils enseignent n'est pas la vérité. »
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david19721976
  13 mars 2019
Chateaubriand a été un ardent défenseur du christianisme, et c'est ainsi qu'il rend hommage à Bonaparte dans la 2ème édition. Un an auparavant, celui-ci s'était en effet rallié les catholiques en signant un Concordat avec le pape Pie VII. Dans cette apologie de la foi chrétienne, Chateaubriand a englobé deux récits avec les scènes de la nature et les passions du coeur humain.Atala une jeune indienne élevée dans la religion chrétienne et vouée par sa mère à la virginité. Elle choisira la mort pour ne pas succomber à son amour pour Chactas, puis au chapitre du vague des passions, le lecteur découvre René. Ce jeune homme explique à Chactas les raisons de son incurable mélancolie, après une enfance remplie de rêverie auprès de sa soeur Amélie, il s'est embarqué pour l'Amérique tandis qu'Amélie se retirait au couvent. Chateaubriand dénonce son mal. Peine perdue, toute une génération va se reconnaître en René.
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Choupina
  02 juillet 2018
Ouvrage intéressant, avec comparaisons de textes d'auteurs antiques, Homere et Virgile, entre autres et  «  classiques », comme Dante, Racine, Voltaire, Milton, Klopstock, et La Bible.
L'intégralité est en cours sur Audiocité.net. Les parties 01 et 02 en livres audio gratuits déjà disponibles.
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michaudgilbert
  19 mars 2018
bien
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
NMTBNMTB   13 février 2017
Dans le sermon sur La Vérité d'un Avenir, Massillon presse ainsi l'incrédule :
"Que dirai-je encore, si tout meurt avec tous ; les soins du nom et de la postérité sont donc frivoles ; l'honneur qu'on rend à la mémoire des hommes illustres, une erreur puérile, puisqu'il est ridicule d'honorer ce qui n'est plus ; la religion des tombeaux, une illusion vulgaire ; les cendres de nos pères et de nos amis, une vile poussière qu'il faut jeter au vent, et qui n'appartient à personne ; les dernières intentions des mourants, si sacrées parmi les peuples les plus barbares, le dernier son d'une machine qui se dissout ; et pour tout dire, en un mot, si tout meurt avec nous, les lois sont donc une servitude insensée ; les rois et les souverains, des fantômes que la faiblesse des peuples à élevés ; la justice, une usurpation sur la liberté des hommes ; la loi des mariages, un vain scrupule ; la pudeur, un préjugé ; l'honneur et la probité, des chimères ; les incestes, les parricides, les perfidies noires, des jeux de la nature, et des noms que la politique des législateurs a inventés.
Voilà où se réduit la philosophie sublime des impies ; voilà cette force, cette raison, cette sagesse qu'ils nous vantent éternellement. Convenez de leurs maximes, et l'Univers entier retombe dans un affreux chaos ; et tout est confondu sur la terre ; et toutes les idées du vice et de la vertu sont renversées ; et les lois les plus inviolables de la société s'évanouissent ; et la discipline des moeurs périt ; et le gouvernement des Etats et des Empires n'a plus de règle ; et toute l'harmonie des corps politiques s'écroule ; et le genre humain n'est plus qu'un assemblage d'insensés, de barbares, de fourbes, de dénaturés, qui n'ont plus d'autres lois que la force ; plus d'autre frein que leurs passions et la crainte de l'autorité ; plus d'autres liens que l'irréligion et l'indépendance ; plus d'autres Dieux qu'eux-mêmes : voilà le monde des impies ; et si ce plan de république vous plaît, formez, si vous le pouvez, une société de ces hommes monstrueux, tout ce qui nous reste à vous dire, c'est que vous êtes dignes d'y occuper une place."
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vagualamevagualame   25 juillet 2019
Il reste à parler d'un état de l'âme qui, ce nous semble, n'a pas encore été bien observé : c'est celui qui précède le développement des passions, lorsque nos facultés, jeunes, actives, entières, mais renfermées, ne se sont exercées que sur elles-mêmes, sans but et sans objet. Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet état du vague des passions augmente ; car il arrive alors une chose fort triste : le grand nombre d'exemples qu'on a sous les yeux, la multitude de livres qui traitent de l'homme et de ses sentiments rendent habile sans expérience. On est détrompé sans avoir joui ; il reste encore des désirs, et l'on n'a plus d'illusions. L'imagination est riche, abondante et merveilleuse ; l'existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite avec un cœur plein un monde vide, et sans avoir usé de rien on est désabusé de tout.

L'amertume que cet état de l'âme répand sur la vie est incroyable ; le coeur se retourne et se replie en cent manières, pour employer des forces qu'il sent lui être inutiles. Les anciens ont peu connu cette inquiétude secrète, cette aigreur des passions étouffées qui fermentent toutes ensembles : une grande existence politique, les jeux de gymnase et du Champ-de-Mars, les affaires du forum et la place publique, remplissaient leurs moments et ne laissaient aucune place aux ennuis du cœur.

D'une autre part, ils n'étaient pas enclins aux exagérations, aux espérances, aux craintes sans objets, à la mobilité des idées et des sentiments, à la perpétuelle inconstance, qui n'est qu'un dégoût constant ; dispositions que nous acquérons dans la société des femmes. Les femmes, indépendamment de la passion directe qu'elles font naître chez les peuples modernes, influent encore sur les autres sentiments. Elles ont dans leur existence un certain abandon qu'elles font passer dans le nôtre ; elles rendent notre caractère d'homme moins décidé, et nos passions, amollies par le mélange des leurs, prennent à la fois quelque chose d'incertain et de tendre.

Enfin, les Grecs et les Romains, n'entendant guère leurs regards au delà de la vie et ne soupçonnant point des plaisirs plus parfaits que ceux de ce monde, n'étaient point portés comme nous aux méditations et aux désirs par le caractère de leur culte. Formée pour nos misère et pour nos besoins, la religion chrétienne nous offre sans cesse le double tableau des chagrins de la terre et des joies célestes, et par ce moyen elle fait dans le cœur une source de maux présents et d'espérances lointaines, d'où découlent d'inépuisables rêveries. Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes et qui ne se repose qu'au tombeau. Le monde n'est point l'objet de ses vœux, car il sait que l'homme vit peu de jours, et que cet objet lui échapperait vite.

Les persécutions qu'éprouvèrent les premiers fidèles augmentèrent en eux ce dégoût des choses de la vie. L'invasion des barbares y mit le comble, et l'esprit humain en reçut une impression de tristesse et peut-être même une teinte de misanthropie qui ne s'est jamais bien effacée. De toutes parts s'élevèrent des couvents, où se retirèrent des malheureux trompés par le monde et des âmes qui aimaient mieux ignorer certains sentiments de la vie que de s'exposer à les voir cruellement trahis. Mais de nos jours, quand les monastères ou la vertu qui y conduit ont manqué à ces âmes ardentes, elles se sont trouvées étrangères au milieu des hommes. Dégoûtées par leur siècle, effrayées par leur religion, elles sont restées dans le monde sans se livrer au monde : alors elles sont devenues la proie de mille chimères ; alors on a vu naître cette coupable mélancolie qui s'engendre au milieu des passions, lorsque ces passions, sans objet, se consument d'elles mêmes dans un cœur solitaire.

(extraits... chapitre... ''Du vague des passions'' ...
*--Génie du christianisme--*)
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NMTBNMTB   27 janvier 2017
On a peine à concevoir le déchaînement du siècle contre le christianisme. S’il est vrai que les religions soient nécessaires aux hommes, comme l’ont cru tous les philosophes, par quel culte veut-on remplacer celui de nos pères ? On se rappellera longtemps ces jours où des hommes de sang prétendirent élever des autels aux vertus, sur les ruines du christianisme. D’une main ils dressaient des échafauds ; de l’autre, ils garantissaient à Dieu l’éternité, et à l’homme la mort, sur le frontispice de nos temples. Et ces mêmes temples, où l’on voyait autrefois ce Dieu qui est connu de l’univers, et ces images de vierges qui consolaient tant d’infortunés, ces temples étaient dédiés à la Vérité, qu’aucun homme ne connait, et à la Raison, qui n’a jamais séché une larme !
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CegesteCegeste   08 mai 2016
Il y avait un homme qui,à douze ans, avec des barres et des ronds,avait crée les mathématiques,qui à seize avait fait le plus savant traité des coniques qu,on eut vu depuis l'antiquité, qui à dix neuf réduisit en machine une science qui réside toute entière dans l'entendement,qui à vingt deux démontra les phénomènes de la pesanteur de l'air et détruit une des grades erreurs de la physique ancienne ; qui à cet âge où les autres hommes commencent à peine de naître ,ayant parcouru le cercle des sciences humaines,s'aperçut de leur néant et tourna ses pensées vers la religion,qui depuis ce moment jusqu'à sa mort ,survenue dans sa trente cinquième année ,toujours infirme et souffrant ,fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine,donna l'exemple de la plus parfaite plaisantarie comme du raisonnement le plus fort; enfin qui ,dans le court intervalle dee ses maux , résolut un des plus hauts problèmes de géométrie et jeta sur le papier des des Pensées qui tiennent autant de Dieu que des hommes. Cet effayant génie c'est Blaise Pascal.

Livre III - chapitre 26
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LudvikLudvik   21 septembre 2013
Il reste à parler d'un état de l'âme qui, ce nous semble, n'a pas encore été bien observé : c'est celui qui précède le développement des passions, lorsque nos facultés, jeunes, actives, entières, mais renfermées, ne se sont exercées que sur elles-mêmes, sans but et sans objet. Plus les peuples avancent en civilisation, plus cet état du vague des passions augmente ; car il arrive alors une chose fort triste : le grand nombre d'exemples qu'on a sous les yeux, la multitude de livres qui traitent de l'homme et de ses sentiments rendent habile sans expérience. On est détrompé sans avoir joui ; il reste encore des désirs, et l'on n'a plus d'illusions. L'imagination est riche, abondante et merveilleuse ; l'existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite avec un cœur plein un monde vide et sans avoir usé de rien on est désabusé de tout.
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Videos de François-René de Chateaubriand (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François-René de Chateaubriand
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/jerome-attal-la-petite-sonneuse-de-cloches-51577.html
A la fois dandy et Pierrot lunaire, Jérôme Attal avance tel un funambule, entre tendresse, humour et sensibilité. Depuis son premier livre, « L?amour en lambeaux », en 2007, il a su fidéliser son lectorat et prouver un réel sens de l?écriture. Romancier, il a aussi imposé son nom dans le monde de la musique en écrivant pour de nombreux artistes, tels Florent Pagny, Jennifer ou Johnny Hallyday. Si l?exercice est différent, Jérôme Attal voit tout de même de nombreux points communs entre ces deux activités et surtout une même finalité, jouer avec les mots pour transmettre des émotions. Les sujets et les personnages de ses romans sont très diversifiés. On y décèle toutefois des fils rouges comme l?attachement aux souvenirs d?enfance, la fragilité du lien amoureux et puis la langue, belle et présente, avec un vrai travail sur le choix des mots et la construction des phrases. « Les jonquilles de Green Park », « 37, étoiles filantes », les plus récents titres de Jérôme Attal, ont séduit les librairies comme les lecteurs. Nul doute que ce nouveau livre trouvera aussi son public. Nous voici à Londres en 1793, où le jeune Chateaubriand a fui la Révolution. Sans un sou en poche, il dort une nuit dans l?abbaye de Westminster, le baiser d?une jeune fille, la sonneuse de cloches, le tirera de son rêve. Mais ce baiser a-t-il réellement existé ou n?est ce qu?une affabulation que Chabteaubriand, devenu l?auteur que l?on sait, racontera dans ses « Mémoires d?outre-tombe». 220 ans plus tard, Joachim, un jeune français, en mémoire à son père, part à Londres, lui aussi sur les traces de la petite sonneuse de cloches, cherchant à savoir si elle a réellement existé. Dans une déclaration d?amour à la capitale britannique, du Londres de la fin du XVIIIème siècle à celui d?aujourd?hui, Jérôme Attal n?a pas son pareil pour nous inviter à larguer les amarres. Avec son écriture toute en finesse et en élégance, il nous embarque dans cette drôle d?aventures, sur les traces De Chateaubriand. Et tel un enquêteur, nous voilà dans les bibliothèques londoniennes où l?amour peut se cacher derrière chaque porte. Voilà un joli roman, plein de fraicheur. Mais au-delà de cette intrigue amoureuse, Jérôme Attal aborde aussi d?autres thèmes essentiels comme la filiation, la transmission, et l?importance du lien charnel qui nous unit aux livres. Il écrit d?ailleurs « il s?agit d?un roman sur mon amour des livres ». Vous aussi, partez à la rencontre de « La petite sonneuse de cloches ». le nouveau roman de Jérôme Attal est publié aux éditions Robert Laffont.
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