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Odile Pidoux (Traducteur)
ISBN : 2207502066
Éditeur : Denoël (14/01/1992)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 127 notes)
Résumé :
C'est sur l'ordre du roi son père que le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée pour y découvrir et enlever la fille du roi des Elfes.
Il la trouve en effet, après avoir combattu les chevaliers qui défendent sa demeure, mais le rapt n'aura pas lieu : en effet, c'est de son plein gré que la princesse Lizarel, conquise, suivra le jeune prince jusqu'au royaume d'Erl, où naîtra Orion, le fruit de leurs amours. Mais le roi des Elfes, furieux, en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Srafina
  05 juin 2017
Dernièrement je me suis inscrite à un MOOC sur la fantasy, et bien entendu ma PAL a fait un bon considérable.
Me voici donc partie à la découverte de Lord Dunsanny (Edward Moreton Drax PLUNKETT (1878-1957), plus connu sous son titre de Lord DUNSANY)  à travers « La fille du roi des elfes » conte fantastique préfigurant la fantasy en y associant à la fois la notion de conte merveilleux et de fantasy épique.
Ce roman fut écrit en 1924 par Lord Dunsanny et il est considéré comme un des premiers romans de fantasy.
Pour ma part, j'ai pris grand plaisir à découvrir ce genre de conte merveilleux, qui préfigure les personnages de la fantasy, le roi des elfes, les licornes, les trolls, le petit peuple, etc. Ainsi que la description du monde enchanté du roi des elfes.
Lord Dunsanny emploi un schéma narratif, très peu de dialogues, en cela on retrouve le conte, mais je trouve qu'il y a un charme à cette prose fleurie et contemplative, pleine de descriptions de l'élément animal et végétal de la nature des deux bords, réel et pays féerique.
Un conte que j'ai beaucoup apprécié et aussi belle découverte d'un auteur qui influença aussi bien J.R.R. Tolkien que HP Lovecraft par son expression littéraire et fantastique.
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Tatooa
  13 avril 2014
Attention pour ceux qui veulent lire ce livre, il y a des spoilers en dessous !
C'est un joli conte de fée, extrêmement bien écrit et bien traduit. Hormis ma petite réserve sur la chasse comme argument "pour" la terre des humains. ( La chasse ne m'inspire guère si ce n'est pas pour en manger le résultat, et encore, par nécessité, on va dire... le "sport" de chasse pour des trophées est typiquement, de mon point de vue, une perversion de riches qui savent pas quoi faire de leur temps, mais passons... ), j'ai beaucoup aimé !
Très poétique, c'est sûr qu'il ne faut pas s'attendre à de l'action bourrin ou à des complots politiques, arf ! Mais je comprends pourquoi et comment ce livre a pu inspirer de nombreux auteurs après lui, car il y a une base solide de fantasy (avec les diverses créatures qui vont avec ! ), magie, et même de dimensions différentes, ce qui forcément aura inspiré un Moorcock, un Zelazny et plus récemment avec grand bonheur un Glenn Cook !

Jusqu'à quasiment la fin, je me demandais un peu où et comment tout cela allait finir, mais à partir du moment où Lirazel fait sa demande à son père, la fin est davantage attendue, et une des morales de l'histoire pourrait être "fais attention à ce que tu souhaites, tu pourrais bien l'obtenir" (concernant le conseil des 12 qui aime un peu trop l'hydromel...  *rire*)
Le charme de ce livre réside dans sa poésie mélancolique, en le lisant j'avais l'impression d'être dans un rêve. le lecteur est spectateur, certes. Moins vivant que les livres d'aujourd'hui qui privilégient les dialogues, et pas mal les récits en "je", ici nous avons un récit de fantasy classique au charme un peu désuet mais ô combien agréable.
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Philemont
  01 janvier 2013
Héritier de la tradition du cycle arthurien, on considère aujourd'hui que Lord DUNSANY a donné ses lettres de noblesse à la Fantasy. Auteur prolixe, il écrivit de nombreuses nouvelles (huit recueils), mais également des romans, des essais, des pièces de théâtre et de la poésie. le premier de ses admirateurs fut LOVECRAFT qui le considérait comme l'un de ses principaux inspirateurs. Plus récemment, Neil GAIMAN reconnaît avoir été influencé par DUNSANY pour son roman Stardust. GAIMAN a d'ailleurs signé la préface d'une édition britannique de la fille du roi des elfes, oeuvre généralement considérée comme le chef d'oeuvre de DUNSANY.
Dans ce roman, le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée qui jouxte son royaume pour y découvrir et enlever la fille du roi des elfes. Il la trouve en effet, mais c'est de son plein gré que la princesse Lirazel, conquise, suit le jeune prince jusqu'au royaume des Aulnes, où naît bientôt Orion, le fruit de leurs amours. Mais le roi des elfes, furieux, envoie vers sa fille une incantation qui la ramène près de lui. Alvéric, inconsolable, part à sa recherche, mais protégée par la magie de son roi, le domaine des elfes est devenu introuvable. Pendant ce temps, Orion grandit et apprend à connaître la forêt enchantée…
Faussement patiné par le temps, La fille du roi des elfes est un roman riche en poésie et en humour. le style de DUNSANY est en effet lyrique et l'auteur prend tout son temps pour décrire les paysages traversés et les créatures rencontrées. Lurulu le troll est pour sa part très drôle, notamment quand il explique que son occupation principale dans le pays des elfes est de regarder passer le temps, mais qu'il ne peut le faire dans le pays des hommes parce qu'il y passe trop vite. Et puis il y a cette morale qui prend de l'ampleur au fur et à mesure du récit, dont le temps est justement la clé, et qui nous rappelle que l'on lit bien un texte dans la plus pure tradition des contes populaires que l'on narre au coin d'un feu de bois.
L'écriture de DUNSANY se prête parfaitement à cet exercice. Loin d'être ampoulée, impression que seul peut donner un survol rapide de l'oeuvre, elle est tout sauf ennuyeuse et se caractérise plutôt par une beauté et une profondeur parfaitement adaptées à une thématique où deux univers interagissent entre eux.
Alors oui La fille du roi des elfes est un chef d'oeuvre, qui prouve de surcroît qu'il existe bel et bien une Fantasy avant Tolkien. Bien sûr on n'écrit plus de la Fantasy de cette façon-là aujourd'hui, mais c'est peut-être dommage car ce récit a traversé les décennies sans prendre une ride. Au contraire, près d'un siècle après sa première publication, on peut affirmer aujourd'hui que ce roman a conservé une éternelle jeunesse.
Notons pour conclure que l'édition présentée ici est une intégrale dans la mesure où le style de l'auteur est désormais parfaitement respecté. Les précédentes éditions amputaient en effet bon nombre de phrases de ce qui fait aujourd'hui tout le charme de cette oeuvre. Pour cela, nous n'avons plus qu'à remercier Denoël et sa collection Lunes d'Encre.
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Pat0212
  03 juillet 2018
Un coup de coeur pour ce magnifique petit livre. Il s'agit d'un conte de fées pour adulte.
Douze artisans qui forment le parlement de la vallée des Aulnes vont voir leur roi pour lui dire qu'ils aimeraient que la vallée devienne célèbre et que le prochain roi ait des pouvoirs magiques. le souverain enjoint donc son fils d'aller enlever la princesse du Royaume enchanté. Alvéric va demander une épée magique à la sorcière Hiroonderel, qui lui forge une arme avec de la foudre. Alvéric s'en va vers l'est et rencontre un vieux bourrelier qui habite la dernière maison de la terre des hommes. le prince l'interroge sur le Royaume enchanté voisin, mais l'artisan élude.
Le lendemain, Alvéric traverse la frontière crépusculaire, se bat contre les arbres gardiens et parvient au palais du roi. Il n'aura pas besoin d'enlever la princesse Lirazel, car c'est le coup de foudre immédiat entre eux et elle ne demande qu'à le suivre. Ils arrivent à s'enfuir avant que le roi n'ait le temps de réagir et reviennent dans la vallée des Aulnes. Ils se marient et ont un fils, Orion … mais comme nous sommes dans un conte pour adulte et non pour enfants, ils sont très malheureux tous les deux. Ils ne sont pas de même nature et ne se comprennent pas du tout malgré leur amour. Lirazel ne voit pas l'intérêt des préoccupations terrestres et Alvéric aimerait qu'elle devienne humaine, il essaie notamment de la convertir au christianisme. Hiroonderel est la gouvernante d'Orion. le roi des elfes envoie un sortilège à sa fille pour la ramener vers lui. Comme le gouffre se creuse de plus en plus entre elle et son mari, Lirazel finit par retourner au Royaume enchanté.
Alvéric est désespéré du départ de sa femme et se remet en quête du Royaume enchanté, mais celui-ci est introuvable, il erre durant des années avec quelques fous tandis que son fils grandit et devient un redoutable chasseur. L'histoire finira bien, mais pas avant un long temps de regret et de souffrance pour ses héros, même Lirazel est malheureuse dans son royaume magique.
Ce conte est magnifique et prenant, son écriture est très poétique. Il explore de nombreux symboles. Il nous parle de l'exil et de l'altérité, un thème bien actuel. le couple royal s'aime mais n'arrive pas à se comprendre à cause de leur différence de nature, pourtant une fois séparée, ils saisiront l'importance de leur amour et voudront être réunis à nouveau, même s'ils doivent payer un prix élevé pour cela.
Un autre thème est la confrontation du christianisme incarné par le Frère et du paganisme. Il ne s'agit pas d'une vision christologique du christianisme, mais d'une vision très superstitieuse puisqu'il s'agit avant tout de vénérer de saintes reliques et de suivre des rites pas moins obscurs que ceux d'Hiroonderel. Il s'agit plutôt de deux types de superstitions opposées et Lord Dunsany préfère la version païenne.
Les hommes du parlement voulaient de la magie, d'abord ils sont mécontents parce qu'Orion ne s'intéresse qu'à la chasse comme ses ancêtres et lorsque sa nature magique se révèle, ils prennent peur car cette fois c'est trop. On ne maîtrise pas l'avenir.
Personne ne veut parler du Royaume enchanté, mais tout le monde le connaît, c'est une part de nos rêves et de notre innocence perdue. Un magnifique conte à ne pas manquer.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Rosarius
  22 mai 2012
Parmi les premières oeuvres de fantasy, tel qu'on conçoit le genre aujourd'hui, La Fille du Roi des Elfes est une romance somptueuse, luxuriante, d'une scintillante beauté. le rythme lent favorise la contemplation — et c'est bien de cela qu'il est question dans cette épopée du rêve.
Lord Dunsany allégorise les différents domaines de la pensée,fantaisie et rationalité, et les réconcilie avec une poésie et une tendresse dans lesquelles il fait bon se prélasser. Qu'importe, alors, que ce récit avance aussi doucement : il n'y a pas de quête urgente, pas d'enjeu d'humanité comme souvent dans la fantasy depuis Tolkien.
J'ai beaucoup apprécié le travail fait par l'auteur sur les animaux, terrestres ou surnaturels, importants ou moins importants : sous la plume de Lord Dunsany, même un rat qui ne fait son apparition que pendant quelques secondes devient terriblement attachant. Les Trolls sont drôles et attendrissants, les Licornes sublimes, et les descriptions de la nature (terrestre comme fabuleuse) d'une richesse et d'une préciosité dignes des plus belles ballades nordiques.
Bel et bien un chef-d'oeuvre, donc.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   05 février 2013
C’est cette magie des temps anciens et pourtant si proches que l’auteur parvient à faire surgir de sa plume, ravissant le lecteur par son style éthéré, envoûtant, mais jamais désuet.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   18 septembre 2019
Je préférerais vous donner un sortilège contre l’eau et faire mourir le monde entier de soif plutôt qu’un maléfice contre le doux chant des ruisseaux que le soir perçoit au loin, par delà les collines, si ténu que ceux qui ne dorment pas ne peuvent l’entendre, mais qui se faufile dans les rêves pour parler des temps anciens et des amours perdus des Esprits de la rivière. J’aimerais mieux vous donner un sortilège contre le pain et faire mourir le monde entier de faim, plutôt que de vous offrir un maléfice contre la magie des champs de blé qui s’étendent en vagues dorées sous la lune de juillet et qui sillonnent, par les chaudes et courtes nuits, d’innombrables choses dont l’homme ne sait rien. J’inventerais plutôt des sortilèges contre le confort, les vêtements, la nourriture, l’abri et la chaleur, oui, c’est ce que je ferais plutôt que d’arracher à ces pauvres pays de la Terre cette magie qui la protège comme un vaste manteau du froid glacial de l’Espace et la défend comme une gaie parure des sarcasmes du néant.
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FolfaerieFolfaerie   10 décembre 2011
Orion se tenait de ce coté de la Terre, du coté des repères des hommes et du temps que nous déclinons en minutes, en heures et en jours. De l'autre, s’étendait le pays des Elfes, avec sa façon si particulière de ne pas le compter. Il appela sa mère à deux reprises et tendit l'oreille, puis recommença... mais pas un cri ni un murmure ne s'échappa du pays enchanté. Mesurant alors l'ampleur de ce gouffre qui la séparait de lui, il se rendit compte qu'il était bien trop vaste, bien trop sombre, infranchissable, à l'image de ces fossés incommensurables qui semblent nous séparer d'un jour passé, ou qui se dressent entre la vie diurne et les rêves, entre les gens qui labourent la terre et les héros des chansons, entre les vivants et ceux qu'ils pleurent. Et la barrière aérienne scintillait, comme si un élément aussi fragile était capable de séparer les années perdues de cette heure fugitive que nous appelons Instant...
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TatooaTatooa   08 avril 2014
Elle dont les malédictions avaient attisé le feu jusqu'à ce qu'il racornît les énormes bûches de chêne, fredonnait désormais une mélodie semblable au vent d'été venu de jardins délaissés aux arbres indomptés, soufflant dans ces vallées jadis adorées par les enfants et perdues désormais pour eux, excepté dans leurs rêves ; une chanson pleine de souvenirs à garder dissimulés, à reléguer au fond de la mémoire, qui tantôt jaillissent brusquement en révélant quelque moment doré de ces années merveilleuses, tantôt nous échappent pour retomber dans l'ombre, ne laissant que de vagues traces de petits pas brillants que nous nommons regrets lorsque nous les percevons. Elle chantait ces midis d'étés lointains, au temps des campanules. Sur cette lande noire perchée en hauteur, elle chantait une chanson peuplée de matins et de crépuscules encore parés de gouttelettes de rosée par l'artifice de sa magie, réminiscences de jours qui, sinon, auraient disparu. (Editions Gallimard Folio SF, traduction de Brigitte Mariot.)
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laulauttelaulautte   13 septembre 2019
Car il est vrai […] que si le charme qui fait une grande part de nos vies (surtout en ses débuts) nous vient des rumeurs amenées du Royaume Enchanté par divers messagers (qu'ils en soient bénis), il n'en est pas moins vrai que retournent là-bas toutes sortes de souvenirs enfouis et de minuscules trésors jadis chéris qui ajoutent ainsi au mystère du Royaume Enchanté. Cela fait partie de la loi du flux et du reflux que la science peut découvrir en toutes choses ; ainsi le feu réduit-il la forêt en charbon qui crée le feu à son tour ; ainsi les rivières remplissent-elles la mer qui les alimente en retour ; ainsi toute chose qui reçoit donne-t-elle en échange. Même la mort.
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laulauttelaulautte   12 septembre 2019
[...] chacun sait que, tout comme les épineux poussent dans la direction contraire à la mer, les champignons vénéneux et toutes les plantes un peu mystérieuses comme les digitales, les molènes, certaines espèces d’orchidées, croissent tournées vers le Royaume Enchanté, quand le hasard les fait pousser à proximité. C’est ainsi que l’on peut, avant même d’avoir entendu le murmure des vagues ou pressenti l’influence du surnaturel, savoir que l’on approche soit du bord de la mer, soit du Royaume Enchanté.
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Video de Lord Dunsany (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lord Dunsany
De la magie, des chevaliers, des elfes, des mondes disparus, des dragons, des barbares, des nains, des fées, des orques? Du Seigneur des Anneaux à Harry Potter, la fantasy semble avoir conquis toutes les formes artistiques et ludiques : bande dessinée, illustration, cinéma, séries avec Game of Thrones, littérature, jeux vidéo avec World of Warcraft, jeux de rôle avec Donjons & Dragons? En plus d?une centaine d?entrées, ce dictionnaire dévoile, pour la première fois, tous les secrets de ce genre majeur de l?imaginaire, en explorant les déclinaisons voisines (fantastique, gothique, science-fiction, steampunk?), les grands questionnements, tous très actuels (impératif écologique, rapport à la violence et à l?ordre, visions du passé collectif?), et les principaux auteurs (Robert Howard, J.R.R. Tolkien, Lord Dunsany, T.H. White, Terry Pratchett ou George R.R. Martin).
https://www.editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/dictionnaire-de-la-fantasy-anne-besson/
28 ?, 448 pages Parution 4 octobre 2018
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