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EAN : 9782234079823
320 pages
Éditeur : Stock (03/01/2018)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 56 notes)
Résumé :
« Silence quand il entra, pas un regard sur lui – il aurait pu être un fantôme. Dehors il pleuvait froid, c’était la tempête. Dockers et pêcheurs désoeuvrés : si cette assemblée d’hommes ne vous dissuadait pas, c’est que vous cherchiez
les histoires. On ne poussait jamais par hasard la porte de l’Anchorage Café, surtout en plein hiver austral, quand les rafales soufflées de l’Antarctique tourmentaient sans répit le sud de la Nouvelle-Zélande. On apercevait d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
BillDOE
  18 novembre 2019
Si le monde a une fin, elle s'appelle Bluff. Les maoris la nomment Murihiku, la queue du monde. Localité à l'extrême sud de la Nouvelle Zélande, ce petit port de pêche accueille un jour un français. Ce dernier embarque sur le navire de Rongo Walker, vieux loup de mer, avec comme second Tamatoa, une montagne de muscle et toute la science du peuple du pacifique, du temps où les blancs n'avaient pas corrompu cette région du monde.
David Fauquemberg raconte cette rencontre fabuleuse entre homme et mer, où les éléments sont les acteurs que l'on ne peut ignorer, course à la pêche miraculeuse de langoustes, dont le court artificiellement haut permettrait au vieux loup de mer de payer ses dettes. Il raconte cette nature dont les autochtones en ont une connaissance antédiluvienne et qu'ils respectent. Il explique aussi cette science de la navigation en plein océan pacifique, à l'aide juste du vol des oiseaux et du reflets des étoiles. Une autre façon d'appréhender le monde, sans la technologie, sans esprit vicié.
Et, lorsque l'homme décide de braver la fatalité d'une nature qui n'offre pas ce qu'il espérait lui voler, la sentence abrupte et inévitable : la tempête.
David Fauquemberg écrit sur la sagesse des anciens et sur le manque d'humilité de l'homme moderne.
Son roman est un voyage, une très belle leçon, à découvrir et à retenir.
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isabelleisapure
  26 janvier 2018
En ouvrant « Bluff », j'ai pris un billet pour un voyage au bout du monde, quelque part en Nouvelle Zélande dans un port de pêche dont le nom est le titre du livre.
« Bluff », c'est l'histoire de trois hommes, le Français, que l'on appellera jamais autrement, Rango Walker le patron pêcheur, propriétaire d'un bon et solide bateau qu'il entretient avec amour et Tamatoa le tahitien, son second.
C'est à l'Anchorage Café que ces trois-là se retrouvent entre deux sorties en mer. Lorsque dehors « Il pleut froid », ils viennent se réchauffer autour de quelques bières et les légendes se racontent encore et encore.
Mais c'est surtout en mer que ces hommes trouvent leur raison de vivre, lorsqu'ils partent plusieurs jours pour pêcher la langouste qui se fait de plus en plus rare les obligeant à prendre de plus en plus de risques.
Ce qui m'a frappée dès les premières pages est la beauté et la puissance de l'écriture de David Fauquemberg.
Les phrases et les mots claquent pour décrire la tempête qui fait rage et tétanise les marins les plus aguerris, lorsque la mer devient aussi noire que le ciel, avec le vent assourdissant qui fait trembler les vitres et l'étrave qui tamponne les vagues et gémit sous l'effort.
« Bluff » est un hymne à la nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus sauvage, mais c'est aussi une formidable histoire d'amitié.
Je remercie les Editions Stock qui m'ont permis de faire cette découverte via NetGalley.
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Bazart
  13 mars 2018
Les univers maritimes sont souvent le moteur de romans d'aventures d'envergure, de Stevenson à la récente Catherine Poulain et son récent et très réussi le Grand Marin.
Et souvent les lecteurs répondent favorablement à ces envies de grands large et d'intenses et immenses espaces maritimes.
En nous immergeant au bord d'un cargo de peche qui longe les côtes méridionales de la Nouvelle-Zélande, le français David Fauquemberg marche sur les traces de ses glorieux ainés.
Il nous entraine dans le sillage du Toroa., propriété du skipper maori Rongo Walker, qui s'est spécialisé dans la pêche à la langouste, ammaré à la ville de Bluff ( d'où le titre du livre, cité portuaire de nouvelle Zélande.
ON sent que l'auteur connait son affaire pour nous emporter avec lui dans les flots marins en plein hiver austral et dans la vie à bord de cette embarcation pas comme les autres.
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Tout du long du périple, David Fauqemberg ne lésinera pas sur les avaries diverses et variées rencontrées par l'équipage et se montre particulièrement à son aise pour décrire la nature dans ce qu'elle a de plus majestueuse et terrifiante.
L'auteur parvient à alterner peinture précise et poétique des éléments naturels avec les fabuleuses légendes orales des autochtones.
«Les îles, les montagnes de Doubtful Sound étaient emmitouflées dans un brouillard si épais qu'il paraissait solide, il scintillait d'un éclat blanc dans le soleil rasant de l'aube.»
Un roman d'aventure singulier, et mélancolique raconté par le prisme de monologues choraux ( les personnages principaux, mais aussi les personnages secondaires s'expriment à tour de rôles), dans laquelle la poésie Polynésienne donne un coté aussi exotique que fascinante à l'ensemble ..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sylvaine
  05 janvier 2018
Quand il arrive à Bluff après 10 mois de marche le Français est au bout du voyage. Il a traversé l'île sud de la Nouvelle-Zélande au départ de Nelson. Arrivé à Bluff Harbor, il est au bout du voyage , nulle part où aller de l'avant , c'est le bout du bout du monde ! Alors quand dans ce bar, l'Anchorage, il croise le chemin et le regard de Rongo Walker le skipper maori et celui de son second Tamatoa le tahitien, il sait qu'une porte vient de s'ouvrir. Qu'y a t'il derrière la porte ? Peu lui importe au fond . ...La campagne de pêche débute bientôt , le voilà enrôlé sur le Torooa , un caseyeur petit mais robuste en route pour la pêche à la langouste...
Certes Bluff est un roman d'aventures mais bien plus que cela . Tout d'abord c'est un hymne à la nature personnage principal du livre, nature où les hommes évoluent certains la respectant "religieusement" d'autres la profanant . Des figures de personnalités océaniennes respectées et respectables traversent le récit, Papa Mau le navigateur capable de voyager sans instruments et se diriger rien qu'en observant le ciel, le vol des oiseaux comme l'ont fait les anciens , Hope Tuwhare le poète et Papa Marii rendu célèbre pour avoir pêché un espadon marlin bleu de plus d'une tonne !. Un magnifique roman, chant d'amour pour ce continent et ses hommes, L'Océanie , un seul pays dont les habitants sont éparpillés sur les différentes îles du continent, unie autour d'une culture et d'une façon de voir la vie, le respect des anciens et des coutumes transmises de génération en génération qui survivent contre vents et marées. Un très beau roman ,
Merci beaucoup aux éditions Stock via Netgalley pour ce partage
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Franckync
  11 octobre 2019
Titre : Bluff
Auteur : David Fauquemberg
Editeur : Au vent des îles
Année : 2019
Résumé : Bluff est la dernière ville à l'extrême sud de la Nouvelle-Zélande. Depuis que ses usines ont fermé, la cité est moribonde et seuls quelques pêcheurs tentent de gagner leur vie sous les assauts des bourrasques venues de l'antarctique. À l'Anchorage café, un étranger s'accoude au bar. Il est français et personne ne le connait. Bientôt embauché sur le navire de Rango Walker, le frenchy va découvrir l'âpreté de la vie des pêcheurs de langoustes.
Mon humble avis : David Fauquemberg est un écrivain aventurier, un voyageur qui parcourt les continents. du pacifique à Cuba, de l'Australie à l'Argentine, l'auteur français fait partie de cette grande lignée d'écrivains tels que Kessel, Stevenson ou Loti. Des auteurs souvent passionnants, qui plongent leurs plumes dans le voyage et les rencontres. J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de Fauquemberg avant de découvrir ce Bluff,  mais le fait que ce récit soit édité par Au vent des îles, l'excellent éditeur tahitien, m'a mis en confiance et après quelques avis glanés ça et là, je me décidais à acquérir ce roman où il était question d'amitié virile, de voyages au long cours et de tempête dantesque. Et puis la lecture, un rythme lent, des descriptions superbes, une amitié naissante, des traversées sans fin. Car Fauquemberg ne se contente pas d'une histoire, ni d'un lieu. de superbes passages de navigation autour des îles polynésiennes parsèment son roman, des légendes sont évoquées et les anciennes fables des peuples premiers du Pacifique ponctuent le récit principal pour faire de Bluff cet objet particulier, unique et dépaysant. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, je me suis enthousiasmé pour ces personnages entiers, j'ai été transporté par le récit et l'écriture élégante de l'auteur. Pour cela et pour les précieux monologues de Rango Walker, évoquant ses terres, ses dieux et ses coutumes, je ne peux que recommander Bluff de David Fauquemberg.
J'achète ? : Oui sans hésitation, en plus d'une histoire de pêche passionnante et de tempête, tu découvriras dans Bluff les légendes polynésiennes, les croyances maories. Tu apprendras que les navigateurs polynésien traversaient le pacifique en se guidant uniquement avec les étoiles, tu parcourras des lagons magnifiques et tu découvriras une culture encore trop méconnue. Et puis le dépaysement et l'élégance, ça n'a pas de prix, non ?
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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critiques presse (1)
LeFigaro   02 février 2018
Les univers maritimes n'ont cessé de passionner les écrivains. David Fauquemberg a mis le cap sur les côtes méridionales de la Nouvelle-Zélande.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   13 avril 2019
Avant de voir mon île, je reconnais toujours son parfum de terre. Je guette l’agitation des arbres à l’horizon, le grondement des brisants, les détritus qui flottent à la surface. Si tu vois du plastique, des objets qui servent à rien, tu sais qu’il y a des hommes !...
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NATBNATB   19 mars 2018
Le Français suivait des yeux son capitaine, mains dans les poches du ciré. Il était heureux de partir, un peu intimidé aussi. Fiordland - ce nom avait acquis au fil des mois l'éclat mystérieux des légendes. Les gens d'ici évoquaient cette région sauvage, aux confins sud de la Nouvelle-Zélande, avec un émerveillement souvent teinté d'effroi. Rien que d'immenses forêts, des lacs et des montagnes, une poignée d'habitants à peine sur des centaines de kilomètres, un climat effroyable - pluie, vent et froid prenaient dans la région des proportions d'apocalypse. Il n'y avait que les pêcheurs pour naviguer dans ces parages. Les tempêtes en mer de Tasman étaient violentes, imprévisibles, on entendait parler de navires en perdition drossés sur les récifs, de chavirages brutaux, d'hommes perdus en mer. Les abris étaient rares sur ces côtes, très éloignés les uns des autres, inaccessibles par vent fort. Mais le Français n'avait pas peur, il serait allé n'importe où avec ce skipper. Surtout, il voulait vivre ça.
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NATBNATB   22 mars 2018
Arbre, laisse tomber tes bras
Ne les dresse pas dans le ciel
Pour implorer cet aveuglant nuage auréolé...

C'est un poème de colère, celui-là, un cri de protestation contre ces foutus pays qui se croyaient permis d'utiliser le Pacifique pour y lâcher des monstres.Les Anglais, les Russes,les Chinois, les Américains bien sûr, qui faisaient exploser leurs bombes à trente milles d'un atoll, nos pauvres cousins recevaient leurs foutues retombées !...Les Français aussi, qui ont violenté les entrailles des Tuamotu. De quel droit tous ces gens polluent-ils notre océan, la nourriture, Kai Moana, qu'il offre à nos enfants ?...
... car ce n'est pas un soleil ordinaire...
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BazartBazart   13 mars 2018
Les hommes pêchèrent toute la matinée, traçant et retraçant le même sillon à portée de rivage.A chaque virement, Rongo Walker posait un pied dehors pour observer le français. Prendre un bleu à son bord, c'était toujours à quitte ou double". Pour qui pigeait vite, et ne gênait personne, 5 vous mettaient la pagaille sur le pont, un danger pour les autres.
Le français s'en tirait pas mal, on parviendrait peut etre à en faire un pécheur.
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sylvainesylvaine   04 janvier 2018
L'art est une chose d'une grande humilité, il ne prétend jamais être au-dessus du reste. On a beau être artiste, on est de la tribu. Et puis ceci: un poème est aussi difficile à tendre qu'un pont suspendu. Ils aident les gens à traverser.
p 79
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Vidéo de David Fauquemberg
Lagos, mégalopole tentaculaire du Nigeria, en Afrique de l'Ouest. 20 millions d'habitants, développement délirant, inégalités faramineuses, corruption et violence à tous les étages. Après Lagos Lady, Leye Adenle en fait l'héroïne incandescente et tragique de son nouveau livre, Feu pour feu. Roman noir, roman d'action, polar politique et sociologique, féministe et spectaculaire, un feu d'artifices.
A LIRE : Feu pour feu de Leye Adenle, traduit de l'anglais par David Fauquemberg, éd. Métailié.
UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat Christine Ferniot
RÉALISATION Pierrick Allain
TÉLÉRAMA - MAI 2020
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