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ISBN : 2211201962
Éditeur : L'Ecole des loisirs (25/05/2010)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 292 notes)
Résumé :
Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq.
Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l'occasion avec son ami Gnome de la Chasse d'eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demande... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
claireo
  28 avril 2017
Ce roman regroupe les quatre tomes parus précédemment à l'école des loisirs. La couverture est très belle, et on retrouve avec plaisir Enid, Hortense, Bettina et Geneviève, ainsi que Charlie, leur soeur aînée qui s'occupe d'elles. Une sympathique histoire d'adolescentes, avec leur lots d'aventure, d'histoire d'amour et de mystère.
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Perry
  23 mars 2012
En premier lieu (et comme souvent), j'ai flashé sur la couverture de ce livre. Les couleurs, la symétrie, la maison ancienne…Ensuite c'est le titre qui m'a parlé : Quatre soeurs. Une histoire de famille, spécialement de soeurs, ça m'intéresse. M'entendant moi-même très bien avec mes frères et soeurs, je trouvais cela amusant de mettre en scène la vie, le quotidien de ces cinq soeurs (oui, en réalité elles sont bien cinq et non pas quatre).
Ce roman est découpé en quatre parties, une pour chacune des plus jeunes soeurs : Enid, Hortense, Bettina et Geneviève. La plus âgée, Charlie, s'occupe de tout dans la maison, veille sur les autres, elle n'a donc pas de partie à elle, même si elle reste un personnage capital dans le livre. le fait de voir l'évolution de ces jeunes filles sans leurs parents, décédés dans un accident de voiture depuis peu, du point de vue de quatre soeurs différentes est très intéressant. En effet, on aborde les choses d'une autre façon à chaque fois, en fonction de l'âge et du caractère de chacune des soeurs Verdelaine. le livre commence avec la plus jeune, Enid, 9 ans, pour qui on s'attache très rapidement. J'ai aimé suivre ses aventures de petite fille qui deviennent de vraies expédition et ses discussions avec le Gnome de la Chasse d'Eau. S'ensuivent ensuite toutes sortes d'histoires d'amour, d'amitié, mais aussi des galères, des chagrins, de la poisse, des visites, des incertitudes et beaucoup d'humour.

L'auteur fait preuve d'originalité dans son écriture qui rend la vie des soeurs Verdelaine très réaliste, comme si elles habitaient tout près, dans leur maison de la Vill'Hervé, au bord de la falaise. Les jeux de mots, les expressions enfantines donnent une certaine légèreté, une insouciance au roman qui part pourtant d'une situation tragique : la mort des parents.

J'ai beaucoup ri, je me suis retrouvée un peu dans chacune des soeurs Verdelaine, j'ai aimé les suivre dans leur chemin, les voir grandir et changer. On est complètement intégré dans l'univers des soeurs, on connait leurs habitudes, leurs « codes » (‘Branle baaaaaaaas' lorsque la Tante Lucrèce, leur tutrice légale, débarque) on assiste à leurs engueulades, on compatit pendant les pannes de chaudière…bref, on embarque dans leur monde et il y a ce petit pincement au coeur lorsque l'on referme le livre.

La dernière partie, l'Eté, axée sur Geneviève est peut-être celle que j'ai le moins aimé parce que ça s'éloignait un peu de ce à quoi l'auteur nous avait habitué. En effet durant les vacances, les soeurs sont séparées (certaines sont à Paris chez les cousins, d'autres sont à la campagne avec des amies…) et je n'ai pas retrouvé la petite routine de la Vill'Hervé qui m'a tant charmée.
Je n'ai, à part cela, rien à reprocher à ce roman, très facile et agréable à lire et qui peut plaire à un large public. Un très bon moment plein de malice.
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Thyuig
  11 janvier 2014
Quatre soeurs, non, cinq soeurs, quatre tomes, quatre saisons. Malika Ferdjoukh livre avec ces quatre romans une somme plutôt égale sur la vie de famille "sans les parents". le parti-pris est intéressant avec un postulat finalement assez fréquent en littérature jeunesse : l'orphelinisme comme piège à enfant. En effet, comment savoir où situer la barrière légale sans le garde-fou parental ? Ferdjoukh s'amuse avec cette notion mais va très vite la brouiller en faisant intervenir stratégiquement l'image spectrale des parents lors de situations particulières.
Du coup, c'est un peu facile, tous ces enfants livrés à eux-mêmes mais qui ne font réellement jamais trop de bêtises, protégés par leurs bons fantômes. Il faudra à Ferdjoukh l'addition de personnages secondaires -les cousins, les copines, les petits-copains- pour que le danger guette enfin la Vil'André.
C'était là seulement la partie ouvertement critique du livre, motivée par un quatrième roman, Geneviève, pas vraiment au niveau des trois précédents et qui pioche dans la facilité en rendant chaque situation abracadabrante. Sans vouloir en dire trop, une chute d'échelle, une chute d'immeuble, une prison, un enfant qui parle aux animaux...., tout ceci éloigne sensiblement de la gentille cacophonie realistico-fantastique des premiers tomes.
Alors pourquoi c'est si bien, quand même ?
D'abord parce que Ferdjoukh se régale avec ces cinq nanas dont les caractères de base ont été soigneusement pensé pour en faire des archétypes faciles à manipuler. Il y a Enid, la petite soeur. Ca suffit à la définir, elle est la plus petite dans tout et la candeur va donc accompagner chacun de ses choix. Hortense l'intello, mais aussi l'ultra-sensible. Elle est celle qui va faire le plus progresser le groupe par ses rencontres, ses émotions et son intelligence. Betina, la gentille adolescente idiote. L'archétype le plus hilarant dans les deux premiers livres; Elle est méchante, vacharde, terriblement humaine. Ferdjoukh se servira magnifiquement de ce caractère faussement désinvolte en stigmatisant parfaitement l'adolescence "méchante" chez les filles. Geneviève est la bonne âme, dévouée, parfaite en tout : belle sans le savoir, attentive sans y attacher d'importance, finalement, Ferdjoukh ne l'utilisera pas si bien que ça dans le quatrième tome où elle l'égarera du droit chemin un peu facilement.
Enfin Charlie, l'aînée, magnifique personnage qui doute, d'abord parce qu'elle sacrifie sa jeunesse à ses soeurs, ensuite parce qu'il faut faire bouffer tout ce monde, et enfin parce que l'amour commande parfois les choses les plus imbéciles et les moins évidentes. Il y a un peu confusion avec Geneviève dans le dernier tome si bien que le rapport des deux aînées se brouille à charger deux personnages des mêmes problématiques.
Alors, pourquoi c'est si bien ?
La langue, belle, précise, vive, qui rythme et qui chante superbement ces petites histoires. Ferdjoukh prend un soin malin à refermer chaque porte qu'elle ouvre et fait ainsi de ses récits des modèles de cohérence narrative. le vocabulaire est riche, les évocations belles et sensibles, nul besoin d'aller chercher midi à quatorze heures, les phrases courtes font mouches et les dialogues sont justes.
En bref, trois tomes parfaits et un quatrième qui déraille, qui n'est plus tout à fait dans le ton, qui méritait autre chose, d'autres personnages et de laisser ces cinq soeurs en dehors de cette fantasmagorie.
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Rebus
  27 novembre 2016
Cinq soeurs unies, vivant ensemble après la mort de leurs parents : Charlie l'aînée, 23 ans, qui porte la maisonnée à bout de bras, Geneviève, 15 ans, pragmatique, Bettina, 13 ans, l'Ado avec un grand A, Hortense, 12 ans, amoureuse des livres, et Enid, 9 ans, fantasque et rêveuse.
Cinq soeurs, toutes différentes
Les quatre tomes des aventures des soeurs Verdelaine sont réunis dans cette jolie intégrale, au rythme des saisons, au rythme de leur vie à la Vil'Hervé.
La vie de cinq nanas à des âges différents, avec leurs incertitudes, leurs préoccupations et aspirations. Des rencontres, des amours,des rêves,de l'émotion aussi.
Malika Ferdjoukh a une plume vive et légère. C'est drôle, c'est réaliste, surtout fantaisiste et poétique. On s'attache avec plaisir à ces soeurs et à leur monde. J'ai passé un très joli moment de lecture.
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ederlezi
  03 août 2018
Ma libraire me l'avait chaudement recommandé, le qualifiant de "petit bijou".
Perle, pépite, ou tout autre substantif se rapportant à ce qui est rare et précieux conviendrait aussi, à mon humble avis de lectrice totalement conquise. Tellement conquise à vrai dire, que m'essayer à une critique de ce chef-d'oeuvre m'a longtemps semblé impossible. Mais tellement conquise aussi, qu'il me paraissait terriblement ingrat de ne pas essayer, ne serait-ce que pour remercier l'auteure d'avoir créé pareille merveille.
Donc nous y voilà.
Le secret des très bons livres me semble assez similaire à celui des très bons plats : outre le choix et la qualité des ingrédients, tout se joue dans l'équilibre des saveurs. Or ce livre en est un très beau spécimen d'équilibre des saveurs.
Sachant que l'histoire débute avec cinq orphelines - très fraîchement orphelines je précise - il y avait quand même de quoi craindre l'inondation lacrymale. Ce n'est pas le cas du tout. Mais - et ceci est très important à mes yeux - ce n'est pas non plus le contraire. Car quoi de plus irritant que l'excès de mièvrerie, sinon l'écueil inverse, à savoir la purge des sentiments ?
La littérature jeunesse s'expose plus souvent que la littérature adulte au sentimentalisme à outrance, mais la littérature adulte, à trop vouloir se différencier de cette littérature jeunesse qu'elle considère comme un sous-genre, engendre quant à elle pléthore de plumes froides, incapables de (me) transmettre la moindre émotion, parce qu'elles confondent excès de sentiments et sentiments tout courts. Je ne sais pas pour vous, mais moi, la noirceur sans nuances m'écoeure tout autant que le rose sans touches sombres.
Trêve de digression, revenons au tour de force accompli par l'auteure, à savoir commencer son récit par le décès des parents sans faire de cet évènement l'élément majeur du récit.
La mort des parents ne sera pas un poids qui plombera le récit. le deuil est à l'oeuvre en chacune des soeurs mais se découvre par petites touches, avec finesse, sans jamais nuire à la fraîcheur et au pétillant des petites et grandes péripéties du quotidien. La douleur, toujours présente en toile de fond, se laisse parfois oublier pour réapparaître plus mordante que jamais à la faveur d'un détail (ceux qui ont lu le livre se souviendront sans doute de la date de péremption des yaourts... cruelle piqûre de rappel parmi d'autres du même acabit).
La construction des personnages est elle aussi de très très bonne facture. Certes, le récit a un avantage : il repose sur cinq soeurs (oui, l'aînée étant passée tutrice de la fratrie, elle dégage du compteur semble-t-il, mais attention, elle demeure l'un des ingrédients indispensables à cette délicieuse alchimie familiale). du coup, on est à l'abri d'un personnage "surchargé", polarisant tous les clichés imaginables (ou les faux contrepieds) auxquels certains auteurs recourent maladroitement pour donner de l'épaisseur à leur héros. Les personnages sont hauts en couleur, mais pas stéréotypés. Ce n'est pas que Malika Ferdjouk ait aboli les clichés, car les clichés ont leur raison d'être et cette grande dame sait sûrement que les éviter à tout prix aboutit paradoxalement à quelque chose de guère mieux.
Ici, les clichés sont présents juste ce qu'il faut, ni plus ni moins. Malika Ferdjouk en use avec parcimonie - et pour filer la métaphore de la popote jusqu'au bout, je dirais - comme de simples exhausteurs de goût. Une vraie chef, cette Malika, je vous assure.
Autre écueil évité avec brio, aucune soeur ne vole la vedette à l'autre. D'une part, chacune tiendra le crachoir pour une saison (sauf Charlie, mais Charlie... son statut est un peu à part, elle est comme un fil rouge tissé par la voix des quatre autres). La première édition de l'oeuvre a d'ailleurs été découpée en quatre tomes, chaque tome portant le nom d'une des quatre soeurs et correspondant à une saison. Et croyez-moi, l'alternance des points de vue est rondement menée. Chacune à leur tour, Enid, Hortense, Bettina, et Geneviève nous donneront un accès privilégié à leurs pensées, leurs petits secrets, sans négliger les autres puisque l'existence de l'une et toujours imbriquée dans celles des autres.
Ce en quoi ce livre se distingue des beaucoup de ses camarades d'étagères en rayon jeunesse, c'est qu'il ne recourt à aucun ingrédient magique en tant que tel. Ni créatures magiques ni sorcières ici, pas la plus petite allusion à une prophétie pondue par je ne sais quel mage barbu, pas de voyage dans l'espace ou dans le temps. Je n'ai rien contre la Fantasy ou la dystopie, je suis une fan d'Harry Potter de la première heure, donc loin de moi l'idée de fustiger les livres qui intègrent ces éléments à leur récit. Mais force est de constater qu'il ne suffit pas de déjouer les lois de la physique et du réel pour que le charme opère. Or le charme des quatre soeurs, fait de problèmes bien réels (de thune, de famille, de chaudière en panne, de boulot, d'école, de météo pourrie et j'en passe) agit mille fois plus sur moi que tous les vampires incompris du monde.
La vie des quatre soeurs, c'est la vie comme elle est, quand on se donne la peine de la regarder avec sensibilité, humour et espièglerie. J'ai une préférence pour les auteurs qui savent nous rendre les objets plus vivants qu'ils ne le paraissent et révéler dans l'apparente simplicité du quotidien mille et une merveille de drôlerie et de poésie.
Quant à l'écriture... que dire? C'est recherché mais jamais pédant, c'est original mais jamais prétentieux, c'est inventif, riche, audacieux, rythmé, bourré de subtilité, d'humour et de tendresse.
Alors... Dévorez, dégustez, savourez, accommodez cette délicieuse lecture comme il vous plaira, mais de grâce, lectrices et lecteurs, offrez sans tarder à votre esprit curieux et gourmand l'explosion de saveurs promise par ce met rare et raffiné.

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critiques presse (3)
Ricochet   08 mars 2017
Il y a du rire et des larmes, de l'amour et de l'amitié, de la mélancolie mais jamais de regrets ni de haine.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Chro   24 avril 2014
On sent néanmoins que la dessinatrice peut encore progresser, à condition qu’elle ne cède pas à la facilité de l’ébauche systématique. Mais c’est toujours un bonheur d’assister à la naissance d’un auteur et on ne peut que se réjouir de cette affirmation qui promet de riches heures de lecture à celles et ceux qui ont gardé leur âme d’adolescent(e).
Lire la critique sur le site : Chro
Lexpress   09 juillet 2013
Après la célèbre série des Quatre Soeurs par Malika Ferdjoukh, voici la suite de leurs aventures sous forme de roman graphique. Un régal pour les préados.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
OliphantOliphant   08 avril 2013
Cette nuit-là fut une nuit de pleine lune.
Bettina alla boire un verre d’eau dans la salle de bains. Au retour, sa pantoufle heurta le bahut. Cela fit un faible poung qui ne réveilla personne. Sauf Désirée.
Désirée dormait mal depuis qu’une brise mer avait secoué deux, trois fois le volet. Elle se leva et sortit sur le palier, laissant Enid endormie dans la chambre. Elle se rendit à pas de loup chez Geneviève, avec l’idée que le lit clos aux épaisses parois l’abriterait des bruits de volet. Elle grimpa les trois marches qui menaient au lit, se glissa sous le drap à côté de Geneviève qui ouvrit un œil, et se rendormit en la prenant pour Enid.
Enid, dans sa chambre, s’éveilla une heure plus tard avec la fringante envie de faire pipi. Elle aperçut de lit de Désirée. Vide. Elle était seule. Même Ingrid et Roberto lui faisaient faux bond. Revenant des toilettes, elle entra dans la chambre de Charlie. Elle roula sous la couette, somnolente, avant de remarquer que là aussi, elle serait seule. Charlie n’était pas dans son lit. Mais Enid avait trop, bien trop sommeil pour se relever et chercher encore de la compagnie. Elle s’endormit.
A côté, éveillé par un rude coup de talon de Désirée qui rêvait de pédalo, Geneviève s’adossa à ses oreillers. Elle distingua le pyjama jaune de Désirée, se demanda comment elle avait pu atterrir là, puis elle se dit que, puisque Désirée se trouvait là, son lit était vacant et elle pouvait donc aller y dormir. Geneviève se leva et se rendit dans la chambre d’Enid. Où il n’y avait personne, dans aucun lit. Geneviève se coucha dans le premier, celui d’Enid. Et dormit.
Hortense, qui avait vu passer l’ombre de Geneviève par l’entrebâillement de sa porte, se leva pour lui faire la causette. Hortense était sensible aux pleines lunes. Mais quand elle fut dans le couloir, Geneviève avait disparu. Hortense alla ouvrir le lit clos. Elle n’y trouva que Désirée qui ronflait en faisant du pédalo. Elle ressortit, vit la chambre d’Enid ouverte et Geneviève dans le lit d’Enid. Hortense se coucha dans l’autre lit, celui de Désirée ; il était vraiment trop petit ; elle alla se réfugier chez Charlie. Mais la chambre était désormais occupée par Enid.
Hortense décida de regagner ses pénates. Surprise. Harry, entre-temps, s’était levé et y avait trouvé de quoi dormir. Il ronflait comme un bienheureux.
Hortense erra deux minutes dans le couloir et… tomba sur Bettina qui avait encore soif, et qui, charitablement, l’invita à partager sa chambre.
Au matin, presque tout le monde se réveilla dans une chambre qui n’était pas la sienne.
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Pays_des_contesPays_des_contes   05 juillet 2012
- Est-ce que je peux dire encore un truc ? réclama Enid. La deuxième chose que je préfère, c’est quand je dis que je m’appelle Julia.
Charlie parut scandalisée.
- Tu as honte de ton prénom ? celui que ta mère et ton père t’ont choisi pour la vie ?
- La vie, c’est long.
- Vous savez bien que c’est le hasard s’ils m’ont appelé Enid.
C’était vrai. Dans la chambre de la clinique où Mme Verdelaine exhibait fièrement son nourrisson anonyme, M. Verdelaine énumérait le dix millième prénom du Dico des Prénoms. Aucun ne leur plaisait. Lucie Verdelaine avait alors formulé une espèce de vœu :
- Le premier prénom de fille qui sera prononcé dans cette chambre sera celui de ce bébé sans nom.
Il s’écoula quelques heures et quelques visites durant lesquelles Lucie et Fred épièrent phrases et paroles. Elle avait eu quelques sueurs froides lorsqu’on lui apporta le dernier best-seller de Myrtille trouvé. Mais le prénom ne fut pas prononcé.
Arriva le moment où Charlie, qui passait voir sa mère en sortant du lycée, alluma la télé à la seconde où un homme braillait sur l’écran : « j’en parlerai à Enid, ma femme. » Il s’agissait d’un film avec Jerry Lewis et Dean Martin. Lucie avait regardé Fred. Et vice-versa. En chœur ils avaient lancé :
- Charlie, voici ta sœur Enid !
Charlie n’avait pas été étonnée outre-mesure. Elle-même devait son prénom à l’héroïne de L’ombre d’un doute. La boucle se bouclait.
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JumaxJumax   09 juillet 2014
- Est-ce qu'elle écoute autre chose que des chanteurs au nom à coucher sous la lune ?
- Si ça la met de meilleure humeur pour faire des chèque...
- Humperdinck.
- Hein ?
- Le nom du crooner. Englebert Humperdinck.
- Un nom pareil ça peut servir de bigoudis.
- Ou de cordes à nœuds.
Elles rugirent.
- Tu peux répéter ? C'est quoi ce nom à coucher dans le métro ?
- Englebert Humperdinck.
- A tes souhaits.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   16 juillet 2010
Geneviève cessa de tapoter et sourit. Elle détailla en silence le visage de sa sœur aînée et se sentit emplie de tendresse et d'admiration. Elle pensa tu as lâché Basile pour un Tancrède dont tu savais que tu ne le suivrais pas. Huit jours de passion que pas de passion du tout. Un centimètre de bonheur, de délices déraisonnables qu'un hectare de quiétude et de modération. Quelle audace. Ma grande. Tout ça pour une baraque en ruines et quatre frangines qui ne valent pas un pet.
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JumaxJumax   08 juillet 2014
Parfois Enid aurait préféré avoir un peu moins de sœurs.
- Deux m'auraient suffi, confia-t-elle a Gulliver [...]
- Si tu n'avais que deux sœurs, tu choisirais qui ?[...]
- J'en sais rien j'ai pas dit que je choisirais.
- Quatre moins deux égale deux. Si deux suffisent celles qui restent sont à mettre à la poubelle.[...] Il faudrait pouvoir faire un roulement, conclu-t-il. Un jour l'une, un jour l'autre.
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