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ISBN : 2070337294
Éditeur : Gallimard (22/06/2006)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Si votre meilleure copine vous offre pour vos trente ans les Mémoires de Lacenaire et un calibre.44 dans une boîte à chaussures, méfiez-vous !
Lisez au moins le mode d'emploi. C'est ce qu'aurait dû faire Fred avant d'abattre le député Rogemoux et de prendre la fuite à travers la Bretagne, en voiture, à vélo, à pied ou en kayak...
Il aurait trouvé le carnet et les étranges QCM d'Alice. Il aurait vu les six balles creuses et les petits papiers. Il n'au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  11 mai 2013
Vous aimez les road-movie ? OUAAAAAIS !!!
Vous adorez la Bretagne - le premier qui dit non sera privé de chouchen pour la peine ? RE-OUAAAAIS !
Alors Plutôt Crever semble taillé pour vous !
Loin de ses univers crus et sanguinolents qu'étaient Haka , Zulu , Utu et autre Mapuche , Férey s'est d'abord fait connaître par le biais de son inspecteur McCash dont il vient ici nous narrer la première enquête .
Un gars , une fille , un drame mortel et voici nos deux potes , Alice et Fred , devant à tout prix se rendre invisibles aux yeux du pitbull borgne de la maréchaussée désormais lancé à leurs trousses , McCash le bien nommé !
Ajouter à cela un deux indépendantistes basques aux leurs , de basques , et vous aurez alors un infime aperçu du délicat paradis journalier les attendant désormais...
C'est rythmé , barré , dépaysant et singulier pour qui aurait une connaissance relativement approfondie des nombreuses contrées Bretonnes traversées , superbe hommage d'un écrivain pour une région qu'il chérit tant . En effet , il est toujours plaisant de se projeter , en compagnie de nos deux attachants fuyards , en des lieux déjà prestement foulés , cela accentuant fortement l'impression d'immersion en un récit n'en nécessitant pourtant nullement !
270 pages de jeu du chat et de la souris . le parfait format , plus , c'eût été de la gourmandise...
Surement pas le meilleur Férey mais déjà les prémices d'une consécration à venir devenue aujourd'hui incontestable .
Plutôt Crever : agréable mise en bouche d'un très grand en devenir...
http://www.youtube.com/watch?v=cfSxZOkYo4o
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marina53
  10 mai 2013
Quelle drôle d'idée ce cadeau d'anniversaire! Un calibre .44 dans une vieille boîte à chaussure, accompagné des Mémoires de Lacenaire! Décidément, Alice, sa meilleure amie, avait d'étranges idées derrière la tête en lui offrant cela. le seul petit problème est que Fred n'a pas lu le mode d'emploi... et il s'en ait servi à mauvais escient en tuant ce député. Bien mal lui en a pris, les voici obligés de fuir Rennes et bourlinguer à travers la Bretagne, à bord de leur Poubelle. Mais ce qu'Alice ne savait pas en volant ce flingue à un ami de Martial, son frère, c'est qu'il appartenait à un terroriste basque et qu'il y tenait plus que tout. Voulant à tout prix récupérer son jouet, nos deux acolytes vont se lancer à leur poursuite. Ils ne seront pas les seuls à leur courir après puisque la police a mis sur le coup le plus Irlandais de tous, l'inspecteur borgne Mc Cash, bien décidé à mettre la main sur l'assassin...
Quel plaisir de traverser la Bretagne à travers ces noms de villages si chers à mon coeur!
Férey nous offre un road-movie endiablé où le malheureux assassin se fait pourchasser par les flics et le frère de son amie. Une course-poursuite à travers la Bretagne et ses îles est alors lancée entre les différents protagonistes. Flic bourru, drogué et mal dans sa peau, Mc Cash est un anti-héros comme on les aime.
Avec ses dialogues pertinents, un rythme soutenu, des héros tous plus ou moins au bord du gouffre, Plutôt crever est un polar noir et enlevé à l'atmosphère sombre et décalée.
Première incursion dans le monde de Férey dont je ressors comblée...
Plutôt crever... heu... plutôt le lire...
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mcd30
  15 juin 2018
Je viens enfin de lire mon premier Caryl Férey, depuis le temps que je lis les critiques des babélionautes sur le site, il était temps. Il se lit très vite et permet de passer un bon moment.
Mc Cash est un flic au comportement autodestructeur envers lui-même mais plein d'humanité envers ceux qui le mérite. Il a établi ses propres tables de la loi et agit selon sa conscience.Il enquête sur deux chiens perdus sans colliers, qui se sont reconnus et veulentsauver un des leurs. Mais une enfance à la va comme je te pousse en à fait des marginaux plutôt révoltés et impulsifs qui ne se rendent pas toujours compte de la gravité et des conséquences de leurs actes. Ils vont avoir maille à partir avec des membres de leur entourage qui ne leurs veulent pas que du bien . Ces derniers n'ont qu'à bien se tenir car Mc Cash est dans les parages prêt à rendre sa justice sans le moindre retard.
J'ai apprécié cette histoire, je n'ai pas cherché les incohérences et je me suis laissée porter par l'histoire sans plus. La lectrice que je suis en lira d'autres car j'ai entendu dire beaucoup de bien des autres titres plus aboutis apparemment.
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Renod
  21 mai 2018
« C'est un cadeau un peu spécial… » prévient Alice pleine de malice en tendant un paquet à Fred. Dans la boîte à chaussures emballée de papier journal, Fred découvre un Smith & Wesson, six balles de gros calibre, les Mémoires de Lacenaire et une trousse de couture comprenant deux petites pinces d'acier, un stylo, du papier à cigarettes et une épingle à chapeau. Fred est interloqué, le lecteur aussi. En quoi consiste le jeu proposé par Alice ? Les deux amis n'ont pas le temps de tergiverser, un événement fortuit et tragique va les contraindre à prendre la fuite. Les voilà partis pour une longue échappée à travers la Bretagne, en Argoat comme en Armor. Les activistes basques et le policier qui les ont pris en chasse ne leur laisseront aucun répit.

J'ai découvert Caryl Férey avec ses romans "Mapuche" et "Condor" et je l'avais cantonné dans mon esprit dans la case du bourlingueur. J'ai ouvert "Plutôt crever" sans trop savoir à quoi m'attendre. Je l'ai fermé agréablement surpris. le roman est porté par une idée ingénieuse qui va servir de fil conducteur à un récit mouvementé. C'est loufoque et pertinent puisque le fond du roman repose sur l'idée d'une catharsis. Fred et Alice sont des personnages très attachants, tout comme le héros McCash. le policier a tout pour me plaire : Irlandais de naissance, policier en activité à Rennes, tournant aux amphétamines, électron libre, doté d'un sens profond de la justice. Autre atout du livre, son cadre, la magnifique Bretagne, qui sera parcourue d'Est en Ouest, du Nord en Sud. Vous m'avez compris, j'ai été conquis par ce road-movie porté par une idée originale, un vent de fraîcheur bienvenu dans l'univers du polar français.
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nadiouchka
  27 décembre 2017
Ayant rencontré une nouvelle fois Caryl Férey lors du dernier Festival du Polar à Villeneuve-les-Avignon, j'en avais profité pour discuter un peu avec lui et lui faire dédicacer « Plutôt crever » qui se trouvait chez moi, bien sagement, depuis un certain temps, à côté de ses autres livres.
Ce qu'il m'a expliqué de cette nouvelle édition est écrit en page 13 : « Pourquoi reprendre un texte quinze ans plus tard ? Ça faisait longtemps que je comptais revenir à ce roman ; les défauts de « Plutôt crever » me sautaient aux yeux. Je le savais en le rendant à mon éditeur de l'époque, mais ce dernier attendait la suite néo-zélandaise de Haka et n'avait pas le temps de travailler sue ce texte bancal, me renvoyant à ma solitude d'écrivain anonyme. (…) Si l'on rate un roman, il vaut mieux le retirer de sa bibliographie, ou le revoir du sol au plafond si l'on estime que ça vaut le coup. J'ai la faiblesse de croire que « Plutôt crever » mérite ce détour». En effet, pas du tout satisfait du premier ouvrage ça le dérangeait quelque peu.
Cette fois, c'est en Bretagne que l'histoire a lieu, donc moins loin que pour Haka, Zulu, Mapuche et autre Utu, mais c'est bien sûr un polar. Pourquoi changerait-il notre Caryl ? Sa réponse serait certainement : « Plutôt crever ».
Nous participons ici à un road-movie avec Fred et Alice. Petits boulots, petits forfaits pour Fred à qui Alice offre un bien étrange cadeau d'anniversaire : une boîte à chaussures contenant un Smith et Wesson, un « mode d'emploi », cinq balles, une épingle à cheveux, deux pinces, un paquet de feuilles de cigarettes et le livre de Lacenaire (escroc et criminel français, guillotiné à Paris en 1836).
C'est un cadeau plutôt particulier mais Fred va tuer le député Longemoux avec le revolver. C'est alors que la vie des deux jeunes gens va basculer car ils vont prendre la fuite, une fuite éperdue à travers la Bretagne pour tenter d'échapper à l'implacable policier borgne, Mc Cash qui ne lâche jamais le morceau : « Plutôt crever ! ».
C'est une cavale où on trouve des personnages assez caricaturaux (un certain érotisme, un peu d'humour et de poésie), très bien décrite et qui laisse le lecteur assez pantois car les moments de répit n'existent presque pas, ce qui fait que l'on ne s'ennuie même pas une seconde.
Il faut dire aussi que Mc Cash est bien étrange : d'accord il est borgne ce qui lui donne un air de pirate et là il n'y peut rien – mais d'un côté il est aussi un grand amateur de Nietzsche et d'un autre côté, bien que flic, il carbure aux amphétamines dérobées dans les locaux de son commissariat (il s'est trompé d'étagère en les fauchant et elles lui donnent la nausée car elles sont frelatées) – il est plutôt alcoolique mais son atout réside dans le fait qu'il a une intuition infaillible. C'est un fin limier qui se lance sur la trace des fuyards et les traque jusqu'au bout.
Bien entendu nous avons quelque scènes un peu hard du point de vue des descriptions de terreur et de mort. N'oublions pas que c'est un polar. Mais on y trouve également une petite note d'espoir, ça change.
Qui ne connaît pas encore Caryl Férey (cela m'étonnerait), sera un peu surpris par la violence mais c'est bien ce qui fait tout le succès de cet auteur attachant, tout simple et au regard un peu mélancolique. Et même si ce livre a été entièrement revu, je ne l'en trouve que mieux, en effet.
Si cette incroyable épopée a l'air assez invraisemblable, il ne faut pas oublier qu'elle est entièrement sortie de l'imagination féconde de l'écrivain.
Je me rends compte qu'il peut m'emmener à n'importe quel endroit sur terre, je continue à le suivre. Vous aurez compris que je suis une inconditionnelle de l'auteur.
Alors, si on me suggère d'arrêter de le lire, ma réponse sera : « Plutôt crever ! ».
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   14 juin 2018
Angélique était une femme redoutable, tant physiquement ( ils s'étaient rencontrés dans un cours de krav-maga, la technique de combat des tueurs du Mossad) que moralement ( en guise d'adieux, elle lui avait révélé avoir couché avec un de ses rares amis). ...

... La liberté, c'est le droit de se tromper, disait Brel. Mais se tromper de la même manière une deuxième fois confinait à la bêtise ou à la névrose. Angélique était déjà revenue, elle ne le ferait pas une seconde fois : plutôt crever.

P.164
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mcd30mcd30   13 juin 2018
Les parents faisaient partie de ces gens que la fusion rend mauvais.
Inconscients, inconséquents et égoïstes, ils ont semé des enfants comme on plante des fleurs dans la mauvaise herbe: pour voir si ça pousse. Et quand ça poussait, ils laissaient le bouquet aux grands-parents, les Viocs, qui, ravis de la récolte, s'occupaient de notre éducation.
... Avec le recul, ils me font penser à ces scorpions qui, lorsqu'une de leurs larves tombe du dos qui les porte, choisissent de la dévorer.

P. 81
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gruzgruz   18 décembre 2012
Il y a une passion commune aux gens qui n'en ont pas : celle de se plaindre.
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nadiouchkanadiouchka   28 décembre 2017
Dans cette affaire, Nietzsche l’avait un peu aidé :
Le sceptique parle :
La moitié de ta vie est passée
L’aiguille tourne, ton âme frissonne !
Longtemps déjà elle a erré,
Elle cherche et n’a pas trouvé – et la voici qui hésite ?
La moitié de ta vie est passée :
Elle fut douleur et erreur, d’heure en heure !
Que cherches-tu encore ? Pourquoi ?
- C’est justement de que je cherche – ce que je cherche !

A l’ombre du grand homme, voilà qu’il lui poussait des envies…
P.185
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CrossroadsCrossroads   05 mai 2013
Tour de France : le régional de l'étape de déclarer : " plus les jours y passent , mieux je me sens bien " .
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Videos de Caryl Férey (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caryl Férey
"Condor live" concert littéraire interprété par Bertrand Cantat, Manusound et Marc Sens d'après Condor le livre de Caryl Férey au théâtre Jean-le-Bleu le 25 septembre aux Correspondances de Manosque 2016 Réalisé par Ludovic Fortin/Timedia pour les Correspondances de Manosque
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