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ISBN : 2266222929
Éditeur : Pocket (03/10/2013)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Comment être en même temps un amoureux de ta nature sauvage, un citoyen soucieux de l'environnement et un chasseur dans la plus pure tradition américaine? C' est en partie pur répondre à cette question mais surtout pour réaliser un rêve d'enfant que Jim Fergus a décidé, au début des années 1990, de parcourir le continent nord-américain comme le faisaient les anciens Indiens nomades à la poursuite du gibier. Il a ainsi sillonné les Interstates et les dirt-roads d'une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
keisha
  22 mars 2012
Au début des années 90, Jim Fergus décide de réaliser un de ses rêves: partir dans un camping car pour sillonner une bonne partie des Etats-Unis, accompagné de son labrador Sweetzer, et chasser le gibier à plume, bécasses, gélinottes et autres... Non, il ne s'agit pas tout à fait d'un recueil de chasse écrit par un méchant qui tire sur tout ce qui bouge (et s'envole), mais plutôt d'un bouquin vagabond d'un amoureux de la nature et des grands espaces, qui nous promène des grandes plaines de l'ouest aux forêts de l'est, puis dans des contrées plus humides en Louisiane ou plus arides au Texas. Il chasse seul (avec la jeune Sweetzer) ou chez des amis (tels Jim Harrison, Richard Ford ou Jim Weaver, pote de Dan O'Brien), voire des amis de simples relations ou des gens de rencontre. Souvent de vrais gentlemen respectueux des quotas de chasse et fins gourmets quand il s'agit de consommer les oiseaux (recettes dans le livre), plus rarement des types peu fair play avec le gibier.

Jim Fergus l'avoue, il tire mal, il rate beaucoup, et parfois volontairement, préférant admirer ou méditer que vraiment chasser. Il n'a pas le sens de l'orientation, ce qui donne un amusant chapitre où il erre plusieurs heures, complètement perdu!

Evidemment il aime cette chasse, la défend contre les arguments des non-chasseurs, considère que si un oiseau va tomber entre les griffes d'un prédateur, pourquoi pas l'homme? (rappelle que les chats tuent plus d'oiseaux que les hommes, non mais!) et cite "un autre écrivain naturaliste et chasseur, John Madson : "J'écouterai toujours avec respect un antichasse qui flingue deux paires de bottes par saison.""

Jim Fergus m'a donné une furieuse envie de balade nature, avec chien mais sans fusil, et le respect des vrais chasseurs connaissant bien le fonctionnement de la nature et de ses ressources. Son récit fait un peu penser à Almanach d'un comté des sables, d'Aldo Leopold, en moins pointu peut être.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Loutre_des_Rivieres
  28 mars 2015
Avec son chien Sweetzer, son fusil et son van aménagé, Jim Fergus parcourt en solitaire pendant quelques mois une grande partie des espaces sauvages américains et emmène le lecteur dans son voyage.
Complètement étrangère au monde de la chasse, voir plutôt sceptique et dérangée par cette pratique, je me suis laissée emportée dans ce merveilleux récit dans lequel Jim Fergus évoque merveilleusement sa passion, la chasse aux gibiers à plumes, qu'il pratique de manière traditionnelle et surtout avec un amour profond pour la nature, l'écologie, la marche, la faune, la flore et la cuisine.
Il nous fait vivre de sacrées rencontres (notamment avec quelques grands auteurs américains, comme lui chasseurs) et nous balade dans plus d'une vingtaine d'états, dans des paysages totalement différents.
Son récit tantôt épique, tantôt bucolique, parfois pédagogique ou revendicatif est absolument savoureux et est sans conteste, l'oeuvre d'un amoureux de la nature et de la vie.


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LN
  07 mars 2014
Contrairement aux apparences, ce livre n'est pas un livre sur la chasse mais plus sur le charme des rencontres, les contrées traversées, la chasse n'étant au final qu'un prétexte pour gouter à la "vie sauvage". Paradoxalement aussi, c'est cette même chasse qui permet une harmonie avec la nature et avec les oiseaux.

« Je ne vois aucune raison de m'excuser d'être un chasseur, particulièrement à notre époque. Peut-on éprouver pareil émerveillement – fait de douceur et de mystère – devant des aliments sous film en barquette de polystyrène ? Ou devant les blancs de poulet sans os ni peau qu'on trouve aux étals de boucherie de son supermarché ? » (p. 40)

« Ce sont les chasseurs qui accordent une certaine valeur à ces oiseaux et sans cela il n'y en aurait plus, explique Gulion, qui était chercheur dans ce milieu depuis suffisamment longtemps pour avoir compris les réalités de la gestion de la vie sauvage. Sans l'intérêt qu'ils leur portent et la valeur économique qui en résulte, il n'y aurait aucune raison de faire des concessions aux pratiques habituelles de gestion de la forêt. J'espère que les forces anti-chasse ne finiront pas l'emporter, car je vous garantis que ce sera alors le déclin de toute vie sauvage. Il est important que les gens comprennent ça. » (p. 149)

Jim Fergus bouscule donc les idées reçues sur la chasse pour nous conter ses pérégrinations à travers différentes régions, en amoureux absolu de son pays et ce cette nature qu'il souhaite protéger et louer.

Les recettes en fin de chapitre font saliver et sont comme le point d'orgue des récits et de la philosophie de l'auteur : il prône une vie simple, harmonieuse, comblée par un bon repas, une belle promenade et des rencontres amicales. What else ?

« Bécassine grillée
Griller les oiseaux sur des braises de charbon de bois, pendant 6 à 8 minutes. Les retourner fréquemment pendant la cuisson en les arrosant de beurre fondu ou d'huile d'olive mélangée de sauce Worcester, de poivre et de jus de citron. »
Lien : http://www.lecturissime.com/..
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sylvain1975
  30 janvier 2014
Pour ce premier ouvrage (il écrira plus tard le magnifique Mille femmes blanches ainsi que d'autres oeuvres), Jim Fergus, ami proche de Jim Harrison, Tom McGuane et autres écrivains naturalistes plonge dans des souvenirs teintés de fiction pour nous narrer un voyage à travers les Etats-Unis, voyage uniquement dédié à une seule chose, une seule passion : La chasse. Accompagné de Sweetzer, sa jeune femelle labrador mal dégrossie, Fergus va durant cinq mois chasser donc, mais également philosopher, partager, faire de mauvaises ou truculentes rencontres pour assouvir un rêve vieux de trente ans.
Entendons-nous bien : Si sur la forme, à savoir le style de l'auteur, je n'ai aucune réserve (Espaces sauvages renvoie avec bonheur aux grandes pages de Harrison et consorts), j'en ai par contre sur le fond, c'est à dire le thème, le coeur du livre, la chasse donc. Il est certain qu'en tant que carnivore avéré, je n'ai aucun scrupule à manger de la viande. de là à la tuer de mes propres mains... Et c'est bien le fond du problème, je fais partie d'une vaste hypocrisie puisque certains se chargent à ma place de faire le sale boulot. Il n'empêche (et j'adorerais d'ailleurs en discuter avec un chasseur), j'aimerais que l'on m'explique le concept de "noblesse" que certains semblent vouloir brandir comme un étendard lorsqu'ils parlent de la chasse, notion souvent débattue dans l'ouvrage et qui me plonge dans des abîmes de perplexité (je vous renvoie à cet égard dans les révoltantes descriptions de dressage de chiens présentes dans le livre) tant il m'est impossible d'associer amour de la nature et chasse (mon père, ancien chasseur, m'avait souvent présenté avec dédain la plupart de ses compagnons de battue comme des "viandards", autrement dit des idiots uniquement motivés par le sang, utilisant leur fusil comme un prolongement phallique). A défaut de me convaincre totalement, l'ouvrage aura au moins eu le mérite d'amorcer une saine réflexion...
Lien : http://territoirescritiques...
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Danieljean
  02 mars 2016
De son périple de cinq mois à travers le continent nord
américain,accompagné de sa femme ,son chien et son vieux fusil,Jim Fergus va rédiger un journal de voyage où il consigne le récit de ses journées .
C'est un livre haut en couleurs,émaillé de croquis littéraires,décrivant la beauté des paysages américains à travers les hautes plaines ou les forêts profondes .
Cet amoureux de la nature et des grands espaces fait des rencontres avec des personnages qui sortent parfois de l'ordinaire ,au long d'aventures poétiques et parfois cocasses
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critiques presse (3)
LesEchos   06 décembre 2011
On suivra avec bonheur et, souvent, émotion les aventures poétiques ou cocasses de Jim et de Sweetzer sur les traces de la gélinotte des sauges, du tétras des prairies, de la perdrix grise, du faisan à collier, de la bécasse d'Amérique, de la bécassine des marais, de la caille de Virginie, de Gambel ou de Mearns, du canard chipeau, du siffleur ou du pilet, et même de la tourterelle triste.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Bibliobs   28 novembre 2011
Un livre haut en couleur, savant et savoureux (on appréciera la recette de perdrix grise au gin et baies de genièvre de Richard Ford, son vieux compagnon de chasse, et de sa femme Kristina), qui plaide pour un exercice raisonné de ce qui est pour Fergus un plaisir et un art: «Je ne suis pas un obsédé du chiffre. Et je chasse exclusivement des oiseaux. Je suis peut-être une trop petite nature pour tirer de plus gros animaux. Quand il y a trop de sang qui coule, ce n'est pas pour moi.»
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   22 septembre 2011
Avant d'écrire sur les Indiens, Jim Fergus a sillonné son pays comme eux, à la recherche du gibier. L'auteur de Marie-Blanche y a vu une autre Amérique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   02 mars 2016
Je ne peux pas vous dire ce qui fait d'un homme un chasseur. Mais je peux vous révéler comment tout s'est passé pour l'un d'entre eux.
Tout a commencé quand j'étais un petit garçon grandissant dans un faubourg du Midwest. J'étais petit pour mon âge, asthmatique, calme, plutôt timide, solitaire et fréquemment effrayé. La nuit, je faisais une tente avec mes couvertures et je lisais des magazines de chasse avec une lampe stylo, tandis qu'en bas mes parents se disputaient en se criant des choses que ce petit garçon ne voulait pas entendre. Ma mère avait de sombres problèmes d'alcool. Quelques années plus tard, encore jeune, elle devait mourir, d'une mort difficile, toute seule sur un autre continent.
Sous les couvertures, dans ma tanière avec ma torche, j'étais à l'abri. Ma chienne Sugar, un petit welsh-terrier, se faisait un nid à mon côté. Là-dessous, de fabuleux poissons jaillissaient de la surface moirée d'un étang et d'énormes bandes d'oiseaux assombrissaient le ciel au-dessus des champs et des bois, tandis que des chasseurs, confiants et joyeux comme je souhaitais le devenir à mon tour, préparaient de copieux repas sur un feu de camp et dormaient dans une couverture sous les étoiles. Tels étaient mes compagnons, tous fins tireurs et pêcheurs habiles. Bien sûr, plus tard, j'apprendrais que beaucoup des exploits lus dans les magazines ne sont que pure invention. Mais je n'avais pas encore besoin de savoir ça.
J'avais un lance-pierres que j'utilisais pour chasser l'écureuil dans les terrains vagues près de ma maison, mais pendant longtemps je n'en ai jamais réellement touché aucun. J'ai tué quelques rouges-gorges et, une fois, j'ai allumé un feu pour en faire rôtir un au bout d'une pique, comme si j'accomplissais une sorte de sacrement. Déjà, je pensais qu'il faut manger ce qu'on tue et ne pas tuer ce qu'on ne mangera pas. J'avais plumé et vidé ce premier oiseau qui était plutôt délicieux. Mais un voisin vit la fumée du feu de camp et appela les pompiers. Ce fut la fin de mes rouges-gorges grillés. J'eus aussi de sérieux ennuis à la maison.
Un jour, j'atteignis finalement un écureuil, mais il n'était que blessé, il fallut l'achever avec un bâton. Ce fut une affaire assez moche et mal exécutée. L'écureuil souffrit beaucoup. Je le ressentis douloureusement. Même des années après, cela déclenche en moi un malaise quand j'y repense et, aujourd'hui encore, j'éprouve de la répugnance à devoir achever un animal. J'ai en horreur toute souffrance humaine ou animale. Ne pensez pas que le fait d'être chasseur m'empêche d'être aussi sensible.
J'avais aussi une canne à pêche bon marché, en fibre de verre, et j'attrapais des perches dans le lac Michigan. Le lac n'était qu'à quelques mes de ma maison et je pouvais m'y rendre à pied avec ma canne et ma boîte à pêche. Déjà, je rêvais d'une canne en bambou et je convoitais une carabine à air comprimé Daisy BB exposée dans la vitrine du quincaillier. Mais j'étais loin d'avoir l'âge de posséder une arme pareille.
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   28 mars 2015
"Quand j'étais petit garçon, autour de cette ferme l'été, il y avait des milliers d'hirondelles. Mais maintenant, on en voit de moins en moins chaque année. Je ne sais pas ce qui leur est arrivé. Vous savez, à part le bruit des bulldozers, ça devient de plus en plus calme par ici."
Il regarda au -delà de ses terres, le sourcil froncé par des pensées soucieuses. "Les oiseaux essaient de nous dire quelque chose... Et je pense qu'il est temps de commencer à écouter."
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   28 mars 2015
Malgré tous ses voyages et ses amis stars de cinéma ou de littérature, (Jim) Harrison est resté un brave gars du Midwest, un gars costaud avec le menton souvent luisant de gras de saucisse, et du jaune d'oeuf sur la moustache, aussi à l'aise devant un plat de pieds de porc dans sa cuisine que devant une assiette de foie gras dans les plus grands restaurants français.
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afournafourn   19 février 2013
Le puriste n'est jamais compris par ceux qui n'ont pas le contrôle de leur vie...

Sans norme, le mérite n'existe pas et l'homme est capable de sublime pour s'autodétruire.
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archi41archi41   15 juillet 2018
J'ai vraiment appris cette chasse quand j'étais à la fac en Louisiane avec de vrai cajuns et des acadiens du bayou. Ils parlaient entre eux en français. Ils étaient vraiment drôles, intéressants et pittoresque. Tout ce qu'ils faisaient ils le faisaient bien. C'est avec eux que j'ai appris l'art de la chasse dans les marais.
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Videos de Jim Fergus (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Fergus
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, plongez-vous dans l'univers de Jim Fergus autour de son nouveau roman La vengeance des mères, mille femmes blanches T2. Interviewé par L'Actu Littéraire. Retrouvez le résumé du livre ici : http://bit.ly/2finjVU
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