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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2749106494
Éditeur : Le Cherche midi (05/05/2011)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 306 notes)
Résumé :
Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.


1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  15 octobre 2017
Jim Fergus a envie de comprendre l'histoire du personnage de sa mère.
En 1995, il se rend dans la région des Grands Lacs pour rendre visite à sa grand-mère, Renée, âgée de 96 ans, qui a brisé la vie de sa famille et de sa fille, Marie-Blanche, la mère de Jim.
Il va essayer de la comprendre. Née à Senlis, passée par l'Egypte et puis aux Etats-Unis. Renée était tombée amoureuse de son oncle, au caractère destructeur et violent.
Il était entre autres amant de la mère de Renée.
Celle-ci sera toujours incapable d'aimer sa fille, Marie-Blanche dont elle massacrera l'existence.
Marie-Blanche va passer de dépression en dépression et sera minée par la boisson. Autant dire qu'elle-même ne va pas marquer sa famille d'une empreinte heureuse.
Cela paraît terrible mais Jim Fergus nous raconte le destin de ces deux femmes avec énormément de pudeur, j'ai envie de dire du calme, de la sagesse et de la distance amenée par les années.
En lisant son récit, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il était devenu sacrément adulte pour pouvoir pardonner à ce point.
On peut ajouter à cela son plaisir d'écrire car c'est pour moi un écrivain que j'apprécie beaucoup.
J'ai pu le lire dans "Chrysis" et dans "Mille femmes blanches".
Je l'avais entendu parler de ces terribles secrets de familles lors d'une émission littéraire.
C'est un livre très romanesque, qui m'a beaucoup plu au moment où je l'ai lu, à sa sortie en pocket en 2012.
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Roggy
  29 mai 2018
Jim Fergus reprend la plume pour retracer de manière autobiographique l'histoire des femmes de sa lignée. Il raconte leur parcours et dresse en parallèle leurs portraits. Si la construction en deux parties peut dérouter, il y a tout de même quelque chose d'envoûtant et de feuilletonesque dans ce récit.
L'auteur revient sans cesse sur les faits marquants et les répercussions néfastes d'actes commis. Ce roman choral accentue la comparaison entre les générations et les destins de ces femmes.
En fond de toile la France et les Etats-Unis, cet héritage si important dans la vie de Jim Fergus. le colonialisme égyptien et la guerre y marquent également leur destinée.
Dans une sorte de saga familiale tragique, les relations dysfonctionnelles entres les membres engendrent des actes innommables et immoraux tels l'inceste et la pédophilie. Ces actes sont consentis, tolérés, cautionnés, car parfois on préfère rester dans le mensonge afin de sauver les apparences.
Les turpitudes familiales sont minimisées par tous dans une sorte de commun accord tacite au nom de la manipulation.
L'ambiance malsaine est parsemée de passages parfois très crus. le lecteur se retrouve embarqué comme un voyeur, découvrant les bassesses de l'âme humaine, la lâcheté, l'orgueil, l'égoïsme, l'avidité matérialiste, ainsi que la souffrance, les remords, la culpabilité et l'incapacité à maîtriser son destin.
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nadejda
  16 juin 2011
J'ai écouté par hasard Jim Fergus dont je n'avais rien lu, invité du Grand Entretien sur France-Inter le 27 mai. Il m'a bouleversé en évoquant sa mère dont la vie a été brisée et sa grand-mère d'origine française au destin tumultueux. le décès récent de sa compagne dont il a parlé avec émotion, la voix cassée et son évocation sensible de ce passé familial m'ont vraiment donné envie de lire son livre.
Je viens de l'interrompre à la 384 ème page et je me suis forcée pour y parvenir. L'émotion communicative de Jim Fergus ne se retrouve pas dans son roman qui m'a vraiment ennuyé, aucun relief, les personnages féminins que j'imaginais complexes et attachants ne m'ont pas touchée. Une déception à la mesure de l'attente qu'avait su faire naître l'auteur. L'annonce en 4ème de couverture, «Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.», ne correspond aucunement à la lecture que j'ai faite.
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Mimeko
  27 septembre 2015
Avec Marie Blanche, ce sont les destins de Renée sa grand mère, une femme forte et dure et celui de Marie Blanche, la fille de cette dernière que Jim Fergus nous fait découvrir. le récit est construit en alternant le passé des deux femmes pour suivre leur évolution et comprendre les évènements qui vont sceller la personnalité de chacune. René, issue d'une famille de petite noblesse, née en 1899 et bien que représentant une éducation grand siècle, va devoir faire preuve de résilience face aux mensonges des adultes, de leur comportement pervers auxquels elle va s'adapter jusqu'à devenir elle-même manipulatrice et narcissique. Marie Blanche sa fille, peu désirée va quant à elle faire les frais de la personnalité écrasante de sa mère ne trouvant jamais la force de s'affirmer, se contentant d'essayer d'exister mais sans jamais s'épanouir réellement pour finir par se perdre dans l'alcool.
J'ai beaucoup apprécié ce récit de Jim Fergus, même si les évènements concernant la vie de Renée peuvent paraître choquants , ils permettent de comprendre la personnalité sulfureuse et dominatrice de Renée le choix du récit en alternant les deux vies rend quelquefois la compréhension difficile à suivre tant les vies de chacune sont denses, mais ce bémol mis à part, j'ai retrouvé le souffle épique de Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd et après La Fille sauvage, Jim Fergus confirme son grand talent de conteur.



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KRISS45
  03 décembre 2013
Vues de l'extérieur, ces familles riches et célèbres, d'aristocrates et d'industriels feraient presque envie au commun des mortels.
Avec Jim Fergus, nous partons à la découverte de leurs secrets, de leurs folies et turpitudes. A partir du personnage de Marie Blanche, sa mère, il remonte le fil d'une histoire sur trois générations de femmes : Marie Blanche, sa mère Renée livrée à un oncle pervers et sa grand-mère Henriette, frustrée et victime d'un mariage arrangé.
Ce roman où il est question de compromis misérables, de soumission face à des manipulateurs odieux et tout-puissants, d'alcoolisme mondain est habilement orchestré.
Pour illustrer l'ambiance : " Renée se rendit vite compte que, les êtres humains étant des créatures imparfaites, capables de toutes les vanités et de toutes les tromperies, il ne fallait jamais trop en attendre, ni sous-estimer leurs capacités de nuisance". Quel constat amer pour démarrer dans la vie.
J'ai été captivée de la première à la dernière page par ce récit terrifiant et passionnant d'une folie collective familiale, dont Marie Blanche m'apparait comme la victime expiatoire.
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critiques presse (1)
Telerama   16 mai 2012
Après Mille femmes blanches, le romancier américain, né d'une mère française, confirme son grand talent de conteur.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
MasaDreamMasaDream   14 juillet 2019
J'étais à nouveau frappée par l'indifférence de la mort à notre égard, ce corps soudain déserté, cette enveloppe que nous portons tout au long de notre vie et qu'il faut jeter à la fin. Glissant sur une plaque de verglas, un taxi transforme un prêtre en sac d'os brisés ; un feu aveugle s'abat sur un jeune homme qui se trompe de porte, pour ne laisser de lui qu'une masse charbonneuse, une odeur de viande brulée sous la brise de décembre.
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mamansand72mamansand72   07 août 2015
- Je ne sais pas. Ma mère est une forte personnalité. Très intimidante. Elle attend certaines choses des autres, et s’ils ne les font pas, s’ils la déçoivent, alors elle ne veut plus en entendre parler et elle les rejette. Presque tout le monde finit par la décevoir.
- C’est ce qui vous est arrivé, madame ? Elle vous a rejetée ?
- Oui, elle m’a rejetée. Seulement je suis sa fille, et elle ne pouvait pas entièrement se débarrasser de moi. Nous étions quand même obligées de nous voir. A certaines époques, du moins. Et elle me rejetait encore. Je l’ai toujours beaucoup déçue. C’est que je ne suis pas très intelligente, docteur, je n’étais pas douée pour les études. Je ne suis pas non plus assez jolie ; j’ai hérité du grand nez de mon père. Donc, elle m’a fait refaire le nez, et un beau jour, j’ai pris des cours de théâtre - à Chicago. J’ai même eu un peu de succès. Il a été question de faire un bout d’essai à Hollywood, pendant un temps. C’est alors que j’ai rencontré Bill et nous avons pris la clef des champs. Maman ne l’a jamais aimé. Il est originaire de l’Ohio, imaginez ça : de Zanesville ! Un gars sans le sou, qu’elle a toujours traité de paysan. C’est comme ça qu’elle l’appelle. « jamais tu n’aurais dû épouser ce paysan ». La seule chose que j’aie réussie à ses yeux, c’est mon premier enfant, Billy. Elle l’adorait. […]
Elle souhaitait que je quitte Bill, que je suive son exemple et que j’épouse quelqu’un de riche. A l’armistice, Bill est rentré et Billy est mort quelques temps après. Dans un accident. Maman me tient toujours pour responsable de sa mort. Comme quoi il serait encore vivant si j’avais été une meilleure mère. Elle a été déçue au-delà de tout que je le laisse mourir. C’est là que je me suis vraiment mise à boire. L’alcool était mon seul refuge, mon seul ami au monde. On pourrait presque affirmer qu’i m’a sauvé la vie.
- Il vous détruit en même temps, Madame Fergus. Vous en êtes consciente, tout de même ?
- C’est la vie qui me détruit, docteur. L’alcool n’est qu’un de ses instruments, une de ses armes. Faut-il blâmer l’arme elle-même, ou celui qui tire ?

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jeunejanejeunejane   15 octobre 2017
...Vous pensez toujours que je peux renouer avec mes enfants?
- Oui, je le crois. Les enfants ont d'étonnantes dispositions pour le pardon. A condition que vous le leur demandiez...
...nous ne contrôlons pas notre mémoire.
- J'en avais pourtant l'impression. Je pensais que l'alcool évacuait ces choses.
- Oui, mais le bonheur, vous avez dépassé ce stade, madame Fergus. La guérison est maintenant à votre portée.
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musaraneusmusaraneus   13 novembre 2016
La vie mondaine, dans cette ville, me rappelle le chenil ou papa allait acheter ses chiens de "race pure".
Quelques-unes des familles les plus en vue de Chicago servent de matrice, acceptant à l'occasion d'être associées à un étalon ou à une bonne femelle, provenant d'une branche voisine de Saint Louis ou de Cincinnati. On importe aussi parfois du sang bleu -dûment documenté - de Long Island ou du Connecticut, à condition, bien sûr, que ces gentlemen sortent des bons établissements de la Ivy League. Ainsi établit-on des ménages stables, qu'on installe à Lake Shore Drive ou au manoir de Lake Forest, avec une position enviable et une nichée de gamins qui préserveront une lignée exemplaire.
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noursettenoursette   20 juin 2011
Renée s'identifiait au rossignol, enfermé dans une cage. Tant que le chat était incapable de l'atteindre, l'oiseau exerçait sur lui une insondable fascination, et il restait des heures immobile à le contempler. En revanche, s'il réussissait à l'attraper, il le tuerait et perdrait aussitôt tout intérêt pour lui. Quant au rossignol, acceptant son rôle de prisonnier, et la cage qui le retenait, il continuait d'ignorer le chat et de chanter toute la journée.
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Videos de Jim Fergus (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Fergus
A l'occasion de la rentrée littéraire 2016, plongez-vous dans l'univers de Jim Fergus autour de son nouveau roman La vengeance des mères, mille femmes blanches T2. Interviewé par L'Actu Littéraire. Retrouvez le résumé du livre ici : http://bit.ly/2finjVU
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