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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
EAN : 9782749106496
608 pages
Le Cherche midi (05/05/2011)
3.64/5   558 notes
Résumé :
Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 558 notes
Quelle étrange famille maternelle que celle de l'auteur Jim Fergus.
Dans ce roman, il revient sur l'histoire de sa grand-mère et de sa mère. Dès le départ, il explique que tout n'est pas réel, que l'histoire est romancée. Jusqu'à quel point ? J'avoue ne pas avoir compris la haine ressentie envers Renée, la grand-mère.
Que ce soit la grand-mère ou la mère, elles semblent s'être construite toute deux sans amour maternel, avec chacune une pression familiale plus que pesante. Selon moi, elles sont toutes les deux victimes et sont devenues ce qu'elles ont pu !!!
L'écriture de Jim Fergus est toujours aussi attrayante. On se laisse emporter par cette histoire familiale, même si bien souvent j'ai été halluciné par des moeurs dissolus, incestueux, adultères, toxiques...
Je n'arrive pas à définir si ce roman est un hommage de l'auteur à sa maman, ou pas... s'il a cherché par son écriture à trouver des réponses...
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L'appétit ouvert par "May et Chance", j'ai poursuivi ma découverte de l'oeuvre de Jim Fergus par ce livre que l'on pourrait qualifier de biographie familiale romancée, à défaut de trouver un terme plus adéquat. Je précise que j'ai lu la première édition, celle de 2011, ma médiathèque ne possédant pas celle, remaniée, de 2021. Si j'ai bien compris, la présentation n'est pas la même : ici le journal de Marie-Blanche (mère de l'auteur) est intercalé entre la narration de la vie de Renée (mère de Marie-Blanche et donc grand-mère de Jim Fergus). Dans la nouvelle édition il y aurait deux parties successives, et certains ajouts.

En prologue, l'auteur rend visite à sa grand-mère Renée en 1995, dans l'Illinois où celle-ci réside. Très âgée et atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle ne réagit quasiment plus, ce qui n'empêche pas Jim de régler quelques comptes avec celle qui ne l'a jamais aimé, imaginant les réponses qu'elle lui aurait sans doute faites. Et on se rend compte en lisant la suite que ces réponses correspondent bien au caractère profondément égocentrique et perturbé de cette femme dont la vie n'a pas été un long fleuve tranquille...

Dès sa naissance, Renée vit sous le signe du mensonge : son père l'a eu d'une de ses nombreuses maîtresses, une danseuse à laquelle il avait "commandé" un fils. Las, c'est une fille qu'elle mettra au monde, mais comme Henriette Fontarce avait simulé une grossesse en accord avec son mari Maurice (entre autre pour éviter le "devoir conjugal" avec cet époux qu'elle n'aime pas), il faut bien s'accommoder de cette gamine... Entre ces parents qui ne se tolèrent que pour satisfaire aux convenances mais vivent chacun leur vie, Renée grandit comme elle peut, aimée par son père mais négligée par sa mère qui préfère batifoler avec l'oncle Gabriel. Ce qu'elle ignore, c'est que Renée est régulièrement témoin de leurs ébats, et va finir par développer un amour obsessionnel et malsain pour cet oncle au point de se promettre de le voler à sa mère. Et bien sûr, elle va arriver à ses fins, à l'âge où les gamines devraient encore jouer avec leurs amies et pouffer en regardant les garçons de loin. Et pour mieux assurer son emprise sur sa nièce, le bon tonton va dans un premier temps l'adopter (ou plutôt l'acheter à ses parents en échange du paiement de leurs dettes), et prétendra l'épouser un peu plus tard en Egypte. C'est là qu'il va emmener toute la famille, y possédant des plantations de coton et de canne à sucre fort lucratives. Ce sera l'occasion pour le lecteur de découvrir le contexte colonial dans ce pays juste avant la première guerre mondiale. L'histoire de Renée se poursuit entre la France et l'Egypte, de son adolescence à ses trois mariages, d'une guerre à la suivante. En 1920 elle donnera naissance à Marie-Blanche, et quinze mois plus tard à son frère surnommé Toto. Elle les confiera à une nourrice, Louise, et finira par quitter le domicile conjugal pour retrouver Pierre Fleurieu, un ancien amoureux qui deviendra son second mari.

On suit donc parallèlement l'histoire de sa fille Marie-Blanche à travers son journal. Une enfance plutôt heureuse entre le Prieuré, résidence de son père en Bourgogne, et un château en Dordogne, (le château de Marzac, que j'ai visité il y a deux ans, je résidais juste à côté dans un gîte !) propriété de "l'oncle Pierre", second époux de Renée. Celle-ci a fini par renouer le contact avec ses enfants, mais ne cesse de dénigrer cette fille qui ressemble trop à son père, et qu'elle trouve laide et bête. Difficile de se construire avec cette image qu'on lui renvoie sans cesse ! Heureusement son père et son beau-père sont plus indulgents envers elle et la laissent relativement libre de vivre sa vie dans leurs propriétés respectives. Marie-Blanche poursuit ses études à Paris, en pension, puis à Londres quand sa mère divorce de Pierre et se remarie avec un riche américain propriétaire de la Héronnière, dans le Hampshire. Entretemps le fameux Gabriel est réapparu dans la vie de la famille...
Toute sa jeunesse, Marie-Blanche a été ballottée d'un endroit à l'autre au gré de la vie aventureuse de sa mère. Elle finira par céder aux sirènes de l'alcool (on l'apprend dès les premières pages, puisqu'elle relit son journal depuis un luxueux centre de désintoxication en Suisse) et aura trois enfants avec son mari William Fergus. Jim étant le troisième, conçu pour "remplacer" Billy, l'aîné tragiquement décédé à 8 ans.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas dévoilé grand-chose de cette histoire foisonnante (environ 600 pages quand même), à peine quelques points de repère. Elle se déroule sur plus de six décennies, on voyage sur trois continents et on traverse deux guerres. Et on croise une multitude de personnages dont une grande partie font partie de la famille de l'auteur. Certes, c'est romancé, mais je pense que les grandes lignes sont authentiques, en tout cas elles m'ont semblé plausibles. J'espère quand même que le fameux oncle Gabriel n'était pas aussi pervers et incestueux en réalité, parce qu'il est vraiment dépeint comme un être foncièrement nuisible. Certaines scènes ont été vraiment pénibles pour moi, mais le contexte de l'époque était tel que ce genre de comportement était courant, mais passé sous silence pour préserver une réputation, ou des intérêts financiers comme ici. le contexte historique est assez bien replacé, j'ai d'ailleurs appris pas mal de choses sur la colonisation de l'Egypte.

Par contre je n'ai pas été emportée comme dans la saga "Mille femmes blanches", il m'a manqué ce souffle épique qui m'avait transportée sur quatre volumes. Ici, peu de place pour l'imagination, on passe d'un domaine à l'autre, d'un mari au suivant, d'une turpitude à une trahison, c'est un peu lassant à la longue. La version réécrite a peut-être corrigé certains défauts, si je la trouve d'ici quelques années, je retenterai pour comparer.
En conclusion, une lecture intéressante quoiqu'un peu longue, mais que j'oublierai sans doute assez rapidement parce que je n'ai pas réussi à m'attacher à ces deux femmes, le courant n'est pas passé entre nous !

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Jim Fergus a envie de comprendre l'histoire du personnage de sa mère.
En 1995, il se rend dans la région des Grands Lacs pour rendre visite à sa grand-mère, Renée, âgée de 96 ans, qui a brisé la vie de sa famille et de sa fille, Marie-Blanche, la mère de Jim.
Il va essayer de la comprendre. Née à Senlis, passée par l'Egypte et puis aux Etats-Unis. Renée était tombée amoureuse de son oncle, au caractère destructeur et violent.
Il était entre autres amant de la mère de Renée.
Celle-ci sera toujours incapable d'aimer sa fille, Marie-Blanche dont elle massacrera l'existence.
Marie-Blanche va passer de dépression en dépression et sera minée par la boisson. Autant dire qu'elle-même ne va pas marquer sa famille d'une empreinte heureuse.
Cela paraît terrible mais Jim Fergus nous raconte le destin de ces deux femmes avec énormément de pudeur, j'ai envie de dire du calme, de la sagesse et de la distance amenée par les années.
En lisant son récit, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'il était devenu sacrément adulte pour pouvoir pardonner à ce point.
On peut ajouter à cela son plaisir d'écrire car c'est pour moi un écrivain que j'apprécie beaucoup.
J'ai pu le lire dans "Chrysis" et dans "Mille femmes blanches".
Je l'avais entendu parler de ces terribles secrets de familles lors d'une émission littéraire.
C'est un livre très romanesque, qui m'a beaucoup plu au moment où je l'ai lu, à sa sortie en pocket en 2012.
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Jim Fergus reprend la plume pour retracer de manière autobiographique l'histoire des femmes de sa lignée. Il raconte leur parcours et dresse en parallèle leurs portraits. Si la construction en deux parties peut dérouter, il y a tout de même quelque chose d'envoûtant et de feuilletonesque dans ce récit.

L'auteur revient sans cesse sur les faits marquants et les répercussions néfastes d'actes commis. Ce roman choral accentue la comparaison entre les générations et les destins de ces femmes.

En fond de toile la France et les Etats-Unis, cet héritage si important dans la vie de Jim Fergus. le colonialisme égyptien et la guerre y marquent également leur destinée.

Dans une sorte de saga familiale tragique, les relations dysfonctionnelles entres les membres engendrent des actes innommables et immoraux tels l'inceste et la pédophilie. Ces actes sont consentis, tolérés, cautionnés, car parfois on préfère rester dans le mensonge afin de sauver les apparences.
Les turpitudes familiales sont minimisées par tous dans une sorte de commun accord tacite au nom de la manipulation.

L'ambiance malsaine est parsemée de passages parfois très crus. le lecteur se retrouve embarqué comme un voyeur, découvrant les bassesses de l'âme humaine, la lâcheté, l'orgueil, l'égoïsme, l'avidité matérialiste, ainsi que la souffrance, les remords, la culpabilité et l'incapacité à maîtriser son destin.


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Je remercie vivement mes amies de Babelio de m'avoir fait connaître cette fresque familiale , j'avais lu avec passion « Mille femmes-blanches »en 2000 et « Chrysis  »., récemment .

Jim Jergus conte l'histoire de sa famille «  romancée » avec beaucoup de pudeur, de lucidité et de finesse.

Il rend visite à sa grand - mère Renée : 96 ans en 1995 , dans la région des Grands lacs , atteinte de la maladie d'Alzeimer, hébergée chez Vernon et Louise Parker , couple respectable de la classe moyenne: Louise avait été la femme de chambre de Thierry dit Toto , fils de Renée .

Personnalité sulfureuse, dominatrice , au caractère entier , froide et déterminée , souvent méprisante , narcissique , Renée brisera la vie de sa famille , en particulier , celle de sa propre fille Marie-Blanche, née en 1920.
Elle intimidera et manipulera nombre de personnes.

Fille d'aristocrates français désargentés , née le 31 juillet 1899, mariée trois fois, elle a connu un destin hors du commun qui l'a menée de son petit village dans la région de Senlis jusqu'au Etats - Unis en passant par le Caire et l'Egypte où le colonialisme prospérait ...
Le récit, à la fois intime et universel construit en alternance dans le temps avec le journal de sa mère :Marie- Blanche, l'écrivain tente de reconstituer le parcours de sa grand- mère , afin de la comprendre peut- être et de lui pardonner ..

Que ce soit le contexte historique, qui inscrit l'intime dans L Histoire, tout le vingtième siècle pratiquement et deux guerres lors de cette fresque addictive et bouleversante , L'auteur aborde nombre de thèmes : les voyages, les mariages de raison, l'infidélité, l'inceste, la pédophilie ,la perversité, l'égocentrisme , les douleurs d'enfance irréversibles, la froideur, les valeurs négatives de l'aristocratie, les relations dysfonctionnelles perverses , le mensonge, aux actes immoraux et innommables: on préférait Les NON DITS afin de sauver les apparences .

Ces actes sont le plus souvent , ignorés , minimisés, cautionnés parfois, par hypocrisie et aveuglement , on savait mais on ne voulait rien voir!
L'ambiance est malsaine , le lecteur découvre les bassesses de l'âme humaine, la lâcheté ,l'orgueil démesuré, l'avidité matérialiste.

L'argent prime dans ce milieu , la cupidité et le mépris transpirent.

Marie Blanche, humiliée , rejetée par sa mère, rabaissée constamment ,: «  Tu es nulle, pas intelligente » etc... .. détestée par elle, ses manigances et son indifférence la précipiteront dans l'alcoolisme, la dépression, l'internement en hôpital psychiatrique à Lausanne en 1966. ...
C'est une saga addictive et intéressante , les analyses psychologiques y sont fines et bien amenées.
C' est bien écrit fascinant, passionnant , dérangeant, émouvant, sensible et prenant.
On ne la lâche pas ! .

Une fresque sensible de plus de 610 pages Qui prouve une fois de plus que Jim-Fergus fait preuve d'un exceptionnel talent de conteur !
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critiques presse (2)
Lexpress
27 septembre 2021
Restructurée, rallongée, illustrée, voici la deuxième version de cette fiction-fleuve. Que vous ayez déjà lu ou non Marie Blanche, vous vous laisserez embarquer dans cette histoire édifiante qui ressuscite le destin de deux femmes, la grand-mère et la mère du journaliste et romancier américain, surgies d'un monde (celui de la noblesse débauchée) certes suranné, mais aux résonances éminemment contemporaines avec son lot d'inceste, de mépris de classe et de mésentente familiale.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama
16 mai 2012
Après Mille femmes blanches, le romancier américain, né d'une mère française, confirme son grand talent de conteur.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
- Je ne sais pas. Ma mère est une forte personnalité. Très intimidante. Elle attend certaines choses des autres, et s’ils ne les font pas, s’ils la déçoivent, alors elle ne veut plus en entendre parler et elle les rejette. Presque tout le monde finit par la décevoir.
- C’est ce qui vous est arrivé, madame ? Elle vous a rejetée ?
- Oui, elle m’a rejetée. Seulement je suis sa fille, et elle ne pouvait pas entièrement se débarrasser de moi. Nous étions quand même obligées de nous voir. A certaines époques, du moins. Et elle me rejetait encore. Je l’ai toujours beaucoup déçue. C’est que je ne suis pas très intelligente, docteur, je n’étais pas douée pour les études. Je ne suis pas non plus assez jolie ; j’ai hérité du grand nez de mon père. Donc, elle m’a fait refaire le nez, et un beau jour, j’ai pris des cours de théâtre - à Chicago. J’ai même eu un peu de succès. Il a été question de faire un bout d’essai à Hollywood, pendant un temps. C’est alors que j’ai rencontré Bill et nous avons pris la clef des champs. Maman ne l’a jamais aimé. Il est originaire de l’Ohio, imaginez ça : de Zanesville ! Un gars sans le sou, qu’elle a toujours traité de paysan. C’est comme ça qu’elle l’appelle. « jamais tu n’aurais dû épouser ce paysan ». La seule chose que j’aie réussie à ses yeux, c’est mon premier enfant, Billy. Elle l’adorait. […]
Elle souhaitait que je quitte Bill, que je suive son exemple et que j’épouse quelqu’un de riche. A l’armistice, Bill est rentré et Billy est mort quelques temps après. Dans un accident. Maman me tient toujours pour responsable de sa mort. Comme quoi il serait encore vivant si j’avais été une meilleure mère. Elle a été déçue au-delà de tout que je le laisse mourir. C’est là que je me suis vraiment mise à boire. L’alcool était mon seul refuge, mon seul ami au monde. On pourrait presque affirmer qu’i m’a sauvé la vie.
- Il vous détruit en même temps, Madame Fergus. Vous en êtes consciente, tout de même ?
- C’est la vie qui me détruit, docteur. L’alcool n’est qu’un de ses instruments, une de ses armes. Faut-il blâmer l’arme elle-même, ou celui qui tire ?

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J’ai laissé

J’ai perdu la maison qui était ma maison
Perdu le doux chemin qui suivait la rivière ,
Perdu l’été brûlant et l’odeur des moissons
Et j’ai laissé deux tombes au fond du cimetière .

J’ai laissé mon enfance au pied des chênes verts
Et de grands châtaigniers que dorait chaque automne
J’ai perdu la féerie des brouillards en hiver
Et les vastes greniers où mûrissaient les pommes;

J’ai laissé mes jardins, mes champs , mes souvenirs ,
Autant de vieux amis dont j’avais l’habitude ,
Je n’y pourrai , jamais de ma vie, revenir .
Et j’ai laissé mon chien mourir de solitude.

Seigneur, pardonne- moi d’avoir tant de regrets ,
Mais ta main nous reprend souvent ce qu’elle donne.
Voilà longtemps déjà que je souffre en secret ,
Fallait - il qu’à ce point, Seigneur, tu m’abandonnes ?


Pierre de Fleurieu , poèmes ....1930 .
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...Vous pensez toujours que je peux renouer avec mes enfants?
- Oui, je le crois. Les enfants ont d'étonnantes dispositions pour le pardon. A condition que vous le leur demandiez...
...nous ne contrôlons pas notre mémoire.
- J'en avais pourtant l'impression. Je pensais que l'alcool évacuait ces choses.
- Oui, mais le bonheur, vous avez dépassé ce stade, madame Fergus. La guérison est maintenant à votre portée.
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La vie mondaine, dans cette ville, me rappelle le chenil ou papa allait acheter ses chiens de "race pure".
Quelques-unes des familles les plus en vue de Chicago servent de matrice, acceptant à l'occasion d'être associées à un étalon ou à une bonne femelle, provenant d'une branche voisine de Saint Louis ou de Cincinnati. On importe aussi parfois du sang bleu -dûment documenté - de Long Island ou du Connecticut, à condition, bien sûr, que ces gentlemen sortent des bons établissements de la Ivy League. Ainsi établit-on des ménages stables, qu'on installe à Lake Shore Drive ou au manoir de Lake Forest, avec une position enviable et une nichée de gamins qui préserveront une lignée exemplaire.
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Quand on est jeune, il n'y a que le présent qui compte. Il faut attendre un certain âge pour s'intéresser à ce qu'ont fait nos parents et nos grands-parents. Mais c'est en général trop tard.
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