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EAN : 9791093363578
296 pages
Éditeur : Flamant Noir (12/11/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Juillet 1936.
Corbigny, dans la Nièvre. Paul Perrin, alias « Le Bredin », un paysan, sillonne la campagne en quête de femmes qu'il agresse et tue. Peu cultivé, mais rusé, il échappe aux enquêtes de gendarmerie. La mobilisation de 1939 va lui éviter beaucoup d'ennuis...

Juillet 2006.
Un couple de randonneurs est retrouvé décapité sur un chemin, près de Clamecy, dans la Nièvre. L'une des victimes est le fils d'un magnat de la presse parisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  19 janvier 2020
L'histoire commence en 1936, dans la Nièvre, avec un homme fort peu sympathique, Paul Perrin, que les villageois autour surnomme le « Bredin » en gros, le faible d'esprit… pour rester correcte. C'est un sauvage, vivant seul, obsédé par les femmes, dans le sens prédateur bien entendu. On retrouve des campeurs morts brûlés sous leur tente, Arlette, la femme de Fernand, un voisin, est partie, en bicyclette, voir sa mère et n'est jamais revenue… On sait que Perrin est l'auteur des crimes, mais la police de l'époque classe les dossiers, et ce, d'autant plus, que ce profile la drôle de guerre.
Fernand est persuadé que le coupable est Perrin mais comment le prouver ? surtout quand on lui répond qu'elle dû faire une « fugue » et qu'il n'y a pas lui d'enquêter.
La mobilisation arrive et tous les deux sont enrôlés ; Fernand menace Perrin, jure qu'il reviendra de la guerre pour lui faire la peau ou du moins se faire justice. Perrin continue à tuer et à violer, sur le front, alors qu'il est fait prisonnier, et bizarrement le village n'entendra plus jamais parler de lui : il a disparu…
Curieusement, en 2006, des crimes sont commis de manière un peu comparable. On découvre un couple assassiné violemment, la tête tranchée et reposée de manière théâtrale ? crime de rôdeur estime les gendarmes. Mais, le jeune homme est le fils d'un magnat de la presse, Jean-Charles Joris, imbu de lui-même, qui rend visite au garde des sceaux, comme le commun des mortels va promener son chien et il a des moyens de pression : il connaît tous les secrets des politiques, procureur…
Il réclame et obtient, évidemment quand on a le bras long, le transfert des corps à l'Institut Médico-Légal (IML, ça sonne tellement mieux que la morgue !), c'est dire la considération qu'il porte à la gendarmerie de la Nièvre. Il est persuadé que son fils a été assassiné à cause des articles qu'il a publié dans son journal (dont Papa lui a donné la rédaction en supervisant bien sûr).
Selon l'effet domino, du garde des Sceaux au procureur, puis au procureur adjoint, l'enquête est confiée à Boris le Guen (contre lequel le procureur adjoint a une dent comparable à une corne de rhinocéros).
Mais, une femme partie se promener en vélo n'est jamais rentrée alors le mari, qui a racheté à la mairie la maison de Perrin, signale la disparition…
On assiste à une répétition des scenarii de 1936 et 2006 alors imitateur ? le « Bredin » serait-il de retour (il aurait plus de quatre-vingt-dix ans alors on peut douter…)
J'ai beaucoup aimé cette enquête car Didier Fossey alterne les récits de 1936 et 2006, en arpentant les routes de la campagne nivernaise. Il maintient constamment le lecteur en alerte, on se laisse prendre au jeu, au rythme de l'histoire. J'ai trouvé les personnages bien étudiés, sur le plan psychologique, qu'il s'agisse de Fernand, de Perrin, et leur manière de s'exprimer, un style de patois, ou du magnat de la presse
Le commandant Boris le Guen et ses relations compliquées avec le procureur tordu, la manière dont il mène son enquête, en collaborant de manière « amicale » avec la gendarmerie locale, m'ont également beaucoup plu.
En fait, Boris le Guen est un héros récurent dans les polars de Didier Fossey, et j'ai bien envie de lire autres ses enquêtes. Ce livre s'inscrit entre « traque sur le Web » et « Ad unum » si j'ai bien compris. le fait de n'avoir pas lu les autres ne m'a pas gênée mais j'aurais peut-être compris l'animosité du procureur à son égard.
C'est le premier polar de l'auteur que je lis, je ne le connaissais pas du tout, en fait ; je l'ai choisi en lisant le résumé de l'éditeur et c'est une belle découverte. Il ne reste plus qu'à découvrir ses autres titres. Quand le policier me plaît, en général, je veut découvrir tous les livres de l'auteur : cf. Sharko de Franck Thilliez, ou Erlendur de Indridason ou encore Morck de Adler-Olsen pour ne citer qu'eux.
Un grand merci à NetGalley et à Flamant noir Editions qui m'ont permis de découvrir le livre et son auteur dont le riche parcours est atypique.
#CONGÉSMORTELS #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Eroblin
  22 décembre 2019
J'ai été attirée par ce roman d'un auteur que je ne connaissais pas car l'intrigue se déroule dans la Nièvre et que je suis originaire de l'Yonne (département voisin pour ceux et celles qui seraient ignares en géographie !). Corbigny, Clamecy…ce sont des villes qui résonnent en moi et j'ai trouvé amusant que dans ces petites villes si tranquilles, l'auteur fasse vivre un tueur en série. L'histoire démarre en 1936 avec les meurtres horribles commis par un certain Paul Perrin qui parvient à échapper à la gendarmerie malgré les soupçons qui pèsent sur lui. Puis il disparaît pendant la campagne de 1940…. Soixante-dix ans plus tard, des meurtres ont lieu de nouveau dans la campagne nivernaise qui rappellent les actes malveillants du « Bredin ». le commandant Boris le Guenn est envoyé sur place pour découvrir qui se cache derrière ces meurtres.
J'ai lu ce roman avec plaisir même si je n'ai pas été emballée par cette histoire de tueur en série. J'ai trouvé l'enquête facile et la fin trop rapide m'a quelque peu déçue. Restent des enquêteurs sympathiques, des chapitres courts bien rythmés. de plus, j'ai bien aimé les passages qui nous permettent de suivre le destin de Paul Perrin dès lors qu'il disparaît en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Un policier sympathique à lire !
Je remercie les Editions Flamant et Netgalley de m'avoir permis de découvrir cet auteur.
Challenge Multi-défis 2019
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bagus35
  01 décembre 2019
Merci à NetGalley et aux éditions Flamant Noir de m'avoir permis la lecture de ce bon polar .Le commandant Boris le Guenn enquête suite à la découverte de deux cadavres décapités dans la Nièvre.L'une des dépouilles n'est autre que le fils d'un magnat de la presse qui joue de ses relations pour que le coupable soit vite retrouvé.Mais bientôt une disparition ,plus des morts étranges vont pousser le commandant à se rendre en province où il va découvrir que tous ces meurtres pourraient être liés au passé.
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Sharon
  29 novembre 2019
Comment commencer ? Non, mais c'est vrai, je cherche depuis plusieurs minutes déjà, et la seule manière que j'ai trouvée de commencer c'est celle-ci : autant vous dire que pour une chronique superbement construite, architecturée au millimètre, vous repasserez.
Nous sommes ici devant une enquête retrouvée du commandant le Guenn, c'est à dire qu'elle ne se situe pas après Artifices, mais entre Tr@que sur le Web et Ad Unum. Cela m'a permis de retrouver les « membres historiques » de son équipe, non sans une pointe de nostalgie pour moi (et donner envie de relire les deux tomes dont j'ai parlé plus haut, lire, c'est aussi relire). Dans Congés mortels, le fils d'un grand patron de la presse parisienne a été assassiné, et il va tout mettre en oeuvre pour retrouver l'assassin de son fils – et l'on se prend à souhaiter que toutes les familles de victime puissent avoir autant d'entregent pour permettre de débloquer tous les moyens, humains, financiers, afin de découvrir la vérité. Par conséquent, c'est le commandant le Guenn qui se retrouve dans la Nièvre pour découvrir qui a tué Mathieu Joris et Hélène Lucas – ne jamais oublier le nom des victimes.
Comme si deux meurtres ne suffisaient pas, une femme est portée disparue – partie se promener, elle n'est jamais revenue. Puis, c'est un couple de campeurs qui meurt à son tour dans un incendie, pas si accidentel que cela. Si vous trouvez que cela commence à faire beaucoup, attendez de lire le second arc narratif que contient ce roman : nous nous retrouvons plongés soixante-dix ans en arrière, et là, déjà, un couple de vacanciers avait été tué, une femme avait disparu… La différence ? le point de vue. Nous découvrons ce passé à travers les yeux de Paul, celui que tous considèrent comme le « Bredin », l'idiot du village, si vous préférez, celui que personne n'apprécie réellement, celui dont on ne se méfie pas vraiment, celui qui vit à l'écart depuis la mort de ses parents dans un incendie. Avec lui, nous allons revivre les années de guerre, d'un point de vue différent de ce que l'on voit souvent dans les romans contemporains. Non, je ne m'égare pas tandis que je remonte le temps avec Paul, avec Fernand aussi, son presque voisin au village : nous découvrons la guerre du point de vue du simple soldat, celui qui se retrouve en 1940 prisonnier en Allemagne et qui cherche comment s'en sortir, dans tous les sens du terme.
Les deux arcs narratifs se rejoindront-ils à soixante-dix ans d'écart ? Oui, parce qu'ils ont un point commun, en plus du lieu et de la similitude des meurtres : Fernand. Mari de la première disparue, il avait désigné Paul, le « bredin » comme le coupable, et en dépit du temps qui a passé, le pense toujours. Coïncidence ? La jeune femme disparue des années 2000 vit dans la maison, rénovée, du « Bredin », un de ses soldats disparus lors de la seconde guerre mondiale.
Et non, trop de coïncidences ne tue pas le suspens, ni la force de cette intrigue. C'est une formule que j'emploie souvent, mais pour trouver le coupable, il faut chercher dans le passé des victimes, ne surtout pas considérer celles-ci comme un numéro ou un corps désincarné. La vérité finit toujours par éclater. Avec beaucoup d'acharnement et de ténacité.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Waterlyly
  26 décembre 2019
Nièvre, 2006. Un couple est retrouvé assassiné dans des conditions atroces. Quelques temps plus tard, c'est un deuxième couple qui apparaît, assassiné dans d'étranges conditions. Encore quelques jours plus tard, c'est une jeune femme qui disparaît alors qu'elle faisait du vélo. Tous ces événements font curieusement penser à une série de meurtres surgis en juillet 1936, perpétrés par Paul, dit « le Bredin ». Boris le Guenn, commandant de la BAC parisienne, va se rendre sur les lieux des disparitions et commence alors une enquête des plus compliquées.
Voilà un roman policier remarquablement construit et qui m'a tenue en haleine tout au fil des pages. Il faut savoir que l'auteur a en quelque sorte sauvé cette enquête de son commandant phare, puisqu'il a bien failli la laisser aux oubliettes et ne jamais la publier. Il aurait eu tort, tant le roman est maîtrisé et le suspense présent tout au long de la lecture.
J'ai beaucoup aimé cette idée des deux arcs narratifs, l'un qui débute en 1936, et l'autre en 2006. Cela donne une bonne consistance au récit, et les parallélismes sont intrigants. L'auteur a maîtrisé ses deux parties du récit, et a su maintenir le rythme tant pour l'une que pour l'autre. J'ai presque eu l'impression de lire deux récits en un.
J'avoue que pour ma part, c'est la première enquête du commandant le Guenn que je découvre. J'ai beaucoup accroché à ce personnage, et je vais donc m'informer sur les autres romans de l'auteur, que je lirai avec plaisir. Les personnages sont bien construits et ont leur part de mystère. J'ai beaucoup aimé l'équipe qui accompagne le Guenn.
La plume est très fluide. Pas d'ennui dans ce polar qui est finalement assez court. L'auteur a su alterner avec maîtrise les chapitres entre les deux époques. Les petits chapitres donnent beaucoup de rythme à ce récit et les pages défilent.
Un très bon polar. Je ne connaissais pas du tout l'auteur, mais nul doute que sa maîtrise dans l'intrigue et ses personnages bien construits, m'ont donnée l'envie de découvrir d'autres titres. Je recommande.
Lien : https://mavoixauchapitre.hom..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
chevalierortega33chevalierortega33   01 décembre 2019
Deux heures plus tard, le bois grouillait de techniciens en combinaison blanche, de gendarmes, et d’employés des pompes funèbres en attente d’enlever le corps. D’après le médecin légiste, la victime n’était pas là depuis plus de deux jours. Seules des calliphoridaes avaient commencé à investir le corps.
Devant l’air interrogateur d’Antoine à l’énoncé de ce mot peu commun, il expliqua que ces insectes étaient des mouches à viande attirées par la chair humaine ou animale, juste après la mort. Il s’agissait de la première escouade d’insectes nécrophages qui ensuite serait suivie des Sarcophagidae, Dermestidae et autres Tineidae, au moment de la décomposition.
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chevalierortega33chevalierortega33   01 décembre 2019
Je confirme, dans le dossier néonazi, cette société est citée, il s’agit de Astropolis Sécurité. Le patron s’appelle Cohen. Il dit quoi, le gars dans son courriel ?
— Il n’apprécie pas du tout, et s’il s’appelle Cohen, on peut le comprendre. Il menace Mathieu Joris, je cite : « péter la gueule, couper les couilles et lui faire bouffer »… tout un programme.
— Je vois… un poète.
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chevalierortega33chevalierortega33   01 décembre 2019
L’homme se laissa tomber sur lui, l’immobilisant, resserra ses mains autour de son cou et commença à serrer. Il approcha sa bouche de son oreille et lui murmura quelques mots, avant de lui briser les cervicales.
Il se redressa, les bras ballants, contemplant le corps sans vie du vieillard, dont les yeux morts semblaient le défier.
— Me regarde pas, charogne ! dit-il en lui donnant un violent coup de pied dans les côtes.
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boulou7797boulou7797   11 septembre 2020
Perrin, debout dans sa cuisine, un grand verre de vin à la main, les regardait s’éloigner et tremblait légèrement. Le regard de l’adjudant l’avait fouillé jusqu’au fond de son âme et il avait dû en apercevoir la noirceur. Il s’enfila une rasade de vin, puis bafouilla «bon c’est pas l’tout, mais il faut que j’pense à qui va s’occuper d’mes bêtes...», puis se dirigea vers la porte pour sortir, quand soudain, tétanisé, il s’arrêta net et lança à voix haute : - Bon dieu, d’bon dieu! Ya ça aussi! Fi d’putain! D’un élan rapide, il se dirigea vers la cheminée
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SharonSharon   29 novembre 2019
- Difficile de suivre les réflexions d'un esprit tordu.
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