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ISBN : 2749919126
Éditeur : Michel Lafon (02/05/2013)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière choyée d’une famille très bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Il tombe immédiatement sous le charme et se lance dans une cour acharnée. Elle brave les conventions et accepte d’épouser l’aspirant écrivain… Ils se marient à New York quelques semaines après la sortie de son premier roman, L’Envers du parad... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
argali
  03 mai 2013
Quand les Editions Michel Lafon m'ont proposé ce livre, je n'ai pas hésité une seconde, tant cette période de l'histoire de la littérature me fascine. Cette « génération perdue » comme l'appelait Gertrude Stein, formée d'écrivains devenus emblématiques de l'Amérique de l'entre-deux-guerres (Dos Passos, TS Eliot, Hemingway, Ezra Pound…), attire par son insouciance, ses fêtes tapageuses et la personnalité de ses membres. Installés en Europe où le dollar fort leur permet de vivre à l'aise, ils mènent une vie de bohème où l'alcool coule à flot. Ils véhiculent le sentiment d'une perte de sens, d'un déclin des valeurs sociales, religieuses, morales et politiques et proposent une rupture nette avec le passé, tant au niveau de leur mode de vie que de leurs écrits et des thèmes abordés.
Considéré comme le chef de file de la Génération Perdue, F. Scott Fitzgerald en était sans doute aussi le plus glamour. Avec sa jeune épouse Zelda, ils formaient un couple mythique. Jeunes, riches, beaux, pleins de vie, ils auraient pu tout réussir.
Cet ouvrage est une fiction, même s'il se base sur des lettres de Zelda et de son entourage, sur les écrits et carnets de Scott et d'autres documents personnels. Partant du point de vue de Zelda, il essaie de rendre au plus juste la vie du couple, l'époque dans laquelle il vit, la société dans laquelle il évolue et les idées qui s'affrontent alors, tant en Amérique qu'en Europe. Epoque charnière dans l'émancipation de la femme, l'évolution des arts, la situation économique et politique du monde, ces vingt années ont été d'une grande richesse. Thérèse Anne Fowler nous les décrit par le menu.
Dès le départ, l'auteure nous dépeint une Zelda au comportement audacieux, énergique, sans tabou, aimant choquer la société trop puritaine de son Alabama natal. Rien d'étonnant qu'elle se laisse séduire par le fantasque et séduisant Francis Scott Fitzgerald, alors militaire en attente de partir sur le front, mais qui veut devenir écrivain, le plus grand écrivain de tous les temps. Elle sera son épouse et son égérie.
Couple mondain, élégant, chic et noceur, Zelda et Scott deviendront rapidement les icônes de leur génération. Scott s'emploie d'ailleurs très bien à mettre en scène sa jeune et jolie épouse qui ne recule devant aucun défi, aucun esclandre. le couple s'amuse, fait parler de lui, est invité dans tous les cocktails, réceptions et diners mondains et dépense sans compter. Ils sont à la mode et cela leur plaît. Ils s'aiment passionnément et pensent que cela va durer toujours.
Le succès, quoique relatif, de Scott, relègue vite Zelda au second plan ce qui n'est pas du tout dans sa nature. Faire-valoir de son époux, niée dans ses aspirations et ses idées par un mari alcoolique, autoritaire, prétentieux et immature, Zelda s'ennuie et s'étiole. Et ce ne seront plus entre eux que jalousie, ressentiment et acrimonie. Malgré diverses tentatives pour exister par elle-même et gagner sa liberté, Zelda se rendra compte qu'il n'y a pas de place pour deux artistes dans son couple. Chaque fois qu'elle aura l'occasion de briller par elle-même, Scott se chargera de la remettre à sa place d'épouse et de muse, jusqu'à ce qu'elle sombre lentement dans la dépression, voire la schizophrénie.
Divertissant et intéressant, mêlant romance et histoire, ce roman rend hommage à une jeune femme libre, en avance sur son temps. Sensible aux idées progressistes de l'émancipation de la femme, elle est décrite comme la victime d'un mari autoritaire et d'une société machiste (voire entre autres, les propos des médecins qui la soignent) et en devient par là même une sorte d'icône féministe.
Malgré quelques longueurs et une fin trop vite expédiée à mon goût, ce livre vaut la peine d'être lu pour découvrir ce couple mythique et l'époque dans laquelle il a vécu. A deux semaines de la sortie du remake de « Gatsby le Magnifique », il vous donnera aussi l'occasion de mieux appréhender le contexte de l'oeuvre.
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Ikebukuro
  03 juillet 2013
J'aime particulièrement la littérature anglo-saxonne et les auteurs américains alors ce roman ne pouvait que me tenter. Il est toujours intéressant de découvrir l'importance des conjoints ou de l'entourage et leur influence sur le travail d'un auteur. A travers ce roman, on découvre Zelda Fitzgerald, sa rencontre avec Scott, son profond désir d'exister et son admiration et son amour pour son mari. Fille du sud, insouciante et bénéfiant d'une certaine liberté dans sa famille, rien ne prédispose Zelda à rencontrer ce jeune soldat, basé près de chez elle, écrivain en devenir, plein d'assurance et séducteur en diable. Ils s'aiment, s'apprivoisent et se marient une fois Scott démobilisé. On va suivre le couple de leur rencontre à la fin de leur vie, à travers leurs espoirs et leurs désillusions, à travers les succès et les échecs, évoluant parmi les gens célèbres et les intellectuels de l'époque.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Zelda, elle apparaît libre, insouciante, dévouée à son écrivain de mari, amoureuse. Rapidement on devine que leur vie est avant tout un leurre ou chacun se perd de fête en coups d'éclats. Tout est bon pour se faire remarquer et se retrouver dans les journaux. Zelda et Scott fréquentent d'autres écrivains, des mondains comme eux et de riches new yorkais qui hantent les clubs de Jazz où l'on trouve de l'alcool de contrebande. C'est une vie frivole et superficielle où il est difficile d'écrire et où Scott produit des nouvelles "alimentaires" pour faire bouillir la marmite. Heureusement le talent est là et la reconnaissance et le succès finissent par arriver. Mais Zelda commence à se sentir à l'étroit dans son couple, elle aimerait exister par elle-même et non plus dans l'ombre de son mari, elle écrit mais c'est Scott qui met sa signature au bas de ses textes pour des raisons purement pécuniaires et parce que c'est lui l'écrivain de la famille.
J'ai préféré la seconde partie du livre qui se déroule en grande partie en France où Scott et Zelda rencontrent d'autres écrivains américains comme Hemingway et fréquentent les cercles littéraires parisiens. C'est une vie de bohème entre Paris et le Sud de la France, au gré des amitiés et des revenus du couple. Jalousie, influences néfastes ou amitiés sincères sont au programme de cette partie, beaucoup plus intéressante que le début du roman. La psychologie des personnages prend du relief et les caractères se dévoilent. Entre faiblesses des uns et manipulations des autres, on découvre certains personnages comme Hemingway sous un jour plus qu'antipathique (je n'aime pas ses livres, donc ça m'a conforté dans l'opinion que j'en avais...). L'insouciance des débuts se transforme en amertume et en regrets, les sautes d'humeur de Zelda face à l'alcoolisme de Scott font des étincelles et le couple se déchire même si on sent malgré tout beaucoup d'amour entre eux. Car ce livre est avant tout un roman d'amour entre un homme et une femme qui se sont perdus de s'être trop aimés.
C'est le portrait romancé d'une femme amoureuse et pleine d'aspirations et de désirs, elle est talentueuse mais à vivre dans l'ombre de Scott, elle semble s'étioler de plus en plus jusqu'à se tenir au bord de l'abîme. L'auteur a su nous décrire cette longue et insidieuse descente vers le repli sur soi et la perte de confiance. Il faut dire que Scott ne l'aide pas beaucoup, influencé par son entourage, il néglige de plus en plus Zelda et se rend à peine compte qu'elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Même si je suis bien consciente que c'est avant tout un roman, plus qu'une biographie même romancée, cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment de lecture. Emouvante et fragile, Zelda a su me toucher et j'ai beaucoup aimé l'évolution des personnages et du couple au fil des pages. L'auteur a su retranscrire l'atmosphère de l'époque et les nombreux dialogues rendent le texte vivant et très agréable à lire. Même si je suis quelquefois restée un peu sur ma faim, l'ensemble est bien documenté et vraiment intéressant à suivre. Comme beaucoup de lecteurs, j'ai trouvé que la première partie du livre prenait un peu trop d'importance par rapport à la fin qui aurait mérité plus d'attention mais je ne me suis pas ennuyée et j'ai appris beaucoup de choses.
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Thalyssa
  21 mai 2013
Therese Anne Fowler a accompli avec ce livre un travail de titan, ne serait-ce qu'au niveau de la documentation et des recherches. Elle a patiemment recueilli tous les articles, lettres personnelles, oeuvres dans divers domaines artistiques,… tous les petits bouts de vie du couple Fitzgerald pour retracer au mieux leur parcours, leurs rêves et leurs échecs. Alors, même s'il s'agit bien sûr d'une biographie romancée comportant des ajouts personnels pour mieux relier les faits, elle a à mes yeux parfaitement su rendre hommage à cet homme et à cette femme entrés si jeunes dans le mythe du rêve américain.
Il est difficile de passer à côté de romans tel Gatsby le Magnifique, mais j'avoue que je ne m'étais encore jamais penchée sur l'envers du décor. J'étais donc loin de connaître la vie tumultueuse que F. Scott Fitzgerald et sa femme avaient vécue. À la veille de l'armistice de la Première Guerre Mondiale, nous découvrons ainsi Zelda dans un Sud encore fortement conservateur, aux traditions rigides malgré l'abolition de l'esclavage. Son père est juge, sa mère soumise même quand elle est en désaccord avec son époux. Ses soeurs suivent peu à peu le même chemin et disent de Zelda qu'elle a du piment dans les veines. Âgée de dix-sept ans, elle aime danser, s'amuser, flirter sans s'impliquer, déroger aux règles tout en gardant un visage d'ange et une âme honnête. Elle veut s'émanciper mais ne s'intéresse pourtant pas aux luttes pour l'évolution des droits des femmes dans la société.
Sa façon de considérer les hommes va pourtant changer de façon radicale lorsqu'elle rencontre Scott au cours d'un bal. Séduite par son regard qui lui évoque l'Irlande, charmée par la danse qu'il lui demande, elle en tombe aussitôt amoureuse – d'autant plus qu'il semble du même tempérament hors-normes qu'elle, avec ses rêves d'écrivain alors qu'il est appelé à rejoindre prochainement le front de la guerre qui ravage l'Europe. Les parents de Zelda commettent l'erreur de vouloir la dissuader de ce qu'il considère comme une vulgaire amourette, et le métier d'écrivain n'avait alors rien de respectable. Zelda était appelée à devenir une épouse modèle, c'est-à-dire une femme au foyer. Autres temps, autres moeurs. Nul besoin de préciser que leur attitude n'a fait que l'encourager à persévérer sur la voie qu'elle avait choisie.
Malgré la fin de la guerre, la situation de ces jeunes amoureux n'a rien de simple… Scott est contraint de rejoindre New York s'il veut mener à bien ses projets et percer dans le milieu littéraire, mais il n'a pas de quoi subvenir aux besoins de sa fiancée qui reste donc en Alabama. Les tensions s'accumulent mais finiront par se dénouer quand le premier roman de Scott, L'Envers du Paradis, connaît des ventes phénoménales dès sa parution. le couple est réuni et peut enfin se marier, il ne manque de rien : l'argent coule à flots et tout le monde les sollicite. Pourtant, à travers ce roman, on prend douloureusement conscience des ambitions démesurées que l'écrivain ne parvient pas à assouvir. Pire encore, elles le paralysent petit à petit et assèchent sa plume, ne faisant que renforcer le sentiment d'insécurité et le manque de confiance en lui dont il souffre. Zelda, quant à elle, joue un rôle : elle se fait passer pour la flapper du roman de son jeune époux pour des questions de publicité, alors qu'elle est toute autre. Scott va très rapidement trouver refuge dans l'alcool et les fêtes interminables. Zelda danse avec lui tous les soirs jusqu'au bout de la nuit, joue les extravagantes, alimente la presse à scandales. Ils collectionnent les amitiés, mais les sommes qu'ils gagnent n'attirent pas forcément les meilleures intentions. Ils dépensent sans compter, des sommes époustouflantes que leurs revenus pourtant conséquents ne suffisent pas à combler. Scott est obligé de vendre : un essai, une nouvelle, un article, peu importe… Il faut trouver de l'argent pour éponger les dettes. Et c'est l'engrenage infernal. Il travaille sous pression, boit de plus en plus pour pouvoir faire face mais produit de moins en moins. Les années passent et les fausses excuses s'accumulent, finissant par exaspérer Zelda qui se sent négligée et abandonnée.
L'argent les avait réunis, il va tout autant les désunir. Comme le souligne l'auteure de cette biographie, on ne saura jamais qui a entraîné l'autre dans le gouffre. Certains affirment que Zelda empêchait son époux de travailler par son comportement fantasque et frivole, d'autres – tout aussi nombreux – ne démordent pas que c'est Scott qui a négligé, rabaissé et poussé sa femme à bout, au point où elle en a perdu la raison. Therese Anne Fowler nous permet de suivre leur périple à travers plusieurs états américains, mais aussi en Italie, en Suisse, à Paris, sur la Riviera méditerranéenne. Les Fitzgerald ne tiennent pas en place, persuadés que leur bonheur se trouve ailleurs. Mais les déménagements n'ont jamais résolu le moindre problème et les conflits et les non-dits qui les opposent finissent toujours par les rattraper. Sur un rythme de vie toujours aussi endiablé et décadent, arguant leur modernité, ils vont et viennent, cachent leurs blessures les plus profondes, ressemblent finalement à des acteurs s'inventant une vie qui n'est pas vraiment la leur, sans réaliser combien ils se perdent tous deux en chemin...
C'est un roman au goût doux-amer, une histoire d'amour corrompue par l'argent où les problèmes de l'un amplifient ceux de l'autre, et vice-versa. On trépigne, on espère, on désespère, on les exhorte à se parler, à trouver une solution, à faire des compromis... L'identité aussi fracturée que leur couple, ils lutteront de toutes leurs forces, au-delà de toute raison, mais s'échoueront sur les écueils de leurs douces illusions.
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LeManegeDePsylook
  20 juin 2013
J'ai eu la chance de découvrir ce livre grâce à une Masse Critique Babelio. Je tenais donc d'abord à remercier l'équipe de Babelio et la maison d'édition Michel Lafon pour la confiance qu'ils m'ont accordée.
J'ai beaucoup aimé ce livre, je trouve qu'il reflète bien la futilité et la décadence qui régnait lors des années folles. La première Guerre Mondiale a tellement marqué les esprits, que la plupart des gens avaient la sensation que tout pouvait s'arrêter très vite et brûlaient la chandelle par les deux bouts; nos deux protagonistes, Scott et Zelda Fitzgerald, ne sont pas épargnés par ce phénomène, bien au contraire et le succès soudain de l'Envers du Paradis n'a fait qu'accélérer leur escalade.
En lisant ce livre, j'ai eu la sensation d'y être, je n'ai eu aucun mal à imaginer être dans la peau de Zelda, le fait que ce soit écrit à la première personne a dû aider en partie, mais pas que. le récit est prenant, le personnage principal attachant, l'atmosphère de l'époque très bien retranscrite.
On est tellement absorbé par cette histoire qu'on perd tout repère de temps. Arrivée à la moitié du bouquin, j'avais la sensation qu'une bonne dizaine d'année était passée et c'est ce moment que choisit la narratrice pour nous replacer dans un repère temporel et en réalité, il s'était écoulé moins de cinq ans. Ça amplifie énormément la sensation de vie frénétique que fut celle des Fitzgerald.
Le personnage de Zelda est, comme je l'ai dit, très attachant: une jeune fille ou une femme de notre époque n'aura aucun mal à s'y reconnaitre et c'est ce qui fait la force de ce roman. Ses interrogations et son questionnement sur ce qu'elle est réellement, quelle étiquette porte-t-elle, sont très d'actualité. J'ai la sensation que 90 ans après, on se pose toujours la question de la place de la femme dans la société: est-elle en priorité une « travailleuse » au même titre qu'un homme (l'égalité des sexes, c'est une grande réussite -_-)? Une épouse? Une mère?
Alors oui, les idées et les envies de Zelda sont très progressistes: elle aimerait être reconnue l'égale de Scott parce qu'elle a le talent pour cela mais elle reste dans son ombre, lui soufflant une partie des idées de livre par le biais du journal qu'il lui demande d'écrire. Et lorsqu'elle est sur le point de s'envoler, il la « reprend sous son aile », aucun moyen pour elle d'exister à part entière; sans compter qu'on ne cesse de lui rappeler, et ce, jusqu'à la fin qu'elle doit être une épouse et une mère avant toute chose. Finalement, elle finit par se perdre entre ce qu'on lui impose et ce qu'elle souhaite.
Si j'ai relativement bien aimé la fuite du temps, les réflexions de Zelda, j'ai moins aimé sa descente dans la folie (je ne spoile pas, on sait dès le premier chapitre qu'elle a une maladie mentale). On sent bien la dépression monter au fil des pages mais pour sa « folie », je n'ai cessé de me demander si elle était réelle ou si seules ses idées trop modernes ont été la cause d'un faux diagnostique. C'est probablement une volonté de l'auteure, mais j'ai trouvé que ça posait beaucoup de questions et peu de réponses, même si le mot de la fin donne un bout de réponse, ce qui est moins frustrant finalement. Ça laisse quand même un flou.
Je n'ai rien dit quant à l'alcoolisme de Scott, ça fait pourtant partie intégrante du livre, une maladie de plus en plus présente tout au long de l'histoire. Dès le début, je savais comment cela allait tourner. Personnellement, j'ai un très mauvais rapport avec cette « façon de vivre », cette qualité de non-vie, devrai-je plutôt dire. J'ai été tenté d'arrêter le livre trouvant certaines scènes douloureusement réalistes. J'ai persisté parce que c'était un partenariat et je suis finalement ravie d'avoir pu le finir, mais ça ne change rien au fait que ça a été dur pour moi: pas assez de recul; j'ai détesté le personnage de Scott qui m'a malmené autant qu'il a malmené Zelda. Et c'est la raison pour laquelle ce ne sera pas un coup de coeur et c'est dommage parce qu'il le mériterait.
J'ai malgré tout bien apprécié Z le Roman de Zelda, je suis contente de l'avoir lu même s'il m'a laissé un goût amer. Donc non, je ne suis pas maso, ce petit point noir sur la toile qu'est ce superbe livre n'a pas été suffisamment violent pour que ça change profondément mon ressenti positif en négatif. C'est une oeuvre qui a énormément de qualité: un travail de recherche absolument titanesque, une narration fluide et passionnante, un personnage charmant et attachant parce qu'elle ne cache pas ses défauts, (ses qualités non plus d'ailleurs), ni ses doutes et ses remises en question.
Une belle découverte!
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Joe391211
  04 juillet 2013
Ce roman m'a beaucoup plu car il m'a permis de découvrir des personnages que je ne connaissais pas. certes, j'ai entendu parler et lu deux textes de Francis Scott Fitzgerald mais je n'en savais pas plus sur lui et son épouse. c'est donc avec plaisir et curiosité que je me suis plongée dans cette histoire.
Premièrement, j'ai apprécié rencontrer Zelda qui est une jeune femme originale, intelligente et attachante dont j'ai aimé le caractère fort et la détermination. Elle a des ambitions ainsi que beaucoup de talent et veut vivre une belle histoire avec son mari. Au départ, cela ira assez bien et un jour, ils auront une petite fille mais tout ne restera pas ainsi. Les problèmes vont intervenir au sein du couple notamment avec tous les excès où les ont conduits la popularité.
Deuxièmement, j'ai trouvé intéressant de connaître "l'envers du décor" par rapport à l'écriture des oeuvres de Francis Scott Fitzgerald. Voir dans quelles conditions, il écrivait, où il a voyagé, quelles personnes il a côtoyées, quelles étaient ses passions ainsi que celles de son épouse.
Enfin, j'ai adoré voyager avec les personnages. Tout au long du roman, ils changent de pays, de ville et j'ai trouvé cela passionnant. Découvrir de nouveaux décors et de nouvelles personnes dans chaque partie du roman lui donne beaucoup de rythme et permet de ne pas s'ennuyer une seconde.
En résume, j'ai lu un bon et beau roman qui m'a appris pas mal de choses sur le monde, l'univers de l'écriture et de la danse mais surtout sur deux personnages hauts en couleur qui n'ont pas eu une vie très facile mais qui ont vécu une histoire riche en émotions. En tous cas, j'ai envie de découvrir l'oeuvre de Francis Scott Fitzgerald pour apprendre à mieux le connaître.

Lien : http://lecturesmagiquesetfee..
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   12 juin 2015
Elle s'inquiète pour des choses très étranges, pensais-je. Comme toutes les femmes. Il y avait tant de règles auxquelles nous, les filles, nous devions nous conformer, tant d'accents mis sur les convenances. Dos droits. Mains gantées. Lèvres nues - et jamais effleurées -, jupes bien repassées. Humilité du discours. Yeux baissés. Pensées chastes. Beaucoup de sottises, à mon goût. Si les garçons m'appréciaient, c'était bien parce que je lançais des boulettes de papier, parce que je racontais des blagues salaces et parce que je les laissais m'embrasser s'ils sentaient bon et que j'en avais envie. Mes principes étaient fondés sur le bon sens, et non sur les arguments des moutons de Panurge.
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JoohJooh   17 juin 2015
N'est-il pas vrai que les pères et les maris assujettissent les femmes et les empêchent de trouver les ressources pour raconter leur vie et leurs expériences ? Mrs Woolf affirme également que tant que les hommes parleront à la place des femmes, ces dernières n'auront aucun pouvoir réel dans leur propre société. "De fausses contraintes nuisent à l'épanouissement de leur talent, déclare Woolf, et le monde en demeure appauvri."
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JoohJooh   14 juin 2015
Les paroles s'envolent. C'est pour cette raison que les romanciers sont aussi importants: nous enregistrons ce que nous voyons, nous disséquons, nous analysons et reproduisons l'essentiel, pour la postérité.
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JoohJooh   13 juillet 2015
Mes nouvelles et mes articles ne sont peut-être pas aussi bons que ceux de Scott, mais qui prétend que je doive lui ressembler ? Je ne suis pas lui. Aucun écrivain ne devrait être semblable aux autres, c'est la définition de l'art.
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JoohJooh   13 juin 2015
Je veux (...) être capable de reconnaître les signes de l'amour véritable. Est-ce comme dans Shakespeare ? [...] Tu sais, il n'est question que de poitrines haletantes, de coeurs qui palpitent, d'erreurs d'identités et de folie ?
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Bande annonce (VO) de la série Z: the beginning of everything, adaptation du roman de Therese Fowler, paru en français sous le titre Z le roman de Zelda
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