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ISBN : 2710381311
Éditeur : La Table ronde (11/05/2017)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Durant l’été éclatant de 1926, Ernest Hemingway et sa femme Hadley partent de Paris pour rejoindre leur villa dans le Sud de la France. Ils nagent, jouent au brige et boivent du gin. Mais où qu’ils aillent, ils sont accompagnés de l’irrésistible Fife, la meilleure amie de Hadley, et l’amante d’Ernest...

Hadley est la première Mrs. Hemingway, mais ni elle ni Fife ne sera la dernière. Au fil des décennies, alors que chaque mariage est animé de passion e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
09 avril 2017
Hadley, Fife, Martha, Mary quatre femmes tour à tour nous racontent Mrs Hemingway . Toutes les quatre se sont appelées Mrs Hemingway , toutes l'ont aimé . Quatre regards sur un même homme qui ,l'âge aidant, va devenir de plus en plus imprévisible et dépressif. L'alcool coule à flots , encore et encore , les mots de celui que tout le monde vénère ne s'enchaînent plus comme il le souhaite , alors il boit pour oublier et ..... jusqu'à ce jour fatidique de 1961 .
Mais ce roman c'est surtout et avant tout l' histoire de l'amour porté par ces femmes à un homme irrésistible, beau comme un Dieu, vénéré par tous , ami avec Fitzgerald entre autres , porté par la fièvre de l'écriture.
Quelles femmes! chacune à sa manière, avec ses armes ,son tempérament, a livré bataille contre l'intruse, celle qui allait la déposséder. Quatre très beaux portraits qui laissent deviner en arrière plan la figure de celui qu'elles aimaient . Une très belle lecture, un magnifique travail d'archiviste au service d'une belle plume . de la belle ouvrage Madame Wood .
Encore un grand merci aux éditions Quai Voltaire et à Babelio pour cette très belle découverte.
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babel95
22 avril 2017
Ernest Hemingway... Ce nom évoque immédiatement pour nous le romancier, le correspondant de guerre, la figure d'un "baroudeur" qui su dépeindre avec la même justesse et le même style sec et nerveux le Paris des années folles ou la guerre d'Espagne. Ernest Hemingway, c'est aussi pour beaucoup l'auteur du Vieil homme et la mer...
Mais laissons-là les images trop connues.
Dans le roman, Mrs Hemingway, nous découvrons un tout autre homme ; se fondant sur la correspondance échangée entre Ernest Hemingway et les femmes de sa vie, ainsi que des recherches sur les lieux qu'il a aimés, Naomi Wood nous offre un éclairage original, plus intime sur l'écrivain connu et nous fait découvrir quatre personnages de femmes hors du commun, Hadley Richardson, Pauline Pfeiffer (Fife), Martha Gellhron et Mary Welsh, les quatre "Mrs Hemingway" qui ont partagé la vie d'Ernest Hemingway, du début des années 1920 jusqu'à son suicide en 1961. Elles l'ont aimé, l'ont vu s'éprendre d'une autre femme, ont tenté en vain de le retenir - quelquefois en supportant un "ménage à trois", et ont dû accepter de le laisser partir avec sa nouvelle conquête.
Ce roman est un voyage, qui nous mène de Paris à Antibes, de Cuba à Key West et à Ketchum, Idaho, ces lieux clés où se sont joués les jeux renouvelés de la séduction, de l'amour puis de la tromperie.
J'ai beaucoup aimé le style de Naomi Wood, le soin et le talent avec lequel elle a su recréer des atmosphères différentes, donner vie à des personnages forts ; plus que tout, c'est sa façon de dépeindre des sentiments si complexes qui m'a beaucoup plu.
J'ai eu la chance de participer à une rencontre-dédicace organisée par Babelio et les éditions La Table Ronde avec la romancière jeudi à Paris au cours de laquelle Naomi Wood a expliqué en détail le travail de recherche qui avait été à la base de son roman ; elle a répondu avec une grande gentillesse et simplicité aux questions des babeliotes sur l'écriture de ses romans, et et a projeté un film qui nous a permis de retrouver le temps de quelques minutes Ernest Hemingway et Mary.
Au final, le roman de Naomi Wood m'a donné envie de relire l'oeuvre d'Ernest Hemingway, de retrouver le Paris des années folles, et de celle qu'on a appelée la Génération Perdue.

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LiliGalipette
13 avril 2017
Hadley Richardson. Pauline Pfeiffer, dite Fiffe. Martha Gellhorn. Mary Welsh. Elles ont successivement été l'épouse d'Ernest Hemingway. Fife a été sa maîtresse quand il était marié à Hadley, tout en étant une amie très proche de l'épouse. Martha a été sa maîtresse quand il était marié à Fife. Mary a été sa maîtresse quand il était marié à Martha. Sans cesse, le même scénario un peu sordide de ménage à trois. « Elle a désormais l'impression que le mariage est nécessairement composé de ces trois ingrédients que sont le vol, la possession, le dédommagement. » Entre la France et les États-Unis, les épouses de l'écrivain tentent de sauver leur mariage, de garder pour elles cet homme insaisissable, toujours en mouvement, de la guerre d'Espagne à la Seconde Guerre mondiale.
Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce roman, c'est le décalage de point de vue. Ernest Hemingway n'est pas au centre de l'objectif, il est même un peu hors champ. C'est un portrait en creux que l'on a de lui. Pour une fois, ce sont ses femmes qui sont sous la lumière. « Mon âme peut aller en enfer ! C'est lui mon âme ! [….] J'ai besoin de lui et il a besoin de moi. Nous ne faisons qu'une seule et même personne. » Mrs Hemingway : plus qu'un état civil, c'est un titre honorifique parfois lourd à porter, une médaille de guerre pour service rendu à un homme pas toujours reconnaissant. S'il y a une femme derrière chaque grand homme, derrière un colosse comme Hemingway, il en fallait bien quatre, toutes éperdument amoureuses, mais lucides. « Quelle prouesse tout de même de vouloir épouser toutes les femmes qu'il baise. Ernest Hemingway est tellement doué dans le rôle de l'amoureux transi, qu'il est nul dans celui de mari. » Éprouvé par les mauvaises critiques, rongé par la hantise de perdre ses textes, de plus en plus ravagé par l'alcool, Ernest Hemingway n'est pas un époux facile à vivre. Naomi Wood montre la fin des mariages, les murmures de ceux qui savent l'adultère et les prières païennes des épouses délaissées pour que leur beau Nesto leur revienne. À croire qu'Hemingway se complaît dans le drame et la séparation. « Pour toi, ce n'est rien d'autre que du matériel littéraire. Tu as créé ton propre enfer et maintenant tu aimerais y vivre et m'entraîner avec toi. »
Ce très beau texte m'a beaucoup rappelé Madame Hemingway de Paula McLain qui se concentrait sur Hadley et les années parisiennes du couple.
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traversay
19 juin 2017
Devant un sujet aussi colossal que la vie de Hemingway, Naomi Wood a choisi ce qu'on appelle un angle en journalisme, à savoir l'existence commune de l'auteur de Pour qui sonne le glas avec ses quatre épouses successives. Une manière de tracer un portrait sensible et impressionniste de l'écrivain mais aussi de rendre hommage à des femmes amoureuses puis malheureuses, puisque aucune n'échappa à la règle et que tout finit par des adieux aux larmes. du fringant jeune homme qui n'avait pas encore écrit son premier roman et qui s'amusait comme un fou dans les années 20 quand Paris était une fête, jusqu'au vieil homme et l'amer, stérile sur le plan littéraire, dépressif et paranoïaque dans sa belle propriété de la Havane, Mrs Hemingway réussit le prodige de capturer l'essence de 40 ans d'existence, et toujours en couple car Ernest ne semblait pas souffrir de ne pas avoir une femme à ses côtés. Dans chacun des quatre segments qui composent le roman, et qui correspondent à chacune des épouses, Naomi Wood s'intéresse d'abord au crépuscule du couple avant de remonter le temps dans des flashbacks judicieusement insérés. Elle se met littéralement dans la peau de ces femmes, trompées à un moment où à un autre, jusqu'à parfois vivre dans un véritable triangle amoureux. Ces portraits se croisent parfois au fur et à mesure du temps et jamais on ne perd la trace de l'une d'elles. En ressort une véritable empathie pour Hadley, Fife, Martha et Mary et un traitement nuancé vis-à-vis de Hemingway, brillant, séduisant, macho, violent, égocentrique, perdu, impuissant et, surtout, alcoolique invétéré comme pour essayer de chasser les nuages noirs de l'angoisse, tout en oubliant que son père s'était suicidé. Courageux dans la vie, voire bravache, il l'était beaucoup moins dans le privé, peut-être même lâche ou en tous cas incapable de choisir entre femme et maîtresse quand la situation le commandait. Très documenté, le livre de Naomi Wood tient parfaitement l'équilibre entre la vérité et la fiction crédible avec quelques beaux passages élégiaques en sus. le sujet de Mrs Hemingway était fascinant sur le papier, c'est peu dire que la romancière réussit à le rendre attachant, sensible et, d'une certaine manière cruellement romantique et dramatique.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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titiseb77
19 août 2017
Décider d'ouvrir ce livre, c'est accepter le côté voyeurisme que l'on a tous en nous, en effet, je pense que nous ne sommes pas beaucoup à avoir envie de connaître la vie des 4 femmes qui ont partagé un moment de leurs vies avec Ernest Hemingway et qui pour ma part m'étaient totalement inconnues avant, ce que l'on veut, ce sont des détails croustillants sur la vie intime d'Ernest Hemingway, comment se comportait-il avec les femmes ? Quelles phobies l'habitaient-il ? Quelles anecdotes un peu honteuses ou qui doivent être passées sous silence a-t-il vécu ? et j'en passe des vertes et des pas mûres.
Ce livre qui est vraiment très bien écrit, retrace les quatre mariages de Ernest Hemingway et le comportement qu'il a pu avoir avec les femmes et comment ont-elles réagit face à cet homme attirant mais invivable.
Et bien, je pense que ces quatre femmes ont souvent regretté d'avoir croisé le chemin de cet homme mais n'auraient pour autant rien changé si c'était à refaire. En effet, elles ont toutes souffert au côté de l'écrivain, mille fois elles auraient voulu que ça se passe autrement, mais elles ont aussi vécu des moments tellement intenses que d'une certaine façon, elles peuvent se dire qu'elles ont été heureuses auprès de lui.
Ce qui est incroyable dans cette histoire, c'est que sachant toutes que cet homme était d'un charme irrésistible, elles n'ont pour ainsi dire pas été en colère contre lui ou contre leurs rivales mais plus contre le destin qui a fait que ce se soit passé comme ça.
Ernest Hemingway, cet auteur mondialement connu, a été comme beaucoup d'artistes, un homme qui s'est senti incompris, qui a voulu être sur tous les fronts sans vraiment réussir tout ce qu'il a entrepris, il a très tôt sombré dans l'alcool qui était et qui restera la maîtresse principale de cet homme, qui ne l'a jamais quitté, jamais déçu, jamais oublié;
Voici maintenant que je connais un peu plus l'auteur, je n'ai plus qu'à me plonger dans les deux que j'ai de lui.
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Les critiques presse (6)
LeMonde31 juillet 2017
Séducteur compulsif, l’écrivain américain était un mari exécrable. Naomi Wood dresse un subtil portrait des quatre femmes qu’il a épousées et qui ont aimé ce bourreau des cœurs.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress31 juillet 2017
Naomi Wood a le sens du détail, de la scène. Une belle manière de rendre attachantes les Mrs Hemingway et d'incarner l'homme dont elles ont été follement éprises.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaCroix01 juillet 2017
Un roman agile et finement documenté.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LesEchos14 juin 2017
Un beau miroir à quatre faces sur un génie de la littérature et son époque, aussi réfléchissant qu'éblouissant.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress22 mai 2017
Naomi Wood, livre un portrait palpitant de l'écrivain que l'on redécouvre à travers le prisme de ses passions amoureuses.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique16 mai 2017
Naomi Wood raconte les quatre femmes d’un écrivain aussi irrésistible que complexe. Gérard Guégan orchestre ses retrouvailles avec Dashiell Hammett.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel9520 avril 2017
Dans le bureau, elle trouve une photographie d'Ernest à la pêche. Il a l'air heureux, avec son large sourire et ses larges épaules. Il est en haute mer, dans les eaux calmes, peut-être en train d'attendre le frétillement argenté de la nageoire d'un marlin. C'est peut-être ce qu'il avait toujours convoité : le calme, comme un prélude au sommeil. Elle place la photo au-dessus de toutes les autres. C'est inhabituel de voir Ernest seul.
Mary doit appuyer avec force sur le contenu du coffre pour le fermer. Oh, Ernest, tu étais l'homme de trop de femmes. Cette pensée lui donne envie de rire. Sur la terrasse Mary boit un verre de vin et fume une cigarette. Elle attend, dans l'espoir de revoir le cerf traverser le jardin de son pas élégant et feutré. De temps en temps, elle entend l'appel d'un coyote dans les collines. En contrebas du jardin, les arbres ont perdu presque toutes leurs feuilles - l'hiver approche et la neige viendra bientôt recouvrir la terre. Et plus que tout, il a aimé l'automne. C'est ce qu'elle avait écrit en épitaphe sur sa pierre tombale, dans le bosquet de saules et de trembles.
La cigarette grésille sur l'herbe humide.
Mary se souvient à nouveau de sa chute dans le lac Minnesota. Elle se souvient qu'au moment même où elle avait été aspirée par le trou béant, elle s'était dit : Nous y sommes. Et elle se demande si, quelques mois plus tôt, lorsqu'Ernest avait pris la décision d'entrer dans le vestibule, ce matin de juillet, il avait pensé la même chose : Nous y sommes. Le monde n'existe plus.
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babel95babel9523 avril 2017
Perdre sa capacité à écrire, c'était perdre sa capacité à libérer son esprit de ses angoisses. Ecrire, c'était entrer dans une maison magnifique : un lieu propre et éclairé où la lumière tombait en de grands faisceaux blanc sur de beaux parquets en bois. Ecrire, c'était se sentir chez soi, c'était y voir clair.
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sarahdu91sarahdu9126 juillet 2017
Ernst est sur le point de dire quelque chose mais se retient. Martha pense que c'est typique d' Ernest: il veut sa femme, il veut sa maîtresse, il veut tout ce qui est à sa portée. Il est avide de femmes mais surtout il ne connaît pas ses vrais besoins, alors dans le doute il essaie d'attraper tout ce qui passe. Épouse après épouse après épouse. Ce n'est pas une épouse qu'il lui faut; c'est une mère!
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LiliGalipetteLiliGalipette10 avril 2017
Où qu'ils aillent, Hadley et Ernest sont accompagnés : cette femme se glisse entre eux comme une lame. Cette femme, c'est Fife : la maîtresse de son mari.
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PickItUpPickItUp16 avril 2017
Quel charme ! Quel magnétisme ! Les femmes se jettent des balcons, le suivent à la guerre et détournent le regard le temps d'une liaison parce qu'un mariage à trois vaut mieux que d'être seule.
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Videos de Naomi Wood (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Naomi Wood
Naomi Wood se prête au jeu des questions / réponses autour de son livre "Mrs Hemingway". Petit avant goût avant la sortie en librairie le 11 mai 2017!
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