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EAN : 9782264072122
336 pages
10-18 (06/09/2018)
3.88/5   162 notes
Résumé :
New York, 1910. Jane Prescott, femme de chambre, jouit d'une réputation exemplaire, et d'un esprit affuté qui lui permet de voir bien au-delà du mode de vie mondain et fastueux des riches parvenus chez qui elle sert. Jane est ainsi la première à comprendre ce que les fiançailles de sa jeune maîtresse avec le très en vue Norrie Newsome, déjà promis à une autre, ont de scandaleux. Et quand ce dernier est retrouvé mort, elle est aussi la mieux placée pour trouver qui a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
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lyoko
  27 avril 2022
Un petit polar bien sympathique qui nous retrace la vie de Jane, femme de chambre, féministe, maline et intègre.
New York en 1910, Jane se voit confier la charge d'éduquer deux jeunes femmes, filles d'un riche industriel afin qu'elles puissent intégrer la haute société new-yorkaise. mais les choses ne vont pas se passer comme prévu.
Les personnages sont travaillés et attachants, surtout Jane.
Le côté historique est prenant. La présence de révolutionnaires anarchistes est bien mise en avant. Et l'opposition des classes marquée par l'intrigue.
En plus d'être un polar, on remarque une critique de la société de l'époque ( peut-être encore d'actualité de nos jours d'ailleurs !), ou le profit prime sur la santé et le bonheur des ouvriers.
L'enquête policière est intéressante, bien menée. Et si on se doute assez facilement de l'assassin, on ne connaît que très tardivement les causes de ces assassinats.
Et puis l'auteure a su réserver aux lecteurs quelques belles surprises.
L'écriture de l'auteure est agréable et fluide.
J'ai donc passé un très bon moment en compagnie de Jane. Je me réjouis d'avance des futures aventures du personnage principal, que je lirai assez vite d'ailleurs.
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jeunejane
  08 octobre 2018
Au début du roman, Jane Prescott est femme de chambre et conseillère au service des deux filles de la famille Benchley en 1910 à New York. Ceux-ci, nouveaux riches, l'apprécient beaucoup comme aide pour s'intégrer dans riche société new yorkaise.
Charlotte Benchley, va se fiancer à Norrie Newsome, fils d'un riche industriel qui a fait sa fortune dans le charbon. Hélas, la famille Newsome traîne le poids d'une catastrophe minière qui a coûté la vie à des enfants.
Bizarre, ces fiançailles, car le jeune Norrie était promis à une autre fille et le climat entre les deux nouveaux fiancés semble orageux.
Le jour de la soirée des fiançailles, Norrie est sauvagement assassiné.
Des années plus tard, Jane Prescott va nous relater l'enquête qu'elle a menée en compagnie d'un beau reporter.
Sont mêlés d'éventuels complots anarchistes, des possibles vengeances amoureuses, des haines qui remontent à l'enfance.
Où se cache la vérité ?
L'enquête ne manque pas de sel. On peut comparer aux enquêtes d'Anne Perry mais pour ma part, j'ai trouvé celle-ci plus vivante, avec de nombreux rebondissements.
L'importance de la presse y est très présente.
L'extrême fin est très surprenante et vient un peu chambouler le dénouement que je m'étais imaginé.
Mariah Fredericks, diplômée en histoire, vit à New York avec sa famille. "Des gens d'importance" est son premier roman policier avec une traduction de qualité de Corine Derblum.
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iris29
  27 décembre 2018
Dans la même veine que les romans policiers historiques d'Anne Perry ou autres, ce roman se coule admirablement bien dans la période concernée, à savoir le début du 19 ième siècle.
On est à New - York en 1910 et les nouveaux riches essaient de faire illusion auprès des familles aisées plus anciennes ( en quelque sorte " l'aristocratie " américaine ). Pour se faire, il arrive qu'ils se fassent aider par une domestique , et ici c'est la gouvernante Jane Prescott qui s'y colle . Chargée de "préparer " , de surveiller les éventuels faux pas de deux jeunes filles, elle assiste effarée aux fiançailles de la cadette avec le fils d'un riche industriel promis à une autre… Ou comment ruiner tous ses efforts en une décision… Scandale ?
Un coup de théâtre viendra tout bouleverser quand le jeune homme sera assassiné au cours d'une soirée. Jane Prescott qui connait tous les protagonistes et qui était présente à la fameuse soirée, enquêtera presque en binôme avec un journaliste.
J'ose espérer qu'on assiste à la naissance d'une série, car ce roman est d'une grande qualité historique et sobre. Pas d'effets romantiques du côté de Jane et du journaliste, l'auteur fait dans le réalisme, ou peut-être, se garde des "cartouches " pour la suite… J'ai aimé ça .
J'ai aimé aussi la répartition entre le suspens , les descriptions concernant l'époque et les portraits des personnages : tout est à sa place et bien dosé.
Un roman agréable et divertissant.

Challenge Mauvais Genres 2018/19.

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kateginger63
  09 juillet 2020
Mais qui a donc tué le fiancé le plus en vue du Tout New-York ?
*
Une immersion totale dans le beau-monde new-yorkais du début du 20ème siècle mais vu à travers la lorgnette d'une femme de chambre.
Un 1er tome prometteur d'une trilogie de policier historique.
*
Jane, la domestique, futée et très observatrice sera notre guide et notre enquêtrice privilégiée. Pour cela elle va s'aider de quelques compagnons (un séduisant journaliste et un pharmacien rigoureux).
L'ambiance ressemble à la série anglaise Downton Abbey. Maîtres et valets seront sur un pied d'égalité quand il s'agit de les confondre face à un meurtre perpétré dans la bibliothèque d'un magnifique manoir.
Tiens, on penserait aussi à une partie de Cluedo !
*
Une enquête classique dont Jane fera la lumière sur des secrets bien enfouis, des rancoeurs, des trahisons, des chausse-trappes et découvrira enfin l'assassin.
L'atmosphère de ce début de siècle (le 20ème) est saisissante de réalisme. Les questions sociales sont bien mises en avant (montée du socialisme avec les conditions de travail déplorables dans les usines et mines, la fragilité des femmes, l'anarchisme en puissance....).
*
Dans un style net, parfois cynique et de dérision, l'aventure se laisse savourer avec un petit verre de brandy (ou de Rose Blush Cocktail).
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Krout
  19 mars 2019
Ah ! Quel policier que celui-ci. Est-ce seulement un policier ? Certes, il y a un meurtre à élucider. Miss Prescott s'y est attelée. J'aimerais rendre hommage à cette perle rare, femme de chambre courageuse et perspicace à l'heure où je viens d'achever la lecture de ses mémoires, d'autant qu'elle s'est éteinte maintenant comme tous les autres protagonistes directs de cette macabre affaire qui remua tant la presse et la société, là-bas.

Ce n'est pas l'histoire d'un psychopathe, d'un monstre solitaire, d'un tueur en série … et pourtant une série de morts violentes.
Ce n'est pas une histoire de drogue, de policier alcoolique, d'addictions … et pourtant sans l'aide précieuse d'un pharmacien.
Ce n'est pas une histoire de folles poursuites, de sirènes hurlantes, de cavalcades échevelées … et pourtant la narratrice nous mène en bateau dès son arrivée.
Ce n'est pas une histoire de brouillards londoniens, de manoirs écossais, d'allumettes suédoises, de volcans islandais, c'est tout simplement Il était une fois en Amérique. Autrement.

New-York, 1910 ! Peinture sociale au scalpel. Il y a des pauvres. Il y a des riches, nouveaux ou établis notoires. Les pauvres, résignés ou révoltés. Les riches, arrogants ou rongés. Il y a des morts. Il y a des coupables. le tribunal reconnait les pauvres, excuse les riches. Il y a des injustices, beaucoup. Il y a des anarchistes. Et parfois, surprise, une forme de justice. C'est l'histoire d'hommes et de femmes habitant ce lieu, cette époque, avec leur part de lumière, avec leurs zones d'ombre, avec ces lourds secrets emportés dans la tombe.

J'ai beaucoup aimé la narration classique dans sa construction, à la fois sobre et vive dans son écriture, mais bien plus encore je l'avoue la narratrice ; comment ne pas s'attacher à ses qualités, sa résilience, sa délicatesse, son humanité ? Oserais-je le dire, il y a un peu de Zola, de Dickens et de Shakespeare dans cette dramatique histoire dont la fin change tout … et pourtant vous constaterez en la lisant qu'au fond rien n'a changé.

Si ce n'est peut-être pas un crime passionnel, je l'aurai lu avec passion.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
talou61talou61   03 août 2021
Comme toujours lorsque je me promenais dans le Lower East Side, je fus frappée par l'immense différence entre ce monde-là et celui des Armslow et des Benchley. On aurait cru se trouver dans deux contrées différentes. Dans l'une, l'abondance allait de pair avec l'absence d'efforts, comme si le confort matériel poussait du sol. Dans les rues, le silence. On flânait à l'aise. On entendait bruire les arbres du parc, le discret "Bonjour" des passants. Se hâter ou élever le ton eût semblé incongru. Le troc et le marchandage étaient des comportements de bas étages.

Dans l'autre, au contraire, le troc était la vie. Des devantures aux voitures à bras, des fenêtres où les femmes hélaient les hommes aux bandes de gamins dont les doigts vous tâtaient les poches, tout n'était que quête d'un petit quelque chose en plus, parce que les gens avaient si peu. Où que vous alliez, vous étiez assailli, par des cris, des coudes, des épaules, des odeurs. Dans ces rues, vous ne marchiez pas. Vous rentriez la tête dans les épaules et vous forciez votre chemin.
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jeunejanejeunejane   08 octobre 2018
- Avez-vous entendu parler du darwinisme social ? Robert me l'a expliqué il y a plusieurs mois. D'après cette théorie, les riches sont riches parce qu'ils sont meilleurs, plus intelligents, plus travailleurs et donc plus aptes à survivre. Les pauvres, faute d'être dotés de ces qualités, finissent par périr. Et les forts ne sentent rien.
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iris29iris29   27 décembre 2018
Encore plus choquant fut le mariage du vénérable Robert Newsome ( charbon ) avec Rose Briggs ( sans fortune connue ) . Le marié avait cinquante-deux ans, la mariée dix-sept. Ce qui , comme beaucoup ne se privèrent pas de le souligner , était faire montre d'une considération particulière envers sa fille qui, ayant le même âge, s'entendrait à merveille avec sa nouvelle maman.
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cecilitcecilit   17 novembre 2018
-Le contremaître te bouscule pendant que tu coupes, le tissu se déchire, une amende. Tu ne fais pas pipi assez vite, une amende. A la morte-saison, ils enlèvent 2 dollars sur ton salaire. On paie pour les casiers, on paie pour les chaises où on s'assoit. L'autre jour, j'ai dit " Vous savez à qui elle est la fabrique ? A moi. Vous m'avez fait acheter ce casier, cette chaise, cette aiguille - tout ça est à moi, maintenant."
J'ai éclaté de rire.
- Qu'est-ce qu'il a répondu, le contremaître ?
- Il m'a giflée.
Je m'arrêtai de rire.
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iris29iris29   22 décembre 2018
A mon arrivée chez les Benchley en mai 1910, je bénéficiai de la meilleure recommandation qu'une employée puisse avoir : l'échec de toutes celles qui l'avaient précédée.
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