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ISBN : 2264072121
Éditeur : 10-18 (06/09/2018)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 39 notes)
Résumé :
New York, 1910. Jane Prescott, femme de chambre, jouit d'une réputation exemplaire, et d'un esprit affuté qui lui permet de voir bien au-delà du mode de vie mondain et fastueux des riches parvenus chez qui elle sert. Jane est ainsi la première à comprendre ce que les fiançailles de sa jeune maîtresse avec le très en vue Norrie Newsome, déjà promis à une autre, ont de scandaleux. Et quand ce dernier est retrouvé mort, elle est aussi la mieux placée pour trouver qui a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  08 octobre 2018
Au début du roman, Jane Prescott est femme de chambre et conseillère au service des deux filles de la famille Benchley en 1910 à New York. Ceux-ci, nouveaux riches, l'apprécient beaucoup comme aide pour s'intégrer dans riche société new yorkaise.
Charlotte Benchley, va se fiancer à Norrie Newsome, fils d'un riche industriel qui a fait sa fortune dans le charbon. Hélas, la famille Newsome traîne le poids d'une catastrophe minière qui a coûté la vie à des enfants.
Bizarre, ces fiançailles, car le jeune Norrie était promis à une autre fille et le climat entre les deux nouveaux fiancés semble orageux.
Le jour de la soirée des fiançailles, Norrie est sauvagement assassiné.
Des années plus tard, Jane Prescott va nous relater l'enquête qu'elle a menée en compagnie d'un beau reporter.
Sont mêlés d'éventuels complots anarchistes, des possibles vengeances amoureuses, des haines qui remontent à l'enfance.
Où se cache la vérité ?
L'enquête ne manque pas de sel. On peut comparer aux enquêtes d'Anne Perry mais pour ma part, j'ai trouvé celle-ci plus vivante, avec de nombreux rebondissements.
L'importance de la presse y est très présente.
L'extrême fin est très surprenante et vient un peu chambouler le dénouement que je m'étais imaginé.
Mariah Fredericks, diplômée en histoire, vit à New York avec sa famille. "Des gens d'importance" est son premier roman policier avec une traduction de qualité de Corine Derblum.
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iris29
  27 décembre 2018
Dans la même veine que les romans policiers historiques d'Anne Perry ou autres, ce roman se coule admirablement bien dans la période concernée, à savoir le début du 19 ième siècle.
On est à New - York en 1910 et les nouveaux riches essaient de faire illusion auprès des familles aisées plus anciennes ( en quelque sorte " l'aristocratie " américaine ). Pour se faire, il arrive qu'ils se fassent aider par une domestique , et ici c'est la gouvernante Jane Prescott qui s'y colle . Chargée de "préparer " , de surveiller les éventuels faux pas de deux jeunes filles, elle assiste effarée aux fiançailles de la cadette avec le fils d'un riche industriel promis à une autre… Ou comment ruiner tous ses efforts en une décision… Scandale ?
Un coup de théâtre viendra tout bouleverser quand le jeune homme sera assassiné au cours d'une soirée. Jane Prescott qui connait tous les protagonistes et qui était présente à la fameuse soirée, enquêtera presque en binôme avec un journaliste.
J'ose espérer qu'on assiste à la naissance d'une série, car ce roman est d'une grande qualité historique et sobre. Pas d'effets romantiques du côté de Jane et du journaliste, l'auteur fait dans le réalisme, ou peut-être, se garde des "cartouches " pour la suite… J'ai aimé ça .
J'ai aimé aussi la répartition entre le suspens , les descriptions concernant l'époque et les portraits des personnages : tout est à sa place et bien dosé.
Un roman agréable et divertissant.

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kuroineko
  09 septembre 2018
Des gens d'importance est le premier roman policier et le premier livre traduit en français de l'Américaine Mariah Fredericks. La couverture m'a attirée, ainsi que l'époque et le cadre évoqués.
La narratrice, Jane Prescott, alors bien âgée, se propose de revenir sur une sordide histoire de meurtre. C'était alors dans le New-York de 1910. Elle entre, à la mort de son employeuse, au service comme femme de chambre chez les Benchley. Des nouveaux riches, des parvenus qui tentent de se faire une situation dans le beau monde new-yorkais. Chose difficile lorsqu'on n'appartient pas aux familles qui comptent... Surtout avec deux jeunes filles de plus sur un marché des bons partis déjà fort réduit.
La cadette Benchley, aussi jolie que douée en intrigues, devient ainsi la fiancée d'un des rejetons d'une grande famille fortunée, les Newsome. L'annonce officielle doit se faire à la soirée de Noël. Mais comme souvent, tout ne se passe pas tout à fait comme prévu. Loin s'en faut.
Avec ce roman, Mariah Fredericks offre une réjouissante plongée dans le monde de l'establishment new-yorkais. Ce, par les yeux bien ouverts et l'esprit vif de Jane, domestique hors pair et observatrice attentive et intelligente.
C'est le genre de récit qui ne peut que ravir les amateurs de Jane Austen, d'Edith Wharton ou, plus récemment, des ambiances dans le genre de la série Downtown Abbey ou, peut-être plus encore, le film Gosford Park de Robert Altman.
Le style est vif et dynamique, avec la pincée d'ironie qu'il faut pour rendre le tout irrésistible. L'intrigue policière proprement dite est intéressante sans être exceptionnellement originale. En revanche, Mariah Fredericks a placé son roman dans un contexte particulier. En effet règne à New-York la peur des anarchistes suite à un attentat à la bombe contre l'établissement d'un grand quotidien. La haute société voit des terroristes de cette sorte partout et se laisse gagner par une psychose mâtinée de velléités de fortes répressions.
Les personnages forment également un atout majeur, bien campés. Celui de Jane l'emporte bien sûr, en tant que narratrice. Mais l'on est surpris par d'autres, qui moins cynique que de prime abord, d'autres nettement plus ambigus.
Des gens d'importance offre une lecture addictive, que j'ai dévoré en deux traits. J'espère que l'auteure ne va pas s'arrêter là et nous régaler d'autres de ses ouvrages.
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LePamplemousse
  25 septembre 2018
Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions 10/18 pour cet envoi qui m'a beaucoup plu.
Je connaissais déjà les polars historiques victorien de Ann Granger ou ceux d'Anne Perry, dans lesquels ce sont des femmes qui mènent des enquêtes.
Ici, l'intrigue se déroule à New-York en 1910 et c'est une femme de chambre qui va tenter de découvrir l'assassin d'un jeune homme de la haute société, lequel était sur le point d'épouser la jeune fille dont s'occupe Jane, notre héroïne.
Les rapports entre les riches et les pauvres sont bien décrits mais n'apportent aucun éclairage nouveau par rapport à beaucoup d'autres romans du même genre.
Par contre, j'ai beaucoup aimé le fait que les conditions économiques et sociales aient une place importante dans l'histoire. On y parle des conditions de travail déplorables dans les mines et dans les usines de confection, du travail des femmes et des enfants même très jeunes, des foyers pour femmes en difficultés, des anarchistes…
L'héroïne se pose des questions sur des questions sociales mais ça reste crédible du fait de son passé et de son éducation. Elle enquête sans se prendre pour une vraie détective non plus, sa position de domestique lui permet de découvrir les secrets de plusieurs membres de la grande bourgeoisie, car elle mène ses investigations au sein même de la domesticité de ces personnes si respectables. Une gouvernante, un majordome, une petite bonne ou un chauffeur sont toujours plus accessibles qu'un Lord ou une Lady.
Une belle découverte qui m'a emmené à New-York au siècle dernier le temps de quelques heures.
J'espère que l'auteur écrira d'autres romans avec la même héroïne.
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ludi33
  24 septembre 2018
Ce roman policier voit son intrigue évoluer dans le New York de 1910. Ajouté à cela que l'enquête est menée par une jeune femme de chambre, et l'on se retrouve avec une histoire assez originale dans sa construction. Car si Jane se doit d'être discrète et de disparaitre aux yeux de ses maitres, son travail l'a entrainée à voir ce qui parait anodin aux yeux des autres. Alors quand le fiancé de sa jeune maitresse est retrouvé assassiné, elle est la mieux placée pour découvrir des choses. L'intrigue nous entraine dans l'univers feutré de la haute société new-yorkaise, où la réputation est le bien le plus précieux. L'auteur développe son histoire avec talent et nous offre une histoire à mi chemin entre Anne Perry et Edith Wharton. Un must
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   08 octobre 2018
- Avez-vous entendu parler du darwinisme social ? Robert me l'a expliqué il y a plusieurs mois. D'après cette théorie, les riches sont riches parce qu'ils sont meilleurs, plus intelligents, plus travailleurs et donc plus aptes à survivre. Les pauvres, faute d'être dotés de ces qualités, finissent par périr. Et les forts ne sentent rien.
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iris29iris29   27 décembre 2018
Encore plus choquant fut le mariage du vénérable Robert Newsome ( charbon ) avec Rose Briggs ( sans fortune connue ) . Le marié avait cinquante-deux ans, la mariée dix-sept. Ce qui , comme beaucoup ne se privèrent pas de le souligner , était faire montre d'une considération particulière envers sa fille qui, ayant le même âge, s'entendrait à merveille avec sa nouvelle maman.
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cecilitcecilit   17 novembre 2018
-Le contremaître te bouscule pendant que tu coupes, le tissu se déchire, une amende. Tu ne fais pas pipi assez vite, une amende. A la morte-saison, ils enlèvent 2 dollars sur ton salaire. On paie pour les casiers, on paie pour les chaises où on s'assoit. L'autre jour, j'ai dit " Vous savez à qui elle est la fabrique ? A moi. Vous m'avez fait acheter ce casier, cette chaise, cette aiguille - tout ça est à moi, maintenant."
J'ai éclaté de rire.
- Qu'est-ce qu'il a répondu, le contremaître ?
- Il m'a giflée.
Je m'arrêtai de rire.
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iris29iris29   29 décembre 2018
Les bons domestiques savent quand on les renvoie sans un mot. Il est vulgaire de rester après avoir été congédié. Cela rompt le contrat d' invisibilité.
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iris29iris29   22 décembre 2018
A mon arrivée chez les Benchley en mai 1910, je bénéficiai de la meilleure recommandation qu'une employée puisse avoir : l'échec de toutes celles qui l'avaient précédée.
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