AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782264072122
336 pages
Éditeur : 10-18 (06/09/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 101 notes)
Résumé :
New York, 1910. Jane Prescott, femme de chambre, jouit d'une réputation exemplaire, et d'un esprit affuté qui lui permet de voir bien au-delà du mode de vie mondain et fastueux des riches parvenus chez qui elle sert. Jane est ainsi la première à comprendre ce que les fiançailles de sa jeune maîtresse avec le très en vue Norrie Newsome, déjà promis à une autre, ont de scandaleux. Et quand ce dernier est retrouvé mort, elle est aussi la mieux placée pour trouver qui a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  08 octobre 2018
Au début du roman, Jane Prescott est femme de chambre et conseillère au service des deux filles de la famille Benchley en 1910 à New York. Ceux-ci, nouveaux riches, l'apprécient beaucoup comme aide pour s'intégrer dans riche société new yorkaise.
Charlotte Benchley, va se fiancer à Norrie Newsome, fils d'un riche industriel qui a fait sa fortune dans le charbon. Hélas, la famille Newsome traîne le poids d'une catastrophe minière qui a coûté la vie à des enfants.
Bizarre, ces fiançailles, car le jeune Norrie était promis à une autre fille et le climat entre les deux nouveaux fiancés semble orageux.
Le jour de la soirée des fiançailles, Norrie est sauvagement assassiné.
Des années plus tard, Jane Prescott va nous relater l'enquête qu'elle a menée en compagnie d'un beau reporter.
Sont mêlés d'éventuels complots anarchistes, des possibles vengeances amoureuses, des haines qui remontent à l'enfance.
Où se cache la vérité ?
L'enquête ne manque pas de sel. On peut comparer aux enquêtes d'Anne Perry mais pour ma part, j'ai trouvé celle-ci plus vivante, avec de nombreux rebondissements.
L'importance de la presse y est très présente.
L'extrême fin est très surprenante et vient un peu chambouler le dénouement que je m'étais imaginé.
Mariah Fredericks, diplômée en histoire, vit à New York avec sa famille. "Des gens d'importance" est son premier roman policier avec une traduction de qualité de Corine Derblum.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          692
kateginger63
  09 juillet 2020
Mais qui a donc tué le fiancé le plus en vue du Tout New-York ?
*
Une immersion totale dans le beau-monde new-yorkais du début du 20ème siècle mais vu à travers la lorgnette d'une femme de chambre.
Un 1er tome prometteur d'une trilogie de policier historique.
*
Jane, la domestique, futée et très observatrice sera notre guide et notre enquêtrice privilégiée. Pour cela elle va s'aider de quelques compagnons (un séduisant journaliste et un pharmacien rigoureux).
L'ambiance ressemble à la série anglaise Downton Abbey. Maîtres et valets seront sur un pied d'égalité quand il s'agit de les confondre face à un meurtre perpétré dans la bibliothèque d'un magnifique manoir.
Tiens, on penserait aussi à une partie de Cluedo !
*
Une enquête classique dont Jane fera la lumière sur des secrets bien enfouis, des rancoeurs, des trahisons, des chausse-trappes et découvrira enfin l'assassin.
L'atmosphère de ce début de siècle (le 20ème) est saisissante de réalisme. Les questions sociales sont bien mises en avant (montée du socialisme avec les conditions de travail déplorables dans les usines et mines, la fragilité des femmes, l'anarchisme en puissance....).
*
Dans un style net, parfois cynique et de dérision, l'aventure se laisse savourer avec un petit verre de brandy (ou de Rose Blush Cocktail).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
iris29
  27 décembre 2018
Dans la même veine que les romans policiers historiques d'Anne Perry ou autres, ce roman se coule admirablement bien dans la période concernée, à savoir le début du 19 ième siècle.
On est à New - York en 1910 et les nouveaux riches essaient de faire illusion auprès des familles aisées plus anciennes ( en quelque sorte " l'aristocratie " américaine ). Pour se faire, il arrive qu'ils se fassent aider par une domestique , et ici c'est la gouvernante Jane Prescott qui s'y colle . Chargée de "préparer " , de surveiller les éventuels faux pas de deux jeunes filles, elle assiste effarée aux fiançailles de la cadette avec le fils d'un riche industriel promis à une autre… Ou comment ruiner tous ses efforts en une décision… Scandale ?
Un coup de théâtre viendra tout bouleverser quand le jeune homme sera assassiné au cours d'une soirée. Jane Prescott qui connait tous les protagonistes et qui était présente à la fameuse soirée, enquêtera presque en binôme avec un journaliste.
J'ose espérer qu'on assiste à la naissance d'une série, car ce roman est d'une grande qualité historique et sobre. Pas d'effets romantiques du côté de Jane et du journaliste, l'auteur fait dans le réalisme, ou peut-être, se garde des "cartouches " pour la suite… J'ai aimé ça .
J'ai aimé aussi la répartition entre le suspens , les descriptions concernant l'époque et les portraits des personnages : tout est à sa place et bien dosé.
Un roman agréable et divertissant.

Challenge Mauvais Genres 2018/19.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          585
Krout
  19 mars 2019
Ah ! Quel policier que celui-ci. Est-ce seulement un policier ? Certes, il y a un meurtre à élucider. Miss Prescott s'y est attelée. J'aimerais rendre hommage à cette perle rare, femme de chambre courageuse et perspicace à l'heure où je viens d'achever la lecture de ses mémoires, d'autant qu'elle s'est éteinte maintenant comme tous les autres protagonistes directs de cette macabre affaire qui remua tant la presse et la société, là-bas.

Ce n'est pas l'histoire d'un psychopathe, d'un monstre solitaire, d'un tueur en série … et pourtant une série de morts violentes.
Ce n'est pas une histoire de drogue, de policier alcoolique, d'addictions … et pourtant sans l'aide précieuse d'un pharmacien.
Ce n'est pas une histoire de folles poursuites, de sirènes hurlantes, de cavalcades échevelées … et pourtant la narratrice nous mène en bateau dès son arrivée.
Ce n'est pas une histoire de brouillards londoniens, de manoirs écossais, d'allumettes suédoises, de volcans islandais, c'est tout simplement Il était une fois en Amérique. Autrement.

New-York, 1910 ! Peinture sociale au scalpel. Il y a des pauvres. Il y a des riches, nouveaux ou établis notoires. Les pauvres, résignés ou révoltés. Les riches, arrogants ou rongés. Il y a des morts. Il y a des coupables. le tribunal reconnait les pauvres, excuse les riches. Il y a des injustices, beaucoup. Il y a des anarchistes. Et parfois, surprise, une forme de justice. C'est l'histoire d'hommes et de femmes habitant ce lieu, cette époque, avec leur part de lumière, avec leurs zones d'ombre, avec ces lourds secrets emportés dans la tombe.

J'ai beaucoup aimé la narration classique dans sa construction, à la fois sobre et vive dans son écriture, mais bien plus encore je l'avoue la narratrice ; comment ne pas s'attacher à ses qualités, sa résilience, sa délicatesse, son humanité ? Oserais-je le dire, il y a un peu de Zola, de Dickens et de Shakespeare dans cette dramatique histoire dont la fin change tout … et pourtant vous constaterez en la lisant qu'au fond rien n'a changé.

Si ce n'est peut-être pas un crime passionnel, je l'aurai lu avec passion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4410
kuroineko
  09 septembre 2018
Des gens d'importance est le premier roman policier et le premier livre traduit en français de l'Américaine Mariah Fredericks. La couverture m'a attirée, ainsi que l'époque et le cadre évoqués.
La narratrice, Jane Prescott, alors bien âgée, se propose de revenir sur une sordide histoire de meurtre. C'était alors dans le New-York de 1910. Elle entre, à la mort de son employeuse, au service comme femme de chambre chez les Benchley. Des nouveaux riches, des parvenus qui tentent de se faire une situation dans le beau monde new-yorkais. Chose difficile lorsqu'on n'appartient pas aux familles qui comptent... Surtout avec deux jeunes filles de plus sur un marché des bons partis déjà fort réduit.
La cadette Benchley, aussi jolie que douée en intrigues, devient ainsi la fiancée d'un des rejetons d'une grande famille fortunée, les Newsome. L'annonce officielle doit se faire à la soirée de Noël. Mais comme souvent, tout ne se passe pas tout à fait comme prévu. Loin s'en faut.
Avec ce roman, Mariah Fredericks offre une réjouissante plongée dans le monde de l'establishment new-yorkais. Ce, par les yeux bien ouverts et l'esprit vif de Jane, domestique hors pair et observatrice attentive et intelligente.
C'est le genre de récit qui ne peut que ravir les amateurs de Jane Austen, d'Edith Wharton ou, plus récemment, des ambiances dans le genre de la série Downtown Abbey ou, peut-être plus encore, le film Gosford Park de Robert Altman.
Le style est vif et dynamique, avec la pincée d'ironie qu'il faut pour rendre le tout irrésistible. L'intrigue policière proprement dite est intéressante sans être exceptionnellement originale. En revanche, Mariah Fredericks a placé son roman dans un contexte particulier. En effet règne à New-York la peur des anarchistes suite à un attentat à la bombe contre l'établissement d'un grand quotidien. La haute société voit des terroristes de cette sorte partout et se laisse gagner par une psychose mâtinée de velléités de fortes répressions.
Les personnages forment également un atout majeur, bien campés. Celui de Jane l'emporte bien sûr, en tant que narratrice. Mais l'on est surpris par d'autres, qui moins cynique que de prime abord, d'autres nettement plus ambigus.
Des gens d'importance offre une lecture addictive, que j'ai dévoré en deux traits. J'espère que l'auteure ne va pas s'arrêter là et nous régaler d'autres de ses ouvrages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          414

Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   03 mai 2020
Le 19 janvier 1899, 121 ouvriers périrent dans la mine de Shickshinny, à Schuylkill (Pennsylvanie). Peu avant midi, une explosion provoqua l’effondrement de la voûte, condamnant les galeries et rendant le sauvetage difficile. Un rescapé rapporta qu’il avait entendu les voix de plusieurs jeunes garçons, bloqués près d’un conduit d’aération. Les appels se multiplièrent pour secourir les enfants, âgés de sept à dix ans. Mais la Elkins Mining Company, dont la société mère appartient aux Newsome, estima trop dangereux de tenter un sauvetage dans cette partie de la mine. Les petits cadavres furent découverts une semaine plus tard ; tous les enfants étaient morts de suffocation. Les griffures sur les parois, les doigts cassés et sanglants témoignaient qu’ils avaient essayé de survivre jusqu’à l’épuisement. D’après un témoin, « ils étaient blottis les uns contre les autres, enlacés pour se réconforter, comme endormis. Jamais vous n’auriez vu aussi triste spectacle »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
jeunejanejeunejane   08 octobre 2018
- Avez-vous entendu parler du darwinisme social ? Robert me l'a expliqué il y a plusieurs mois. D'après cette théorie, les riches sont riches parce qu'ils sont meilleurs, plus intelligents, plus travailleurs et donc plus aptes à survivre. Les pauvres, faute d'être dotés de ces qualités, finissent par périr. Et les forts ne sentent rien.
Commenter  J’apprécie          260
namelessnameless   02 mai 2020
Il paraît que les jeunes filles ne cherchent plus à se placer comme domestiques. Elles préfèrent travailler dans les magasins ou dans ces horribles fabriques. Ce n’était pas la première fois que j’entendais ces récriminations. Mrs. Armslow et ses relations se lamentaient aussi du refus ingrat des classes inférieures de se dévouer aux besoins de l’élite. Des maisons qui avaient eu un train de plus de quinze serviteurs se contentaient désormais de douze, voire de neuf.
— Les jeunes femmes n’éprouvent pas toutes de la satisfaction à servir les autres
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
namelessnameless   04 mai 2020
Je me levai et m’approchai d’un mur qui présentait un historique informel du syndicat. Affiches du soulèvement des Vingt Mille* – ABOLISSEZ L’ESCLAVAGE ! PRISONNIER DE L’HOSPICE ! – et coupures de presse relatant l’événement – JEUNES FILLES EN GRÈVE UNIES CONTRE LES MALFRATS. Un panneau proclamait : NOS ENNEMIS ONT L’ARGENT. NOUS AVONS LE POUVOIR DE REPRODUCTION. Des banderoles de diverses régions, superbement ouvragées. Ce n’était pas étonnant : elles avaient été confectionnées par des couturières, expertes dans leur art.

* Le soulèvement des 20 000 est une grève générale des ouvrières dans les usines de textile de New York en Novembre 1909.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
namelessnameless   05 mai 2020
Cent quarante-six personnes trouvèrent la mort dans l’incendie de la fabrique Triangle Shirtwaist ce jour-là, dont cent vingt-trois femmes, y compris Ruth Solomon, âgée de vingt ans. Elles auraient pu réussir à s’échapper si les portes de l’usine n’avaient été fermées à clef pour empêcher les pauses non autorisées. La cause de l’incendie fut imputée à une cigarette, dont une braise s’était enflammée et propagée, nourrie par les matériaux légers et vaporeux utilisés pour la confection des chemisiers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150

autres livres classés : new yorkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Mariah Fredericks (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1899 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..