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EAN : 9782714448194
579 pages
Éditeur : Belfond (06/10/2011)
3.61/5   146 notes
Résumé :
D'un manoir anglais à une ferme de l'Oklahoma, une saga foisonnante sur quatre générations de femmes : deux drames, deux secrets, un siècle de mensonges, de trahisons, d'amours perdues et inavouées...

Après la mort de leur grand - mère, Erica et Beth Calcott retournent dans le manoir familial où elles ont passé les étés de leur enfance, jusqu'au jour où leur cousin Henry a disparu. Depuis, Beth n'a plus jamais été la même, et la famille a explosé.
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
3,61

sur 146 notes

pyrouette
  28 juin 2014
C'est une histoire agréable sur plusieurs générations racontant les secrets de famille et les dégâts collatéraux qu'ils provoquent. Erica et Beth viennent d'hériter du manoir de leur grand-mère. N'ayant plus de contact avec elle depuis la disparition de leur cousin vingt-cinq ans plus tôt, elle sont étonnées mais décident de se rendre sur place pour prendre leur décision : l'habiter ou le vendre. Beth vient avec son fils mais aussi avec sa dépression qu'elle subit depuis des années. Erica se doute que l'origine de cette maladie se trouve au manoir, dans leur enfance et elle veut profiter du séjour pour essayer de comprendre et surtout inciter Beth à se confier. En rangeant les affaires de l'aïeule, elle va trouver une photo de son arrière grand-mère et met un secret de famille au grand jour. Elle se retrouve avec deux secrets de famille, va mener son enquête et conclura que certains secrets doivent rester là où ils sont. Dans cette famille où les femmes ont des personnalités très différentes parfois attachantes, parfois détestables, il y a de la lâcheté, un manque de responsabilité de l'auto-apitoiement et malgré tout du courage dans les actes et les sentiments. La construction de ce roman, comme un roman policier, permet de ne pas s'ennuyer un seul instant, on tourne les pages avec avidité, peut être d'une manière un peu malsaine, les secrets des autres sont toujours plus savoureux.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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ladesiderienne
  07 septembre 2018
Résultat d'une pêche estivale au hasard dans ma PAL, ce roman m'a transportée d'un manoir anglais à un ranch dans l'Oklahoma. J'ai donc voyagé à peu de frais et cela fut plutôt agréable.
Au décès de leur grand-mère, lady Meredith Calcott, Erica et sa soeur aînée Beth héritent de l'imposante demeure familiale de Storton Manor à la seule condition qu'elles y habitent désormais. En cas de refus, la demeure sera léguée à une œuvre de bienfaisance. Si leur arrivée sur les lieux ravive leurs souvenirs de vacances, elle leur remémore également que Meredith était une personne assez revêche qu'elles appréciaient peu. Les deux soeurs retrouvent Dinny avec qui elles jouaient enfants, contre l'avis familial car ce dernier, fils de gitans qui vivaient près de la propriété était détesté par les Calcott. A l'époque, au cours d'un jeu commun près de l'étang, la disparition non élucidée de Henry leur cousin avait semé le trouble dans la famille et Beth n'avait plus jamais été la même. Sentant le mal-être de sa sœur aînée s'intensifier au cours de leur séjour, Erica, trop jeune au moment des faits, va tenter en interrogeant Dinny et sa famille, d'en savoir un peu plus. Mais en même temps, en retrouvant au grenier des photos de son arrière grand-mère Caroline posant avec un bébé alors qu'elle n'était pas encore mariée, elle va décider également de lever le voile sur l'identité de cet enfant dont personne n'a parlé.
J'aime beaucoup les sagas familiales qui vous transportent sur plusieurs générations, d'autant plus lorsque les personnages principaux sont des femmes et que l'on assiste à l'évolution de leur situation dans la société, à leur libération progressive du poids des convenances. Le lecteur vit parallèlement l'arrivée des deux sœurs au manoir et le récit de leurs souvenirs d'enfance, tout cela raconté par Erica. Mais il suit en même temps l'aventure de Caroline au début du vingtième siècle, jeune fille de la bonne société new-yorkaise, partie suivre son mari, propriétaire d'un ranch au fin fond de l'Oklahoma. J'ai beaucoup aimé cette partie et les difficultés de Caroline pour s'adapter par amour à un univers qui n'est pas le sien. La quête de ces deux énigmes à découvrir font de ce livre un roman agréable à lire, car le style reste simple. La thématique sur les effets psychologiques négatifs des secrets de famille et celle sur les difficultés liés à la maternité sont intéressantes. J'ai apprécié la description de la relation entre sœurs partagée entre jalousie et affection. J'ai par contre trouvé la fin un peu brutale. J'aurais aimé en savoir plus. Pour ce voyage à travers le temps, j'accorde un 14/20.
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IdeesLivresMandarine
  12 mars 2013
Pris au hasard à la bibliothèque, j'avoue que je ne connaissais pas cette jeune auteure Katherine Webb mais le titre m'a tout de suite attiré. Quoi que l'on fasse, notre passé nous poursuit, et on peut faire ce que l'on veut, aller le plus loin possible, rien ne peut couper ce fil tenu ... à moins de régler quelques comptes ou problèmes avant ...
Franchement, j'ai adoré et il est vrai que tout ce qui est secrets de famille, vieux manoir, histoire sur plusieurs générations, non-dits qui en disent longs, indices laissés au hasard -ou presque, j'avoue ! je suis fan.
Je trouve l'exercice assez réussie, et je me suis laissée prendre au jeu.
Il n'est pas seulement question d'argent d'argent dans ce livre, en effet, on peut recevoir en héritage beaucoup d'autres choses comme des souvenirs, des objets a priori sans importance, des lettres, une famille, ... Ce livre fait le tour de la question et se lit très bien et je dois dire que je n'ai pas eu un moment d'ennui. Les personnages sont attachants et pour la plupart féminins.J'ai passé un très bon moment à suivre les péripéties les hauts et les bas de cette famille.
Je resterai fidèle à cette auteure et lirai, je pense, bientôt son deuxième livre Présentiments qui doit sortir en poche.
Bonne lecture !
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TheClo
  07 juin 2015
Meredith Calcott est morte, Erica et Beth, ses petites-filles, vont hériter du manoir dans lequel la vieille dame a fini ses jours. Cela fait vingt-trois ans que les deux soeurs ne sont pas revenu dans le manoir, pourtant elles y ont passé leurs étés, elles passaient leur temps à jouer avec Dinny un jeune garçon de leur age vivant dans une caravane avec sa famille. Erica n'a jamais compris pourquoi sa grand-mère avait une grande antipathie concernant les gens du voyage. C'était également le même ressenti pour Henry le jeune cousin de Beth et d'Erica, celui-ci ne faisait que d'embêter les trois amis, jusqu'au jour où il disparait. Son corps ne sera jamais retrouvé, et depuis ce jour les filles ne sont plus retournées au manoir de Meredith. Beth a également changé depuis la disparition de son cousin, elle vit dans une profonde dépression depuis une vingtaine d'année. Erica espère que ce retour au manoir sera l'occasion de découvrir la vérité sur Henry, mais aussi de comprendre et d'aider Beth dans sa détresse.
Au début des années 1900, Caroline une jeune New-yorkaise part vivre à Woodward, une ville au milieu des cow-boys avec son jeune époux Corin. Caroline va devoir s'habituer à cette nouvelle vie au milieu de nul part, en compagnie des Indiens. Ici pas de gouvernante, de jolies robes et coiffures, de soirées mondaines. Mais Caroline aime Corin plus que tout au monde alors elle n'hésite pas à faire tous ces sacrifices pour lui. Pourtant elle est malheureuse, et ce malheur augmente avec la difficulté à tomber enceinte, elle qui voudrait donner un fils à son mari. Alors quand Magpie, la jeune Indienne qui vient l'aider chez elle, tombe enceinte et que Caroline croit que Corin en est le père, la jeune fille va perdre les pédales.
Du début des années 1900 à aujourd'hui, le poids des secrets de la famille Calcott touchera plusieurs générations.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. J'adore les livres de l'époque victorienne, qui se passent dans le début du XXème siècle de l'Angleterre. D'ailleurs mon auteur préférée Kate Morton écris ce genre de roman. Je n'ai donc pas hésité en lisant le résumé de L'héritage.
Il est question ici de secrets de familles sur plusieurs générations dans une même famille. A près d'un siècle d'écart, plusieurs générations de la famille devront faire avec ce secret. Si au fil de sa lecture le lecteur en apprend plus, c'est également le cas de Erica, le narrateur de la partie présent du roman. Celle-ci découvrira par hasard une photo de son arrière-grand-mère, cette photo va lui donner envie de découvrir certaines choses. Dans le même temps Erica doit aider sa grande soeur Beth à aller mieux, elle doit également faire face au retour de son ami d'enfance Dinny et comprendre pourquoi et comment son cousin à disparu des années plus tôt.
Parallèlement on suit Caroline, qui elle doit apprendre à vivre dans un monde, dans une société qu'elle ne connait pas, elle va avoir des peines, et elle devra prendre des décisions, pas toujours très bonnes. D'ailleurs une de ces décisions, aura énormément d'incidence pour les gens qui l'entourent mais également pour sa descendance à venir.
On a donc de nombreuses intrigues qui composent cette histoire. On a également une alternance entre le passé et le présent. Il y a aussi des flash backs de l'enfance d'Erica. Cependant le lecteur ne s'y perd pas puisque l'auteure arrive a marquer le changement d'époque. J'aime beaucoup les romans où le passé se mêlent au présent, et où les destins des personnes du passé ont une influence sur celui des personnes du présent.
Les deux personnages principaux,Caroline pour le passé et Erica pour le présent, sont vraiment toutes les deux intéressantes et attachantes. On peut éprouver de la compassion pour Caroline qui ne vit pas toujours des choses faciles. Pour Erica on aura plus de l'admiration, elle est une super soeur et une super tante avec le fils de Beth, elle est également déterminée à découvrir les choses et à aider sa soeur, elle a grand coeur.
Il y a beaucoup de descriptions dans ce roman, c'est d'ailleurs une des caractéristiques des livres de ce genre, il y a plus de descriptions que d'actions. Ça ne va pas vite, mais ça permet pour ceux qui aiment de savourer. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude de lire des livres de ce genre ou qui n'aiment pas, ça pourra être ennuyant.
C'est d'ailleurs assez long à commencer, on ne rentre pas tout de suite dans l'histoire, et il faut de la concentration pour accrocher, mais une fois qu'on y est et que tout est en place, on est dans l'histoire.
Le style est agréable et l'auteure arrive à brio à nous transporter dans cette époque.
Pour finir, j'ai vraiment bien aimé ce livre, j'ai envie de lire les autres romans de l'auteure car j'aime vraiment ce genre de livres. L'histoire est intéressante, et les personnages sont attachants. Ça ne va pas vite, mais ce n'est pas forcément un défaut ici. Si on aime les secrets de famille et les livres qui alternent le passé/présent, on ne pourra qu'aimer ce livre.
Lien : http://lesmotsdeclo.eklablog..
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sailormoon
  02 octobre 2015
La comparaison avec Kate Morton est méritée, ce premier roman de Katherine Webb étant vraiment dans la lignée de ce que peut écrire l'auteure australienne (que j'adore ♥), même s'il n'en a pas tout à fait la portée dramatique.
On va suivre ici deux histoires en parallèle, à deux époques différentes: celle d'Erica et Beth, deux soeurs qui reviennent au manoir familial après la mort de leur grand mère, et celle de Caroline, jeune américaine au début du XXème siècle.
Erica et Beth ont passé les étés de leur enfance dans le manoir familial. Un beau jour, leur cousin Henry s'est volatilisé; depuis, Beth se morfond dans une dépression sévère… des années plus tard, à la mort de leur grand-mère, les deux soeurs se retrouvent à nouveau au manoir, et Erica va tenter de percer le mystère de la disparition d'Henry en espérant que ça soulagera Beth de sa peine. En plus de ce premier « secret » de famille, elle va se mettre sur la piste d'un second secret, beaucoup plus ancien, qui concerne leur arrière-grand-mère Caroline. Erica est la narratrice de cette partie du récit.
L'autre partie du roman est racontée à la troisième personne, et concerne justement Caroline, que nous suivons des années 1902 à 1905 (de ses 18 à ses 21 ans). New-Yorkaise d'origine aisée mais sans autre famille qu'une tante qui ne l'aime pas, Caroline se marie avec un jeune homme d'une condition sociale bien inférieure à la sienne, puisqu'il tient un ranch dans l'Ouest américain. Obligée de le suivre là-bas, l'auteure nous dépeint son adaptation à la vie dans l'Ouest, très différente de ce qu'elle connaissait à New York.
L'ensemble du récit est très agréable à suivre – il faut dire que les histoires de secrets de familles qui courent sur plusieurs générations, j'adore. Pourtant, je trouve l'intérêt des deux intrigues assez inégal: j'ai été vraiment plus intéressée par l'histoire de Caroline et sa vie avec son mari Corin. le secret sur le cousin d'Erica et Beth n'était pas forcément nécessaire et c'est cette partie-là qui me fait dire que le roman n'est pas aussi bon qu'un Kate Morton; le secret de Caroline se suffisait à la lui-même, je trouve. (Cela dit, le roman reste un bon récit pour quiconque aime ce genre d'histoires!).
Au niveau des personnages, Erica est la narratrice mais le vrai personnage principal, pour moi, c'est Caroline. J'ai beaucoup aimé la suivre, même si mon estime pour elle n'est pas allée en grandissant au fil du roman: privée d'affection par sa tante, elle fait un mariage d'amour et je l'ai admirée pour ça. Elle a eu le cran, à une époque où c'était loin d'être évident, de faire fi des convenances, de choisir un mari moins riche qu'elle et de le suivre loin de la ville, dans un ranch isolé. J'attendais de voir comment elle allait parvenir à s'adapter cette nouvelle vie.. toute l'astuce résidant dans le fait que finalement, elle ne s'y adapte justement pas. En épousant Corin, elle n'avait absolument pas pris la mesure de la différence de style de vie entre eux, et s'ils s'aiment, elle va vite déchanter, tout en ayant beaucoup de mal à se départir de ses préjugés liés à son éducation « de la haute » (par exemple, les indiens sont des brutes qu'il ne faut pas fréquenter… Dommage, son mari en emploie). C'est un beau tableau de ce que pouvait être la vie à cette époque-là et j'ai vraiment beaucoup aimé tous les chapitres la concernant, même si je suis très loin de respecter ses choix.
En bref, si les deux récits auraient pu être d'un intérêt similaire, j'ai bien accroché à ce roman que je conseille aux amateurs de Kate Morton, même s'il est un peu moins bon ^^
Lien : http://totorosreviews.com/20..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   01 septembre 2018
"Vous voulez bien raconter une histoire pendant que je travaille ?" (...)
"Quelle genre d'histoire ?
- Ça n'a pas d'importance. Une histoire de votre peuple."
Ne sachant trop à quel peuple elle appartenait, Caroline lui raconta l'histoire d'Adam et Eve dans le jardin d'Éden. La traitise du serpent, la délicieuse pomme, la chute. À la fin, elle posa son ouvrage et décrivit la honte qui s'était emparée d'eux lorsqu'ils avaient pris conscience de leur nudité, leur quête fébrile pour trouver de quoi la dissimuler. Les yeux pétillants, Magpie pouffa, ce qui gonfla davantage ses joues.
" C'est une belle histoire, madame Massey. Un missionnaire à raconté la même à mon père, vous savez ce qu'il a dit mon père ?
- Qu'a-t-il dit ?
- Que c'était une réaction de Blanche. Une Indienne aurait ramassé un bâton, tué le serpent et tout serait redevenu merveilleux dans le jardin."
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ladesiderienneladesiderienne   22 août 2018
Le rire de Meredith résonnait très rarement. Même à l'occasion du bal de l'été ou des dîners qu'elle donnait parfois - interdits aux enfants, aussi sortions-nous à pas de loup de nos lits pour écouter aux portes - je l'avais à peine entendu. Elle se bornait à sourire ou à émettre un bruit de gorge quand quelque chose lui plaisait. Comme la plupart des petites filles, le rire m'était aussi naturel que la respiration. J'en avais conclu, je me rappelle, que cette faculté s'atrophiait avec l'âge, comme si le rire était une bobine de rubans multicolores lovée en soi qui disparaissait une fois dévidée.
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ladesiderienneladesiderienne   18 août 2018
"Il existe quelquefois un coin réservé aux tombes d'enfant..." Maman désigne le fond du cimetière. "Essaie là-bas, tu vois ? Sous le hêtre."
Je m'approche rapidement de l'arbre dépouillé que le vent balaie avec un mugissement évoquant la mer. Une quinzaine ou une vingtaine de tombes s'y trouvent. Sur les plus anciennes, des chérubins, aux traits effacés par le lichen, étreignent tristement la pierre de leurs bras potelés. Sur les plus récentes, ils sont remplacés par des nounours, gardiens moins célestes qui détonnent. J'imagine que c'est volontaire. Un cimetière n'est pas un lieu pour les enfants. Autant de vies avortées, de pertes qui ont déchiré l'âme de parents - cœurs brisés inhumés auprès des petits corps qui les avaient brisés. C'est mélancolique. Je me dépêche de lire les noms et des dates puis m'éloigne en frissonnant du lugubre petit groupe.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   25 mai 2019
Corin, mon bien-aimé.

Cela fait si longtemps que tu as disparu que j'ai perdu le compte des années. Je suis assez vieille pour attendre la mort. Il est vrai que je l'attends depuis que nous avons été séparés, mon amour. Les longues années que j'ai passées en Angleterre se sont écoulées dans un étrange brouillard. Comment ai-je rempli mon temps ? Cela m'est sorti de l'esprit. En revanche, mon amour, la moindre seconde à tes côtés, lorsque j'étais ta femme et que nous vivions ensemble, est gravée dans ma mémoire. Mon Dieu, pourquoi es-tu mort ? Pourquoi es-tu sorti à cheval ce jour-là ? J'y ai très souvent repensé. Je te vois te mettre en selle, et j'essaie de modifier ce souvenir. Je me persuade que j'ai couru derrière toi, te suppliant de ne pas partir, de ne pas me quitter.. Ainsi, tu n'aurais pas fait cette chute, tu ne serais pas mort et je n'aurais pas vécu toutes ces interminables et tristes années sans toi. Parfois j'arrive à me convaincre que les choses se sont passées de la sorte et je suis bouleversée lorsque je reprends conscience de ton absence. Quelle que soit la douleur que cette scène provoque en moi, je ne cesse de la rejouer dans ma tête.
Corin; j'ai commis un acte abominable. Impardonnable. Je l'ai fui sans pouvoir le réparer, et il n' a cessé de me hanter. Mon unique consolation, c'est que je ne me le suis jamais pardonné et que je l'ai payé tout au long de ma vie. Si ce n'est qu'aucun châtiment n'est assez lourd. Je prie pour que tu ne saches pas de quoi il s'agit, sinon tu ne m'aimerais plu, ce qui me serait insupportable. Je prie que Dieu n'existe pas, qu'il n'y ait ni paradis ni enfer, afin que que tu n'aies pas pu voir le crime que j'ai perpétré. Si tu es au ciel, je ne t'y retrouverai jamais, car mon âme sera sûrement précipitée en enfer lors de mon trépas. Mais comment serait-il possible que tu ne sois pas au ciel, mon amour ? Tu étais déjà un ange ici-bas. Le seul bonheur que j'aie connu sur terre, les seuls moments où j'ai été heureuse, ce fut auprès de toi. Tout n'a été que cendres et poussières par la suite. depuis combien de temps reposes-tu dans la prairie ? Cela fait des siècles que je ne t'ai pas vu. La création de l'univers et son apocalypse auraient pu avoir de nouveau lieu depuis notre dernière étreinte.
Mon plus cher désir serait de te revoir une dernière fois avant de mourir. Il me semble que ce ne serait que justice ; si le monde était un lieu d'équité, je devrais avoir droit à une seconde dans tes bras pour compenser ta perte. Peu importe mon geste dû au désespoir, peu importe la manière dont les choses ont empiré par ma faute et que je me sois enfoncée dans l'abîme depuis. Je serais prête à me condamner à une éternité de souffrances uniquement pour te revoir une dernière fois. C'est hélas, impossible.. je mourrai et sombrerai dans l'oubli, comme toi. Mais je ne t'ai jamais oublié, mon Corin, mon mari. Quoi que j'aie fait d'autre, je ne t'ai jamais oublié. Et je n'ai jamais cessé de t'aimer.

Caroline
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ladesiderienneladesiderienne   31 août 2018
Le manoir nous appartient désormais ; les douze chambres, les plafonds démesurés, le majestueux escalier, les pièces du sous-sol aux dalles patinées par des pieds serviles. Tout est à nous. À condition que nous y vivions. C'est ce que Meredith souhaitait depuis toujours. Meredith, notre grand-mère, rancunière et mesquine. Elle voulait que notre mère vienne s'y installer avec nous tous, et la regarde mourir. Meredith à réagi au refus de maman en rompant ses liens avec elle, de sorte que nous avons pu continuer à mener une vie heureuse à Reading. Si nous n'y emménageons pas, le manoir sera vendu et l'argent versé aux bonnes œuvres. Meredith : une philanthrope par-delà la tombe, par esprit de contradiction.
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Katherine Webb, author of The Legacy, discusses the inspiration behind the writing of her latest book.
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