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Hélène Collon (Traducteur)Dave McKean (Illustrateur)
ISBN : 2226140190
Éditeur : Albin Michel (03/01/2003)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 693 notes)
Résumé :
Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu'elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs: deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. "Je suis une exploratrice!", clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l'attend. Attention, grand frisson.
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Critiques, Analyses et Avis (142) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  14 mars 2014
Un conte fantastique pour enfant, exclusivement ?
Une nouvelle multi primée (British science-fiction, hugo et nebula du court roman, brian stoker et locus du roman jeunesse).
Coraline, une petite jeune fille hardie, est une exploratrice née. Dans sa nouvelle maison, aux voisins un peu bizarres, elle découvre un passage. Derrière une porte, un autre monde l'attend. Où une chose, qui se veut son autre mère, va tout faire pour la garder près d'elle. Mais c'est sans compter sur la débrouillardise et l'esprit aventureux d'une petite gamine qui ne s'en laisse pas compter.
Ce n'est pas de l'autre côté du miroir (les références à Alice sont nombreuses, assumées et mises en avant un peu par tout le monde) mais de l'autre côté de la porte que se passe l'aventure.
Une aventure à partir de 10 ans, sans doute, mais interdite au plus de 13... Une histoire qui fera probablement frissonner vos jeunes enfants et peut être même cauchemarder (faut assumer), mais qui fera doucement rigoler les plus âgés nourris aux horreurs télévisuelles bien plus glauques que ce charmant récit.
Cela se lit très facilement, trop facilement ? trop vite.
A tout prendre, je préfère encore du même auteur, L'étrange vie de Nobody Owens et pour les adultes : American Gods.
Je ne suis probablement pas le bon public pour ce genre de littérature.
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MllePeregrine
  28 novembre 2011
Coup de coeur!
J'ai été amenée à lire Coraline dans le cadre d'un défi lecture avec des collégiens, j'ai été très agréablement surprise!
Neil Gaiman a une écriture très agréable à lire et l'univers de ce roman, féérique au début, se révèle peu à peu angoissant, puis terrifiant.
L'auteur reprend un thème connu: celui du passage dans un autre monde parallèle. Ici, Coraline, délaissée par ses parents, découvre une petite porte derrière laquelle se trouve une réplique de sa maison, de ses parents, mais en version positive: c'est-à-dire une maison accueillante, des parents attentifs, une mère qui prépare de bons petits plats...
Tout d'abord subjuguée, Coraline y va régulièrement, jusqu'au moment où...chhhuuuttt je ne dévoilerai pas le noeud de l'intrigue à celles ou ceux qui veulent le lire! Tout ce que je peux dire c'est que l'auteur sait transformer le rêve en cauchemar!
Coraline a été adaptée au cinéma en film d'animation mais j'ai en revanche été déçue car l'univers de Neil Gaiman n'y est, à mon goût, pas bien représenté. Des éléments y ont été ajoutés au détriments d'autres moments du livre supprimés.
La version papier est la meilleure!
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Ambages
  23 octobre 2016
Littérature jeunesse, littérature jeunesse... ben faut voir. Moi j'ai eu les jetons. Je voulais découvrir Neil Gaiman, c'est réussi.
« J'ai commencé ce livre pour Holly. Je l'ai fini pour Maddy. »
Je vois que ce Monsieur a eu le temps de mettre deux bébés en route entre la première et la dernière ligne de ce roman fantastique (je veux pas dire mais 155 pages, ça ne fait pas beaucoup.. certes, il a pu faire une pause d'écriture. Il a même dû en faire plusieurs). Mais pour en revenir à Coraline.. c'est dingue comme on peut, parfois, avoir bon goût. J'adore ce prénom, Caroline. Tiens, voilà que je suis comme les deux vieilles. Décidément ce conte touche plus qu'on ne le pense.
Donc, je disais... un conte qui fait peur, même aux grands ! Mais j'ai été courageuse. J'ai lutté vaillamment contre l'une de mes phobies parce que c'est écrit « le courage, c'est quand on a peur mais qu'on y va quand même. » C'est ce qui est beau dans ce conte.
Il parle de nos peurs les plus profondes, celles qui touchent à notre famille. C'est le point de départ de ce livre : ses enfants. J'ai eu l'impression qu'il nous rappelle qu'il faut passer du temps avec nos enfants pour qu'ils ne passent pas la porte, qu'ils soient suffisamment confiants et sûrs d'eux pour ne pas se laisser duper par des beaux parleurs, qu'ils puissent discerner le vrai du faux avec leur petite pierre -trouée par nos soins- afin de pouvoir affronter la vie pour construire la leur sur des bases solides.
J'ai bien aimé cette lecture pour les grands qui ont des petits, et pour les petits qui vont devenir grands.
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experyoshi
  25 novembre 2012
Attention : chef d'oeuvre ! Coraline m'a embarquée dans son univers.
Tout d'abord j'ai aimé la couverture du livre qui fait transparaître la peur et le cauchemar : une petite poupée de cire aux yeux minuscules s'éclaire à la bougie et semble inquiète. le titre est rouge sang et dégouline sur le fond noir comme dans un film d'horreur. L'originalité de l'illustration réside dans le fait que l'on distingue à côté de la petite fille, des mains crochues tenant une aiguille. Les formes menaçantes apparaissent alors en mat sur le fond noir brillant tels des spectres.
L'histoire est au départ assez ordinaire. Coraline s'ennuie et ses parents sont occupés à travailler. Elle explore alors la maison dans laquelle elle vient d'emménager et fait la rencontre de voisins hors du commun (un vieux monsieur possédant des souris savantes, des mamies comédiennes…)
Le quotidien tranquille de Coraline va vite s'effondrer quand ses parents vont disparaître…
Coraline va alors découvrir un monde parallèle de l'autre côté d'une porte. Cela ne vous rappelle rien? Les clins d'oeil à Alice au pays des merveilles se succèdent : le monde parallèle, le chat qui parle et conseille, des personnages monstrueux (une chrysalide gluante, son père transformé en forme de pâte à pain, une sorcière… En effet le monde qui l'attend va s'avérer terrifiant. Coraline est attendue par le double de sa mère qui est une femme/sorcière avec des yeux en forme de boutons noirs. Coraline va devoir vaincre sa peur pour braver tous les pièges.
Loin d'être naïf, Coraline est un conte gothique qui s'apparente au monde de Tim Burton ou à la famille Adams (la main de la mère : « la chose », la brume : le néant, la maison déformée). Neil Gaiman a su retranscrire les peurs enfantines (peur du noir, sorcière, peur de l'abandon). La peur est distillée tout au long du livre avec une certaine finesse.
Neil Gaiman fait partie de mes auteurs préférés tout comme Terry Pratchett.
Je conseille à tous de lire ce petit roman, qui est un RÉEL coup de coeur (oui oui ! surtout pour vous adultes ayant gardé une âme d'enfant).
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livrevie
  07 février 2015
Lorsque l'on pense conte de fées, on pense le plus souvent à Wall Disney et aux contes pour enfants, en oubliant bien souvent que ceux-ci ont une origine beaucoup plus adulte, et qu'ils arboraient souvent des teintes terrifiantes. Les fées qui peuplaient ces histoires que l'on se racontait le soir, autour d'une tablée, n'avaient souvent rien à voir avec la fée Clochette. Elles se drapaient d'obscurité et c'est cette version que j'ai retrouvé dans L'océan au bout du chemin. J'avais adoré ce retour aux sources du conte, cet univers aux différentes tonalités de nuit, qui affichait une candeur toute enfantine avec en toile de fond une noirceur très adulte.
Naturellement, j'ai voulu continuer l'aventure « Gaiman », et ai sorti Coraline de ma PAL.
Ce qui m'avait tant plu dans Un océan au bout du chemin est bel et bien présent. La sensation de pénétrer dans un monde interdit, où se mêlent fiction et réalité dans une mélodie envoutante aux sonorités parfois effrayantes.
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Coraline s'ennuie, et il y a cette porte, qui l'appelle, sérénade irrésistible. Alors, elle l'ouvre. Et l'autre monde apparaît.
Je suis sortie mitigée de cette lecture, j'ai choisi ce livre parce qu'il était court. Je suis fatiguée, et un livre trop épais me fait franchement peur en ce moment. C'est donc logiquement que je me suis tournée par ce petit livre. Mais malheureusement, les reproches que je pourrai lui faire viennent précisément du fait qu'il soit si court. L'histoire, simple, presque anodine aurait gagné à être développée davantage, pour donner au récit cette tension qui lui fait défaut. J'ai senti des ébauches de frissons devant les « autres », mais ils n'ont pas dévalé mon échine. Tout est allé vite, trop vite...
Malgré cette critique, je n'en ai pas fini avec Neil Gaiman. Un livre auquel l'on reproche d'être trop court en appelle obligatoirement d'autres du même auteur.
Lien : http://lelivrevie.blogspot.f..
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
cdi34000cdi34000   14 novembre 2017
Petits on est, et des milliers
Des milliers, tout petits, ohé !
Avant vous on était là
Après vous on sera là
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seshat123seshat123   18 décembre 2012
Ici, la forêt s'étendait plus loin ; mais plus on avançait, plus les arbres étaient rudimentaires, pour finir par ne plus ressembler du tout à des arbres.
Bientôt ils devinrent approximatifs, à peine une vague idée de ce que doit être un arbre : un tronc gris-brun en bas, et, en haut, un barbouillage verdâtre tenant lieu de feuilles.
Peut-être que l'autre mère ne s'intéressait-elle pas beaucoup aux arbres ; ou alors, elle ne s'était pas donné la peine de façonner correctement cette partie de la propriété parce que personne ne s'était jamais aventuré aussi loin.
Coraline continua à marcher.
Alors la brume apparut.
Ce n'était pas une brume humide, comme la brume ou le brouillard normaux. Et elle n'était ni tiède ni froide. En fait, Coraline avait la sensation d'avancer dans le néant.
« Je suis une exploratrice, songea-t-elle. Et il faut que je m'en aille d'ici par tous les moyens. Alors je continue à avancer. »
Autour d'elle il n'y avait plus qu'un vaste rien du tout, comme une feuille de papier vierge ou une très, très grande pièce vide toute blanche. Ni température, ni odeur, ni texture, ni goût – rien.
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ShaarillaShaarilla   15 mai 2010
"Police, j'écoute, fit une voix d'homme assez bourrue.
- Bonsoir. Je m'appelle Coraline Jones.
- Tu ne crois pas que tu devrais être au lit, à l'heure qu'il est, jeune fille ?
- Peut-être, répondit Coraline, qui n'allait pas se laisser si facilement distraire, mais j'appelle pour signaler un crime.
- Tiens donc. Et de quelle nature ?
- Un kidnapping. Mes parents ont été emmenés de force dans un monde qui se trouve de l'autre côté du miroir du couloir.
- Et tu sais pas qui ?" A sa voix, Coraline devnina que l'agent de police souriait. Elle fit son possible pour s'exprimer comme une grande personne, dans l'espoir qu'il la prendrait enfin au sérieux.
"Je crois que c'est mon autre mère qui les retient tous les deux prisonniers. Il se peut qu'elle veuille les garder pour leur coudre des boutons à la place des yeux, ou simplement pour m'attirer dans ses griffes. Je ne sais pas très bien.
- Je vois. Ses redoutables serres crochues, c'est ça ? Hmmm... Tu sais ce que je te propose, moi, Coraline Jones ?
- Non, quoi ?
- Tu vas demander à ta maman de te préparer une grande tasse de bon chocolat bien chaud, puis de te faire un gros câlin. Rien de tel que le chocolat chaud et les câlins pour faire fuir les cauchemars. Et si elle fait mine de te gronder parce que tu la réveilles en pleine nuit, dis-lui que c'est un ordre de l'agent de police." Il parlait d'une voix grave aux accents rassurants.
Mais Coraline n'était pas rassurée pour autant.
"Je lui dirai quand je la reverrai", dit-elle avant de raccrocher.
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fnitterfnitter   15 mars 2014
Certains prétendent que cette tendance, chez les chats, à jouer avec leur proie est en réalité une preuve de compassion : après tout, cela permet de temps en temps à notre amusant petit casse-croûte de s'enfuir. Ça t'arrive souvent à toi, que ton dîner s'échappe ?
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Zazette97Zazette97   13 octobre 2009
Le chat s'arrêta, puis s'assit et, pensif, entreprit de faire sa toilette, sans paraître conscient de la présence de Coraline.
" On...pourrait être amis, tu sais, reprit-elle.
Ouais...et on pourrait aussi être des spécimens rares appartenant à une espèce peu commune d'éléphants danseurs originaires d'Afrique. Sauf que ce n'est pas le cas. Du moins en ce qui me concerne", ajouta-t-il toutes griffes dehors.
Coraline soupira.
" S'il te plaît...Comment t'appelles-tu? Moi c'est Coraline."
Le chat bâilla sans se presser, voire avec application, en dévoilant une bouche et une langue extraordinairement roses. "Un chat, ça n'a pas de nom, répondit-il enfin.
- Ah bon?
- Non. C'est bon pour vous autres, les noms. Parce que vous ne savez pas qui vous êtes. Mais nous, nous le savons; alors nous n'en avons pas besoin."
Coraline trouvait ce chat d'un égocentrisme énervant. A l'entendre, il était le seul être au monde qui ait de l'importance. p.38
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Videos de Neil Gaiman (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Neil Gaiman
Emission #1 du podcast Hommage Collatéral, qui s’intéresse à des personnalités intrigantes dont on apprécie l’art, mais aussi la personnalité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Gaiman, on ne peut pas rester insensible face à l’un ou l’autre.
Alors qu’on s'apprête à découvrir la série American Gods de Bryan Fuller, adaptée de son best-seller, l’écoute de ce show tombe à pic pour (re)faire connaissance avec Gaiman et s'imprégner de son génie. On y retrace toutes ses carrières, de Sandman à Neverwhere en passant par La Mythologie Viking.
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