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Dave McKean (Illustrateur)Valérie Le Plouhinec (Traducteur)
ISBN : 2226189548
Éditeur : Albin Michel (04/03/2009)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 1011 notes)
Résumé :
Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s'il n'avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d'une sorcière brulée vive autrefois.
Mais quelqu'un va attirer Nobody au-delà de l'enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l'éliminer depuis qu'il est bébé.
Si tu savais, Nobody, comme le mon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (225) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  22 octobre 2013
Une belle danse macabre.
Nouveau succès littéraire pour l'auteur multi-primé de American gods et surtout Coraline. Ce nouveau roman a obtenu les Hugo et Locus 2009.
Le roman s'ouvre sur l'exécution de toute une famille à laquelle échappe, plus ou moins miraculeusement Bébé, deux ans. Il trouvera refuge dans le cimetière du coin et sera pris en charge par Mr et Mrs OWENS, un couple de fantôme de 250 ans d'âge et Silas, un bien mystérieux tuteur. On l'appellera Nobody (personne)(dit Bod) car il ne ressemble à personne d'autre que lui-même.
De rencontres bizarres en rencontres improbables avec les divers habitants du cimetière, loup-garous, vouivre, goules et sorcières, le jeune Nobody fera son éducation jusqu'à ses 15 ans.
Bien que classé littérature jeunesse, le style est bien dans le ton de l'environnement macabre. Gothique, Burtonnien. Rehaussé de dialogues vifs, incisifs et vivants, ce qui est un comble pour une histoire de cimetière remplis de morts (vivants ?). On baigne dans une atmosphère gentiment rétro, un sentiment d'un autre temps alors que l'histoire se déroule dans le monde moderne(ordinateurs, CD et téléphones portables à l'appui).
On regrettera un manque de détails et d'explications sur le background et quelques lenteurs, notamment en début de récit où l'attrait de la nouveauté s'estompe assez rapidement pour laisser place à un léger ennui jusqu'à mi-roman où l'histoire s'emballe enfin un peu.
Une fin trop lapidaire vient s'ajouter aux critiques que j'ai à formuler sur ce roman.
Un roman original, indéniablement poétique et plein de tendresse, mais qui manque de développement dans le cadre d'une lecture adulte d'où ces trois petites étoiles seulement. A réserver aux ados.
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cicou45
  02 février 2014
Vu le nombre impressionnant de critique qu'il y a déjà sur cet ouvrage, je crois que je vais être brève et me ranger à l'avis général à savoir que ce roman est une petite merveille, pour petits et grands. Un roman qui m'a fait un peu penser à Tim Burton et à son remarquable film d'animation "L'étrange Noël de M. Jack"...sauf que cela n'a absolument rien à voir (si ce n'est au point de vue de l'ambiance macabre) et à la série des Harry Potter.
Ambiance macabre effectivement puisque l'auteur reprend les célèbres, quoique dramatiques, crimes de Jack L'éventreur.
Ici, le Jack (l'un des Jack de la famille des Jack de tous métiers, failli à sa tâche qui était celle d'assassiner une famille entière puisqu'un enfant de deux ans environ en réchappe...il sera accueilli au cimetière de la ville par tous les membres y résidant, à savoir les morts et adopté par un couple n'ayant jamais pu avoir d'enfants, les Owens. Ce petit garçon qui ne ressemble à personne héritera donc du prénom de Nobody, à savoir Bod pour les intimes. Son tuteur, Silas, veillera à son éducation et se chargera de le nourrir car, eh oui, bien que les morts, eux, ne se nourrissent plus, un enfant, vivant qui plus est, à besoin de nourriture terrestre pour pouvoir grandir et se développer. Bod n'aura que très peu de compagnons de son âge comme amis car, alors que lui grandit, les autres enfants du cimetière, resteront à jamais des enfants de l'âge auquel ils sont passés dans l'autre monde. Il y aura cependant une exception, une jeune fille, mais je ne veux pas trop vous en dire car vous avez probablement déjà lu des dizaines de critiques de la sorte et cela doit sûrement vous paraître rébarbatif à la longue.
Je dirais seulement que cet ouvrage réunit un peu tous les genres (fantastique bien sûr mais aussi criminel, historique et je pourrais en énumérer bien d'autres). Un livre qui se lit très rapidement (j'ai été un peu lente avant de poster ma critique ici car il faut dire que l'on n'a pas arrêté de me faire des surprises pour mon anniversaire, et, même si j'ai eu moins de temps pour moi afin de le consacrer à mes lectures, je ne vais pas m'en plaindre car je vois qu'autour de moi, je suis aimée et cela vaut plus que toutes les lectures du monde), très bien écrit et avec de très belles illustrations. Bref, un vrai régal...A découvrir !
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Foxfire
  17 novembre 2017
Voilà un très joli roman destiné à un jeune public mais qui peut séduire également les adultes. J'ai beaucoup aimé ce petit roman à l'atmosphère singulière et au charme intemporel.
Dans ses remerciements Gaiman évoque "le livre de la ungle" de Kipling comme une influence majeure pour son "étrange vie de Nobody Owens". C'est vrai qu'on peut y voir bien des similitudes. Comme Mowgli, Nobody Owens est élevé à l'écart de ses semblables par des êtres d'un autre ordre. En effet, à l'instar de Mowgli le petit Homme qui vit au milieu des animaux, Nobody est un vivant qui grandit au milieu des morts. Et comme Mowgli, Nobody est traqué par un terrible prédateur. C'est un très joli et très original hommage que Gaiman rend à Kipling.
Gaiman créé un univers très bien construit avec des règles cohérentes. Et si certains éléments restent mystérieux, globalement tout se tient bien.
L'atmosphère poétiquement macabre est enivrante. On prend un réel plaisir à déambuler dans le cimetière aux côtés de Nobody.
L'intrigue est assez ténue. On est vraiment dans un roman d'atmosphère. Il ne faut pas s'attendre à de l'action débridée. Mais on ne s'ennuie jamais. le livre est même addictif grâce à cette ambiance envoûtante et à de jolis personnages. Même s'ils ne sont pas psychologiquement très fouillés, ils sont bien dessinés et très attachants.
L'auteur offre de très beaux passages. La séquence dans le monde des goules est très originale et distille une ambiance d'angoisse teintée d'absurde très spéciale.
J'ai été très touchée par le dénouement à la fois triste et plein de vie.
Ce fut une belle surprise que ce roman poétique et gothique. D'ici quelques temps, je conseillerai à mon fils de le lire.
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lyoko
  01 novembre 2016
Décidément je crois que Neil Gaiman ne doit pas être fait pour moi. Alors même si je ne m'ennuie pas profondément en le lisant, car il reste un bon conteur malgré tout, il me manque à chaque fois le petit truc qui fait la différence... mais malheureusement je n'arrive pas à définir exactement ce que c'est, et ça m'ennuie. Alors du coup je retente parfois la lecture d'une autre oeuvre afin de finir par mettre le doigt dessus.. mais ce n'est pas encore pour cette fois.
Souvent avec cet auteur je suis emballée au début de la lecture mais je retombe assez vite comme un soufflé.
Ce roman ne fait pas exception.
Coraline est son oeuvre la plus connue, que je n'ai pas lu, juste vu en vidéo. Je tenterais quand même un de ces jours
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bilodoh
  12 janvier 2016
Un cimetière, un vieux cimetière anglais, un lieu historique, plein de vieux monuments moussus et de gens morts depuis longtemps. Mais attention, ces morts ne sont pas tout à fait disparus. Dans cette nécropole, ils mènent plutôt une tranquille existence de fantômes, avec leurs habiletés particulières comme celle de traverser les murs ou de se rendre invisible…

La lugubre routine des défunts sera un jour bouleversée par l'arrivée inopinée d'un bébé, un pauvre enfant dont les parents viennent d'être assassinés. Madame Owens ne peut résister, il faut le sauver. Mais comment prendre soin d'un enfant vivant dans un tel environnement ? Dormira-t-il dans un caveau ? Comment le nourrir, l'éduquer et répondre à ses inévitables questions ? Comment le protéger des créatures malveillantes qui peuplent aussi les souterrains du cimetière ?

Le roman raconte l'aventure de cette adoption insolite et pour ajouter plus de suspense, on se heurtera au mal, à ceux qui sont responsables de la mort des parents du jeune Nobody.

Un bouquin classé littérature jeunesse, une lecture facile et une gentille histoire fantastique.
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critiques presse (5)
Telerama   06 avril 2016
Pilotée par le vétéran du comics P. Craig Russell, qui avait déjà officié sur Sandman, son adaptation en bande dessinée est un modèle du genre.
Lire la critique sur le site : Telerama
BDGest   19 février 2016
Un diptyque qui ravira les fans de Neil Gaiman et les amateurs de récits oniriques à la frontière du réel.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   08 juin 2015
Le résultat est impeccable.
Lire la critique sur le site : BDZoom
ActuaBD   01 juin 2015
Œuvre atypique et mystérieuse que ce premier tome réussi.

Lire la critique sur le site : ActuaBD
Lecturejeune   17 février 2012
Lecture Jeune, n°130 - juin 2009 - L'Étrange vie de Nobody Owens s'ouvre sur un massacre sanguinaire. Alors que toute sa famille est assassinée par « le Jack », seul un tout-petit âgé de 18 mois parvient à s'échapper et à se réfugier dans le cimetière voisin. Un couple de fantômes, Mr et Mrs Owens, décide d'adopter l'enfant et de l'élever à l'écart des dangers du monde. Chapitre après chapitre, le lecteur découvre l'univers fascinant du cimetière. Mais l'intrigue met du temps à reprendre le dessus. Il faudra attendre une centaine de pages pour que « le Jack » revienne à la poursuite du jeune survivant, Bod... Avec ce roman d'apprentissage sombre et émouvant, Neil Gaiman rend hommage au Livre de la jungle de Rudyard Kipling. S'il s'inspire ouvertement de grands auteurs - Coraline était la petite soeur d'Alice de Lewis Carroll - son talent de conteur crée des univers oniriques uniques. Neil Gaiman nous entraîne dans une histoire surnaturelle, macabre et poétique où les cimetières sont des sociétés communautaires et où les fantômes se révèlent sages, affectueux et solidaires. C'est dans cette enclave protégée que Bod va grandir et acquérir son autonomie. Peu à peu, il va découvrir les résidents de cet étrange village et explorer des pierres tombales qui s'ouvrent sur des mondes parallèles et des caveaux dont on ne revient jamais... Le roman est superbement mis en valeur par les illustrations de Dave McKean. L'Étrange Vie de Nobody Owens va être adapté au cinéma par Neil Jordan, le réalisateur du film Entretien avec un vampire. Il ne reste qu'à espérer que le film fasse honneur à l'ambiance mélancolique et fantaisiste de ce roman. Rozenn Muzelec
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
GuylaineGuylaine   04 août 2010
- IL se tuent, tu veux dire?
Bod avait une huitaine d'années, les yeux curieux et bien ouverts, et il n'était pas idiot.
- Absolument.
-Et ça marche? Ils sont plus heureux une fois morts?
- Parfois. La plupart du temps, non. C'est comme les gens qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où que l'on aille, on s'emmène avec soi. Si tu vois ce que je veux dire.
+ Lire la suite
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MusardiseMusardise   20 juillet 2017
Bod leva les yeux vers la ville et fut frappé d'horreur : une émotion le submergea, un mélange de répulsion et de peur, de dégoût et de répugnance, avec une pointe de stupeur.
Les goules ne bâtissent rien. Ce sont des parasites et des charognards, des dépeceuses de carcasses. La ville de Ghölheim est une chose qu'elles ont trouvée, il y a longtemps, mais qu'elles n'ont pas construite. Nul ne sait plus (à supposer qu'un humain l'ait jamais su) quelle sorte de créatures ont élevé ces édifices, ont criblé la roche de tunnels et de tours, mais il est certain que personne, hormis le peuple des goules, n'eût souhaité y rester ni même approcher de ce lieu.
Même depuis le chemin au-dessous de Gölheim, même à des lieues de distance, Bod voyait que les angles étaient faux, que les murs avaient des pentes absurdes, que c'était l'incarnation de tous les cauchemars qu'il eût jamais endurés, comme une énorme bouche hérissée de dents gâtées. Cette ville n'avait été bâtie que pour être abandonnée, toutes les terreurs, les folies et les répulsions des créatures qui l'avaient fondée se dressaient dans sa pierre. Le peuple des goules l'avait trouvée, s'y était plus à merveille et s'y était senti chez lui.
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fnitterfnitter   23 octobre 2013
C'est comme les gens qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux en allant vivre ailleurs, mais qui apprennent que ça ne marche pas comme ça. Où qu'on aille, on s’emmène avec soi.
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LefsoLefso   06 mars 2011
En allant ranger le jean il avait pris une petite faux accrochée au mur de la cabane, dont il se servit pour s’attaquer au coin couvert d’orties du cimetière des pauvres : il envoya valser les mauvaises herbes, taillada et éventra jusqu’à ne laisser que des tiges piquantes au ras du sol.
Il sortit de sa poche le gros presse-papiers en verre, empli d’une multitude de couleurs vives, ainsi que le pot de peinture et le pinceau.
Il trempa le pinceau dans la peinture et traça soigneusement, en marron, sur la surface du presse-papiers, ces lettres :

E.H.

Et au-dessous il écrivit :

Ça ne s’oublie pas

L’heure du coucher approchait, et pour quelque temps encore il serait sage de ne pas arriver en retard pour aller au lit.
Il posa le presse-papiers sur le sol qui avait été un coin couvert d’orties, le plaça à l’endroit où il estimait que devait se trouver la tête, et, ne s’arrêtant qu’un instant pour contempler son ouvrage, repassa entre les barreaux ; il fonça, d’un pas nettement moins léger, vers le haut de la colline.
- Pas mal, fit une voix mutine dans le cimetière des pauvres, derrière lui. Pas mal du tout.
Mais lorsqu’il se retourna pour regarder, il n’y avait personne
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lilimarylenelilimarylene   06 mai 2010
- Comment tu t'appelles ?
- J'ai pas de pierre tombale, dit-elle en abaissant les coins de la bouche. Je pourrais être n'importe qui, pas vrai ?
- Mais tu as bien un nom.
- Liza Hempstock, pour vous servir, fit-elle d'un ton aigre. C'est pas trop demander, tout de même. Un petit quelque chose pour marquer ma tombe. Je suis juste là, tu vois ? Y a rien que des orties pour montrer où je repose.
Et elle eut l'air si triste, l'espace d'un instant, que Bod eut envie de la serrer dans ses bras. C'est alors qu'il eut une idée, en se faufilant entre les barreaux de la clôture. Il trouverait une pierre tombale à Liza Hempstock, avec son nom dessus. Il la ferait sourire.
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Videos de Neil Gaiman (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Neil Gaiman
Emission #1 du podcast Hommage Collatéral, qui s’intéresse à des personnalités intrigantes dont on apprécie l’art, mais aussi la personnalité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Gaiman, on ne peut pas rester insensible face à l’un ou l’autre.
Alors qu’on s'apprête à découvrir la série American Gods de Bryan Fuller, adaptée de son best-seller, l’écoute de ce show tombe à pic pour (re)faire connaissance avec Gaiman et s'imprégner de son génie. On y retrace toutes ses carrières, de Sandman à Neverwhere en passant par La Mythologie Viking.
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