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ISBN : 2846268916
Éditeur : Au Diable Vauvert (12/01/2017)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 694 notes)
Résumé :
Neil Gaiman sait redonner aux légendes établies un souffle nouveau. Celui qui, dans une nouvelle éblouissante, a osé présenter Blanche-Neige comme une criminelle sadique, se permet, dans American Gods, de mêler mythologie et conflits de l'Amérique d'aujourd'hui... Quand les anciens dieux se sont installés en Amérique, amenés par de hardis navigateurs puis par les vagues successives d'émigrants, ils pensaient tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
ElGatoMalo
31 mai 2012
American Gods ou american Goods ? Un pavé qui sonne comme un paquet de muesli quand on le secoue un peu. En bouche, on trouve des tas de petits trucs variés au goût fade qui croquent un peu sous la dent mais pas trop : les poncifs de l'Amérique contemporaine avec en filigrane la référence à un meltingpot culturel et religieux. Tel est Ombre, héros terne, costaud mais inactif, inséré dans le tissus d'une Amérique vue au travers des stéréotypes Hollywoodiens à l'eau de rose, balloté par les évènements, poussé par l'étrange Voyageur d'un piège à touriste à l'autre. Il avance sur la route sans trop comprendre où il va ni ce qui se passe (le lecteur non plus, soit dit en passant). A sa description floue, on se demande bien qui il peut être jusqu'à la toute fin... ou presque.
La construction du récit n'est pas vraiment linéaire. Ce n'est pas un simple roadmovie (ou l'équivalent littéraire) quoique les personnages soient le plus souvent rencontrés sur le bord du chemin. le plus décevant touche le développement des aventures au creux de l'hiver qui tourne court. le long passage qui se déroule à Lakeside n'a pas de conclusion. Pas qui soit satisfaisante pendant la lecture. Pas de révélation fracassante, pas de chute de fin de scène. Des fils sont dénoués, tirés mais on n'en voit pas le bout. Juste des débuts d'histoires. Des situations mystérieuses. Au moins une qui commence comme un polard : on se demande qui fait disparaître ces jeunes gens chaque année. Allusions, plongée dans l'histoire ancienne de la ville qui fait référence à un personnage truculent dont on aimerait bien qu'il soit sinon le responsable peut-être la clé qui conduit à la solution de l'énigme. Mais non ! Tout s'arrête. le héros (ou l'antihéros) est retiré de cette trame narrative pour être projeté ailleurs dans les coulisses du monde en laissant le lecteur très frustré. En tout cas, moi, je l'ai été. le retournement final conclut l'histoire principale sans tambour ni trompette. Encore une frustration. Il faut attendre les toutes dernières pages (un peu comme dans ces films où après le générique de fin, le réalisateur colle encore une dernière scène qui laisse entrevoir la possibilité d'une suite) pour enfin être confirmé dans les déductions que l'on n'avait pas manquer de faire.
Un bon bouquin, ceci dit. J'ai délibérément fait trainer la lecture aussi longtemps que possible car j'ai vraiment apprécié de m'y replonger encore et encore...
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Luniver
01 septembre 2011
Gros coup de coeur pour ce livre !
L'histoire commence avec Ombre, qui sort de prison pour retrouver son épouse et son meilleur ami. Malheureusement pour lui, ils meurent dans un accident de voiture la veille de sa libération. Ombre apprend de plus qu'ils étaient amants. Il va se faire ensuite engagé par un type louche, Voyageur, et va se retrouver au centre d'une bataille entre les anciens dieux et les nouveaux.
Les anciens dieux tentent de survivre comme ils peuvent : l'un d'entre eux travaille dans un abattoir pour que des boeufs soient toujours sacrifiés en son nom, des dieux égyptiens tiennent une entreprise de pompes funèbres pour continuer à momifier, une déesse se prostitue pour être encore vénérée, ... Les nouveaux dieux (la technologie, le progrès) tentent de les éliminer définitivement.
Le rythme est soutenu, la mythologie se trouve partout, le récit est entre-coupé par des petits passages qui expliquent comment tous ces dieux sont arrivés en Amérique. Que du bonheur !
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ACdeHaenne
25 janvier 2016
Avant de sortir de prison, où il purge sa peine pour un braquage qui a mal tourné, Ombre apprend de la bouche du directeur que sa femme vient de mourir. Dans l'avion qui le ramène chez lui, il rencontre un étrange personnage, Voyageur, qui lui propose de travailler pour lui. Ombre refuse, car il a déjà un job réservé chez son meilleur ami. Mais celui-ci vient aussi de mourir et, lors des obsèques, il apprend qu'il était même l'amant de sa femme. Il finit par accepter la proposition de Voyageur...
Deuxième lecture pour moi de cet "American Gods" qui a reçu tous les prix les plus prestigieux de l'Imaginaire anglo-saxon et français. Autant la première fois il m'était apparu quelque peu pompeux, autant là j'ai beaucoup plus apprécié ma lecture, qui est en fait une sorte de deux-en-un. Oui, deux intrigues où se mèlent l'ordinaire d'une vie rangée dans un petit village "tranquille" (un peu à la Stephen King) qui ne l'est pas tant que ça à l'extraordinaire d'une guerre entre les dieux, les anciens contre les nouveaux. Bref, il faudrait toujours lire deux fois les livres, car on n'est jamais le même lecteur.
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salsifi
30 octobre 2012
Ombre, fraîchement sorti de prison, compte retourner chez lui, à Eagle Point, où l'attendent sa femme ainsi qu'un poste de prof de gym dans la salle tenue par son meilleur ami. Sauf que sa femme et son meilleur ami viennent tout juste de mourir dans un accident de voiture, dévoilant par la même occasion leur liaison.
C'est en se rendant à l'enterrement qu'Ombre rencontre Voyageur, un étrange personnage qui lui propose un emploi d'homme à tout faire. En acceptant cette offre, Ombre se retrouve propulsé en plein milieu d'une guerre opposant les ancieux dieux du Vieux Monde, arrivés en Amérique par le biais des croyances diverses des colons, aux nouveaux dieux, ceux de notre société matérialiste et consumériste: média, centres commerciaux...
Un road book fantastique déroutant, voire même délirant, mais pas que. A travers le personnage d'Ombre, on s'interroge sur notre rapport à la religion, à la foi, mais aussi sur notre place dans cette société de consommation où nous vivons, et surtout, avant tout, sur notre humanité.
Malgré quelques longueurs et, a contrario, quelques raccourcis frustrants, American Gods se révèle être un roman passionnant, décalé, et tout en subtilité.
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Berelex
27 août 2016
Je ne comprends que trop bien les autres critiques : le début du livre est effectivement lent, on est frustré de ne pas reconnaître tous les dieux, les petites histoires semblent ne rien apporter, Ombre n'a pas de personnalité, Lakeside n'aurait pas de conclusion digne de ce nom...
Cela fait effectivement beaucoup de points noirs pour un livre si primé... si il s'agit effectivement des points noirs.
Pour bien commencer, disons-nous une chose : Neil Gaiman dispose d'un talent de conteur certain. Même si l'histoire ne vous plaît pas, vous êtes emportés par les pages, et c'est un effort que de lever le nez.
Et que compte t-il donc faire avec ce talent de conteur ? Nous raconter une guerre entre les anciens dieux et Ville, Route, Média, Bois... soit les nouveaux dieux ? Non, rien de si bas ; là où le cadre est original, pourquoi rester dans le cadre ? Non, il envisage rien de moins que de nous dresser une portrait de la société américaine. Un portrait à travers ces divinités expatriées et délaissées, à travers tous ces personnages qui ont tous, si ce n'est un avenir, au moins un passé, et c'est ce qui l'intéresse. Il nous présente les Etats-Unis comme un melting-pot où personne n'était volontaire pour s'y rendre (sauf les nouveaux dieux, nous y reviendrons), et où tous expérimentent tout ce que le rêve américain n'est pas. Il s'agit de tous ces fils qui s'assemblent dans la tapisserie des parques (absentes du livre), pour former un portrait de l'Amérique. le nombre de divinités méconnues joue beaucoup sur ce sentiment, car on ne les connaît pas, et on comprend ainsi plus aisément la perte de leurs fidèles. (c'est là que je reproche l'utilisation de la mythologie nordique, trop connue pour appuyer ce propos, bien que cette connaissance par les lecteurs aura son importance.)
Ombre se démarque effectivement du reste car n'ayant de personnalité, mais c'est induis comme la conséquence qu'il n'ait pas de passé : il est un américain par sa connaissance des lieux, mais n'est pas interrogé par l'auteur pour ce portrait des américains, mais est en quelque sorte un étranger aussi neutre que possible pour observer les américains, et va se forger sa personnalité à leur contact. Quant à Lakeside... pour ma part elle n'a pas besoin de conclusion, c'est juste un cristallisation des efforts de ces américains pour vivre dans un cadre agréable, et doit rester comme telle, malgré ce qui pourra arriver.
Ça restera pour moi une excellente lecture , et un livre qui rejoint sans aucun doute les classiques du genre. (et Ibis est génial)
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Les critiques presse (1)
Elbakin.net09 mai 2014
American Gods mérite amplement les louanges dont il a pu se voir gratifier, insufflant un souffle d’originalité démontrant qu’il existe encore bien des pistes à parcourir en Fantasy, loin des sentiers battus…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations & extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
OlafOlaf13 juin 2017
Une fois, je chassais le daim, il y a quoi ? Trente ou quarante ans ; j’ai tiré un mâle et je l’ai raté, si bien qu’il s’est enfui dans la forêt. C’était sur la rive nord, pas loin de l’endroit où vous allez habiter, Mike. Le plus beau cerf que j’aie jamais vu : un vingt cors, aussi gros qu’un petit cheval, sans blague. Quant à moi, j’étais plus jeune et plus robuste que maintenant. Il avait commencé à neiger avant Halloween, cette année-là, mais on était aux alentours de la fête d’Action de Grâces et il y avait encore une neige toute fraîche par terre, si bien que je voyais clairement les empreintes de la bête. Elle avait l’air de s’enfuir vers le lac, affolée.
« Bon, il faut être complétement idiot pour courir après un cerf, mais vu que je suis complétement idiot, je me rue à sa poursuite, et voilà que je le trouve debout dans vingt ou vingt-cinq centimètres d’eau. A ce moment précis, le soleil passe derrière un nuage et il se met à geler – on a bien dû perdre dix degrés en autant de minutes, je n’invente rien. Et mon vieux cerf qui se préparait à filer se retrouve coincé. Pris dans la glace.
« Moi, je m’approche à petits pas. Visiblement, il voudrait s’enfuir, mais il n’y arrive pas. Je ne peux pas descendre une bestiole sans défense qui ne bouge même pas, hein ? Quelle sorte d’homme je serais, si je faisais ça ? Alors, je prends mon fusil et je tire en l’air.
« Ça fait un tel boucan, tellement inattendu, que le cerf sursaute assez fort pour jaillir hors de sa peau – et comme il a toujours les pattes prises dans la glace, c’est exactement ce qui se passe. Il laisse son pelage et ses andouillers sur place, et il galope dans les bois, aussi rose qu’un bébé souris, grelottant de tous ses membres.
« Je me sentais si mal pour lui que j’ai convaincu les dames du Cercle de Tricot de lui confectionner quelque chose de chaud pour l’hiver, et elles lui ont tricoté une espèce de combinaison, histoire qu’il n’attrape pas la mort. Bien sûr, on a fait les frais de la plaisanterie, parce qu’elles ont utilisé de la laine orange, si bien qu’aucun chasseur ne lui a jamais tiré dessus. Les chasseurs s’habillent en orange, par ici.
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framotheframothe07 mai 2016
"Vous êtes de Cornouailles? s'enquit-elle.
- Et comment : je suis un Cousin Jack, répondit le rouquin. Ou plutôt, j'en étais un. A présent, dans ce nouveau monde, plus personne ne dépose de bière ou de lait dehors pour un honnête garçon, ni une miche de pain à l'époque des moissons."
Essie redressa le bol de petits pois sur ses genoux.
"Si vous êtes qui je crois, je n'ai rien contre vous", dit-elle.
Dans la maison, Phyllida réprimandait la gouvernante.
"Ni moi contre toi, assura le rouquin, un peu triste, même si c'est toi qui m'as emmené ici, toi et quelques autres, dans ce pays qui n'a pas le temps pour la magie, pas la place pour les lutins et leurs pareils.
- Vous m'avez comblée de bienfaits.
- De bienfaits et de méfaits, corrigea l'inconnu qui louchait. Nous sommes comme le vent. Nous soufflons dans tous les sens." Son interlocutrice hocha la tête. " Prends donc ma main, Essie Tregowan."
Il lui tendit une main semée de taches de rousseur, sur le dos de laquelle Essie, quoique sa vue baissât, distingua des poils dorés qui luisaient dans le soleil de l'après-midi. Elle se mordit la lèvre? Puis hésitante, elle y pose sa propre main de vielle femme.
Elle était encore chaude lorsqu'on la trouve, quoique la vie eût fui son corps. Seule la moitié des petits pois était écossée.
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ElGatoMaloElGatoMalo25 mars 2012
La boisson avait une couleur brun doré. Ombre en but une gorgée qui lui laissa un étrange gout aigre-doux sur le palais. Par-dessus nombre de parfums mêlés, surnageait celui de l’alcool. L'ensemble rappelait un peu la bibine de la prison, brassée dans un sac-poubelle avec des fruits pourris, du pain, du sucre et de l’eau, mais en plus sucré et nettement plus bizarre.
"- Bon, j’ai gouté. Qu’est-ce que c’est ?
- De l`hydromel, répondit Voyageur. Du vin de miel. La boisson des héros. Des dieux. "
Ombre avala une autre gorgée prudente. Oui, il sentait le miel : un goût parmi d’autres.
" On dirait un peu de la saumure, remarqua-t-il. Du vin de saumure sucré. `
- De la pisse d’alcoolo diabétique, oui, corrigea Voyageur. J’ai horreur de ça."
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ElGatoMaloElGatoMalo09 avril 2012
Et quels animaux ! impressionné, Ombre contempla les centaines de créatures grandeur nature fixées sur la plate forme. Certaines réelles, d’autres totalement imaginaires, et des mélanges des deux. Toutes étaient différentes ; il vit sirène et triton, centaure et licorne, éléphants (un gigantesque, un tout petit), bouledogue, grenouille et phénix, zèbre, tigre, manticore et basilic, des cygnes tirant un carrosse, un taureau blanc, un renard, des morses jumeaux et jusqu’à un serpent de mer - ornés de couleurs vives et plus vrais que nature : tous tournaient au son de la valse qui s’achevait. Une autre commença sans que le manège ralentisse.
"A quoi ça sert ? demanda Ombre. Je veux dire : d’accord, c'est le plus grand carrousel du monde, celui où il y a le plus d’animaux, le plus d’ampoules électriques. Il tourne sans arrêt et personne n’y monte jamais.
- ll n’est pas là pour qu’on y monte, répondit Voyageur. Il est là pour être admire. Pour être.

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ElGatoMaloElGatoMalo27 mai 2012
Dans les années 1830, l’Acte de déportation des Indiens les avait exilés — Choctaws, Chickamaugas, Cherokees et Chickasaws. Les soldats avaient contraint tous ceux qu’ils avaient attrapés à parcourir près de deux mille kilomètres à pied, long chemin de larmes menant aux nouveaux territoires indiens, dans ce qui serait un jour l’Oklahoma. Un génocide tranquille. Des milliers d’hommes, de femmes, d'enfants avaient succombé durant le voyage. Quand on a gagné, on a gagné, nul ne peut dire le contraire.
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Vidéo de Neil Gaiman
Emission #1 du podcast Hommage Collatéral, qui s’intéresse à des personnalités intrigantes dont on apprécie l’art, mais aussi la personnalité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec Gaiman, on ne peut pas rester insensible face à l’un ou l’autre.
Alors qu’on s'apprête à découvrir la série American Gods de Bryan Fuller, adaptée de son best-seller, l’écoute de ce show tombe à pic pour (re)faire connaissance avec Gaiman et s'imprégner de son génie. On y retrace toutes ses carrières, de Sandman à Neverwhere en passant par La Mythologie Viking.
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Coraline découvre un autre monde qui semble plus agréable que la réalité. Mais pour y rester, il faut...

offrir son âme à une sorcière
manger une araignée vivante
se coudre des boutons à la place des yeux
oublier son passé
chanter du karaoké

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