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Fabrice Melquiot (Traducteur)
EAN : 9782851815811
64 pages
Éditeur : L'Arche (30/11/2004)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 88 notes)
Résumé :

C'est vrai. Tout est très noir. Comme j'ai les cheveux blancs, tu crois que je ne peux pas avoir d'enfant, mais si des enfants, des enfants et des enfants. Ce petit aura les cheveux blancs et aura un autre enfant, et cet autre un autre, tous avec des cheveux de neige et nous serons comme les vagues : une et une autre et encore une autre. Alors, nous nous assiérons tous et tous nous aurons les cheveux blancs et tous nous serons de l'écume. Pourquoi n'y a-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
  28 août 2020
Dernière pièce de García Lorca, écrite en 1936 peu de temps avant sa mort, La maison de Bernarda Alba se trouve bien ancrée dans la société espagnole de son temps, bien que très empreinte de vieilles traditions.

On s'y trouve littéralement enfermé avec Bernarda, qui mène sa famille à la baguette, à savoir ses cinq filles et deux domestiques. le père, qui n'est pas le père de le fille aînée, vient de mourir, et Bernarda a décrété que huit ans de deuil seraient respectés, comme au temps, dit-elle, de son père et de son grand-père. Ce qui signifie que les filles, âgées de 20 ans à 39 ans, ne sortiront pas de la maison pendant ce laps de temps (mais huit ans d'une vie, qu'est-ce que c'est, franchement ? Une broutille !) Reste un dernier personnage, la mère de Bernarda, qui, elle, se trouve doublement enfermée : dans la maison, et dans sa chambre, parce qu'elle est folle. Au fur et à mesure de la pièce, on peut se demander si on l'a enfermée à cause de sa folie, ou si c'est l'enfermement qui est cause de sa folie... Les filles n'ont qu'une échappatoire : se marier. Mais être demandée en mariage quand on n'a pas d'argent (à l'exception de l'aînée Angustias, qui dispose de l'héritage confortable du premier mari de Bernarda) et qu'en plus on n'est pas jolie (à l'exception d'Adela, la plus jeune), c'est un rêve quasiment inaccessible, surtout quand on a une mère qui prend prétexte de tout pour éviter qu'on puisse se marier. Angustias, grâce à son argent, va, elle, pouvoir se marier avec Pepe, l'amoureux d'Adela. Découragement, frustration, résignation, tristesse, jalousie, révolte : tout ça grossit parmi ces soeurs, s'amplifie, se propage. Elles sont contaminées par un mal intérieur qui les ronge, et auquel chacune fait face différemment.

García Lorca a adopté un style plus sobre que dans Noces de sang, la grand-mère - quand elle réussit à s'échapper de sa chambre - étant la seule à distiller une forme de lyrisme dans ses propos, où les métaphores et le côté visionnaire ne manque pas. Mais c'est un personnage qu'on voit peu. Et pour ce qui est des métaphores, l'auteur a repris celle du cheval déjà présente également dans Noces de sang, avec l'étalon qui rue et qu'on s'apprête à faire saillir les pouliches (bon, c'est peut-être pas ce qui est le plus fin dans la pièce). Pour la très grande majorité du texte, les répliques sont dans une veine tout à fait réaliste. García Lorca fait peu apparaître Bernarda, ce personnage détesté de tous (famille, domestiques, et le village dans son entier), dans le premier acte, puis davantage ensuite. Mais c'est bien sur les filles qu'est concentrée l'intrigue, et le lecteur se trouve coincé dans la pièce commune avec elles, tout aussi piégé par Bernarda que toute la famille.

García Lorca joue donc du hors-scène et des propos rapportés du dehors pour nous faire comprendre dans quel type de société vit cette famille. La Poncia, domestique, haïssant Bernarda mais lui obéissant au doigt et à l'oeil, fielleuse à souhait, raconte des histoires dont on ne sait trop ce qu'il faut en penser ; une de ces anecdotes ressemble fort à l'histoire d'un viol collectif, mais la Poncia la présente comme l'aventure d'une nuit d'une dévergondée, qui coucherait avec tout le monde. Et tout ce qui semble se passer dans le village et dont nous ne prenons connaissance que par des ouï-dires, montre que les femmes sont soit enfermées, soit traitées de putains. le hors-scène prend véritablement place avec une scène de lynchage qui ne présage rien de bon, et c'est peu dire. On comprend donc que c'est cette société, avec ses traditions les plus discriminantes et les plus cruelles, qui a fait naître l'obsession de Bernarda ; elle s'y conforme aux, non pas afin de préserver ses filles, mais pour préserver l'honneur de la famille, à savoir uniquement des apparences et des mensonges. Une préservation des apparences qu'elle maintiendra jusqu'au bout, malgré la tragédie qui rongera sa famille.

On imagine bien que García Lorca, très engagé politiquement, a souhaité livrer avec La maison de Bernarda une critique sociale de son époque et de son pays des plus acerbes. Et pourtant, ça va plus loin que ça puisque les contraintes (sociales, familiales, ou autres) qui emprisonnent et défont les êtres humains ne disparaissent jamais ; ce qui m'a fait penser en partie à Virgin suicides (le roman et le film), cette autre histoire d'un enfermement prenant place dans un temps et un lieu différent.
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5Arabella
  08 juin 2020
Il s'agit d'un drame en trois actes, écrit en 1936, c'est à dire l'année de la mort de Garcia Lorca, qui sera créé en 1945 en Argentine. Il s'agirait de la dernière pièce achevée de l'auteur. Elle est régulièrement jouée depuis, et elle a récemment inspiré un opéra de Miquel Ortega, donné pour la première fois en 2018 au Teatro de la Zarzuela à Madrid, après avoir déjà été adaptée par Aribert Reimann en 2000.
Nous sommes dans un village espagnol dans les années 30. le deuxième mari de Bernarda Alba est enterré aujourd'hui. Cette femme de 60 ans règne d'une main de fer sur sa maisonnée, composée de ses cinq filles, de sa mère, et des domestiques, dont Poncia, la plus proche d'elle, qui espionne pour son compte. Bernarda décide d'imposer à la maisonnée un deuil de 8 ans, pendant lequel il ne s'agira pas de sortir ni de faire rentrer l'extérieur dans la maison. Ce qui condamne ses filles à ne pas se marier. Toutes, sauf une : l'aînée, Angustias, issue d'un premier mariage, à qui son père a laissé des biens, est courtisée, malgré ses 39 ans et son peu d'attraits, par Pepe Romano, un séduisant jeune homme de 25 ans. Bernarda accepte l'idée de ce mariage. Mais il provoque des jalousies et envies chez les soeurs d'Angustias, en particulier chez la plus jeune, Adela, qui est très attirée par Pepe, à qui elle plaît également, mais elle n'a pas de dote. Dans l'enferment de la maison, un drame domestique se joue, sous le règne impitoyable de Bernarda.
Nous sommes dans un univers violent, destructeur, dans lequel il s'agit de nier le désir et l'épanouissement de ces femmes, au nom de valeurs ancestrales. C'est assez paradoxal, dans une pièce où il n'y a que des femmes, mais c'est au nom d'une forme de patriarcat que ces femmes sont condamnées à la réclusion, à la négation d'elles-mêmes, et en premier de leur sexualité. C'est une femme qui impose les contraintes, et qui pose les interdits, en s'appropriant en quelque sorte l'autorité masculine, en puisant une jouissance morbide à opprimer et à nier la féminité de ses filles, qui doivent s'étioler, jusqu'au moment où partir ne pourra plus être une véritable libération, mais juste un simulacre, comme pour Angustias. La seule qui ose s'opposer à ce diktat est Adela, qui du haut de ses 20 ans brave sa mère et ses soeurs, tous les interdits, jusqu'à trouver une issue qui lui permet de s'échapper, même si c'est dans la mort.
Une pièce sombre, épurée, qui fait un constat terrible de la condition des femmes à l'époque, et au-delà sur la société espagnole dans son ensemble. L'enferment, la négation de soi, la violence et l'oppression semblent être les règles incontournables de ce monde, au nom de valeurs religieuses, d'une hiérarchie des sexes, des générations, rigides et impitoyables.
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sabine59
  31 mai 2016
Froideur, noirceur, aucun espoir dans cette pièce !
Le mari de Bernarda est mort, la laissant seule avec ses cinq filles et une servante, La Poncia." Pendant les huit ans que durera le deuil, l'air de la rue ne doit pas pénétrer dans cette maison", décrète -t-elle, haineuse.Car c'est la haine qui règne chez elle, tout comme dans son entourage.Les mots de sa servante en son absence sont pleins de fiel et de rancoeur, pour parler d'elle, de sa dureté, de son avarice.
Ses filles semblent résignées, sauf une, Magdalena, qui regrette tant son père et ne veut pas subir le joug maternel." Tout plutôt que mourir jour après jour dans ce caveau.", affirme-t-elle.Cela la conduira à une solution extrême.
Dans cette société espagnole campagnarde close sur elle-même, en ce début de vingtième siècle, Lorca nous expose une famille, ployant sous l'autorité matriarcale,la religion vécue comme une obligation, une famille condamnée à souffrir en silence ou à se révolter par un silence définitif.
C'est effrayant de vérité,cruel dans les mots, mais aussi nimbé de poésie.Une pièce qui marque l'esprit et fait frissonner.
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nilebeh
  17 mars 2015
Cette pièce en trois actes a été écrite par Lorca avant 1936, date à laquelle il a été fusillé par les nationalistes au début de la guerre civile espagnole. Ecrivain , homosexuel, républicain, son sort a été vite réglé par les guardias civiles, fidèles à Franco.
Dans ce texte, court mais très dense, il met en scène la famille exclusivement féminine de Bernarda, veuve sexagénaire qui a pour charge de veiller sur l'honneur de sa maison et de ses cinq filles, âgées de 20 à 40 ans, toutes vierges, toutes en mal de mari.
Nous sommes dans une société méditerranéenne traditionnelle, au coeur de l'Andalousie semi-désertique :
p23 : C'est ainsi que l'on doit parler dans ce maudit village sans rivière, village de puits où l'on tremble toujours de boire une eau empoisonnée.
La société y est très machiste mais le pouvoir matriarcal s'y exerce fortement , ici en la personne toute-puissante croit-elle, de Bernarda. Ses filles la vouvoient et porteront le deuil du père pendant huit ans, avec interdiction d'ouvrir les fenêtres malgré la chaleur andalouse :
P25 : Ici, on fait ce que j'ordonne. Maintenant, tu ne peux plus aller rapporter à ton père. le fil et l'aiguille pour la femme. le fouet et la mule pour l'homme. C'est la règle dans les bonnes familles.
On y est soucieux de l'honneur sans tache de la famille, préservé à tous prix. Et quand une fille s'écarte du droit chemin, malheur à elle ! La meute des villageoises crie vengeance quand une fille-mère est découverte et on la menace des pires châtiments. Les filles de Bernarda, pourtant enfermées et sous contrôle permanent, se joignent à la meute...
Quand enfin se profile un épouseur possible, l'atmosphère se charge de tous les sentiments refoulés : désir d'amour, rancune, jalousie, mépris. C'est que le prétendant, Pepe le Romano, devra, selon la tradition, épouser l'aînée des soeurs qui a 15 ans de plus que lui. C'est elle l'héritière. Souci du qu'en dira-t-on, mariage d'argent, coutume ancestrale, le monde de l'Espagne des années 30 semble figé depuis des siècles. Et la petite Adela, amoureuse du bel Andalou, va se heurter à un mur. Tout comme Martirio, sa soeur.
« Une fille qui désobéit n'est plus une fille. C'est une ennemie. »
Comme dans la tragédie classique, le rôle des servantes et domestiques est important. La Poncia, au service de la famille depuis trente ans, essaie de prévenir Bernarda du drame qui couve. En vain. Sa maîtresse reste convaincue que sa famille est à l'abri de l'opprobre, elle y veille !
Des personnages de femmes sont ici dessinés, en quelques traits précis et frappants, qui vont prendre vie sur scène. Et c'est toute une histoire de l'Espagne qui se vit devant le spectateur :
Lorca oppose une Espagne quasi médiévale dans ses valeurs et ses traditions, où l'apparence est essentielle à celle qu'incarne la jeune Adela, désireuse de liberté, d'ouverture vers un avenir heureux, d'émancipation des vieux schémas, de rébellion contre une structure sociale et familiale calcifiée. Il faudra attendre l'arrivée de Juan Carlos, puis la mort de Franco et la movida pour que la jeunesse espagnole commence à respirer.
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Marti94
  10 juillet 2015
Federico García Lorca écrit « La Maison de Bernarda Alba » en 1936, deux mois avant son exécution par les franquistes. Il a alors 38 ans. C'est le dernier volet de sa trilogie rurale après Noces de sang (1933) puis Yerma (1935).
La dernière oeuvre théâtrale du poète espagnol a la particularité d'être un huis clos entièrement féminin : A la mort du père, une mère impose huit ans de deuil a ses cinq filles célibataires, âgées de 20 à 39 ans, comme l'exige la tradition andalouse dans les années 30.
Seule pourvue d'une importante dot, Angustias, fille aînée issue du premier mariage de Bernarda Alba, est fiancée à Pepe le Romano. Mais Adela, sa cadette, s'est rapprochée de lui depuis longtemps. Autour de ce jeune homme, obscur objet du désir, La Maison de Bernarda Alba donne à voir la violence d'une société verrouillée de l'intérieur que la passion fait voler en éclats.
Cette pièce dramatique est poignante même si elle est un peu datée car Lorca l'a construite avec une intensité des échanges qui va crescendo.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   08 juin 2020
LA PONCIA
Voilà trente ans que je lave ses draps ; trente ans que je mange ses restes ; que je passe des nuits blanches quand elle tousse et des jours entiers à épier les voisins par la fente de la porte pour tout lui rapporter. Aucun secret l'une pour l'autre, et pourtant je la maudis ! Que les clous de la douleur l'aveuglent !

LA SERVANTE Allons, allons !

LA PONCIA Un jour, j'en aurai assez...

LA SERVANTE Et ce jour-là...

LA PONCIA Ce jour-là, je m'enfermerai avec elle entre quatre murs et, toute une année, je lui cracherai dessus jusqu'à ce que je la laisse comme un de ces lézards que les enfants écrasent, eu elle ne vaut pas plus cher, elle et toute son engeance.
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MusardiseMusardise   24 août 2020
BERNARDA. [...] Pendant les huit ans que durera le deuil, l'air de la rue ne doit pas pénétrer dans cette maison. Dites-vous que j'ai muré les portes et les fenêtres. Comme on faisait chez mon père et chez mon grand-père.

Acte I, scène IV
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5Arabella5Arabella   08 juin 2020
Moi je ne peux plus rien. J’ai voulu empêcher ce qui vient ; mais maintenant, j’ai peur. Tu entends ce silence ? Eh bien, le tonnerre gronde en chaque chambre. Le jour où éclateront les tempêtes, toutes elles nous balaieront.
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Alex09Alex09   04 octobre 2013
Adela (acercándose) : Me quiere a mí, me quiere a mí.
Martirio : Clávame un cuchillo si es tu gusto, pero no me lo digas más.
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Videos de Federico Garcia Lorca (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Federico Garcia Lorca
Federico García Lorca : La Maison de Bernarda Alba (La Comédie-Française / France Culture). Traduit de l’espagnol par Fabrice Melquiot. Mise en scène : Lilo Baur. Conseillère littéraire : Lucie Spindler. Réalisation : Michel Sidoroff. Enregistré en public les 23 et 25 juillet 2015 à la Comédie-Française. Diffusion sur France Culture le 8 novembre 2015. À la mort de son second mari, Bernarda Alba impose à sa famille un deuil de huit ans et l’isolement à ses filles, comme l’exige la tradition andalouse en ces années 1930. Soucieuse des apparences et du qu’en-dira-t-on, « ce que je veux, c’est que le front de ma maison soit lisse, et la paix dans ma famille », la maîtresse de maison définit pour ses cinq filles, âgées de 20 à 39 ans, les règles d’une nouvelle société où la femme est bafouée, coupée du monde et des hommes. « Naître femme est la pire des punitions », déclare Amelia, l’une des filles. Seule pourvue d’une importante dot, Angustias, fille aînée du premier mariage de Bernarda Alba, est fiancée à Pepe le Romano. Mais Adela, sa cadette, s’est rapprochée de lui depuis longtemps. Autour de ce jeune homme, obscur objet du désir, “La Maison de Bernarda Alba” donne à voir, sous la forme d’un huis clos, la violence d’une société verrouillée de l’intérieur que la passion fait voler en éclats. Avec les comédiennes et comédiens de la Comédie-Française : Claude Mathieu (la servante) Anne Kessler (Angustias) Cécile Brune (Bernarda) Sylvia Bergé (Prudencia) Florence Viala (Maria Josefa) Coraly Zahonero (Magdalena) Elsa Lepoivre (Poncia) Adeline d’Hermy (Adela) Jennifer Decker (Martirio) Elliot Jenicot (Pepe le Romano) Claire de La Rüe du Can (Amelia) Et les voix de : Claire Boust, Ewen Crovella, Charlotte Fermand, Thomas Guené, Solenne Louër et Valentin Rolland.
Musique originale et réalisation sonore : Mich Ochowiak. Prise de son, montage, mixage : Stéphane Desmons, Sébastien Royer. Assistant à la réalisation : Félix Levacher. Stagiaire : Manon Sabatier
Suivi de quelques poèmes de Federico García Lorca choisis par Michel Sidoroff, dits par Charles Gonzalès, Arnaud Bedouët et Sara-Jeanne Drillaud. Traductions : André Belamich et Claude Couffon. En 1931, Federico García Lorca fonde “La Barraca”, troupe universitaire qui joue le répertoire classique dans les villages d’Espagne. Il écrit “La Maison de Bernarda Alba” en 1936, deux mois avant son exécution par les franquistes. Il a alors 38 ans. Dernier volet de la trilogie rurale après “Noces de sang” (1933) puis “Yerma” (1935), ce drame en trois actes est joué pour la première fois en 1945 au Teatro Avenida de Buenos Aires. Si cette œuvre dramatique a été longtemps censurée par le pouvoir franquiste, c’est que García Lorca y dénonce le poids des traditions en même temps qu’il annonce le long repli de l’Espagne prisonnière de ses croyances et de ses superstitions. À travers trois générations de femmes emmurées, ce texte interroge l’essence même de la tyrannie, intime et politique. Source : France Culture
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