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ISBN : 228028247X
Éditeur : Mosaic (04/11/2015)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 68 notes)
Résumé :
La femme qu’emporte la rivière Crooked flotte entre deux eaux. Sur la rive, deux fillettes qui jouent dans l’après-midi ensoleillé. Elles sont les premières à découvrir le corps et, soudain, leurs jeux cessent. Leur enfance bascule dans la dureté du monde des adultes. La veille, leur père les a laissées seules suffisamment longtemps pour qu’elles puissent le croire coupable de meurtre. Pour ne pas le perdre, comme elles ont perdu leur mère quelques semaines auparava... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  30 novembre 2015
Un grand merci à Babelio et aux éditions Mosaïc...
La femme flottait dans l'eau agitée de la rivière Crooked, ses cheveux, enchevêtrés d'herbes, ondulant comme des couleuvres. Sam tentera de la toucher en se jetant à l'eau mais son corps était trop glissant. le courant finira par l'emporter totalement. Avec sa petite soeur, Ollie, elle décide de n'en parler à personne, certaine que d'autres l'apercevront. Les deux soeurs rejoignent la prairie d'Ours, leur père, à dix minutes à pied de la rivière. C'est là, en pleine nature, qu'elles vont passer tout l'été. Avant, elles y restaient seulement un mois mais leur mère est morte brutalement il y a quelques semaines. Depuis, Ollie ne parle plus. C'est donc Ours qui va s'occuper de ses filles, avec l'aide de Franny et Zeb, un couple de personnages à qui Ours loue le terrain et sur lequel il a installé des ruches. Dans leur tipi, Sam découvre une veste en jean de femme que son père tentait visiblement de cacher dans sa sacoche. Se pourrait-il qu'elle puisse appartenir à la morte? Et où Ours a-t-il passer la nuit dernière, laissant ses filles seules de longues heures? le doute s'installe dans l'esprit de Sam mais celle-ci mentira pour protéger son père devenu un coupable idéal...

Dans cette nature omniprésente, nous faisons la connaissance de Sam et Ollie, deux soeurs de 15 et 10 ans, qui, suite à la mort tragique de leur mère, vont passer l'été dans la prairie, là où Ours, leur père, a élu domicile. Mais, le cadavre retrouvé dans la rivière, risque bien d'ébranler toute la famille déjà fragilisée. Ours, dont la marginalité déplait, devient le coupable idéal. Pour les jeunes filles, cette théorie est inimaginable. Valerie Geary nous plonge en pleine nature avec ce roman noir. Finalement, ce n'est pas tant l'enquête policière qui prime mais bien cette nature sauvage omniprésente et le lien indéfectible qui unit les deux soeurs et leur père. L'auteur alterne les chapitres en donnant la parole à Sam et Ollie, cette dernière devenue muette et voyant des fantômes. Même si la fin semble quelque peu farfelue, ce roman initiatique bouleversant dresse le portrait de deux adolescentes touchantes, quittant l'enfance un peu trop vite.
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iris29
  27 juin 2016
Il y a celles de la rivière ,
et deux gamines endeuillées,
il y a celles qui sont des fantômes,
Et puis, celle qui gît dans l'eau .
Il y a un tipi au bout de la prairie,
et un ermite qui y habite,
il y a le miel qui fond sur la langue,
Et puis il y a l'agent Santos.
Il y a un sculpteur célèbre,
et un papa qui n'assure pas,
il y a des preuves et des soupçons,
Et puis , les abeilles et le jeu de Ouija .
Il y a celle qui ne parle pas ,
Et puis les esprits qui crépitent ,
Il y a un livre policier d'une poésie folle ,
Et puis une rivière qui coule , juste au milieu des pages.
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Eve-Yeshe
  22 novembre 2015
Ce premier roman de Valérie Geary est assez particulier. On plonge rapidement dans un univers étrange, alors qu'on pourrait se croire, au début du moins, dans une intrigue policière. C'est loin d'être aussi simple en fait.
On a d'abord l'histoire de ces deux soeurs : Olivia, alias Ollie, neuf ans et Samantha alias Sam, quinze ans et des liens très forts qui les unissent entre elles, mais aussi à leur père que Sam appelle Ours et de leur mode de vie particulier, cet été-là.
Après la découverte du corps de la jeune femme, les deux soeurs ont un comportement pour le moins étrange. Elles ne disent rien, comme si elles craignaient que leur père, qui bizarrement les a laissées seules la nuit précédente, y soit pour quelque chose.
Ce cadavre fait remonter également des souvenirs douloureux : leur mère est morte d'une crise cardiaque récemment, et leurs grands-parents étant en vacances, leur garde a été confiée à leur père, un homme étrange qui vit solitaire, en communion avec la nature, dans un tipi installé sur un champ où il élève des abeilles. Seul lien avec la « civilisation » le couple de fermiers auquel il loue le champ.
Depuis la mort de leur mère, Ollie n'arrive plus à parler. Elle a déjà réagi de cette manière quelques années plus tôt à la mort de sa tante. Les deux filles vont découvrir des indices qu'elles ne montreront pas forcément à la police, pour protéger leur père ?
En fait, toute l'histoire va tourner autour de vieux démons : les gens qui ne se comportent pas selon mes normes en vigueur sont forcément mauvais, louches, donc des assassins en puissance. le démon de l'intolérance n'est jamais très loin.
le roman est raconté de façon alternative par Ollie et Sam, et c'est ce qui fait son charme. En effet, Sam est une ado, la tête bien sur les épaules, elle va à la recherche de la vérité car elle est persuadée que son père est innocent. Elle se conduit en détective parfois de façon caricaturale.
Ollie est un être très sensible. Elle ne peut plus parler car elle voit les fantômes, elle a des prémonitions qui exaspèrent sa soeur aînée qui n'hésite pas à la bousculer car elle ne croit pas à ces balivernes.
J'ai bien aimé le rapport à la nature de l'auteure, la description des abeilles, leur comportement entre elles, les rapports hiérarchisés… comme si l'auteure leur donnait une âme et pourquoi pas après tout. Il y a aussi l'écoute de la nature, des arbres, les bruits de la rivière, tout est vivant.
D'autre part, j'aime bien les récits quelque peu ésotériques, avec des fantômes qui guident une enquête, des prémonitions, des personnages farfelus et là j'ai été servie…
C'est le premier roman de Valérie Geary, l'écriture me plaît, servie par une traduction de qualité; on s'attache à ces deux gamines, et peu à peu, passé un premier moment de déstabilisation, on se prend au jeu, et on le dévore car l'alternance des récits d'Olllie et de ceux de Sam crée un suspense …
J'ai passé un bon moment et, par les temps qui courent, c'est appréciable….
Note : 7/10
Un grand merci à Babelio et aux éditions "Mosaïc" pour m'avoir permis cette découverte...
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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jeranjou
  14 décembre 2015
Celles… de la rivière. ♫ Je cherche (je cherche) mais je ne trouve pas. ♪ (1)
Depuis le début, je me demande bien « Mais pourquoi ce titre ? »
Après la fin du livre, je me demande toujours « Mais pourquoi ce titre ? ».
Peut-être est-ce juste une erreur de frappe en fin de compte ?
Ou bien encore un problème de phonétique ?
C'est un peu gros mais vous pensez surement comme moi au sel…
Mais non impossible. Aucune route enneigée à l'horizon dans ce coin des Etats-Unis …(2)
Peut-être faut-il lire « selle »… de cheval pour l'effet courbé si l'on se réfère au titre original en anglais« Crooked river »?
Mais c'est complètement hors sujet ! Il est plutôt question d'ours ou d'abeilles dans ce livre très porté sur la nature par ailleurs.
Mais revenons à nos moutons et celle « de celles » qui a été découverte flottant dans l'eau sous les yeux ahuris de deux enfants Samantha 15 ans et sa soeur Ollie 10 ans !
Mais qui est cette femme ? Comment est-elle morte ? Pourquoi est-elle morte ? Et surtout qui l'a tué ?
Voilà l'objet de ce roman de Valerie Geary, une nouvelle auteur américaine qui se lance dans l'écriture pour sa toute première fois. Entre polar et fantastique, Valerie Geary va dépeindre des personnages plutôt intéressants, plus au moins traumatisés par des drames familiaux, tout en laissant une grande place à dame nature dans son écriture.
La méthode qui consiste à narrer une histoire par des enfants reste un pari risqué mais s'avère plutôt payante surtout si, comme on peut le penser, Geary a puisé dans son expérience personnelle pour étoffer le personnage de Sam.
Pour un premier roman, je trouve que cette jeune écrivain mène plutôt bien sa barque même si la dernière partie me semble quelque peu tirée par les cheveux, empêchant pour le coup de remporter la note maximale. Comme quoi, il ne faut pas vendre la peau de l‘ours avant de l‘avoir tué…
Enfin, pour ceux qui auraient apprécié la narration de « Celles de la rivière » ou pour les amateurs genre, je conseille vivement le roman de C. J. Box « Meurtres en bleu marine » qui mettait en scène deux enfants, Annie et son frère William, témoins d'un meurtre également alors qu'ils allaient à la pêche au bord de la rivière dans l'état de l'Idaho.
Ou bien encore «Les Marécages», un roman de Lansdale qui place le narrateur dans la peau du fils du shérif Harry de la petite ville de Pearl Creek, dans l'East Texas. Harry et sa petite soeur Tom vont alors devenir les héros de ce récit se déroulant près d'une rivière « la Sabine », lieu inhospitalier où un serial killer va sévir durant des mois.
Et un grand merci aux éditions Mosaic (que je découvre) et à Babélio pour l'envoi de cette nouveauté.
(1) Axel Red
(2) Franchement, je ne sais pas s‘il neige dans cet état et s'ils utilisent du gros sel s'ils doivent déneiger les routes
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Commenter  J’apprécie          270
verobleue
  23 novembre 2015
« Celles de la rivière » ce sont les deux sœurs Mcalister.
Olivia la cadette et Samantha l’ado.
La rivière où elles ont l’habitude de jouer, c’est la rivière Crooked à Bonneterre dans le comté de Deschutes, Oregon, USA.
Le cadavre flottant d’une femme, voilà ce qu’elles découvrent au cours d’une promenade le long de cette rivière. L’enchainement des évènements fait croire que leur père serait le meurtrier de cette femme et elles vont tout faire, chacune à leur façon, pour le protéger.
Valerie Geary détaille au début la situation familiale complexe de ces deux enfants. J’ai eu un peu de mal à comprendre mais cela s’est clarifié au fur et à mesure de la lecture. Sam et Ollie n’ont pas ce qu’on peut appeler une enfance dorée. Elles viennent de perdre leur maman, sont recueillies par leur père, un ermite qui vit de la vente de son miel, dans un tipi installé dans la prairie d’un couple âgé. Frank, surnommé Ours, avait coupé tout lien familial et disparu de leur vie à une époque.
C’est un livre à deux voix. Celle de Sam, l’ado rebelle, protectrice avec sa sœur, aimant son père même si elle ne le comprend pas toujours, sensible à la beauté de la nature, volontaire et impulsive et celle d’Ollie, plus calme, qui aime lire et vit entourée de fantômes, elle, qui ne parle plus pour que les morts ne lui volent pas les mots.
Sam est une jeune fille perspicace qui veut comprendre et découvrir ce qu'on lui cache. J’ai été happée par son enquête et il m’a été pratiquement impossible de lâcher le livre avant la fin. Une bonne trame policière pleine de rebondissements et qui tient le lecteur en haleine.
J’ai vraiment apprécié la tendresse qui se dégage du ressenti des deux sœurs. Toutes deux sont émouvantes et attachantes.
L’aspect surnaturel des visions d’Ollie, un peu à la façon du film « Sixième sens », s’intègre à l’histoire et ne m’a pas dérangée.
La beauté de la nature est décrite par l’auteur avec beaucoup de poésie. J’ai particulièrement savouré les détails sur les abeilles.
Ecriture agréable, simple qui transporte.
« Celles de la rivière » est le premier roman de Valerie Geary . C’est une belle découverte, rendue possible grâce à Babelio et aux Editions Mosaic. A lire !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   25 juin 2016
- Alors, hier? a repris l'agent Santos. s'est-il passé quelque chose de bizarre? ou le jour d'avant ?
"Vous avez combien de temps devant vous ? ai-je eu envie de demander . Et par où fallait-il que je commence ? Par l'enterrement de maman ? Ou une semaine plus tôt, la 4 juillet , le jour où elle est morte ? Ou bien fallait-il que je saute tout ça et que je parle directement du moment où Ollie et moi voulions juste aller nager et faire comme si tout était normal , sauf que quand on était descendues à la rivière on avait trouvé une femme morte dans l'eau ?
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iris29iris29   27 juin 2016
Et puis, un jour, Ours est allé dans un bar et il s'est soûlé . Une erreur de jugement d'un instant . Une fraction de seconde . Le temps d'un clin d'oeil . Voilà le temps qu'il faut pour que des vies entières soient gâchées et que les âmes basculent dans le noir et se mettent à hurler .
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iris29iris29   28 juin 2016
Et maintenant elle est juste devant moi .
En train de sourire, mais seulement avec la bouche .
Ses yeux sont du brouillard et de la vapeur, pleins de métamorphoses . Ils sont du chagrin et de la peur . Ils sont sombres et ils sont clairs , moitié vides , moitié pleins . Perdus et en même temps déterminés .
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QueLireQueLire   03 février 2016
Une vive douleur explose soudain dans un feu d'artifice, et je vois le passé, le présent et le futur se dissocier avant de se refondre ensemble. Pendant un moment, je suis partout et nulle part à la fois, tout et rien. Je suis anéantie et déchirée en deux. Je suis lapidée par des pierres et fouettée par du fil barbelé. Je ne suis plus que douleur. Je souffre tellement que je veux mourir. Et puis, quelqu'un me serre la main.
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iris29iris29   25 juin 2016
Ollie avait déjà mangé du miel produit par Ours , mais seulement dans des pots que j'avais apportés à la maison . Jamais lorsqu'il était juste sorti de la ruche , encore tiède, avec ce délicieux goût d'été qui vous fondait sur la langue . Un régal .
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