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ISBN : 2211233872
Éditeur : Globe (31/01/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
À Manville, New Jersey, un homme, c'est musclé. Un homme, ça veut devenir catcheur ou footballeur. Ça se dessine des muscles dans les salles de muscu et ça s'y connaît en mécanique. Un homme qui aime la poésie n'est pas un homme. Surtout dans la fratrie machiste des Giraldi. William, élevé par son père, a donc tout intérêt à cacher son amour de la littérature. Pour tromper son monde, il commence à soulever de la fonte dans le garage de son oncle, ceinture noire de k... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bazart
  09 juin 2018

Qu'est-ce qu'être un homme ? William Giraldi, Auteur du roman remarqué Aucun homme ni Dieu paru en 2015, nous livre quelques années après le corps du héros éditions Globe, un docu fiction où il raconte sa vie passer à cultiver son corps. En hissant ses poids de fonte quotidiens, William Giraldi soulève aussi des questions de fond essentielles.
William Giraldi donne une vision fort différente du culturisme que celle que nous pourrions en avoir, loin des a priori, un peu comme l'avait fait Rochdzy Zem dans le fort réussi Bodybuilders.
Initié à la musculation par un oncle à 15 ans, William n'oublie pas de se passionner pour la littérature, des grands auteurs américains comme Walt Whitman. T.S. Eliot, montrant qu'on peut autant cultiver le corps et l'esprit dans un seul et même élan.
Cet essai allie donc culte du corps et existentialisme, on peut donc sortir d'un gymnase en déclamant des poèmes .
Une façon singulière d'embraser une histoire de l'Amérique à rebours des clichés...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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LeaTouchBook
  03 février 2018
Avis de Grybouille (Chroniqueur sur le blog Léa Touch Book) :
Scarlett O., la chroniqueuse à la belle plume… nous a fait pressentir que Mister William Giraldi est un écrivain à suivre. Dans sa chronique du livre « Aucun homme ni Dieu » du même auteur, elle écrivait :
« Ce qui fait de ce roman un livre particulier, ce qui fait qu'on le finit avec un pincement au coeur c'est cette écriture envoutante, d'un lyrisme fabuleux, une histoire avec des échos de tragédies grecques. Elle est tellement poétique qu'on ressent l'ambiance et les couleurs de l'Alaska comme des halos jaunes, blancs, gris et bleutés. C'est une histoire inclassable parce qu'on ne sait pas où l'auteur nous mène mais on y va dans une ambiance méconnue très bien décrite : c'est un livre hypnotique sur une histoire d'amour improbable et incroyable. Je souhaite d'ailleurs saluer la traductrice pour avoir réussi à retranscrire cette sensation, cet univers si étrange à nos yeux mais aussi si merveilleux.
En définitive, un très beau coup de coeur pour un excellent roman américain : unique en son genre ! »
Et bien William a remis le couvert, on dirait, et aujourd'hui il nous laisse découvrir un coin intime de sa vie…
L'histoire, personnelle…
À l'adolescence, se construire une carapace pour exister, être reconnu par les siens, devenir Soi, au sein d'une famille où l'héritage du grand-père « Pop, ce Héraut qui donne le ton », est le chemin à suivre.
Être à la hauteur des siens lorsque l'on a un père qui a subit l'humiliation d'être abandonné par sa femme. Un père qui après ses journées de travail s'attelle aux tâches ménagères et s'occupe de ses trois jeunes enfants. Ce père qui se saigne aux quatre veines pour régler ses dettes.
La barre est placée très haute. Alors instinctivement, mettant de côté ses envies intimes pour un temps, William va relever le gant…
Pourtant le début de l'adolescence est difficile pour le jeune William, une méningite qui nécessite une hospitalisation, sa famille qui le soupçonne d'être « une tapette potentielle ». le milieu scolaire où être longiligne n'aide pas à garder sa petite amie.
Et puis William grandit…
Voilà ce à quoi nous invite ce livre pas comme les autres, car William Giraldi a mis tout son coeur dans cette autobiographie, cette tranche vie… avec ces bonheurs et ces malheurs… c'est un hymne au dépassement de Soi. le parcours initiatique d'un adolescent qui devient un adulte dans un monde où la virilité est une qualité, « où la pression sociale fait maigrir les femmes et les hommes se musclent… »
Mais ce n'est que le premier étage de la « fusée » Giraldi, sous la carapace il y a le sensible, l'amoureux de la belle littérature. Et William s'en sert pour nous faire découvrir les épreuves qu'il a traversées…
Le style ?
Flamboyant, sincère, captivant…
Ce livre m'a profondément touché par cette qualité que l'on retrouve chez les écrivains qui se livrent.
Cette capacité à passer, avec bonheur, de la description des événements qu'il a vécu vers des références d'auteurs qui ont marqués la littérature et puis replonger dans le quotidien sans jamais être mièvre.
Les personnages,
La famille Giraldi au grand complet, du New-Jersey, des vrais…
Les années 80, l'oncle Tony, les stéroïdes et les anabolisants, Sylvester et Arnold, le football américains et la lutte, « Nom d'un petit bonhomme », un voyage vers la reconnaissance et devenir un initié…
Pop, le grand-père, le patriarche, « Pop ne peut pas pleurer… l'endurance et la douleur étaient source de dignité.»
Parma, la grand-mère, le socle
Wiliam, le père, « Quoi qu'il arrive, je serai toujours ton père. »
William, le fils, « J'avais besoin de créer mon propre mythe, de retaper mon pathétique véhicule et d'en faire le corps d'un héros. »
Les amis, l'amour, les enfants…
Les trois étapes,
« Il existe un langage du corps »
« T'as pillé une bibliothèque ? »
« Dimanche 7 mai 2000… »

En conclusion,
Ah, oui, oubliez le titre qu'il faut lire au deuxième, voir troisième degré… le corps est ici à prendre comme un symbole. le résultat d'un parcours initiatique qui dure toute une vie. La partie visible qui est modelée par les expériences.
Enfin, c'est ce que le p'tit Duc croit avoir découvert en lisant les pages que nous livre l'universitaire William Giraldi.
Alors vous allez me dire, pour ceux qui connaisse le p'tit Duc, que mon parcours professionnel m'a sensibilisé à certaines épreuves de la Vie, que le sport et les salles de sport ont été mon refuge, que je roule encore et toujours avec une marque de moto qui a pour logo trois diapasons entremêlés, que j'aime lire de plus en plus en plus et de tout, tout cela m'amène naturellement a être sensibilisé à ce genre de livre... Alors oui, je suis tombé sous le charme de cette histoire. Elle m'a parlé… J'avoue…
Et puis, un livre où l'on cite Saint Thomas d'Aquin et Nietzsche dans la même page se doit d'être lu, point !
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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yann-frat
  04 mars 2018
L'histoire en deux parties d'un garçon et de son rapport au masculin, d'abord comme bodybuilder obsessionnel puis comme homme qui porte le deuil de son père de façon obsessionnelle, voilà qui est tentant et d'ailleurs c'est pour cela que l'ai lu.
Mais le problème c'est que l'auteur ne fait qu'aligner des absurdités, voire de les répéter en boucle comme pour s'en convaincre lui-même (non les bodybuilders ne sont pas pédés, on a compris donc inutile de le répéter 20 fois ! Et puis s'ils l'étaient où est le problème ?) ; à croire au fond qu'il ne sait pas quoi faire de son livre : il sent bien qu'il a un sujet, mais n'arrive pas à l'exploiter et nous on s'ennuie. Plus grave, il gave son texte de références littéraires (qu'il croit) pointues (enfin disons qu'elles le sont peut-être au fond du new jersey mais qu'elles sont franchement banales pour quiconque lit un peu) histoire de bien expliquer qu'en plus d'être bodybuilder il est fan de livres et le vrai problème apparaît alors : il n'a rien compris à ses lectures et en fait un gloubi-boulga d'une bêtise franchement gênante. le pire des massacres étant les métamorphoses d'Ovide que certes, comme tous les classiques on peut toujours tordre dans tous les sens hein, mais non le concept de la métamorphose, du mélange poétique de l'humain et du règne l'animal n' a vraiment mais vraiment que peu à voir avec un teubé quelconque du new jersey qui se muscle comme un taré (et se shoote à mort pour cela …) pour ressembler à un gros taureau ! Quant au concept d'entropie qu'il cite à un moment, à croire que Wikipédia ne marche pas aux États-Unis, il l'explique carrément à l'envers ! Comment est-ce possible ? Y a-t-il un éditeur dans l'avion pour le relire ?
Ironie, à la toute fin du livre, un de se ses cousins se met sérieusement à faire de la moto et lui révèle (incroyable !) que non ses père et grand-père qui sillonnent les routes du coin comme des malades depuis des dizaines d'années droit devant et sans réfléchir… ne connaissent rien au pilotage de moto, pire qu'ils font n'importe quoi, ce qui explique d'ailleurs la mort du père de l'auteur. Et là on sent l'auteur vaciller (mon dieu seraient-ils tous teubés ? Moi aussi d'ailleurs ?) mais il évacue très vite cette ombre mortifère, l'honneur est sauf et on reste entre vrais mecs quoi…
Bref, le récit frustrant d'un auteur qui rate totalement son sujet et aligne des références qu'il ne comprend pas, je serais vous, je garderai mes 22 €. Ou je l'emprunte en librairie.
Ps je lis dans la quatrième que l'auteur est critique littéraire ? Un mec qui ne comprend rien à Ovide et rien à ce qu'il lit ? Alors là ne comptez pas sur moi pour faire un commentaire ;)
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critiques presse (1)
Actualitte   06 août 2018
Qu’est-ce que la force, le courage et l’amour dans un monde où la virilité est un credo ? Et la force et le courage des femmes là-dedans ? Voici un livre passionnant qui aborde la masculinité sans mépris ni moquerie.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BazartBazart   09 juin 2018
Enfin le culte de la virilité propre aux Giraldi se manifestait, ce culte que j'avais intériorisé s'exprimait. Peut-être qu'avec cette attitude sans compromis, je cessais pour un temps de croire que je n'étais pas vraiment le petit fils de Pop ni le fils de mon père.
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BazartBazart   09 juin 2018
On ne devient pas costaud et fort en faisant du body building : on le devient en se reposant après en avoir fait. Plus on se repose, et mange et plus la masse musculaire augmente.
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Video de William Giraldi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Giraldi
William Giraldi - Aucun homme ni dieu .Raphaëlle Liebaert présente l'ouvrage de William Giraldi "Aucun homme ni dieu". Parution le 7 janvier 2015 aux éditions Autrement. Rentrée littéraire janvier 2015. Traduit de l'américain par Mathilde Bach. Rentrée littéraire janvier 2015. http://www.mollat.com/livres/giraldi-william-aucun-homme-dieu-9782746739680.html Notes de Musique : ?Antartic (Le Perche Oreille Remix)? (by Émilie Simon). Free Music Archive.
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