AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782755635980
Éditeur : Hugo et Compagnie (05/10/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d’édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l’université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d’un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
Au départ, Kyle est enchanté à l’idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  17 août 2018

Cher monsieur Antyryia,
Nous avons bien reçu votre critique du roman Mentor de Lee Matthew Goldberg, que nous avons lue avec beaucoup d'attention.
Cependant, j'ai le regret de vous annoncer que notre revue ne la publiera pas.
En effet, votre chronique choquante manque d'objectivité et présente en outre différentes maladresses linguistiques.
Je vous souhaite le meilleur pour la suite, mais je ne peux que vous conseiller de ne pas persister dans cette voie.
Veuillez agréer, monsieur Antyryia, l'expression de mes plus sincères salutations.
---------------------------------------------------------- Peter Kross ---------------
---------------- Président directeur général de Babelio Magazine ---
Quel salopard !
Je déchire ce courrier hautain reçu ce matin, à la fois furieux et humilié.
Pour me calmer, je me cogne la tête contre les murs de la salle de séjour, jusqu'au sang.
Décidément, ils ne comprennent rien à mon talent. Cette critique, j'ai mis des heures à la rédiger, j'y ai mis toute mon énergie, toutes mes tripes !
J'ai passé des dizaines d'heures à peaufiner encore et encore chaque mot, chaque idée. Mes transitions étaient parfaites, mon style plus abouti encore que ceux d'Albert Camus ou de Jean-Paul Sartre.
En trois pages seulement, je suis toujours allé à l'essentiel avec une économie de mots digne de Jean-Louis Fournier.
Sans fausse modestie, mon travail n'était ni plus ni moins que la quintessence de la chronique littéraire.
Ma haine est d'autant plus immense que je connais bien Peter Kross.
Il y a quelques années j'ai sauvé son entreprise de la liquidation judiciaire, je lui ai accordé différents plans de règlement qui ont permis à Babelio Magazine de ne pas mettre la clef sous la porte et de ne licencier aucun salarié.
Aujourd'hui, son entreprise a tellement prospéré qu'elle est devenue numéro un en France des revues littéraires.
Autrement dit, il me doit tout. Mais de toute évidence, son succès a du lui monter à la tête.
La modestie n'a jamais été son point fort ...
La moindre des choses aurait été de me renvoyer l'ascenseur mais non, il m'envoie un courrier méprisant en faisant même semblant de ne pas me connaître.
Mais il est hors de question que ça se passe comme ça !
Ce serait mal me connaître de penser que je vais me contenter d'un courrier d'insultes.
Armé d'un long couteau de cuisine, je prends aussitôt le train pour Paris.
De gré ou de force, je vais faire comprendre à Peter qu'il m'est redevable, et qu'il a fait une grosse erreur en rejetant ma critique.
Il faut qu'il soit aveugle pour ne pas voir le potentiel de ce joyau. du talent à l'état pur !
"C'était plus qu'un simple roman, c'était une de ces oeuvres qu'on étudierait dans les universités pendant les decennies à venir, on l'analyserait, on la dissèquerait, on en débattrait."
J'arrive en milieu d'après-midi dans les locaux de Babelio Magazine. La standardiste annonce mon arrivée impromptue à son PDG, que j'entend soupirer à l'autre bout du fil mais qui m'autorise cependant à le rejoindre au dernier étage.
Je me force à prendre un grand sourire et après une poignée de main virile, je lui explique les raisons de ma présence.
- J'ai reçu un courrier de tes services aujourd'hui, et je pense qu'il y a eu une confusion. Je t'ai fait parvenir un somptueux billet concernant Mentor, le livre de Lee Matthew Goldberg, bien supérieur à tout ce qu'on peut lire habituellement dans ton magazine, et j'ai été surpris je dois dire par le refus qui m'a été opposé. Mon manuscrit a probablement du tomber entre les mains d'un de tes stagiaires incompétents. Du coup je viens te le remettre en mains propres. Tu vas adorer, j'ai sué sang et larmes pour parvenir à un résultat aussi magnifique. C'est le firmament de la critique, largement supérieur à tout ce que peut rédiger ta petite protégée Dame Ymelc.
- Assieds toi Antyryia, il faut que je te parle. Tu sais, sincèrement, je te suis très reconnaissant de tout ce que tu as fait pour moi il y a une dizaine d'années. Et j'aurais vraiment voulu pouvoir te rendre la pareille, mais cette fois en tout cas ça ne sera pas possible.
- Tu peux m'expliquer ? J'avoue que je ne comprends pas. Tu vas te faire des couilles en or avec moi. C'est du gagnant - gagnant.
- C'est bien moi qui ai lu ta critique. Et j'aurais aimé partager ton enthousiasme mais ... comment te dire ? ... Tu n'as vraiment pas le moindre talent. Je suis désolé si mes propos sont blessants mais il vaut mieux trancher dans le vif, tu ne crois pas ? J'ai lu Mentor, qui m'a d'ailleurs rappelé à de nombreuses reprises notre relation. Comment ne pas y songer en lisant ce thriller relatant le conflit entre Kyle Broder devenu un célèbre éditeur et son ancien professeur de lettres William Lansing désireux de publier son propre livre ? Et tu n'as rien compris au roman. Tu ne sais pas non plus t'exprimer.
- Comment peux tu oser me dire ça ? Tu te crois malin en prenant ton petit air supérieur ?
- C'est mon métier, je te parle en tant que professionnel. Je vais prendre quelques exemples pour que tu comprennes mieux. Regarde, par exemple, là tu as écrit :
"Le lecteur amateur de bonne chère sera ravi de trouver dans ce thriller américain de nombreuses recettes pour épicer la peau humaine. Pour les gastronomes, une cuisson à la poêle est à privilégier : le mets gagne en saveur et craque sous la dent. Vous trouverez également de nombreux conseils sur les meilleurs façons d'assaisonner les coeurs humains afin de les dévorer encore tièdes et juteux. Bon appétit !"
- Excellent passage non ? de quoi en faire saliver plus d'un !
- Non, c'est mauvais. Non seulement parce que les anthropophages ne représentent pas la majorité de notre lectorat, mais en plus tu présentes un polar comme un livre de recettes de cuisine malsaines. Ce qui n'est absolument pas pertinent ! Je poursuis avec un autre exemple :
"Quand vous lirez ce livre, vous serez pris d'une forte empathie pour William, mari fidèle et père aimant, qui verra tout son monde s'écrouler en apprenant que son ancien étudiant Kyle trouve son livre impubliable. Il l'avait pris sous son aile à une époque critique de sa vie, l'avait sauvé de la drogue et lui avait fait découvrir tous les bienfaits de la littérature. Et cet ingrat rejette son roman qui représente un travail de dix ans dans lequel il s'était investi corps et âme, et il voit tous ses rêves pulvérisés par son ancien élève arriviste. Kyle n'a d'yeux que pour Sierra Raven, cette jeune auteure devenue sa petite protégée. On espère de tout coeur que William, trahi, incompris ( "C'est complètement tordu. Vraiment, vraiment tordu. Et ce n'est même pas bien écrit." ) parviendra à rétablir l'équilibre astral en trouvant un autre éditeur prêt à parier sur son ovni littéraire, The devil's Hopyard, et à se venger de Kyle comme il le mérite."
- Je ne vois pas ce que tu reproches à ce passage. Rien qu'en l'écoutant j'en ai les larmes aux yeux tant l'émotion me submerge.
- C'est quoi un "équilibre astral" ?
- Je sais pas trop. Mais je trouvais que ça sonnait bien à l'oreille.
- Evite d'assembler des mots parce qu'ils vont bien ensemble s'ils ne veulent rien dire. Mais ça n'est pas ça le pire. Tu t'es vraiment pris d'affection pour ce professeur manipulateur, calculateur, aux écrits particulièrement inquiétants ? Cet homme jaloux, malade, qui a un irrépressible besoin de mettre les gens sous son emprise ? Tu t'es identifié à lui plutôt qu'à Kyle, ce garçon qui se rend progressivement compte que son ancien mentor est un homme impossible à gérer, prêt à tout pour être publié et pour se venger de celui qui a osé être médisant avec l'oeuvre de sa vie ? Avec tout mon respect, tu as vraiment un grain. Tu n'es vraiment pas net. Tu n'as pas pris le moindre recul.
- Reste correct, je ...
- Et c'est quoi ce passage : "J'ai adoré quand William a donné des laxatifs à un autre professeur et que celui-ci a dû courir aux toilettes pour aller faire caca."
- Ben quoi, c'est vrai, je n'ai rien inventé !
- On dirait que tu as cinq ans d'âge mental, et encore, pour un môme pas très évolué. C'est juste une anecdote sans aucune importance et tu en fais un genre de moment incontournable du roman au détriment de tout le reste. Tu es incapable d'extraire l'essentiel. Et je n'ai pas fini !
Il me tend mon chef d'oeuvre maculé de ratures rouges, et lit à nouveau un brillant extrait de ma prose, entouré de points d'exclamation débordant d'agressivité.
"Si comme moi vous rêvez parfois que vous êtes un sociopathe, vous allez prendre votre pied avec ce livre. Si vous êtes un peu timide vous vous contenterez d'écorcher des chats ou de torturer des oiseaux et si vous êtes plus téméraire alors vous aurez plaisir à jeter les corps de vos victimes dans la Scarpe ou un autre cours d'eau."
- Eh ben quoi ?
- Si je publie ça c'est la faillite assurée. Tous mes abonnés vont fuir. Non mais tu ne te rends pas compte ? 95 % de ma clientèle adore les chats ! Et puis on peut aimer les polars sans être un tueur en devenir. C'est même le cas d'une grande majorité ! Mais de toute évidence, ça n'est pas le tien.
- Mais ...
- Tu te rends compte qu'en trois pages décousues tu ne dis pas un seul mot sur l'écriture de Lee Matthew Goldberg, nerveuse, prenante, mais demeurant très basique au final ? Que tu n'évoques pas non plus le jeu de pouvoir qui passe sans cesse de Kyle à son ancien mentor et qui fait tout l'intérêt du roman ? Cette guerre silencieuse et psychologique faite de coups bas, ces intrusions dans leurs vies respectives, comme un face à face empreint de folie dont on pressent l'issue fatale ?
Tu ne dis pas un mot non plus sur la maladroite quatrième de couverture qui dévoile des rebondissements se situant aux deux tiers du livre. Rien du monde de l'édition dont on connaît un peu plus les rouages, même si c'est de façon assez superficielle. Rien non plus sur le livre dans le livre qui finit par se confondre avec la réalité !
- Une critique c'est simplement une affaire de point de vue.
- Encore faudrait-il en donner un ! On ne sait même pas si tu as aimé ce livre finalement !
Mes poings me démangent. J'ai envie de lui fracasser sa face de rat sur son bureau et de lui faire manger ses dents. Monsieur j'ai tout vu, j'ai tout compris, je sais tout mieux que tout le monde… Il m'horripile.
Au lieu de ça, je lui fais un grand sourire hypocrite, et je le remercie pour le temps qu'il a consacré à démolir la plus belle critique jamais rédigée, sûr de sa supériorité.
Dans son coeur, je perçois la plus insupportable des condescendances.
Je sais où il habite.
A cette heure-ci, sa femme et ses enfants devraient être seuls à la maison.
La vengeance n'est pas obligatoirement un plat qui se mange froid, me dis-je en sonnant à la porte, le couteau de cuisine aiguisé lové dans ma paume.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4015
Mavic_lit
  03 novembre 2017
Que dire ? Par où commencer ? Voilà où j'en suis. Mentor de Lee Matthew Goldberg est un livre qui marque. Non par l'action mais par l'angoisse qu'il a réussi à faire dégager de ce livre. Angoisse ? Je dirais même pire parfois. C'est un livre où l'ambiance oppressante et malsaine monte petit à petit pour atteindre un point culminant où vous ne ressortirez pas indemne. J'ai fini ce livre en gardant ce sentiment de malaise qui me suit encore à l'heure où j'écris ces lignes. Je pense qu'à ce stade on peut parler de réel coup de coeur pour ce livre mais aussi pour l'auteur.
Comment une relation entre deux personnes peut devenir toxique pour l'un et comment s'en sortir quand tout le monde vous croit fou ?
C'est la question que je me suis posée pendant une bonne partie de ce livre. Dans Mentor, on retrouve William, professeur d'université et Kyle, jeune éditeur qui vient de rencontrer un franc succès. Ces derniers étaient proches durant les études de Kyle, ce dernier considérant William comme son mentor.
C'est en découvrant son succès dans le journal local que William reprend contact avec Kyle en lui demandant de publier son oeuvre sur lequel il a travaillé pendant 10 ans. Après les retrouvailles vient le temps de lecture… et Kyle n'aime pas du tout ce qu'il lit, et même vous, n'aimerez pas les quelques lignes que l'auteur partage avec nous. de là, Kyle se voit solliciter à de nombreuses reprises par son ancien mentor afin de connaître le verdict de son oeuvre qu'il considère comme parfaite. Il finit par dire que non ce n'est pas possible, que le livre est mal écrit. Et de là… William décide de ruiner la vie de ce qui a été autrefois son élève, afin de se venger de ce refus.
Je reprends un peu ce que dit le résumé sans en dévoiler plus pour que vous vous rendiez compte par vous-même de la perversité de William. Dès ce refus, on sait que ce qui va suivre ne va pas être de tout répit et qu'on va avoir le droit à un homme qui n'accepte pas de ne pas être publié alors qu'il y a passé dix ans. Cela va prendre des proportions assez horribles, notamment lorsque Kyle se rend compte que ce qui est présent dans l'oeuvre de son professeur est tiré de faits réels qui se sont déroulés durant ses études. Et à partir de là, la plus grande difficulté que le lecteur aura, sera celle de lâcher le livre.
Le début est assez soft. On suit la vie de ces deux protagonistes. Alors que l'un continue à enseigner et mène une vie assez monotone avec sa femme, en attente d'un évènement qui pourrait le sortir de sa routine, l'autre vit une vie de rêve notamment depuis qu'il a signé avec une auteure très prometteuse à un prix plus qu'intéressant. Et c'est toute cette publicité autour de cette signature que tout va se déclencher, que le mentor va reprendre contact avec son ancien élève. Les deux sont ravis de se retrouver après tant d'années sans se voir. On en apprend ainsi un peu plus sur ces deux personnages qui ont tous deux une personnalité attirante. Oui, attirante. Alors qu'un séduit son auditoire en donnant ses cours et imposant son autorité naturelle, l'autre est un séducteur né envers toute la gent féminine qu'il côtoie, créant au passage des crises de jalousie avec Jamie avec qui il est depuis 6 mois. Et c'est d'ailleurs ce côté séducteur qui fait son succès en tant qu'éditeur.
En reprenant contact, le passé de Kyle est mis au grand jour, et il se voit obligé d'en révéler plus à sa petite-amie s'il veut la garder. Et William, on pourrait voir en lui un grand-père, un homme bon, secret et qui mérite de voir publier son livre. Mais tout ça, c'est avant de savoir la vérité, avant de découvrir une partie de sa personnalité auquel personne ne s'attend lorsqu'on l'aperçoit pour la première fois.
Et puis vient le temps du refus… et là la vie de Kyle prend un tournant qui aura des conséquences sur sa vie et sur ses relations. Comment faire croire à son entourage que William lui veut du mal alors qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession. C'est là toute la psychologie du livre et ce qui fait que l'on n'arrive pas à décrocher. On assiste à la déchéance de cet éditeur malgré nous, qui aurait voulu ne jamais reprendre contact avec celui qu'il considérait comme son mentor. de plus, incité à continuer ce livre qui n'est que perversion, il va découvrir que derrière toute cette partie macabre se cache encore un plus sombre secret… et quel secret ! de là, Lee Matthew Goldberg, partage avec le lecteur certains passages de Devil's Hopyard, le livre de William. Et accrochez-vous parce qu'il suscite réellement un sentiment de malaise auquel j'ai eu du mal à me défaire et qui me suit encore aujourd'hui.
Sans rentrer dans les détails, le but n'étant pas de vous dévoiler toute l'histoire, il faut que je vous dise à quel point cet auteur est génial. Comme je l'ai souvent dit, je n'aime pas trop quand un thriller manque d'actions ou alors il faut que la partie psychologique l'emporte vraiment pour me faire oublier ce détail. Pour le coup, il a réussi à jouer sur les deux tableaux en mettant réellement l'action à la fin tout en jouant avec nos nerfs tout du long. J'ai pu découvrir un homme prêt à tout pour arriver à ses fins quitte à basculer dans l'extrême et qui a écrit un livre qui en mettrait mal plus d'un.
C'est vraiment l'atmosphère dans laquelle nous plonge l'auteur qui fait que ça se lit tout seul et qu'il y a toujours cette envie « perverse » d'en savoir toujours plus et de comment tout ceci va se terminer. La manière dont William agit sur la vie de Kyle, cet impact négatif qu'il a sur lui, est vraiment dérangeante et pourtant j'en redemande encore. Je ne dois pas être non plus très nette mais c'est vraiment amener d'une façon que j'ai eu du mal à me passer de ce livre et de tout ce qui s'y passe.
La fin est plus entraînante, les scènes s'enchainent nous laissant que peu de répit et augmentant notre stress à un niveau maximum. Et on peut penser qu'une fois le dénouement passé, l'auteur va nous laisser un peu tranquille après nous avoir mis à si rude épreuve… Et bien détrompez-vous…jusqu'aux dernières lignes il jouera avec votre petit coeur et une fois la dernière ligne lue, vous en redemanderez… en tout cas moi j'en redemande !
En bref, un thriller qui joue énormément sur le côté psychologique, qui rend mal à l'aise, que j'ai dévoré par le côté addictif qu'il provoque. Et même si on sait dans les grandes lignes ce qui va se passer entre ces deux protagonistes, le plaisir reste le même. Une alternance des points de vue, entre passé et présent… Préparez-vous à des nuits blanches lorsque vous aurez ce livre entre les mains.

Merci à Babelio et Hugo thriller pour l'envoi de ce livre dans le cadre de la masse critique « mauvais genre ».
Lien : https://unlivretoujours.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Gaoulette
  17 janvier 2019
Lu dans le cadre Challenge Multi-défi 2019.
Coup de coeur.
On pourrait penser que Mentor de Lee Matthew Goldberg est un peu soft pour rentrer dans un thriller psychologique. Mais je trouve son premier roman audacieux. Un psychopathe qui tisse sa toile pour cerner et capturer l'objet de son désir et pour un but bien précis, je valide haut la main.
Mentor est un plongeon intense dans le monde cruel de l'édition. Beaucoup de postulants et très peu d'élus. Beaucoup d'apprentis auteur qui y croient tellement à leur oeuvre qu'ils sont prés à tout pour être éditer et en perde leur humilité. C'est le cas ici de William Lansing, professeur de littérature qui a mis 10 ans à écrire un manuscrit de 1000 pages. Il y croit tellement à son chef d'oeuvre qu'il soumet son roman à son ancien élève Kyle Broder, éditeur en herbe qui vient de signer un gros contrat avec une jeune auteure. Un contrat avec beaucoup de zéro... Au moment de la lecture de ce manuscrit, commence notre thriller psychologique.
Grande question.. . Quand on lit un polar ou un thriller, l'auteur puise t'il dans son vécu, son subconscient, ses traits de caractères sombres ? Ou commence la fiction ? Lee Matthew Goldberg soulève très vite le débat et nous embarque avec son personnage phare aussi terrifiant qu'énigmatique, William Lansing l'ancien mentor de Kyle. D'ailleurs je trouvais que l'auteur dénonçait d'autres aspects peu glorieux du monde de l'édition. Je pense à certains « écrivains » qui se disent comme ils enseignent la littérature ou sont des éditeurs ou grand lecteurs sont capable d'écrire et de transmettre des émotions. Mais pourtant ils n'arrivent pas à finir leurs ouvrages ou le font très mal. Je pense au manque d'humilité que peuvent avoir certaines personnes dans ce milieu car après avoir réussi un gros succès se pensent au dessus du lot et se reposent sur leurs lauriers. Certains aspects de Kyle m'ont fait tiquer et le rend antipathique au regard du lecteur. Pour moi William et lui représentaient le côté élitiste que je déplore dans le monde de la littérature et ne se remettent jamais en cause.
Lee Matthew Goldberg frappe juste avec ce premier roman et décrit des réalités peu glamour du monde de l'édition. Et quand on lit ce final brillant, inattendu et surtout réaliste, on se dit que l'édition est avant tout un métier de marketing et non de qualité.
L'auteur m'a apprise une chose déconcertante. le marché de l'édition américaine est-il réellement comme il le décrit ? La maison d'édition donne d'abord une avance sur royalties avant que l'auteur finisse son livre... Un grand enjeu qui met en avant son nouveau poulain sans savoir si le roman sera bon ou pas. Je ne sais pas si l'auteur dénonce mais je lui tire mon chapeau sur la manière qu'il a géré son intrigue.
Un gros coup de coeur sur les thèmes qu'il a abordés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
clairesalander
  18 septembre 2018
J'ai découvert ce livre sur Babelio : quatrième de couverture alléchante, excellentes critiques, je le veux, je le demande à un collègue bibliothécaire (encore, c'est les avantages du métier, vu qu'on n'est pas bien payés, au moins on peut lire tout notre saoul, même si je dois vous avouer que beaucoup de bibliothécaires ne lisent que très peu. Les libraires par contre, en général, ont une culture littéraire gigantesque - j'ai pratiqué ce métier avant.)
Bon, j'ai fais une longue parenthèse sur ma vie, je me dois de vous parler de ce livre et de l'amère déception qu'il m'a procuré.
L'histoire, de base, semblait vraiment chouette, une bonne idée de suspense.
Malheureusement, j'ai trouvé que le harceleur, William donc, était trop prévisible et surtout absolument pas crédible avec son obsession sur les coeurs. En fait, il n'y a aucune nuance dans la psychologie des personnages, et les dialogues sont, à mon goût, téléphonés - voire la citation que j'ai publiée. L'histoire ne tient pas debout, on n'y croit pas une seconde - comment tout le monde a pu tomber dans le panneau de ce prof, il n'a aucune subtilité ! de plus, ce livre est assez mal écrit, même si ça se laisse lire.
La seule qualité que je puisse trouver à ce livre, c'est qu'effectivement il y a suffisamment de suspense pour qu'on le lise jusqu'au bout.
Je ne le recommande pas du tout - lisez plutôt "Helena" de Jérémy Fel, ça c'était une belle découverte !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Anatemnein
  06 septembre 2020
Je suis conquise par ce titre. du début à la fin, j'ai été entraînée dans une histoire qui me dépassait complètement et qui me donnait l'impression d'avoir débarqué dans quelque chose de totalement surréaliste. Qu'est-ce que l'auteur me réservait donc ? Jusqu'où irait-il ? Ce sont des questions qui ne m'ont pas lâchée.
La lecture du résumé m'a convaincue très rapidement. le monde de l'édition en littérature est un thème généralement bien traité et, quand on est lecteur, on est friand de savoir comment cela se passe en coulisses. du coup, on est forcément attiré. Et là, en plus, on a le droit à deux aspects : du côté de l'éditeur, qui doit refuser un texte, et du côté de l'auteur, qui ne supporte pas qu'on lui refuse son texte. Évidemment, tout est ici dans l'excès. Ce n'est qu'une fiction. N'est-ce pas ? Ou bien ignorais-je qu'éditeur était un métier à risques ?
La folie de l'auteur m'a énormément plu. Je n'ai pas compris comment cet homme, qui paraissait si aimable au début, a pu devenir telle une bête sauvage violente et sans état d'âme. Il agissait de manière tellement folle que je l'ai cru fou. Et pourtant, son plan était très clair dans sa tête, il est allé au bout de son projet personnel, aussi incroyablement dingue soit-il.
L'histoire présentée dans ce thriller va crescendo, et au bout d'un moment, on n'a plus une seconde de répit.
En bref, ce thriller est vraiment addictif et m'a fait frissonner de plaisir... ou de peur ! Un roman à découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110

Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
clairesalanderclairesalander   17 septembre 2018
"Jamie, ce n'est pas ce que tu penses, s'exclama Kyle en se levant d'un bond pour se précipiter vers elle.
- C'est ce que tout le monde dit dans ces cas-là, hurla Jamie. Je savais bien qu'il se passait quelque chose"
Sierra était assise par terre, elle pleurait, ivre morte.
"Mais puisque vous... vous vous séparez", marmonna-t-elle.
Jamie vint se poster devant elle. Kyle se mit à craindre qu'elle ne perde le contrôle d'elle-même et ne se mette à tabasser Sierra.
- Je te laisse, fit Jamie avec un calme inquiétant. Kyle la vit se diriger vers la sortie.
- Jamie, attends !
"Ma chérie ! Ma chérie ! implora-t-il en essayant de l'agripper dans l'escalier.
- Je sais très bien ce que j'ai vu.
- J'étais simplement assis là en train de discuter et elle a commencé à m'embrasser deux secondes avant que tu arrives. Elle est saoule, c'est tout. Il n'y a rien entre nous."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
AnatemneinAnatemnein   06 septembre 2020
Avant même que Kyle n'ait eu le temps de répondre, William se dirigeait vers la sortie. Il était convaincu d'être un devin qui vient de faire une prophétie. Kyle serait idiot de ne pas le croire. Un jour leurs noms brilleraient de milles feux au firmament de la littérature. Et ce malgré Kyle. S'il refusait, William devrait se sacrifier et faire tout le travail tout seul pour tous les deux.
Commenter  J’apprécie          40
GaouletteGaoulette   14 janvier 2019
Rien ne finit entièrement dans la vie. On peut mourir mais les êtres chers qui nous entourent continuent et préservent notre souvenir.
Commenter  J’apprécie          80
collectifpolarcollectifpolar   02 juin 2020
Alors parfois je songe que je lui arrache le cœur avec un couteau. Et je le sens battre dans ma main, jusqu’à ce qu’il s’arrête. Puis je mettrai du beurre dans une poêle et je verrai son cœur frire. Je le découpe avec ma fourchette et mon couteau. Et je le laisse fondre sur mon palais. Je l’avale tout entier tandis qu’elle ferme les yeux pour la toute dernière fois et que c’est la dernière chose qu’elle voit. Puis je bois une bouteille de vin rouge, rouge, rouge, rouge comme le sang.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
GaouletteGaoulette   13 janvier 2019
Les écrivains vieillissent, ils perdent l’inspiration ou ils meurent. C’est dans leur jeunesse qu’ils font leurs meilleurs œuvres.
Commenter  J’apprécie          60

Video de Lee Matthew Goldberg (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lee Matthew Goldberg
Lee Matthew Goldberg vous invite à participer à un flash-concours sur Fyctia autour de son thriller "Mentor".
autres livres classés : thriller psychologiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
2014 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..