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Gary McAvoy (Collaborateur)Gail Hudson (Collaborateur)Philippe Abry (Traducteur)
EAN : 9782742770298
286 pages
Actes Sud (30/01/2008)
4.2/5   32 notes
Résumé :
Les ressources naturelles à la base de l'alimentation de l'homme et des animaux sont gravement menacées : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans. C'est en constatant que ces problèmes sont liés au mode de vie adopté par les grands pays industrialisés que la grande primatologue Jane Goodall a commencé à s'intéresser de près à la nourriture des hommes - une nourriture de plus en plus dénaturée. Face à de tels enjeux, le Dr Jane... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PerleDulac
  06 janvier 2015
Dans ce livre, Jane Goodall évoque l'alimentation industrielle, ses impacts négatifs sur le bien être des animaux, sur l'environnement et sur notre santé. Elle nous explique les méfaits de l'agriculture intensive et de la monoculture. Elle nous explique que la solution est en nous, par nos choix d'une alimentation raisonnée, biologique, diversifiée et locale. Elle invite le consommateur à mieux consommer et à ne plus se laisser guider par l'industrie agro alimentaire dirigée par quelques grands groupes industriels sans scrupule.
Un chapitre entier est consacré à l'eau, ressource dont on parle trop peu. J'aurais aimé qu'il soit un peu plus développé.
Ce livre date d'il y a 10 ans, au tout début de l'émergence d'une nouvelle mouvance, où certains commençaient à s'insurger des méthodes industrielles et à s'inquiéter de ses conséquences. On est alors aux débuts de la "slow food" en opposition à la "fast food", des AMAP et du développement des magasins bios. 10 ans après, on peut constater que cette mouvance a pris de l'ampleur, mais il reste encore beaucoup de chemin à faire pour qu'elle ne soit plus considérée comme le privilège de quelques uns, ou comme une lubie de bobos.
Pour finir, le livre de Jane Goodall reste un des meilleurs livres que j'aie lu à ce jour sur ce sujet et je le recommande vivement, à tous ceux qui s'y intéressent, et aussi et surtout à tous ceux qui ne s'y intéressent pas....
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Cronos
  25 février 2020
Un livre engagé, sur l'avenir de notre planète, de la faune de la flore et de l'humain. Un livre qui parlera à toutes et tous, déjà conscient ou non des enjeux de ce que nous mettons dans notre assiette.
Sans faire la morale aux plus pauvres qui ont peu de choix, ni accusateurs de grands groupes de l'agroalimentaire pour faire vendre. Il pointe ce qui ne fonctionne pas ou plus, mais surtout propose des solutions à mettre sur le court, moyen et long terme. Tout l'intérêt que je lui porte repose sur cette partie, la plus grosse.
Un peu d'autobiographie également, l'auteure raconte comment c'était dans son enfance, ce qui m'a permis de plus facilement le lire, le fait d'avoir ce fil rouge le rend plus percutant à me yeux. Moi aussi je me souviens du goût des pommes de terre que ma grand-mère cultivait et je préfère oublier celle prédécoupées, précuites et mises sous vide.
Autre point positif, les chiffres et notes en bas de page n'envahissent pas la lecture, ce qui me permet d'encore plus me plonger dans l'essai, je l'ai dévoré en quelques heures. Si nous sommes ce que nous mangeons, je dois être fait de livres.
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Pirouette0001
  26 décembre 2013
Un beau mais doux rappel à l'ordre. Pour une consommation plus intelligente et plus durable. Car oui, nous pouvons influer sur l'offre qui nous est faite par de trop hyper-super-producteurs.
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florigny
  16 février 2022
Elle signe la préface de son livre pour la version française : Docteur Jane Goodall, PhD, DBE, fondatrice de l'Institut Jane Goodall, messager de la Paix des Nations unies, présidente d'honneur de la fondation Jane Goodall France, c'est dire que cette femme née en 1934 à Londres, ne déconne pas avec des sujets qui devraient tous nous interpeller et nous amener à changer radicalement nos habitudes, notamment alimentaires.

La partie de sa vie consacrée à l'étude des chimpanzés a fait d'elle une icône de la défense des espèces en voie de disparition. Mais Jane Goodall ne s'arrête pas à l'étude de ces animaux qui semblent bien être nos ancêtres. de fil en aiguille, elle élargit le cercle de ses recherches pour s'intéresser à une autre espèce en voie de surpopulation, dominante, agressive et destructrice : l'homme et son revers de médaille, la femme.

Nous sommes ce que nous mangeons n'est pas un roman, une bluette ou un polar, mais davantage une étude, un essai scientifiquement étayé, on peut faire confiance à l'auteure pour être fiable. Il ne peut se lire d'une manière haletante de la première à la dernière page, le suspense ne va pas crescendo, mais il peut être un excellent livre de chevet dont on découvre chaque soir quelques pages avant d'être appelé par le marchand de sable, surtout après avoir vu aux infos quelque documentaire sur la vie immonde de poules, veaux, vaches, cochons, dans des élevages intensifs, et sur leur mort si cruelle, voire perverse, dans des abattoirs. Merci l'214 de nous réveiller.

Jane Goodall rappelle inlassablement que les aliments sont cultivés ou élevés avec du poison, que les fermes industrielles sont les fermes de la misère. Mais parce qu'elle veut encore croire en notre avenir et notre prise de conscience, elle sait aussi nous rappeler au bon sens : les vaches sont programmées pour manger de l'herbe, les veaux pour boire le lait de leur mère, tout commence et finit avec la terre et si nous l'oublions, nous périrons.

Enfin, elle ose dire que : “Chaque aliment acheté est un vote. Nous pouvons être tentés, en tant qu'individus, de penser que nos petites actions ne comptent pas vraiment, qu'un plat ne fera pas la différence. Mais, justement, chaque plat, chaque bouchée est riche d'une longue histoire qui nous raconte où les aliments ont été cultivés, élevés, récoltés. Nos achats, nos votes détermineront la suite du parcours. Des milliers et des milliers de votes sont nécessaires pour encourager les méthodes d'agriculture qui rendront la santé à notre planète”. Aux urnes, citoyens !
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Sophie_93077
  27 juillet 2018
Ce livre a changé ma vie.
Notamment lorsque Jane Goodall parle des gens qui disent aimer les animaux, mais se bouchent les oreilles lorsque l'on parle des abattoirs : "oh non ne m'en parlez pas, c'est trop dur, j'aime trop les animaux !".
Qu'est-ce qui ne va pas chez eux ?
Oui, qu'est-ce qui ne va pas chez nous ? On marche sur la tête...
Je suis devenue végétarienne et je lutte de mon mieux pour que l'on prenne conscience de ce que l'on fait subir à notre planète, aux animaux, aux humains...
Bref, à lire pour ouvrir les yeux.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PerleDulacPerleDulac   26 décembre 2014
Dans la mesure où les gens sont de plus en plus au courant des souffrances animales, ils se sentent de plus en plus interpellés et veulent agir. La plupart des gens sont foncièrement bons, rares sont ceux qui aiment voir souffrir de la main de l'homme et la plupart veulent apporter leur contribution pour un monde meilleur. Mais le plus souvent, ils ne savent pas très bien ce qu'ils peuvent faire. Il faut donc unir nos forces et ne pas détourner le regard quand des millions d'animaux sont torturés. Chacun d'entre nous peut faire quelque chose. Nous pouvons refuser d'acheter des aliments obtenus par des méthodes d'élevage inhumaines et faire pression avec notre porte monnaie. Nous pouvons contribuer au bien-être durable des animaux recueillis. Et nous pouvons faire savoir ce qui se passe.
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LemnaLemna   06 mars 2021
A la place d'un animal, c'est la nourriture qui est "sacrifiée" dans les rituels hindous pour honorer les dieux bienveillants ou apaiser la malfaisance des autres. Le sucre de canne non raffiné est souvent employé dans la médecine hindoue mais aussi pour adorer la déesse Santoshi. Pour apaiser Alakshmi, la déesse de l'infortune, les hindous déposent des citrons et des piments à l'extérieur des maisons, espérant qu'ils sauront calmer son appétit malveillant et l'empêcheront de répandre sa colère dans le foyer. Les anciens hindous croyaient qu'à la mort l'âme quitte le corps, s'élève vers la lune et retourne à la terre sous forme de pluie où elle s'incarne alors en nourriture, ce qui vient corroborer leur croyance selon laquelle ce qui est mort nourrit ce qui est vivant.
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LemnaLemna   12 mars 2021
En Amérique, les produits chimiques agricoles tuent quelque 67 millions d'oiseaux chaque année. J'ai récemment entendu dire que les oiseaux chanteurs qui jadis saluaient le printemps en Iowa ont quasiment disparu des surfaces cultivées.
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Annick59Annick59   07 juin 2015
Ils ont le droit de vivre dans des conditions qui leur permettent d'avoir un comportement conforme à leur nature. Les cochons devraient pouvoir fouiller la terre et leurs petits devraient pouvoir jouer et courir les uns après les autres en couinant. Les vaches ont besoin de broutter l'herbe verte pendant que leurs veaux gambadent dans le soleil matinal. Les volailles de toutes sortes devraient pouvoir gratter et picorer la terre tout en étendant leurs ailes. Et tous les animaux ont droit à une litière de paille.
Le modèle industriel en vigueur dans les fermes ne voit aucun intérêt ou bénéfice à considérer les animaux comme des êtres sensibles. A la place, ils sont ni plus ni moins traités comme des machines qui transforment de la nourriture en de la viande du lait ou des œufs. C'est ainsi qu'on ne leur reconnaît pas plus de sentiments ou de droit qu'un distributeur automatique.
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Annick59Annick59   07 juin 2015
Rappelez-vous bien que chaque aliment acheté est un vote. Nous pouvons être tentés, en tant qu'individus, de penser que nos petites actions ne comptent pas vraiment, qu'un plat de fera pas la différence. Mais, justement, chaque plat, chaque bouchée est riche d'une longue histoire qui nous raconte où ces aliments ont été cultivés, élèves, récoltes. Nos achats, nos votes détermineront la suite du parcours.
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Video de Jane Goodall (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jane Goodall
Le geste émouvant d'un chimpanzé à Jane Goodall .Images : Institut Jane Goodall | Retrouvez sur notre site toutes les vidéos du Nouvel Observateur
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