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EAN : 9782841115860
96 pages
Éditeur : Editions Nil (13/09/2012)
4.24/5   25 notes
Résumé :
« A tout à l’heure mon petit chat », lance gaiement un père à sa fillette de neuf ans, qui ne le reverra jamais. Un mystère tombe et ne quittera plus la narratrice : la mort. Alors que les adultes font entendre leurs sanglots, un étrange silence se fait en elle, celui du bruit des clefs que son père lançait à l’entrée de la maison. Sans ce tintement familier qui rythmait l’enfance, il faudra donc faire résonner dans la vie une autre musique… Anne invente la sienne, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Pachy
  19 octobre 2012
Ce petit livre 88 pages ; peu cher 7,50€ est, en plus d'être un opus d'une sympathique collection, très émouvant. C'est une lettre d'une femme, née en plein mai 68, à son père,.décédé d'un arrêt cardiaque le 5 novembre 1977. Elle avait 9 ans, lui 51.
Ce père n'est pas n'importe qui. Scénariste, dialoguiste, humoriste le ou l'un des plus connus, des plus reconnus des scénaristes de la Bande dessinée à travers le Monde (plusieurs millions d'albums vendus à travers le monde) : René Goscinny.
Pour ceux qui peuvent se souvenir : le choc de l'annonce de sa mort. Ce titre à la une de tous les médias « Astérix est orphelin », son papa nous a quittés. Ou encore ce très bel hommage du dessinateur Tabary montrant Iznogoud sortant du bureau de Goscinny « Pourtant, j'aurais bien aimé être calife à la place du calife » Et tous les témoignages à travers le Monde.
Et Anne, dans tout ça ? Elle a 9 ans. Elle est trop jeune pour réaliser. Elle va le faire en retournant en classe.
Ce grand bonhomme nous manque ; mais sûrement moins qu'à ses proches. Mais en le perdant on perdait énormément.
Avec beaucoup de pudeur et de courage Anne Goscinny nous parle de son parcours depuis ce 5 novembre 77. Sans complaisance. Sans sympathie pour elle-même. Elle nous livre son vécu, ses anecdotes qui …. nous font parfois sourire. « Mon Grand-Père est mort mas c'est pas grave, il est rigolo quand même ».
Franchement ça vaudrait presque toutes les biographies du Monde.
On ne sort pas aussi indemne que cela de ce petit fascicule. Et c'est moi a qui on demandait cette lettre…… j'allais dire posthume alors qu'elle est d'aujourd'hui pour un père qui est toujours vivant …. dans notre mémoire.
Ah c'est sûr !! C'est pas du Christine Angot !!!!!
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Neneve
  15 juillet 2018
Mais quel beau texte ! L'ultime lettre écrite pour un père parti trop tôt, mais surtout trop vite ! Ces mots ont fait écho chez moi, ayant perdu mon père au même âge que la narratrice, je me suis reconnue dans sa douleur, dans son déni, dans son envie, dans sa peine, dans son creux au ventre... Un tout petit livre de même pas 100 pages, mais qui m'a fait pleurer, mais sourire aussi pour les souvenirs qu'elle raconte... Je suis encore chamboulée !!
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YvonS
  12 juillet 2021
J'ai eu la chance de rencontrer Anne Goscinny à La Nuit Blanche du Livre de la Garenne Colombes (92) il y a quelques jours. Alors ce tout petit volume m'est très  précieux. Par sa dédicace qui est si vraie et qui me touche profondément et par celle qui l'a écrite bien sûr. La fille d'une de mes idoles, celui qui est parti trop vite faire rire les anges, René Goscinny. Je ne l'ai jamais rencontré, alors que ses oeuvres ne me quittent pas, d'Astérix au petit Nicolas en passant par Iznogoud, depuis que ma grand-mère m'a offert il y a loooooongtemps mon premier Astérix, celui où couper 3 parts de gâteau.... me fait toujours rire aujourd'hui. Je les ai tous lus évidemment. Les tintinophiles me pardonneront, je suis un goscinnomane invétéré. 
Quel bel hommage d'une fille à son père, quelle belle lettre d'amour, quel adieu bouleversant ! On est sur le fil entre sourires attendris et émotion, on a le coeur serré devant tant de sincérité, on est là chez lui, chez eux, ce jour-là. Anne Goscinny nous raconte ce moment dont toute la France a parlé et qui fut pour elle, à 9ans, un terrible choc. La mort de Goscinny lors d'un test d'effort cardiaque chez celui qui aurait dû le soigner et qui l'a tué, son cardiologue. Dernier gag dont on se serait bien passé. 
Le déni, le manque, les tentatives de compensation, Anne Goscinny est d'une grande franchise, sa plume est précise et littéraire mais accessible à tous.  On est dans le ressenti, c'est d'autant plus touchant. Ce bruit des clefs quand les parents rentrent et qu'on entendra plus, ce parfum qui s'efface,  cette voix que nous avons encore tous dans l'oreille (et qui tord le coeur des années après ), ce regard pétillant d'un père aimant qui manquera toujours à Anne (et à nous aussi 😉)... ce rire qui cachait chez le scénariste (je préfère auteur, mais elle nous rappelle qu'il ne fut "que" scénariste de BD), qui cachait, disais-je, une souffrance et une histoire familiale que beaucoup vont découvrir ici.
Un petit volume plein de rires et de larmes retenues. Un récit intime qui me rend le grand René encore plus attachant. Il fait toujours et encore partie de nos vies...
Merci Anne pour ce morceau de sa vie. Vous employez un autre mot, je sais, mais c'est à dessein (dessin ? 😉) que je l'utilise. Merci...
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pilyen
  21 septembre 2012
Les éditions Nil dans leur collection "Les affranchis" demandent à des auteurs d'écrire "la lettre qu'ils n'ont jamais écrite". Annie Ernaux, Yves Simon et beaucoup d'autres se sont déjà pliés à l'exercice. Paraît ces jours-ci, la lettre d'Anne Goscinny à son père, René, le créateur, faut-il le rappeler, du petit Nicolas, d'Astérix ou de Lucky Lucke.
"Le bruit des clefs" est un long courrier , foisonnant, d'une fille encore désemparée par la disparition de son père trente-cinq ans auparavant. Elle a tant de choses à dire que les mots se butent, s'entrechoquent, dans un déferlement d'anecdotes, de souvenirs plus ou moins heureux, tendres ou émouvants.
C'est un peu foutraque mais derrière chaque phrase, une émotion difficilement contenue suinte au fil des pages, donnant au lecteur un sentiment de vide intense. A cause de l'héritage laissé par René Goscinny et des nombreux hommages auxquels elle se doit de participer, ce père qui a quitté l'auteur quand elle avait neuf ans, hante littéralement sa vie. Il est toujours présent, faisant perdurer ce manque d'une enfance escamotée et volée doublement, sa mère ayant été atteinte d'un cancer dans les années qui ont suivi. Entourée des héros immortels créés par son père, Anne Goscinny vit, survit peut être, grâce au génie de son père qui la porte, année après année, comme un ange bienveillant.
Quand elle écrit : "De ton univers, tu es le seul mort. Moi j'aurais aimé être l'un de tes personnages : une enfance qui ne finit pas. Une bulle dans une case. C'est tout.", on ressent fortement le chagrin qui l'accompagne. Nous, lecteurs, notre enfance (et notre âge adulte aussi) a été bercée, enchantée par l'humour de son père. Elle, n'a eu que quelques petites années d'un amour formidable et partagé qui s'est brusquement arrêté en 1977.
la fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Sabrina1988
  04 janvier 2020
Anne Goscinny nous raconte son histoire : celle de cette enfant de 9 ans qui apprend la mort de son père, le dessinateur René Goscinny.
Très jeune, elle ne réalise alors pas sur le moment ce que cette perte tragique signifie.
Puis, le bruit des clés jetées dans l'entrée devient régulier et assourdissant. Il n'y aura jamais plus qu'un seul bruit de clés : celles de sa mère.
La jeune Anne va alors trouver en d'autres hommes des semblants de pères de substitution, la douleur étant trop intense pour accepter la réalité.
Cette réalité qui lui rappelle chaque jour son père, de par les lettres des fans de son père, de par les hommages qui lui sont rendus, de par son oeuvre littéraire, etc.
Ce témoignage est bouleversant.
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critiques presse (1)
LaPresse   07 février 2013
Cette lettre écrite 35 ans plus tard se lit d'un trait. Tout en nuance, elle est empreinte d'émotion et de tendresse. C'est à la fois un hommage au papa et au créateur d'Astérix et du Petit Nicolas.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
AbbylyAbbyly   05 février 2018
Aujourd'hui seulement, et grâce à cette lettre dont je veux penser qu'elle te parviendra, je rassemble des fragments. Tu es un puzzle qui ne sera jamais complet. J'examine les pièces et j'attends qu'elles me parlent de toi.
p.86
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PachyPachy   18 octobre 2012
De ton univers, tu es le seul mort. Moi j'aurais aimé être l'un de tes personnages : une enfance qui ne finit pas. Une bulle dans une case. C'est tout
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pilyenpilyen   21 septembre 2012
Aux morts on offre des fleurs. Des fleurs qui se fanent dès que s'éloignent les sanglots.
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PachyPachy   18 octobre 2012
Moi, je me trouvais forte et lucide. Progressivement j’ai compris. Compris que je n’avais rien compris. Aussitôt mort, aussitôt ressuscité. De transfert en transfert, j’avais commencé par nier ta mort, puis toi.
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Sabrina1988Sabrina1988   05 janvier 2020
Cette lettre est la première et la dernière qui t'est destinée. Je t'ai mis en mots sans tricher. Sans inventer. Les souvenirs qui sont revenus sont maigres et peu nombreux mais ils constituent mon trésor le plus précieux. Maintenant, ils peuvent s'estomper, je les ai couchés, là.
Je continuerai à t'inventer. Tu auras encore d'autres visages et d'autres voix. Parce que vois-tu, de cet amour-là, on ne se défait pas.
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Vidéo de Anne Goscinny
Direction les grandes vacances avec Lucrèce ! L'été s'annonce joyeux et plein de surprises pour le plus grand bonheur de Lucrèce. Une grande maison qui ressemble à un petit château, une partie de pêche miraculeuse, une irrésistible promenade en vélo... Elle aura tant d'histoires à raconter aux Lines à la rentrée!
«Je ne sais pas où on va ni quel genre de maison on va trouver. Mais avec ma famille, j'irai au bout du monde.» «Le monde de Lucrèce 6», par Anne Goscinny et catel, dès 8 ans. En librairie.

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