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ISBN : 2226188460
Éditeur : Albin Michel (03/09/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 1530 notes)
Résumé :
"Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal."

Étrange assassinat d'un chef de chorale d'origine chilienne dans l'église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de chœur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre: perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d'Allegri, mystér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  24 août 2015
Un chef de choeur assassiné, des enfants soupçonnés, et voilà un ex flic de la crim à la retraite et un jeune flic junkie de la Brigade de Protection des Mineurs associés pour mener l'enquête en toute illégalité...
De la dictature Chilienne, refuge politique d'anciens suppos du nazisme, aux soirée SM de la vie parisienne, Grangé explore et décortique la face sombre de l'humanité.
Mon premier Grangé.
Une histoire efficace qui tient en haleine jusqu'à la dernière page.
Un roman parfois violent, riche en rebondissement, où les protagonistes ont des personnalités contrastées.
Je vais m'intéressè aux autres oeuvres de cet auteur sans tarder...
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cicou45
  19 mai 2012
Je ne connaissais absolument pas Jean-Christophe Grange avant de m'attaquer à cette lecture. C'est en réalité une amie qui était en train de le lire qui m'a donné envie de m'attaquer à cet ouvrage. J'ai été un petit peu déçue en lisant les autres critiques sur Babelio qui sont assez partagées. En ce qui me concerne, j'ai vraiment été passionnée par cette lecture et ce fut pour ainsi dire une révélation qui m'a donné envie de creuser plus du côté de cet auteur.
L'histoire débute par le crime d'un prêtre directeur de chorale, Wilhelm Goetz, bien que d'origine catholique, opérait dans une communauté arménienne. A priori une simple enquête policière, me dire-vous, si ce n'est que l'arme du crime reste introuvable et que Goetz semble avoir été assassiné d'une manière assez invraisemblable, en lui crevant les tympans mais là-encore, le mystère subsiste car aucune trace visible de maltraitance ni de coups. Alors, comment cela a-il été rendu possible.
Kasdan, un commandant de la Brigade Criminelle à la retraite depuis maintenant trois ans mais appartenant à la communauté arménienne, est aussitôt attiré par l'affaire et est bien décidé à la résoudre, quitte à empiéter sur les plates-bandes du Capitaine Vernoux qui, lui, est le véritable agent de la Sécuriré mis sur l'affaire. Mais ce que Kasdan ignore, c'est qu'en s'attaquant à cette affaire, il s'attaque à beaucoup plus gros que lui, quelque chose de vraiment incroyable, relevant du mystique et qui va faire remonter de vieilles blessures à la surface. Au cours de son enquête, il va collaborer avec un flic sorti tout juste de cure de désintox, Volokine, un petit jeunot comparé à lui puisqu'il doit avoir dans la trentaine.
Aussi, notre nouvelle équipe, assez originale pour ainsi dire, composée d'un vieux "papy", comme se plait à la surnommé Volokine, et un flic en état de sevrage, va-t-elle mener cette enquête au-delà des limites imaginables.
De nombreux thèmes sont évoqués ici et notamment des thèmes historiques tels que la torture infligée aux prisonniers pendant la guerre d'Algérie, celle que les Nazis pratiquaient sur le peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale, celles pratiquées durant les années où Pinochet était au pouvoir au Chili, le génocide du peuple arménien, l'extrémisme dans la religion et j'en passe, enfin autant d'éléments accrocheurs qui ne font que rendre le récit plus intrigant. Certes, il y a des scènes très dures dans cet ouvrage, il va s'en dire, mais le récit est monté de telle façon que c'est toujours l'enquête policière qui prend le dessus.
Enfin bref, une belle découverte mais qui ne peut pas laisser insensible. A découvrir !
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le_Bison
  18 septembre 2013
Tu aimes les pédophiles ?
Tu aimes les drogués ?
Tu aimes aussi les nazis et les ex-dictateurs sanguinaires de l'Amérique du Sud ?
Tu apprécies aussi la belle musique classique, les choeurs de petits enfants à la voix pas encore muée, les prêtres au goût douteux.
Bien sûr, tu n'es pas obligé d'aimer toutes ces dérives dans cet ordre. Tous les goûts sont bien évidemment dans la nature.
Je ne te juge pas, tu es dans le pays de la liberté et si écouter le « Miserere » de Gregorio Allegri fait partie de tes grands fantasmes avouables, je n'irai pas t'en empêcher. Bien au contraire… Sans compter tout le reste.
Le Miserere. Stupéfiant, comme la drogue. Je ne vais point trop t'en dire. Comme tout thriller, il ne se raconte pas il se vit. Tout ce que tu trouveras dans ce billet sera juste des pistes, des suppositions, des hallucinations. Tu ne sauras pas quelle voie suivre, celle du pédophile, celle du dictateur, celle du drogué ou celle de Dieu. Tu seras perdu au milieu de tous ces détraqués qui vivent près de ton territoire. Tu ne soupçonnais même pas ton voisin, et pourtant qui sait de quoi il est incapable. Est-il pédé ou pédo ? Peut-être est-ce la même chose.
Alors, je ne vais pas te décevoir, je ne te dirais pas qui est le coupable.
Bon sang, mais c'est bien sûr !
Mais n'oublie jamais que le Miserere est au centre de cette sombre affaire. Cette musique, entre spiritualité et énergie, te bouleversera. de l'intérieur. Elle sera ton coeur, ton âme et ta rédemption. Elle lessivera tous tes péchés mais ne t'absoudra pas du mal profond qui sommeille en toi.
« le Miserere de Gregorio Allegri résonnait, dehors et dedans, caressant ses os, infiltrant sa chair, anesthésiant ses nerfs.
le Miserere.
Seule oraison funèbre à toute l'histoire. »
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Siabelle
  10 janvier 2019
«Un ami c'est une route, un ennemi, c'est un mur.» Proverbe chinois - Anonyme
C'est mon premier roman de Jean-Christophe Grangé, je le découvre avec mon ami Pied2chien, qui connaît très bien ses livres. C'est une lecture commune libre, d'où on lit chacun pour soi mais on le partage aussi, au cours de notre lecture. On plonge alors dans toute une excursion qui s'avère ardue, longue et difficile dont on n'en ressort pas indemne.
«Les larmes montèrent. L'amitié était dangereuse. C'était comme le reste : on pouvait devenir accro.»
Grisant, Angoissant, Effrayant
Je suis moi-même étonnée, j'ai réussi à terminer un très bon petit pavé, que je lis à mon rythme. J'observe tout de suite, que l'auteur Jean-Christophe Grangé installe peu par peu son histoire, il prend vraiment son temps. Il possède une écriture puissante, efficace et fluide, il sait capter ton attention, aussitôt qu'il l'obtient.
C'est un thriller perturbant, bouleversant et révoltant d'où il nous amène au coeur de la religion, il nous entraîne aussi dans l'ombre humaine, dont les secrets, les non-dits qu'on ne soupçonne même pas. C'est suite à un assassinat, à Paris, que l'on voit l'arrivée de l'inspecteur Kasdan, l'Arménien, le vieux, pour l'enquête. Le meurtre se passe à son église dont il se sent concerné. C'est ainsi qu'il va demander de l'aide à Volo, le Russe, le jeune, ils unissent leurs forces et leurs différences. Lorsqu'ils commencent ensemble, ils n'ont aucune idée, de ce qu'ils vont découvrir et d'où ça va les mener.
Pendant ma lecture, Srafina me rejoint dont je peux échanger aussi avec mon amie. Je confirme que notre curiosité augmente, à chaque tournant de leur enquête. Lorsqu'on avance, on s'interroge nous aussi et on se pose aussi des questions tout au long, de leur démarche. Il faut être attentif car les détails sont importants car des liens se font au fur et à mesure.
«Appeler le rationnel au secours de l'horreur. Se rassurer avec des commentaires analytiques face aux faits bruts.»
L'auteur Jean-Christophe Grangé amène très bien son intrigue, il développe très bien ses sujets. C'est très pertinent mais parfois il s'étend beaucoup et ça me lasse un peu. Ce qui équilibre, c'est qu'on apprend aussi à travers l'histoire. Il aborde aussi des thèmes très sensibles qu'il peut venir chercher le lecteur. On considère alors qu'il détient une plume très imagée, on s'imagine très bien les scènes et on peut se sentir déstabilisé car il fait un retour dans le passé.
«Il n'y a pas de meilleur chasseur que celui qui chasse les siens... L'entêtement : le pire ennemi du flic… …»
C'est vraiment une belle découverte et je suis très contente d'avoir pu terminer ma lecture jusqu'au bout. Quand j'ai lu ma dernière page, j'ai eu de la peine de quitter mes deux inspecteurs, car je me suis vraiment attachée, parce que ce sont eux qui font la force du livre. Il se dégage une sorte de complice, de fraternité et d'humour entre eux. Ils mettent un peu de lumière autour de la noirceur et ils apportent une autre dimension à l'enquête. «Putain, ricana Volo, c'est moi qui fume et c'est vous qui planez. L'Arménien se secoua de ses rêveries.» C'est un peu une quête personnelle pour eux, je vais me toujours me souvenir de la finale, qui me marque aussi.
Pour mon premier Jean-Christophe Grangé, j'en ressors avec une forte impression et je passe vraiment un très bon moment de lecture. Je reste donc songeuse lorsque je pense à cette pensée, qui me vient à l'esprit : «la haine est un don le mieux partagé», je crois que c'est aussi la signature de cet excellent thriller. Il nous tient en haleine, c'est également une course contre la montre. Je le recommande aux amateurs de ce genre et je comprends aussi pourquoi on l'affectionne.
Je remercie Pied2chien et Srafina pour notre voyage, qui est arrivé à sa destination et pour nos beaux échanges autour de ce livre. J'invite donc à aller voir la très bonne critique de ma complice Srafina !
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kuroineko
  06 juin 2018
Après La Ligne noire, La Forêt des Manes, Les Rivières pourpres et le Serment des Limbes, je viens de finir Miserere. Il prend la tête dans mes préférences chez Grangé, indubitablement.
Un maître de chorale de jeunes garçons est retrouvé mort dans une église arménienne de Paris. La nature du décès est pour le moins originale.
Bien tombé, Lionel Kasdan, policier en retraite, d'origine et de confession arménienne, est présent dans le presbytère et se sent monter la moutarde au nez: on a osé profaner SON église par un meurtre! Même au rencard, il entend bien mener son enquête et découvrir le coupable. Kasdan se révèle, pour le flic en charge de l'enquête, casse-pied (oui, facile, je sais). L'affaire se corse quand un troisième policier, Cédric Volokine, héroïnomane en désintox et qui lui non plus n'est normalement pas concerné, s'immisce dans les recherches. Avec ce tandem de tricards, on a deux beaux portraits de gars bord-cadre. J'ai trouvé quelques similitudes à celui des Rivières pourpres.
Alors, on a un ancien flic arménien, un jeune flic d'origine russe, une victime chilienne d'ascendance allemande, un vrai melting-pot. S'ajoutent à cela des indices qui n'indiquent rien de clair, mêlant chant choral, réminiscences des années noires de la dictature Pinochet, des empreintes de chaussure dans le sang de la victime... pointure 36, etc. Autant de pièces de puzzle qui semblent provenir de jeux différents. de quoi donner des migraines à Kasdan et Volokine. Et au lecteur qui s'y perd tout autant.
Jean-Christophe Grangé construit ici un thriller palpitant et bien emmené. Ses personnages borderline - sa patte - sont bien campés et montrent des facettes surprenantes au fil des chapitres. de plus, on apprend ou révise l'Histoire du Chili sous Pinochet et les atroces persécutions, tortures et meurtres qui salissent le passé chilien. Petit cours également de chant choral avec la mystique contenue dans la voix si pure des garçons pré-pubère.
Bref, on frissonne, on se cultive, on halète (et oui, le rythme est soutenu; même pas le temps de dormir pour les deux flics). On admire le bleuté de la couverture et on se retrouve avec le Miserere d'Allegri dans la tête rien qu'à regarder le titre. On se dit combien c'est bon de savourer tout ça. Pourquoi s'en passer?
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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   28 octobre 2014
Kasdan raccrocha et se posa la question à mille euros. Qu'est-ce qui pouvait un dealer défoncé, dans la force de l'âge, à s''inscrire à l'école des flics et à endosser l'uniforme pour deux années ? La réponse était à la fois limpide et tordue. Volokine avait oublié d'être con. Il savait qu'un jour ou l'autre, il finirait par tomber – et qu'il crèverait à petit feu, en taule, en état de manque. Or, où peut-on se procurer de la drogue, tout en bénéficiant d'un maximum de sécurité ? Chez les flics. Volokine était passé de l'autre côté, simplement pour s'approvisionner en toute impunité. Et à l'œil.
Tout cela n'était ni très moral, ni très sympathique.
Mais Kasdan se sentait attiré par ce chien fou qui avait bricolé avec la vie au point de bousculer tous les repères. L'Arménien pressentait une autre vérité. La drogue et le passage aux Stups ne constituaient qu'une étape pour le Russe. Kasdan le sentait profondément, Cédric Volokine avait choisi d'être flic pour une autre raison.
Au bout de deux ans il était passé à la BPM. Y mettant une fureur particulière. Le vrai combat, la vraie motivation de Volokine, c'étaiit les pédos. Protéger les enfants. Pour cela, il lui fallait sa dose et il avait dû bosser aux Stups pour établir ses réseaux. Alors seulement il était passé aux choses sérieuses. Sa croisade contre les prédateurs pédophiles.
En parcourant ses notes, Kasdan avait l'impression de lire la biographie d'un super-héros, comme il en lisait autrefois dans les bandes dessinées Marvel ou Strange. Un super-flic doté de nombreux pouvoirs – intelligence, courage, expertise du muay thai, habileté au tir – mais possédant aussi une faille, un talon d'Achille, comme Iron Man et son cœur fragile, Superman et sensibilité à la kryptonite...
Pour Cédric Volokine, cette fêlure avait un nom : la came. Un problème qu'il n'avait jamais réussi à régler. Comme en témoignait son séjour actuel en désintox.
Kasdan sourit.
Dans toute sa carrière, il n'avait connu qu'un seul flic aux motivations aussi tordues.
Lui-même.
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MyriamBachonMyriamBachon   20 septembre 2010
Ce qui est triste, ce n'est pas seulement que le nazisme ait existé, qu'il ait contaminé un peuple entier et provoqué le massacre de millions de personnes, ni que cette monstruosité persiste encore aujourd'hui, partout sur la planète. Le plus triste, vraiment, c'est qu'il y ait une telle haine au fond de chacun de nous. Sans exception.
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AproposdelivresAproposdelivres   28 octobre 2014
On lui avait présenté un jeune gars modèle, tombé dans la dope à 25 ans, au contact des dealers et des drogués.
Mais ce n'était pas l'histoire.
Pas du tout.
Bien avant la brigade des Stups, Volokine était déjà défoncé. Kasdan voyait plutôt se dessiner un môme fermé sur ses traumatismes. Un gamin qui avait tâté très tôt de la horse. Tentative pour oublier ce qu'il avait vécu dans les foyers ou auprès de son salopard de grand-père.
La même question revint le tarauder. Comment le jeune Volokine s'était-il démerdé financièrement durant ses études ? Ce n'était pas avec les mille francs mensuels du SAV qu'il avait pu s'acheter sa dose quotidienne. Il n'y avait qu'une seule solution, facile à imaginer. Volokine avait dealé. Ou s'était livré à d'autres activités criminelles.
Kasdan appela un de ses anciens collègues de la PJ et lui demanda d'effectuer un passage de fichier. Après s'être fait tirer l'oreille, l'homme accepta de fouiller du côté du permis de conduire de Cédric Volokine et des appartements qu'il avait occupé durant ses études.
En 1999, alors que Volokine passait sa maîtrise de droit, l'étudiant habitait au 28, rue Tronchet, un trois-pièces de cent mètres carrés près de la Madeleine. Au bas mot un loyer de vingt mille francs...
Dealer.
Kasdan demanda quel véhicule il conduisait. L'ordinateur mit quelques secondes à répondre. En 1998, il avait acquis une Mercedes 300 CE 24. La bagnole la plus chère et la plus branchée de l'époque. Le modèle pur frimeur. Volokine avait 20 ans.
DEALER.
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CrunchesCrunches   06 avril 2012
Le cri était prisonnier des orgues.
Il sifflait dans les tuyaux. Résonnait dans toute l'église. Atténué. Feutré. Détaché. Lionel Kasdan fit trois pas et demeura près des cierges allumés. Il observa le chœur désert, les piliers de marbre, les chaises revêtues de skaï, couleur de framboise sombre.
Sarkis avait dit : "En haut, près de l'orgue." Il pivota et se coula dans la spirale de pierre qui monte jusqu'à la tribune. A Saint-Jean-Baptiste, l'orgue a une particularité : ses tuyaux trônent au centre, comme une batterie de lance-missiles, mais son clavier se tient à droite, dissocié, formant un angle perpendiculaire avec le buffet. Kasdan avanca sur le tapis rouge, longeant la rambarde de pierre bleue.
Le corps était coincé entre les tuyaux et le pupitre du clavier.
Allongé sur le ventre, jambe droite repliée, mains crispées, comme s'il était en train de ramper. Une petite mare noire auréolait sa tête. Partitions et livres de prières se répandaient autour de lui. Par réflexe, Kasdan regarda sa montre : 16h22.
Un instant, il envia cette mort, ce repos. Il avait toujours cru qu'avec l'âge, il ressentirait une angoisse, une appréhension intolérable à l'égard du néant. Mais c'était le contraire qui s'était produit. Au fil des années, une impatience, une sorte d'attirance magnétique pour la mort était montée en lui.
La paix, enfin.
Le silence de ses démons intérieurs
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le_Bisonle_Bison   06 septembre 2013
Google. Enfants. Guerre. L’horreur se resserra d’un cran, passant des crimes particuliers aux crimes de masse. Enfants-soldats du Mozambique. Enfants-cannibales du Libéria. Enfants-coupeurs de mains de la Sierra Leone. Enfants-monstres, hallucinés, drogués, vicieux, indifférents, qui se répandaient sur l’Afrique comme un cancer incontrôlable…

Un clic, et l’horreur se déporta en Amérique Latine, Colombie. Bolivie. Pérou. Les gangs. Les « baby-killers » des narcotrafiquants. Dans ces pays, la plupart des contrats sont assurés par des gosses de la rue, défoncés, élevés dans la haine et la violence.
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