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EAN : 9782749910086
435 pages
Michel Lafon (23/04/2009)
3.73/5   94 notes
Résumé :
Dans une autre vie, François Marchand était psychanalyste. Un des meilleurs. Jusqu'au jour où sa femme fut étranglée par un de ses patients. Depuis, le commissaire Marchand s'est spécialisé dans l'étude des profils criminels. Aidé par le lieutenant Julia Drouot, jeune enquêtrice au caractère entier et au passé douloureux, il est confronté à des meurtres barbares, sans lien apparent dont les victimes sont des adolescents. Ensemble, les deux enquêteurs se lancent sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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SMadJ
  12 août 2014
Mitigé, se dit-il en refermant le bouquin, étant arrivé au dénouement.
Il ne sut quoi penser.
Sur une base de polar classique - un flic traumatisé par son passé, un tueur en série qui commet des meurtres atroces, un flic qui couche avec sa partenaire fraîchement rencontrée, une enquête plein de de fausses pistes et de rebondissements... - Olivier Descosse trousse une bonne trame, s'avoua-t-il.
Il se dit en lui-même, pas mal, déjà vu certes mais plutôt très bien écrit. Un style froid, pas inoubliable mais percutant. Des pages qui défilent à toute allure. Pas un bâillement d'ennui mais plutôt l'envie d'en découdre avec l'intrigue. de voir ce qu'elle a dans le ventre. D'ouvrir le moteur et d'explorer avec l'auteur les tréfonds de l'âme humaine.
Puis arrivé aux deux tiers du bouquin, l'auteur lui confirma sa bonne impression du début, un joli retournement de situation. Auquel il ne s'attendait pas. Ah ah intrigant ! se réjouit-il.
Mais arrivé au final proposé, une mélancolie l'envahit, une déception à la hauteur de l'engouement nouvellement ressenti.
Ses pensées s'éparpillèrent... Puis se regroupèrent en un amas de tristesse et de colère.
Pas crédible, maugréa-t-il ! Ça ne peut pas être xxxx l'assassin. L'auteur affirme pendant tout le bouquin que ce profil n'est pas en adéquation avec les meurtres, assez horribles d'ailleurs.
Il va y avoir un ultime retournement de situation. L'auteur veut me manipuler jusqu'aux dernières pages, le scélérat, pense-t-il.
Un sourire de connivence éclaire son visage pour s'éteindre aussitôt...
Hé bien non... 2,5/5
Petite friandise pour les fans de la Ligue de l'Imaginaire : "Au fond, montant la garde, une peluche à taille humaine, sorte de rongeur aux yeux vicieux enveloppé dans un imperméable style Columbo. Dans un sourire, Julia songea à une marmotte exhibitionniste."
Page 236 de la version poche.
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Coeurdechene
  04 mai 2009
Olivier Descosse est un auteur montant, vent en poupe, au panthéon des auteurs de Thriller et de polar. Ce dernier roman est servi avec un scénario brillant, des personnages blessés dont la douleur transpire chacune de leurs actions et de leurs regards, des descriptions poétiques et juste ce qu'il faut d'hémoglobine.
En bref, tous les éléments pour un thriller intéressant, alléchant par le thème (des ados qui se font tuer, c'est vendeur et c'est à la mode) inauguré il y a quelques mois par Jean-Christophe Grangé avec son Miserere. L'écriture est fluide, agréable, on ne se perd pas dans les personnages et les situations sont claires. L'auteur met un point d'honneur à mener le lecteur exactement où il le souhaite, sans orienter jamais son point de vue. Ce n'est qu'à une centaine de pages de la fin que j'ai senti le coup fourré et commencé à me poser la fameuse question : « et si le coupable, c'était lui...? ». Bingo !
Aucune originalité dans les personnages, ni dans le fond de l'intrigue, si ce n'est la révélation finale. L'intérêt se trouve plutôt dans les raisonnements du psychoflic, son interprétation des faits, les bras de fer avec les collègues...
Et mon intérêt, je l'ai trouvé en cours de lecture, de manière tout a fait inattendue, par le biais des descriptions des villes où les meurtres ont eu lieu. C'est-à-dire Avignon, Grenoble et Paris. Trois villes que je connais bien pour y avoir passé quelques années ou y vivre encore actuellement. du coup je me suis amusé à mêler mes souvenirs aux descriptions de l'auteur, et je me suis même autorisé une petite pointe de nostalgie... *soupir*
En conclusion, un thriller sans grande prétention qui se lit très bien, histoire de passer un agréable moment de détente et de frissonner un peu, juste un tout petit peu. Reste malgré tout une fin presque inattendue et une chute intéressante qui peut ouvrir des perspectives.
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Rodin_Marcel
  12 mai 2015
Descosse Oliver - "les enfants du néant" – éd. Michel Lafon / collection "J'ai lu", 2009

Pas de changement par rapport au précédent roman "la liste interdite" (voir recension) : l'intrigue serait efficace en ce sens qu'il y a bien une énigme à deviner, mais c'est hélas enrobé dans un style ampoulé, dans une intrigue sentimentale à l'eau de rose, et surtout dans une psychologie-psychanalyse de bazar.
C'est donc l'histoire du grand psychanalyste qui subit un grand drame (son épouse est assassinée parce qu'il n'a pas su deviner à temps les intentions de l'assassin qui était l'un de ses clients), qui est donc archi-brisé par la dure vie et se résout à devenir policier, mais attention, pas n'importe quoi, il va faire "profiler" ou "profileur" à la mode états-unisienne et tout et tout. Et le voilà plongé dans une série d'assassinats épouvantables

Ce qui est le plus intéressant dans ce piètre roman, c'est le témoignage qu'il livre plus ou moins inconsciemment sur cette véritable mode de l'ultra-violence qui règne (en toute hypocrisie) actuellement dans les publications les plus anodines. L'auteur lui-même met en scène avec force descriptions faussement compatissantes et surtout complaisantes des crimes d'une violence abyssale (ça rappelle les gazettes des années trente, qui détaillaient pour le populo les crimes les plus atroces sous prétexte d'édification du bon peuple), et décrit le milieu ambiant d'une partie de la jeunesse des années 2000 : les films "gore", les jeux vidéo violents, les sites Internet propageant ces images accessibles sur un simple clic de souris etc. Face à cette mode évidemment entretenue sciemment par des gens qui en profitent, on ne trouve effectivement que de pôvres adultes empêtrés dans des démarches psychologisantes justificatives...
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irys
  12 janvier 2011
Un très bon thriller, des crimes atroces au possible (ben oui sinon c'est pas un thriller) mais les descriptions ne tombent pas dans le gore (j'aime pas ça), beaucoup d'incompréhension aussi car ces crimes atroces touchent des jeunes en détresse mais sans lien entre eux, ni de style, ni de goût ni même géographique. L'auteur nous mène par le bout du nez un bon moment, les nombreuses pistes ouvertes semblent tellement évidentes que l'on s'engouffre dedans sans hésiter un seul instant…erreur, erreur…ou pas…car il y a de nombreux aller/retour dans ces hypothèses, elles sont tour à tour abandonner pour être mieux reprises mais sans lasser le lecteur car de nouveaux éléments dans l'enquête justifie ces mouvements. de plus, même si la relation entre François et Julia semble cousue d'avance, il y a de nombreuses autres relations qui sont étudiées tout au long du roman, entre collègue, entre François et sa fille, et toutes servent la découverte de la personnalité de François ainsi que l'intrigue. La personnalité de chaque victime est aussi particulièrement complexe, un peu trop peut-être pour la première victime même si cela aussi est justifié. La chute est absolument inattendue même si elle se devine légèrement dans les 50 dernières pages, elle est bluffante et comme cela est dit en quatrième de couverture « dérangeante ». Je me suis bien attachée à ce personnage de François Marchand et j'aimerai bien le retrouver dans un autre roman. Dans tous les cas, j'ai apprécié l'écriture de cet auteur et je pense faire l'acquisition de ses autres romans. Un polar qui ne marquera pas ma mémoire de façon indéfectible mais qui m'a vraiment happé et m'a fait passé un bon moment. Je vous le conseille.
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Seraphita
  03 octobre 2009
Dans une autre vie, François Marchand était psychanalyste. Jusqu'au jour où un de ses patients a froidement assassiné Diane, son épouse. François a alors décidé de changer de camp et de devenir flic, plus précisément profileur, un métier qui lui permet de réinvestir ses anciennes compétences. Trois meurtres singulièrement atroces font penser à l'oeuvre d'un serial-killer, aussi les plus hautes autorités en appellent au talent de François. Les trois victimes, tuées à Avignon, Grenoble et Paris, sont des adolescents dont une enquête approfondie révèle une souffrance. Secondé par Julia Drouot, François Marchand enquête jusqu'à découvrir l'impensable…
Ce policier a été pour moi un vrai coup de coeur ; il m'a fait passer de bons moments comme rarement un policier ne l'a fait. J'ai apprécié l'histoire tout d'abord, l'exposé des situations toujours très clair et très précis. Contrairement aux livres de Jean-Christophe Grangé, l'auteur ne donne pas (trop) dans le sordide et le glauque. L'histoire effraie juste ce qu'il faut. le suspens et l'action étaient toujours au rendez-vous, sans négliger le côté introspectif qui nous fait partager les errances et avancées dans l'identification du tueur. Contrairement à certains lecteurs dont j'ai pu lire la critique, je n'ai pas deviné à l'avance l'identité du tueur. Lorsque celle-ci nous est révélée, se produit alors un véritable revirement dans l'histoire qui offre un nouveau visage au lecteur. J'ai vraiment apprécié ce coup de maître à quelques encablures du final, et la scène de confrontation finale prenait réellement tout son sens. Un policier efficace qui offre une situation finale passionnante et étonnante.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SMadJSMadJ   11 août 2014
Au fond, montant la garde, une peluche à taille humaine, sorte de rongeur aux yeux vicieux enveloppé dans un imperméable style Columbo. Dans un sourire, Julia songea à une marmotte exhibitionniste. Page 236
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rkhettaouirkhettaoui   07 août 2014
Blog.
Un mot sorti tout droit de la pratique du web et longtemps ignoré du dictionnaire. En gros : sorte de journal intime et quotidien, permettant aux internautes de raconter leur vie en ligne ou de donner leur avis sur des sujets d’actualité.
Au début, ces confessions provenaient surtout d’ados en mal d’amour. Aujourd’hui tout le monde s’y mettait. Artistes, journalistes, hommes politiques… Le blog devenait un véritable outil de communication, aussi efficace qu’une campagne de pub.
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rkhettaouirkhettaoui   06 août 2014
La perversion, au sens clinique du terme, est un mécanisme de défense élaboré par un sujet afin de trouver une issue à sa crise œdipienne. Le pervers s’est fixé inconsciemment au stade infantile de la différenciation des sexes. Pour lui, cette différence est insupportable et il préfère la nier. Il ne peut donc trouver sa jouissance que dans un accommodement de la réalité, en orientant sa pulsion vers un objet, un but, ou une zone érogène qui lui permet de maintenir cette illusion. Fétichisme, homosexualité, voyeurisme ou exhibitionnisme sont autant de formes que prend cette déviation psychique.
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rkhettaouirkhettaoui   06 août 2014
Devant les gouffres de la démence, il s’était découvert une empathie qu’il ne soupçonnait pas. Lui, l’enfant gâté, choyé, dont les désirs avaient toujours été devancés au point d’être annihilés, trouvait soudain dans la douleur psychique des autres un écho. Celui, sans doute, de ses propres fêlures, ouvertes par des parents trop protecteurs, et refoulées jusque-là.
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rkhettaouirkhettaoui   06 août 2014
Dans ces temples du tout-chimique, la folie, plus ou moins douce, était soignée à grands coups de molécules. À ses yeux, ses confrères ne réglaient rien. Ils différaient l’explosion de la maladie, la contrôlaient par le biais des camisoles neuroleptiques. Pour lui, il fallait prendre le mal à la racine. Non pas soigner les cellules, mais guérir l’âme.
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