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EAN : 9782253116592
608 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 1824 notes)
Résumé :
Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'équateur, une autre ligne.
Une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi…
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Critiques, Analyses et Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
Annabelle19
  23 avril 2016
Ce qui est bien avec Christophe Grangé c'est que, quelle que soit l'histoire, on est très vite emporté grâce à la qualité de l'écriture, toujours juste, vivante et ne ressemblant à aucune autre. En plus de ça, l'intrigue en elle-même est toujours extrêmement bien travaillée. C'est le cas de la ligne noire, un roman prenant et plein de tension.
On suit Marc, un journaliste obsédé par le mal et son origine depuis que sa fiancée a été assassinée de manière horrible. Après l'arrestation en Malaisie de Jacques Reverdi, un apnéiste renommé qui se trouve aussi être un tueur de femmes au rituel très particulier, Marc fait tout pour obtenir ses confidences. Il va établir une correspondance avec lui en se faisant passer pour une femme fascinée par Reverdi. Ce dernier va alors entrainer Marc dans un véritable périple au coeur de l'Asie, pour mieux l'initier à ses secrets.
J'ai vraiment aimé cette relation ambigüe qui se noue entre le tueur et le journaliste. La complexité de Marc est fascinante, son attirance pour le mal et le sang, sa dissociation avec Elisabeth, la jeune femme imaginaire censée être sous le charme de Reverdi... ça fait penser au Silence des agneaux pour le tueur qui dévoile ses secrets à une jeune femme, sauf que là, la femme n'existe pas, elle est un piège tendu au tueur pour le persuader de se révéler.
Un jeu très dangereux, donc, et on sent très vite que tout cela est voué à mal finir, ce qui rend le tout d'autant plus prenant. On est témoin de la descente vers l'Enfer de Marc, on le voit creuser sa propre tombe, s'enfoncer dans les ténèbres sans pouvoir s'arrêter.
Le traqueur devient le traqué et inversement, une sorte de lutte s'engage entre les deux et on sent, petit à petit, que Marc glisse vers cette fameuse ligne noire. Il devient de plus en plus l'égal de Reverdi dans son obsession du sang.
Le personnage de Marc est d'ailleurs assez fascinant. Il est obsédé par le mal, la violence, le sang, son comportement est souvent ambivalent. Tout comme son personnage d'Elisabeth est envouté par Reverdi, il est lui-même envouté par son côté obscur, duquel il se sent de plus en plus proche. Marc parvient à penser comme lui, à se mettre à sa place... Cette transformation s'effectue sous nos yeux, par étape, et ça nous donne l'impression que l'identité de Marc se brouille, qu'il se transforme en autre chose sous l'influence de Reverdi.
J'ai été marquée aussi, de voir à quel point, au fil du roman, Marc révèle son égoïsme, dont il n'a lui-même absolument pas conscience. Il implique des personnes de son entourage ou qu'il ne connait même pas dans ses jeux dangereux avec un tueur, il ne pense pas une seconde aux problèmes qu'il pourrait poser à ces gens (Khadidja, le postier, la vraie Elisabeth...) A la fin, cet égoïsme devient de plus en plus marqué, jusqu'à ce que les actes contestables du journaliste le rattrapent et se retournent contre lui, l'obligeant à faire face aux conséquences de ses actions.
Par contre, la révélation finale à son sujet était assez peu surprenante, et on se demande d'ailleurs pourquoi personne n'y avait jamais songé.
En résumé : un excellent roman, qui fonctionne par étape et nous entraine au coeur de la folie. Grangé nous plonge toujours dans des histoires un peu tordues, complexes, mais ça marche à chaque fois incroyablement bien.
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Cerbere1975
  30 août 2015
« Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'Equateur, une autre ligne. Une ligne noire. Jalonnée de corps et d'effroi. »
Comme l'annonce la quatrième de couverture, ce thriller de J-C Grangé nous emmène sur cette ligne noire, à la frontière de la folie, sur un territoire où règne le mal à l'état pur sous les traits de Jacques Reverdi, surnommé « le tueur apnéiste » à cause de son modus operandi particulièrement ignoble puisqu'il prive ses victimes d'oxygène pendant qu'il savoure son meutre en apnée.
Après avoir été successivement pianiste, journaliste regional, grand reporter et paparazzi, c'est dans le domaine des faits divers que Marc Dupeyrat s'illustre désormais.
Marc est un véritable écorché vif, hanté par des drames majeurs qui ont marqué sa vie dont le suicide d'un compagnon de classe et le meurtre irrésolu de l'amour de sa vie en Sicile.
C'est ainsi que chaque tournant de sa vie a orienté sa carrière professionnelle dans une direction nouvelle.
C'est sur l'arrestation de Jacques Reverdi, emprisonné suite au meurtre d'une jeune touriste que Marc enquête, bien déterminé à trouver à travers cette quête la réponse à sa véritable obsession : la source du mal.
Dans son esprit germe une idée géniale : se faire passer pour une jeune étudiante nommée « Elisabeth » afin d'établir un lien avec le tueur, qui pour l'heure est emprisonné en Malaisie dans l'attente de son jugement.
Aidé et financé par son ami et photographe Vincent, Marc se lance dans la quête de sa vie en entraînant dans son sillage la jeune femme dont il a volé la photographie pour donner corps à son mensonge : Kadidja, jeune mannequin en devenir.
Sous forme d'enigmes, le tueur guide « Elisabeth » à travers l'Asie afin de remonter jusqu'au tréfonds de son âme et révéler ainsi son secret ultime.
Mais jusqu'où cette quête mènera-t-elle Marc ? Quels sombres secrets est-il sur le point de découvrir ?

J'ai tout de suite adoré l'atmosphère du roman, écrit, faut-il encore le souligner par un des maîtres du thriller !
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Celkana
  24 juin 2013
Fantastique!! C'est le premier mot qui me vient tellement ce livre est incroyable! On le lit au rythme de l'histoire, la première partie où tout se met en place est plus ou moins lente, elle distille ses jalons pour la suite, les personnages prennent leur place. La deuxième partie nous invite à un voyage hors du commun, à travers toute l'Asie, sur un chemin initiatique de plus en plus terrible. Et cette troisième partie, mais qu'en dire???? Elle est frénétique, intense et douloureuse... Franchement, un super thriller, se retrouver comme ça dans la tête d'un tueur, en faire le parcours, et.... Non, je ne dirais plus rien, parce qu'il faut vraiment le lire, pour les amateurs, c'est un grand Grangé, un grand thriller tout court, je pense un des meilleurs que j'ai pu lire.
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Cormorobin
  06 juillet 2015
Ce livre est une horreur et un bijou. Je ne lui mets que 4 étoiles, car il est tellement dur que je l'ai lu en lecture rapide, c'est à dire en lisant par moment une phrase par page.
Comme lu dans une autre critique, c'est effectivement quelque chose qui ressemble au Grand Bleu et au Silence des agneaux.
Jacques Reverdi, ancien champion apnéiste, supposé tueur en série, est incarcéré en Malaisie. Marc Dupeyrat, ex paparazzi (entre autres), se met sur sa trace pour obtenir une interview, un livre, enfin, quelque chose. Pour ce faire, il utilise Khadidja, mannequin trop tôt en charge de famille, pour être son cheval de Troie dans la tête ou dans la vie du tueur.
Ceci donne 600 pages extrêmement bien écrites, ciselées, détaillées (parfois insoutenables, mais ceci n'engage que moi) d'un roman exceptionnel dans tous les sens du terme.
Si on lit ça sous l'angle de l'amateur de polar, une intrigue riche, des rebondissements, du suspense, des personnages riches (beaucoup trop, encore une fois).
Pour se rassurer, on peut toujours se dire que ça manque beaucoup de crédibilité, mais en est-on aussi sur ?
Pour les amateurs du genre, un must. Pour moi, limite.
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ktylauney
  21 janvier 2017
Le récit débute en 2003 en Malaisie. On retrouve Jacques Reverdi, ancien recordman mondial d'apnée, au fond d'une hutte près du cadavre d'une femme saignée à blanc. Il échappe de justesse au lynchage par les autochtones.
Marc Dupeyrat est journaliste. le rouquin moustachu et ex-paparazzi travaille à Paris pour le Limier.
Il est fasciné par ce nouveau serial killer surnommé le « prince des marées » qui était professeur de plongée en Thaïlande l'année du succès du film "Le Grand Bleu".
Marc aimerait rédiger un article à sensation qu'il intitulerait "L'obsession du crime".
Puis nous faisons connaissance de Khadidja, vingt-deux ans, d'origine algéro-égyptienne. Elle s'est occupée très jeune de ses frères et soeurs à cause de ses parents héroïnomanes.
La jeune fille intelligente et très belle voudrait devenir mannequin.
Marc va faire sa connaissance par l'entremise de son ami Vincent, ex-paparazzi lui aussi, qui s'est reconverti en photographe de mode.
Ses chances d'interviewer Reverdi étant nulles, Dupeyrat a l'idée de se faire passer pour une femme, Élisabeth Bremen, nom "emprunté" sur un passeport volé à une touriste. Par la même occasion il va aussi subtiliser un cliché à Khadidja dans le studio photo de Vincent pour donner un visage à Élisabeth.
Ainsi va commencer une correspondance entre Marc/Élisabeth et Jacques Reverdi qui moisit en prison pour meurtre en attendant son procès. Au lieu de croupir dans le quartier de haute sécurité il est laissé libre de ses mouvements. Son avocat commis d'office, Wong-Fat, lui achemine son courrier.
Le début d'un échange pour un voyage au bout de l'enfer dont le prix à payer sera lourd.
Marc Dupeyrat dans la peau d'Élisabeth va se faire "guider" à travers l'Asie du Sud-Est par ce tueur organisé qu'est Reverdi, sur les lieux de ses pulsions meurtrières, pour lui faire découvrir son royaume, ses secrets, sa "Chambre de Pureté".
"Si tu veux comprendre mon histoire, Élisabeth, il n'y a qu'une seule voie à suivre : la mienne. Au sens littéral du terme. Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l'Équateur, une autre ligne. Une ligne noire. Jalonnée de corps et d'effroi".
Plus j'avançais dans le récit, plus le malaise s'est installé avec l'angoisse qui me serrait la poitrine et cette impression constante de manquer d'air.
L'auteur décrit la noirceur et les scènes de meurtre avec une dextérité quasi chirurgicale.
En même temps les paysages de la Malaisie se matérialisent à la vue tellement les mots sont empreints de poésie et de réalisme.
Je sentais presque le feuillage des bambous caresser ma peau, j'entendais leur bruissement tout en respirant l'odeur de la forêt mais toujours avec cette sensation étrange d'oppression qui ne me quittait jamais.
J'avoue, il m'a fallu à deux ou trois reprises fermer le livre... respirer... m'y replonger... sans oublier de reprendre une bonne bouffée d'oxygène. Essayer de calmer les battements de mon coeur qui s'accéléraient. La tension étant à son comble.

Me dire que ce que j'étais en train de lire n'est que de la fiction. Mais à vrai dire ce n'est pas aussi facile.
Fermer les yeux, retenir un cri.
Se retenir aussi de ne pas aller vomir quand les descriptions étaient à la limite du supportable.
Refermer le livre... essayer de penser à autre chose ne serait ce que dix minutes et me connecter à facebook... (Mais oui quelle trouillarde je fais ! )
Mais non, rien à faire. Ma gorge était sèche et nouée et mon ventre tordu. Trop tard, les actes du tueur avaient fait leur chemin dans mon esprit.
De nouveau me retrouver à la page où je m'étais arrêtée. Nausée... stress... déglutition obligée. le coeur pulsant de plus belle. Retour dans le glauque, le sang prêt à couler, les directives du tueur.
Tout comme Jacques Mayol était un champion d'apnée, Jacques Reverdi excelle lui aussi dans cette discipline sportive. A part que ce dernier cherche à nous entraîner en apnée avec lui dans les profondeurs du mal.
J'ai détesté Dupeyrat, ce journaliste tordu. Très loin d'être un personnage attachant.
Il est froid, tourmenté et égoïste. Il ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes quitte à mettre ses proches en danger.
Les seuls qui ont trouvé grâce à mes yeux sont Khadidja et Vincent.
Jean-Christophe Grangé signe avec " La Ligne noire " un très grand thriller extrêmement bien écrit et des plus horribles, avec un tueur impitoyable au rituel et au mode opératoire dont on a du mal à imaginer le sadisme et la monstruosité.
Il ne fallait pas moins qu'un maître tel que Grangé pour égaler Chattam et réussir à me filer une telle peur bleue et des angoisses tout le long de ce thriller que je classe comme étant un des pires que j'ai pu lire jusqu'à présent.
Âmes sensibles s'abstenir car c'est une lecture dont on ne ressort pas indemne et qui personnellement me suivra longtemps.
Attention que le tueur ne vous saisisse pas pour vous emporter dans les profondeurs abyssales, là où il est dans son élément !





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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
FLAORIFLAORI   09 février 2017
Nous associons toujours psychiatrie et croyance. Il n'est d'ailleurs pas dit que cela soit moins efficace qu'une vision stictement clinique. Dans la mesure où un patient croit aux diables qui le possèdent, on peut dire qu'ils existent, non ? La raison n'est qu'un certain réglage de la lucidité. Tout est vrai, puisque tout est perception...
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ArcaaleaArcaalea   17 juillet 2016
Il ne l'écoutait pas : il planait. Il ne l'aimait pas : il lui vouait un culte. Il n'avait qu'un souhait : vivre auprès d'elle, accompagner cette beauté jusqu'au bout, comme on effectue un pèlerinage. Il voulait voir apparaître ses rides, apprivoiser sa beauté, sans chercher à la comprendre, ni à percer son secret. Il espérait simplement s'intégrer à son histoire, comme un prêtre s'assimile à la foi, à force de prières, sans saisir les desseins de Dieu.
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bgnbgn   15 juin 2014
Bientôt, on le surnomma « la Raflette ». Sa spécialité : voler les photographies intimes des familles projetées, pour une raison ou une autre, sur le devant de la scène. Des parents étaient dépassés par le succès médiatique de leur enfant ? Il était là, souriant, chaleureux, mais piquant discrètement les portraits posés sur la cheminée. Un père et une mère, dont la petite fille venait d’être assassinée, étaient effondrés ? Il compatissait, mais profitait du désespoir général pour fouiller dans la boîte à chaussures qui contenait les archives photographiques de la famille.
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Annabelle19Annabelle19   23 avril 2016
En Sicile, il prit une nouvelle décision. A la manière d'un homme qui, traqué pendant des années, fait volte-face et choisit de combattre ses chasseurs, Marc décida de se retourner et d'affronter, enfin, ses propres démons. Ses cinq ans d'agitation, de combines, de photos indiscrètes n'avaient qu'un seul but : brouiller les cartes, masquer sa vraie hantise. Il était temps de se consacrer à sa véritable obsession.
Le crime.
Le sang et la mort.
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Annabelle19Annabelle19   23 avril 2016
Dans sa quête, les tueurs en série occupaient une place à part.
Aux yeux de Marc, ils étaient comme des diamants purs. Des pierres brutes. Chez eux, on ne trouvait pas de mobiles parasites, de passion aveugle, de panique de dernière minute. Aucun état d'âme qui puisse expliquer, voire excuser, l'acte meurtrier.
Rien d'autre que la pulsion de tuer.
Froide, isolée, impériale.
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Extrait de "Le jour des cendres" de Jean-Christophe Grangé lu par Thierry Blanc. Parution numérique et CD le 14 octobre.
www.audiolib.fr/livre-audio/le-jo…res-9791035402266
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