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Marcelle Sibon (Traducteur)
EAN : 9782264031372
325 pages
Éditeur : 10-18 (07/04/2000)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 151 notes)
Résumé :
"Elle m'avait dit : - L'amour n'a pas de fin. Même si nous cessons de nous voir. Est-ce que les gens ne continuent pas d'aimer Dieu toute leur vie sans le voir ?
- Ce n'est pas le même amour que le nôtre. - Je pense parfois qu'il n'en existe qu'un, répondit-elle. Tandis que je la guidais avec précaution à travers le vestibule démoli, l'éclairant de ma lampe de poche, elle ajouta: - Tout doit se passer très bien. Si notre amour est assez grand. Les vitres des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
tiptop92
  15 juillet 2019
Graham Greene - La Fin d'une liaison - 1951 : Graham Greene écrivait avec ce roman un nouveau chef d'oeuvre qui s'inscrivait dans sa période dite catholique. L'auteur faisait de ses interrogations existentielles un véhicule de son imaginaire et de la trame de son livre. Alors que Maurice Bendrix vivait une histoire d'amour enflammée avec une femme mariée, celle-ci du jour au lendemain se détournait de lui. Désespéré, il croyait à un nouvel amant. Il engageait alors un détective privé pour en avoir le coeur net, mais les recherches ne donnaient rien. Deux ans plus tard, alors que par hasard il la rencontrait à nouveau, il comprenait que ce n'était pas par manque d'amour qu'elle avait rompu mais pour respecter un voeux fait à dieu afin de lui sauver la vie à la suite d'un bombardement. "La fin d'une liaison" est un ouvrage délectable, les nombreuses digressions sur le sens de la vie ou de la foi lui octroyant une aura philosophique éclairante. La littérature britannique a ses génies et incontestablement Graham Green en fait partie. Il faudra absolument lire ce livre pour s'en persuader…
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Myriam3
  25 avril 2018
La frontière est mince entre la haine et l'amour. Maurice, jeune écrivain anglais, se penche sur les deux années qu'il a partagé pendant la guerre avec Sarah, femme adultère. Si c'est la passion qui les a liés, c'est aujourd'hui une haine mêlée de vengeance qui le pousse à la faire suivre par un détective. Qui voit-elle aujourd'hui, après l'avoir quitté lui, pour rester avec un mari qui ne la touche plus depuis longtemps et qu'elle n'aime pas?
Petit-à-petit et tour à tour par le regard de l'amant, celui du détective et le journal de Sarah se dévoile la relation qui les a unit et les véritables sentiments d'une jeune femme tourmentée, puisque le catholicisme s'en mêle.
Loin de tirer sur l'adultère, Graham Greene tourne autour et tente d'en saisir l'essence, la profondeur. Il dessine ainsi une histoire d'amour belle et bouleversante dans une Angleterre bombardée, ce fameux Blitz (série de bombardements tuant près de 50000 britanniques) qui est au coeur de l'histoire des deux amants, entre souffrance des trois protagonistes et pardon du mari trompé.
Le tout, écrit avec une simplicité réaliste qui rend cette histoire encore plus poignante.
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Corboland78
  15 septembre 2020
Henry Graham Greene, né en 1904 dans le comté de Hertfordshire, en Angleterre, et mort en 1991 à Vevey, dans le canton de Vaud, en Suisse, est un écrivain et scénariste britannique. Il a écrit des romans, des nouvelles, des récits de voyages, des essais et des critiques. Après ses études, il se lança dans le journalisme. Il devint catholique en 1926 afin de se marier. La Fin d'une liaison est un roman datant de 1951 et comme presque tous ses romans, fut adapté au cinéma.
Londres en 1946. Maurice Bendrix le narrateur, écrivain encore aux portes de la renommée, croise à nouveau et par hasard le chemin de Sarah Miles, épouse d'Henry, un haut fonctionnaire que Bendrix avait fréquenté pour des raisons professionnelles. Sarah a été sa maîtresse durant presque deux ans durant la guerre, avant qu'elle ne le quitte sans qu'il sache pourquoi. Est-ce que tout peut recommencer ?
Voilà le type même du roman dont je ne sais s'il est globalement pas mal mais avec pas mal de défauts, ou bien si c'est une gentille daube avec de très intéressantes choses à l'intérieur ?
Reprenons le cours du récit. Une rencontre fortuite entre Henry et Bendrix, l'époux signalant à l'ex-amant que Sarah parait bizarre ces derniers temps, il soupçonne une liaison. Contre l'avis d'Henry, Maurice engage à son insu un détective pour en avoir le coeur net, sa jalousie en sommeil réactivée par le retour du couple dans sa vie quotidienne. le verdict de l'enquête semble clair, Sarah se rend régulièrement à une adresse bien précise en prenant bien soin de n'être pas suivie. En réalité la vérité s'avèrera plus complexe…
Ce n'est ni un polar ni un roman à suspense donc je peux en dévoiler le mystère – d'ailleurs sinon il serait impossible d'en parler. Pour faire court, il y a la femme, le mari, l'amant et Dieu ! Ne perdons pas de vue que nous sommes chez Graham Greene et que toute ( ?) son oeuvre tourne autour du catholicisme. Un sujet qui le turlupinait personnellement.
Donc il y a de bonnes choses dans ce bouquin. La fureur causée par la jalousie capable de se muer en haine. Bendrix durant toutes ces années haïra selon les périodes, le mari (obstacle à son bonheur), sa maîtresse (qui l'a largué sans explication) et souvent aussi le reste du monde. Il est aussi question de spiritualité et de mysticisme, longues interrogations et digressions sur l'existence de Dieu avec l'intervention d'un prédicateur puis d'un prêtre en fin d'ouvrage. En ce sens, le roman prête à la discussion et c'est là son bon côté.
Il y a aussi de nombreuses références à la manière dont travaille l'écrivain Bendrix et l'on peut parier que ce sont celles de Graham Greene puisqu'il n'y avait pas de raison d'inventer. Pour compléter l'angle autobiographique de ce bouquin je citerai Wikipédia : «L'auteur menait depuis 1946 une relation avec une femme mariée. Cette liaison dura jusqu'en 1966 en dépit des efforts du mari pour la briser. Henry Walston, haut fonctionnaire puis politicien travailliste, fut l'inspirateur transparent du mari de Sarah dans le roman. »
Mais il y a aussi des défauts, que je modèrerai en précisant : pour un lecteur d'aujourd'hui. Primo, c'est beaucoup trop long, « Je ne pus en lire davantage. A mainte et mainte reprise, j'avais sauté un passage… » dit, tout comme moi, Bendrix en lisant le journal intime de Sarah. le roman n'échappe pas au côté désuet, écueil prévisible pour ce type de sujet. Si la jalousie est un sentiment éternel, la façon de la ressentir est peut-être liée à l'époque ( ?) mais elle est plus sûrement exprimée différemment selon l'évolution de la société. C'est ce qui fait la différence entre les chefs-d'oeuvre qui sont intemporels et les autres romans. Ici, nous sommes dans le second cas.
Quant à l'épilogue, Henry et Maurice qui en viennent à vivre sous le même toit après que Sarah ait disparue (je vous laisse le découvrir), j'ai failli éclater de rire ! Ajoutons à cela que Bendrix ne m'a pas paru très sympathique – certes il y a la jalousie, mais pas que… Henry, lui au contraire, gagne avec le temps (mais c'est Bendrix qui raconte…) et enfin Sarah, seul personnage crédible a toute notre empathie.
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Pirouette0001
  18 septembre 2016
J'ai eu du mal à dépasser la moitié de ce livre.
Le début m'avait paru intéressant : une femme dont l'amant est aussi jaloux que le mari, décide d'appointer un détective pour savoir s'il n'y a pas un troisième larron.
Mais cette histoire de foi subite m'a laissée de marbre et le livre m'a paru s'enliser quelque peu.
Livre de facture classique et intéressant d'avoir lu, mais pas un grand moment de lecture.
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stcyr04
  24 août 2016

La fin d'une liaison est un roman sur l'amour, sur ce sentiment parfois ambivalent, qui tient du désir, mais aussi qui confine à la haine. Et comme, dit-on, Dieu est amour, l'incidence de son existence, de la foi en ce dernier sur nos vies est l'autre thème de la fin d'une liaison.
Le narrateur-personnage est un écrivain, dénommé Bendrix, qui a lié par le passé des liens intimes avec une femme pour le mesquin et inavouable motif d'accumuler du "matériel" sur son mari haut fonctionnaire, pour son prochain roman. le mode narratif interne est donc celui du Je, propice à toutes les introspections. Les dialogues entre Bendrix et le mari cocufié, qui dans son innocence, a confié ses doutes à ce dernier au sujet de son épouse, sont donc sous tendus par les considérations et les remarques cyniques de l'indélicat personnage. La complexité des sentiments envers la femme pécheresse et le mari portant cornes et oeillères, l'amertume, la jalousie qu'il éprouve pour cette femme qui l'a évincé au profit, lui semble-t-il, d'un autre, alors qu'il a lui même donné la dernière secousse entraînant la romance vers le glauque d'une liaison qui tire à son terme, constituent le corps principal du récit. La découverte du journal intime de l'épouse, depuis décédée, ainsi que la révélation de faits pouvant paraître anodins ou miraculeux selon que vous soyez rationaliste ou croyant, fera vaciller les certitudes de l'écrivain athée.
Graham Greene est un écrivain qui se convertit sur le tard au catholicisme . Une partie de son oeuvre est profondément marquée par la foi catholique, par son mysticisme et sa superstition. Les thématiques et problématiques de son oeuvre pourront sembler universelles et intemporelles pour certains; elle apparaîtront singulièrement surannées et fastidieuses à d'autres. le livre offre certaines réflexions intéressantes sur la création littéraires. Personnellement je n'ai pas retrouvé le souffle et l'universalité de la Puissance et la gloire. L'antipathie éprouvé pour le narrateur, le mysticisme du récit, l'histoire d'amour complexe, tissée d'égoïsme, de haine, couturée de rancoeur, ont rendu sa lecture un brin fastidieuse.
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critiques presse (1)
Telerama   22 juin 2016
Roman ambigu, entre amour et haine, désir charnel et spiritualité.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
torpedotorpedo   03 mars 2021
Il arrive parfois qu'un cliché plein de sagesse populaire tombe dans une conversation comme une notée frappée par le destin. Pourtant, même si nous avions su ce jour-là qu'Henry disait la vérité, je me demande si lui ou moi aurions senti percer pour Sarah une angoisse sincère à travers l'écran de nos propres nerfs, de notre méfiance et de notre haine.
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torpedotorpedo   03 mars 2021
Je pensais avec amertume : lorsqu'on possède une chose en toute sécurité, on n'a pas besoin d'en faire usage.
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Myriam3Myriam3   22 avril 2018
L'idée de la souffrance est beaucoup plus facile à communiquer que celle du bonheur. On dirait que le malheur nous fait prendre conscience de notre propre réalité, même si cette conscience revêt la forme de notre propre égoïsme monstrueux: la douleur que je ressens m'est personnelle, ce nerf qui se crispe m'appartient, à moi, pas à un autre; tandis que le bonheur nous annihile, nous y perdons notre identité.
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Pirouette0001Pirouette0001   18 septembre 2016
- N'importe quelle prière vaut mieux que l'absence de prière. C'est une façon de reconnaître la puissance de Dieu, et c'est à mon avis une façon de le louer.
(...)
- J'aurais pensé, dis-je, que cela ressemblait davantage au fait de toucher du bois ou d'éviter de marcher sur les lignes. A cet âge-là, en tout cas.
- Oh ! bien, dit-il, je ne suis pas contre la pratique de quelques superstitions. Elles donnent aux gens l'impression qu'il existe un autre monde que celui-ci. (...) Ce pourrait être le commencement de la sagesse.
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emdicannaemdicanna   07 avril 2018
Dans le fait d'écrire, tant de choses dépendent de la superficialité de nos journées ; l'on peut être préoccupé par des achats à faire, des impôts à payer, des conversations fortuites, mais le fleuve de l'inconscient continue de couler librement, il résout les problèmes, dresse des plans ; l'on s'assied devant son bureau, découragé, le cerveau stérile, et brusquement les mots arrivent, les situations qui paraissaient figées au fond d'une impasse sans issue évoluent d'elles-même ; le travail s'est fait pendant qu'on dormait, qu'on courait les magasins ou qu'on bavardait avec des amis.
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Vidéo de Graham Greene
Brighton Rock (2011), un drame anglais réalisé par Rowan Joffe avec Sam Riley, Andrea Riseborough et Helen Mirren. Trailer
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