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Marcelle Sibon (Autre)
EAN : 9782253006138
256 pages
Le Livre de Poche (01/01/1954)
3.51/5   264 notes
Résumé :
Quelle étrange affaire se cache derrière la mort de Harry Lime ? Et comment le colonel Calloway peut-il affirmer qu'il fut"le plus immonde trafiquant du pire marché noir"? Autant de questions auxquelles Rollo Martins, le plus vieil ami de Harry, va tenter d'apporter des réponses. À moins que le mystérieux troisième homme ne soit le seul à connaître la vérité...
Dans une Vienne en ruine à l'issue de la Seconde Guerre mondiale et occupée par les alliés, le lect... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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SZRAMOWO
  24 janvier 2022
J'ai apprécié l'évaluation par l'auteur de l'apport du cinéaste Carol Reed avec lequel il a travaillé à son propre roman en même temps que le cinéaste réalisait le film que nous connaissons tous avec la musique d'Anton Karas "Le joueur de cithare.".
"En réalité le film est meilleur que l'histoire écrite car, dans le cas présent il représente l'état définitif de l'histoire."
Cela éclaire d'une façon originale l'éternel débat sur la question de l'adaptation des romans au cinéma.
L'histoire se déroule à Vienne dans l'immédiat après guerre, alors que la ville est répartie en 4 secteurs comme Berlin.
Trois personnages principaux se partagent la vedette, Rollo Martins, Calloway et Harry Lime.
Graham Greene dit de Rollo Martins, Buck Dexter de son pseudo, qu'il écrit des romans bon marché comme le cavalier solitaire de Santa-Fe.
Rollo Martins doit rencontrer son ami d'enfance Harry Lime, mais lorsqu'il arrive à Vienne c'est pour apprendre que Harry est mort renversé par une voiture.
Très vite, il acquiert la conviction qu'il ne s'agit pas d'un accident mais d'un meurtre.
Et sa rencontre avec Calloway, un officier britannique ne laisse pas de le surprendre quant aux activités de Harry à Vienne.
Les personnages secondaires du roman sont surprenants, le docteur Winkler, dont la "mince moustache noire ressemblait à une cravate de soirée", Kurtz qui "avait l'air de s'être grimé pour plaire à des écolières romanesques.", Anna Schmidt la Hongroise au père Nazi qui craint les Russes, Cooler "le type du philanthrope qu'on voit débarquer au milieu d'une épidémie de typhus.", le chauffeur à l'origine de l'accident qui a couté la vie à Harry le connaissait très bien.
Les déambulations de Rollo dans Vienne l'amènent à rencontrer de nombreux témoins et à entendre un grand nombre de mensonges. Il est pris dans une toile de demi vérités. l'histoire fait penser à John le Carré et à Eric Ambler.
Sollicité par le centre culturel anglais pour présenter ses romans, Rollo éprouve quelques scrupules à abandonner son enquête sur le meurtre de son ami.
"Chaque fois qu'on lui rappelait Mr Crabbin, malheureux représentant du service des Relations Culturelles britanniques, Rollo Martins rosissait d'ennui, d'embarras et de honte."
Rollo est seul et sa conviction n'est qu'un fantasme pour la plupart de ses interlocuteurs mais il n'en a cure, même si "la solitude marchait sur le trottoir, à son côté, parmi la foule."
Vienne est un immense marché noir dans lequel chacun essaye de tirer son épingle du jeu. Cooler un américain témoin de l'accident de Harry a mis de côté 25000 dollars avec ses combines sur des pneus. L'approvisionnement militaire attise les convoitises, notamment l'essence, et cela semble la norme...
Mais Rollo, malgré les informations de Calloway, ne peut croire que Harry se soit laisser allé à entrer dans ces trafics...
Il est convaincu que l'enquête sur l'accident de Harry a été bâclée et qu'en plus des deux témoins, il y avait "un troisième homme" sur les lieux de l'accident...
Rollo ira jusqu'au bout de son enquête et se trouvera confronté à une réalité qu'il aura du mal à croire...
Admirable !
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Allantvers
  16 octobre 2017
Pas plus emballée que ça par ce thriller/ roman noir sur fonds de mise en place de guerre froide dans la Vienne de l'après-guerre. Il faut dire que, n'ayant pas vu le film et jamais lu Graham Greene, je m'en faisais l'idée d'un roman psychologique très littéraire : tout faux !
« le troisième homme » a été écrit pour le cinéma, sous forme de roman d'abord puis transcrit en scenario par l'auteur. Cela se sent, ce roman/scenario est cadencé comme un film des fifties peuplé d'homme en complet et chapeau noir et rebondit de scène en scène à la poursuite de ce mystérieux troisième homme.
Il y a certes une atmosphère oppressante de bruits de bottes et de ville nocturne occupée par les différentes forces victorieuses, dont on perçoit les tensions, atmosphère interlope aussi avec en toile de fonds les trafics inavouables des temps de guerre. Mais tout cela va un peu vite, le traitement de l'intrigue et des personnages a quelque chose de superficiel, et s'il y a un message au-delà de ce qu'induit ce climat, je suis complètement passée à côté.
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andras
  18 décembre 2017
Dans son roman "Viva" Patrick Deville évoque le séjour que Graham Greene effectua au Mexique en 1937 et rapproche la Grande Roue Ferris qui est omniprésente dans le roman "Au dessous du volcan" de Lowry et celle qui, à Vienne, fournit le décor d'une des scènes clé du roman (et du film) "Le 3eme homme". J'ai donc saisi cette occasion pour lire ce roman que j'avais récupéré quelques semaines plus tôt dans une boite à livres, heureuse coïncidence. En fait de roman, il ne s'agit à proprement parler que d'un scénario pour le film que Carol Reed a réalisé en 1947 avec Orson Welles dans le rôle de Harry Lime. Lire le scénario sans avoir vu le film (comme c'est mon cas) est un peu frustrant car on sent que l'auteur va au plus court, ne s'embarrasse guère de psychologie et laisse au réalisateur, au directeur musical (Anton Karas) et au directeur de la photographie (Robert Krasker) le soin de de rendre sensible les rapports étranges entre les protagonistes avec, en toile de fond, l'atmosphère glauque de Vienne, administrée à cette époque par quatre puissances étrangères, les russes, les américains, les britanniques et les français. Si la lecture de ce scénario m'a un peu déçu (et notamment sa fin), il me tarde néanmoins de voir enfin ce film.
Dans l'édition du Livre de poche, on a droit à un "bonus" : le scénario écrit par Greene pour un autre film de Carol Reed, "Première désillusion" (The Fallen Idol en VO). Et c'est une très bonne surprise car ce scénario-là m'a davantage captivé que celui du "3ème homme" : Philippe, un garçon de 7 ans, dont les parents sont partis en vacances pour quinze jours, est resté dans la grande demeure familiale à la charge du majordome Baines et de sa femme, une personne autoritaire et très à cheval sur les principes. Baines, qui a baroudé de longues années en Afrique, confie à Philippe qu'il n'est pas heureux en ménage. Philippe, très fier de la complicité qui s'établit entre lui et le majordome, va découvrir que la jeune personne que Baines fait passer pour sa nièce est en réalité sa maîtresse (prénommée Emmy dans le scénario et Julie dans le film, le personnage étant interprété par la superbe Michèle Morgan). Mais Mme Baines n'est pas une femme à s'en laisser compter et les choses vont très mal tourner...
J'ai pris davantage de plaisir à lire le scénario de "Première désillusion" que celui du "3eme homme". Mettre le jeune garçon comme témoin des turpitudes de ce couple de domestiques, en l'absence de ses parents, puis ensuite comme acteur dans la résolution du drame (après une errance dans la ville à la résonance toute psychanalytique) rend l'histoire très poignante. Peut-être y a-t-il chez Greene une réminiscence de "Ce que savait Maisie" de Henry James ? C'est en tout cas un texte qui m'a vraiment séduit.
Notation : 6/10 pour le 3eme homme et 8/10 pour Première désillusion, donc au final 7/10 pour les deux réunis.
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LiliGalipette
  16 mai 2012
Le troisième homme - Vienne, immédiat après-guerre. La ville en ruines est occupée par les puissances victorieuses du second conflit mondial. Rollo Martins est à Vienne à la demande de son ami Harry Lime. Quand il arrive en ville, on lui indique le lieu de l'enterrement de Lime. Ainsi Harry est mort. La police évoque un accident de voiture, mais les témoignages se contredisent et Rollo pressent que la mort de son ami est suspecte. le récit est fait par l'inspecteur Calloway de la police britannique. Dans les ruines de la capitale autrichienne, les hommes se croisent et s'interrogent au sujet du mystérieux troisième homme et d'un odieux trafic de pénniciline.
Première désillusion - le petit Philippe est envahi d'une allégresse folle quand ses parents partent en vacances. Seul dans la grande maison familiale avec Baines, le maître d'hôtel, et son épouse, la gouvernante, Philippe croit toucher la liberté. Mais Mrs Baines règne en dragon sur la demeure vide et sur son époux. Baines ressase inlassablement son passé en Afrique et ses exploits. Entre les deux adultes, Philippe découvre certaines vérités gênantes: les petits secrets de Baines et les manoeuvres des grandes personnes. Pour se protéger des difficultés, il se retranche au plus profond de son enfance, au mépris de l'amitié, mais au profit de la justice.
Le style des deux nouvelles est très différent. Celui de la première est sur le mode du rapport de police, sans émotions, neutre et clinique. le second texte laisse davantage de palce à l'émotion, on s'attache davantage au petit héros. J'ai apprécié la concision des phrases et l'économie de mots.
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mfrance
  10 juillet 2020
J'ignorais que ce roman était à la base une commande pour le cinéma, dont a été tiré le scénario du film "le troisième homme" archi-célèbre pour sa petite musique entêtante, son atmosphère lourde d'angoisse, la présence imposante d'Orson Welles et le prix du Festival de Cannes.
Si l'atmosphère de Vienne d'après-guerre est remarquablement transcrite dans ce film, il en va de même dans le roman, car Graham Greene, ayant lui-même exploré la ville en 1947, a parfaitement su en rendre l'atmosphère glauque et désespérée.
Le lecteur découvre une capitale en ruines, déserte sous la neige et la froidure de février, découpée en tranches par les troupes d'occupation : américaines, anglaises, françaises et russes, où il convient de montrer patte blanche pour circuler d'une zone à l'autre.
Dans ce monde délabré, dévasté par la guerre, suant le désespoir, il faut survivre et pour cela avoir recours à n'importe quel expédient, aussi certains n'hésitent pas à se lancer dans les trafics les plus louches et les combines les plus ignobles.
Invité à rejoindre son ami Harry Lime, perdu de vue depuis de longues années, le héros dès son arrivée à Vienne apprend que celui-ci est décédé au cours d'un accident, dont les circonstances lui paraissent peu claires. Décidé à comprendre ce qui s'est véritablement produit, il ira de surprise en surprise, à la recherche de la vérité et du troisième homme, que ce soit dans les théâtres miteux, les bars louches, les tripots, les égouts de la ville ... ou en sondant la noirceur de l'âme humaine.
Graham Greene nous offre ici un échantillon de triste humanité en symbiose avec les ravages causés à la ville par la folie des hommes.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
giatigiati   24 juin 2015
Les trams ne circulaient plus. Il partit à pied, avec la volonté obstinée de retrouver l'amie de Harry. Il voulait faire l'amour avec elle, comme ça, pas de romanesque, pas d'histoires. Il se sentait d'humeur violente, mais la route couverte de neige ondulait comme la surface d'un lac et cela fit partir son imagination dans une autre direction, celle de la mélancolie, de l'amour éternel, de la renonciation. Dans l'angle d'un mur, il vomit dans la neige, à l'abri des regards.
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Corboland78Corboland78   24 janvier 2019
- Je trouve, Herr Koch, que vous auriez dû témoigner. – Chacun veille sur sa propre sécurité, Herr Martins. Je ne suis pas le seul qui se soit abstenu. – Que voulez-vous dire ? – Trois hommes ont aidé à porter votre ami dans la maison. – Je sais, deux hommes et le chauffeur. – Non, le chauffeur est resté là où il était. Il était très ému le pauvre… - Trois hommes… On eût dit qu’en se promenant à tâtons sur le mur nu, ses doigts venaient de rencontrer brusquement, peut-être pas tout à fait une fissure, mais une rugosité que les constructeurs soigneux n’avaient pas aplanie.
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andrasandras   19 décembre 2017
Elle était ce genre de femmes qui s'imaginent pouvoir réparer n'importe quelle injustice en vous faisant manger quelque chose de bon.

[Première désillusion]
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NEOAFRICAINNEOAFRICAIN   10 novembre 2014
" Il y a forcément quelque chose de frelaté chez un homme qui n'accepte pas de bonne grâce la calvitie. "

" A notre époque, mon vieux, personne ne pense en fonction des êtres humains, les gouvernants les premiers, alors pourquoi nous? "
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BaslodyBaslody   04 juin 2016
- Il est mort sur le coup.Vous pouvez en croire sur parole un homme qui s'y connait.
- Je trouve, Herr Koch, que vous auriez dû témoigner.
- Chacun veille sur sa propre sécurité, Herr Martins. Je ne suis pas le seul qui se soit abstenu.
- Que voulez-vous dire?
- Trois hommes ont aidé à porter votre ami dans la maison.
- Je sais, deux hommes et le chauffeur.
- Non, le chauffeur est resté là où il était. Il était très ému, le pauvre.
- Trois hommes...."
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Vidéo de Graham Greene
Des tranchées d'Argonne à Monrovia en passant par Dakar, New York et Paris, une fresque romanesque puissante qui court d'une guerre mondiale à l'autre, rythmée par les accents vibrants du jazz. 1918. Percussionniste virtuose à l'école des djembés de Gorée, Jules, interprète du régiment de Noirs américains sur le front de cette France ravagée qu'il ne connaît qu'à travers Maupassant, vit à l'aube de l'armistice un amour éphémère avec l'épouse d'une « gueule cassée ». Ce souvenir indélébile l'accompagnera après la guerre dans son long périple à travers l'Amérique bouillonnante des Années folles, quand il rejoint le jazz-band de ses anciens compagnons de guerre, en tournée dans le Sud raciste, puis triomphe au célèbre Cotton Club de New York.
Sa vie croise celle de Joséphine Baker qui l'emmène, avec sa Revue nègre, à Paris où l'amitié qu'il scelle avec l'écrivain-espion Graham Greene les entraîne dans une périlleuse expédition en Afrique. Ils iront jusqu'à Monrovia, capitale du Liberia, sur les traces de Julius Washington, l'arrière-grand-père de Jules, premier grand reporter photographe noir américain. Alors que de nouveau une guerre s'annonce, Jules s'installe à Mamba Point, dans la maison de Julius, l'homme qui a tenté de révéler la véritable histoire de ce pays : celle de ces esclaves affranchis envoyés en Afrique pour bâtir une nation libre. Un rêve devenu cauchemar.
https://bit.ly/3wejAfI
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