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ISBN : 2070364348
Éditeur : Gallimard (22/08/1973)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Il y a cent façons de tricher, mais il n'y a guère que trois sortes de tricheurs.
Tout d'abord, il y a le joueur qui triche - qui ne triche que parce qu'il joue. Qui le fait sans méthode, sans préméditation, d'une manière presque inconsciente, involontaire, et dont on sent très bien qu'il est parfaitement honnête en dehors du jeu.
Il y a l'homme qui joue incorrectement parce qu'il est incorrect d'un bout à l'autre de la vie - et qui doit penser que ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
HORUSFONCK
  30 mars 2019
Le propos est enlevé et la prose est légère.
J'ai vu et revu le film, c'est un régal.
Je lis le livre, c'est un plaisir.
Sacha Guitry est dans le ton juste: Badin et sans longueurs ou figures inutiles.
Commencer ces Mémoires d'un tricheur par onze morts avec une morale qui s'ébauche représente déjà une sorte d'exploit.
Au cours de ce court roman joliment illustré par l'auteur, Guitry ne faiblit pas.
Les villes défilent, où le héros affine ses dons d'observations puis de tricheur... Avant de succomber au jeu: subtile nuance que son très très bref passage à la guerre aura déterminé.
Le récit est bref, mais d'une densité aérienne.. on y apprend de quoi est fait le parisien et le monégasque. La différence peu visible mais fondamentale, aussi entre riches et riches.
L' argent? selon le narrateur, il est fait pour être dépensé et non thésaurisé.
Le tricheur? il se doit d'être seul pour ne faire souffrir ni femme ni enfant!
Sacha Guitry déroule une moralité qu'au premier abord on qualifierait de douteuse mais qui s'avère assez saine et surtout jouissive.
Alors oui, ces Mémoires d'un tricheur ne sont pas dispensables à lire. met rafinné d'un auteur à l'intelligence aussi déliée que créative et partageuse.
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Ambages
  29 mai 2016
C'est exactement ce que je voulais dire à ce professeur :
« Quelle est la première pensée qui peut germer dans la cervelle d'un homme puni pour n'avoir pas triché ?
Tricher !
Parfaitement. »
Donc Monsieur le Professeur, je vous demande de bien vouloir entendre le cri de cet enfant puni injustement... N'en faites pas un tricheur, s'il vous plait.
Je ne vous raconte pas les histoires qui entourent la jeunesse de cet enfant. Oui moi sa mère, je compte aussi ses turpitudes ...onze morts ! « Les raconter – alors que l'on aurait du mal à les compter » ...Je sais bien que cela peut paraître énorme, mais je vous assure qu'il n'avait pas volé les billes.
Pardon ...? Vous n'y comprenez rien ?
Je vous pardonne, c'est pareil pour lui lorsqu'il suit vos cours. Mais s'il vous plait, arrêtez de mettre des mots dans son cahier de correspondance. Je sais bien qu' « un ''mot'', c'est sacré. » Moi-même, je lui dis toujours « on n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle » et les vôtres le sont assurément.
Mais pas autant que ceux de Sacha Guitry.
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sylvaine
  19 août 2018
Mémoires d'un tricheur est le seul roman écrit par Sacha Guitry . Publié en 1933 il adapta son roman en film: le Roman d'un tricheur sortit en 1935. Sacha Guitry fut un auteur de théâtre prolifique et un brillant réalisateur de cinéma. Son nom est à présent plus ou moins tombé dans l'oubli , dommage que la verve de cet auteur soit à présent méconnue.
Mémoires d'un tricheur ou l'histoire d'un gamin né dans le Calvados en 1882. Toute sa famille mourut suite à un empoisonnement avec des champignons, il eut la vie sauve car il avait été privé de champignons suite au vol de huit sous dans la caisse de l'épicerie ... Nous le suivrons dans ses années de groom, serveur ,liftier, avant que ne débute sa carrière de tricheur professionnel aux tables des casino. Plein de réflexions sarcastiques émaille ce récit , on y retrouve aussi les thèmes chers à Guitry, les clivages sociaux, les riches et les pauvres, la solitude du narrateur, la politique et la passion du jeu et de la triche.
Un court roman ou une longue nouvelle qui se lit vite et bien le sourire aux lèvres .
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Miivava
  06 mai 2011
C'est très rare que je fasse des chroniques pour mes livres de cours, tout simplement parce que la plupart ne me plaisent pas et que je les survole et n'ai donc rien à en dire. Pour une fois, mon avis est plutôt positif, bon je n'ai pas non plus été conquise et je ne sais pas si mon avis va être bien long mais comme j'aime vous parler de chaque livre que je lis, allons-y !
J'ai franchement adoré la première scène, c'est très original et ça préfigure bien l'humour qui est présent ensuite tout au long du livre. Je me suis dit que ça commençais bien ! le narrateur et personnage principal, jamais nommé, ne m'a pas parût sympathique outre mesure et je n'ai pas eu une folle empathie pour lui mais il ne m'a pas laissée indifférente non plus. Je l'ai, en revanche trouvé très peu fouillé. D'ailleurs tous les personnages sont un peu « creux », l'auteur ne développe pas de réelle psychologie. J'ai trouvé ça dommage car ça aurait pu faire un très bon roman noir si les personnages avaient été bien recherchés et l'histoire … plus noire. Car ça reste quand même gentillet mais je pense que c'est volontaire de la part de Guitry. L'humour est très présent, une forme d'humour qui me séduit puisqu'il est ici question d'humour noir. J'ai d'ailleurs trouvé que l'auteur aurait pu en faire un peu plus ou du moins être un poil plus acerbe.
J'ai apprécié l'histoire et certaines scènes ou répliques sont assez cocasses et m'ont beaucoup plu. Je me suis en revanche ennuyée pendant le chapitre à Monaco ainsi que celui sur les techniques de triche à la fin, j'avoue que j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de blabla, en particulier pour celui sur Monaco pour, finalement, ne pas vraiment faire avancer l'histoire. J'ai aussi trouvé que l'humour se faisait beaucoup moins présent en milieu d'ouvrage. J'ai aussi trouvé que la Moralité à la fin n'était pas très utile mais Guitry y exerce un peu ses talents de comique de l'absurde et, comme j'aime l'absurde, c'est très bien passé. J'ai, par contre, adoré la fin, j'ai trouvé qu'elle donnait une touche de profondeur au livre car c'est surement ce que je lui reprocherais en globalité, une certaine superficialité. J'ai donc trouvé que ça clôturait parfaitement le roman et je crois que la vraie morale est finalement dans cette fin.
Un livre avec lequel j'ai donc passé un bon moment. Loin d'être transcendant, c'est un bon roman détente qui m'a fait facilement esquisser quelques sourires. Je l'ai malheureusement trouvé un peu trop léger alors que, avec des personnages bien fouillés, un ton plus noir et acerbe, un humour plus prononcé et une bonne dose d'absurde, on aurait pu avoir un roman noir plus qu'excellent, comme je les aime.
Lien : http://mivava.over-blog.com/..
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pbazile
  12 avril 2012
C'est un roman mais aussi une fable avec une moralité à la fin. Une moralité d'ailleurs très actuelle (voir citation).
Mais qu'attendre d'autre de Guitry? Sa morale n'est pas celle qu'on apprend à l'école. Tricher peut payer si on sait le faire. le héros devient riche avant de tout reperdre sur un coup de théâtre subtil... mais toujours pas moral.
Un conte à la fois léger et profond.
Un bon moment de lecture.
Et un sympathique tableau de la France d'entre les 2 guerres...
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   14 avril 2014
On se ruine au jeu ? Qui se ruine au jeu ?
Ceux qui ne sont pas maîtres ni de leurs passions, ni de leurs nerfs. Donc les imbéciles, les faibles, les hésitants, les incapables.
Entend-on jamais dire qu'un homme éminent se soit ruiné au jeu ?
Jamais.
Or, la plupart des hommes éminents sont joueurs.
Ceux qui se ruinent au jeu se seraient ruinés dans leurs affaires ou bien avec les femmes.
Pourquoi voudriez-vous qu'il n'y eût pas au jeu des imbéciles aussi, puisqu'il y en a partout ?.......
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SBysSBys   31 juillet 2014
Être parisien, ce n’est ni une fonction, ni un état, ni un métier – et cependant c’est tout cela. C’est unique et c’est inestimable – et ce n’est d’ailleurs pas à vendre. On en est, ou on n’en est pas. Et ceux qui n’en sont pas se demandent chaque matin ce qu’ils pourraient bien faire pour en être – et ceux-là n’en seront jamais! Car être de Paris, ce n’est ni une question de volonté, ni une question de valeur. C’est un indéfinissable mélange d’esprit, de goût, de snobisme, de bravoure et d’amoralité. On ne doit pas savoir au juste pourquoi on en est- et l’on doit seulement savoir pourquoi les autres n’en sont pas.

Dans la conversation sois optimiste, indulgent, paradoxal et cruel. Si tu as de l’esprit, sois féroce, impitoyable. Un «mot», c’est sacré. Tu dois le faire contre ta sœur, contre ta femme, s’il le faut – pourvu que le mot soit drôle. On n’a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis. Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.[...]
La richesse, ce n’est pas ça. Être riche, encore une fois, ce n’est pas avoir de l’agent - c’est en dépenser.
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AelaAela   17 février 2011
Je suis né le 28 avril 1882, à Tortisambert, petit village bien joli du Calvados, dont on aperçoit le clocher à main gauche quand on va vers Troarn en quittant Livarot. Mes parents tenaient un commerce d'épicerie qui leur laissait, bon an, mal an, cinq mille francs de bénéfice. Notre famille était nombreuse. D'un premier lit, ma mère avait eu deux enfants. Elle eut, avec mon père, un fils et quatre filles. Mon père avait sa mère, ma mère avait son père - ils étaient quittes, si j'ose dire, et nous avions en outre un oncle sourd-muet.
Nous étions douze à table.
Du jour au lendemain, un plat de champignons me laissa seul au monde. Seul, car j'avais volé huit sous dans le tiroir-caisse pour m'acheter des billes - et mon père en courroux, s'était écrié:
" Puisque tu as volé, tu seras privé de champignons!"
Ces végétaux mortels, 'était le sourd-muet qui les avait cueillis - et ce soir-là il y avait onze cadavres à la maison.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   29 mars 2013
Toutes les villes ont un cœur, et ce qu’on appelle le cœur d’une ville, c’est l’endroit où son sang afflue, où sa vie se manifeste intensément, où sa fièvre se déclare, sorte de carrefour où toutes ses artères paraissent aboutir. Mais le cœur de Paris a ceci de particulier, c’est que chacun le place où il l’entend. Chacun a son Paris dans Paris. Le mien commence à l’Arc de Triomphe et se termine place de la République – en passant par les Champs-Elysées, la rue Royale et les Grands Boulevards. Le boulevard Haussmann le limite à sa droite et la Seine à sa gauche. Passy, La Villette, Grenelle, Montmartre, dont on dit que ce sont des quartiers de Paris, pour moi ce sont de petites villes – avec leur physionomie, leurs habitudes, leurs coutumes, et souvent aussi leur accent. Un petit garçon né à Grenelle ne parle pas du tout de la même manière qu’un petit garçon né à Ménilmontant. Si mon Paris à moi est limité par la Seine, c’est que sur la rive gauche de ce fleuve se trouvent installées la Politique, la Justice, l’Instruction, les Prisons et ces grandes Maisons sinistres où l’on vous soigne – tout cela ne m’est pas extrêmement sympathique. La Chambre des Députés, le Palais de Justice, l’Institut, la Sorbonne, l’Odéon, le Panthéon et le Jardin des plantes lui-même – non, vraiment, je ne vois pas de place pour moi dans tout cela. La rive gauche a sa grandeur, et la beauté de ses monuments est évidente, mais c’est un quartier grave et les costumes modernes ne lui vont pas très bien. C’est toujours un peu Lutèce – et l’on n’est Parisien que dans mon Paris à moi
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genougenou   18 février 2016
Quelque désir qu’on ait d’acquérir des vertus et de se bien conduire, on s’aperçoit un jour en effet que les minutes les plus exquises de la vie sont celles qu’on a volées pour commettre des fautes
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Videos de Sacha Guitry (73) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sacha Guitry
E.Couly reçoit Metin Arditi à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt pour son Dictionnaire amoureux de l'esprit français (Ed. Plon). « On ne considère en France que ce qui plaît », dit Molière, « C?est la grande règle, et pour ainsi dire la seule ». Partant de cet indiscutable constat, l?auteur de ce dictionnaire, lui-même amoureux comme personne de l?esprit français, examine d?une plume légère et souvent espiègle les diverses formes dans lesquelles s?incarne en France le désir de plaire : au fil des siècles se sont développés le goût du beau, bien sûr, mais aussi le principe d?élégance, le sens de l?apparat, le souci de légèreté, l?humour, l?art de la conversation, un attachement historique à la courtoisie, la délicatesse du chant classique « à la française », le penchant pour la théâtralité, l?amour du juste, le goût des barricades, du panache, oui, du panache, et, surtout, une exigence immodérée de liberté. Ce dictionnaire parle de Guitry et de Piaf, de Truffaut et de Colette, mais aussi de Teilhard de Chardin, Pascal, Diderot, Renan, Péguy, les prophètes qui ont nourri les artistes de leur pensée et les ont libérés dans l?exercice de leurs talents. L?esprit français a aussi ses interdits. Ne jamais être lourd... Ne pas faire le besogneux... Comment plaire, sinon ? Au fil des pages, ce dictionnaire rappelle que le goût des belles choses a un prix, qu?un tel bonheur ne vient pas sans facture. À défaut, l?esprit français ne serait pas ce qu?il est... Sans vouloir transformer un pays qui, c?est heureux, n?est pas transformable, on pourrait peut-être imaginer, ça et là, quelques mesures aptes à diminuer le montant de l?addition. À l?heure où chacun s?interroge sur la délicate question de l?identité du pays, ce dictionnaire rappelle combien l?esprit français est un cadeau.
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« Je suis contre les femmes, ----. »

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