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EAN : 9782264073259
384 pages
Éditeur : 10-18 (04/04/2019)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 58 notes)
Résumé :
"Trois sœurs et un frère se retrouvent dans la maison de leurs grands-parents, à Kington, en Angleterre, pour quelques longues semaines d'été. L'endroit est plein des souvenirs de leur enfance et de leur passé mais ils envisagent de le vendre. Sous une surface idyllique, les tensions se font peu à peu sentir : les invités sont perçus comme des intrus, les enfants découvrent un secret effrayant les emportant dans un jeu dangereux, la passion surgit là où on ne l'atte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  25 juin 2019
Le hasard fait parfois bien les choses en vous permettant de lire un joli roman qui , si vous vous en étiez tenu à vos goûts , n'aurait eu aucune chance de finir entre vos mains ...Un encart dans une revue , un coup d'oeil aux critiques d'ami(e)s babeliotes ( La Référence !!!!!! ) et vous voilà parti en vacances en Angleterre , à Kington , dans cette maison familiale avec trois soeurs et un frère qui retrouvent entre ses murs les souvenirs de leur enfance et de leur passé . A ces personnages s'ajoutent les enfants , la nouvelle femme , le fils d'un ancien compagnon......
Trois semaines que chacun rêve idylliques , faites de repos , de partage , d'évocation , de complicité ,trois semaines qui verront pourtant peu à peu s'étioler , se fissurer la bonne entente , comme se lézardent , au fil du temps , les murs de la demeure .....L'univers merveilleux du début cède la place à l'explosion des caractères , à l'intrusion du passé, les relations se tendent.....
L'auteure maitrise remarquablement bien son sujet , nous séduit par la douceur du propos , nous fait regretter de ne pas , nous aussi , participer à ces belles retrouvailles où , par exemple , l'auto n'a plus sa place ...C'est doux comme une sucrerie , frais comme une glace qu'on dégusterait sous l'ombre rafraichissante d'un chêne ( Oui , bon , ça c'est facile avec la chaleur qui règne en ce moment....) .
Et puis surgit le passé , la seconde partie du roman avec un autre contexte , d'autres personnages , une autre histoire , très belle aussi qui nous éclaire et prépare la troisième partie qui verra les éléments se déchaîner, l'harmonie voler en éclats et l'avenir s'obscurcir pour des personnages rattrapés par l'histoire , un avenir incertain qui , de toute façon, n'a plus aucune chance de " passer " par la maison familiale....
Un beau parcours qui nous montre que la maison familiale n'est pas toujours " fédératrice " lorsqu'elle a perdu son âme , lorsque ceux qui l'animaient sont partis , lorsque s'y sont installés des souvenirs différemment perçus par les uns ou les autres .Eternel problème de l'enfance , des souvenirs , de l'insouciance , du temps qui passe , de la nature humaine , tout cela disséqué avec tact par la plume aiguisée d'une auteure de qualité...
J'ai donc quitté " ma zone de confort " pour me " lancer " vers un genre qui ne m'est pas familier et j'ai aimé ce livre qui nous amène à nous pencher sur notre propre histoire , ce qui , vous en conviendrez avec moi , n'est pas toujours chose facile.
Poétique , sérieux ou amusant , ce livre n'est jamais mièvre ni désespéré et il mérite bien qu'on lui accorde toute notre attention .
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sabine59
  20 août 2019
Entrez dans ce cottage anglais, personnage à part entière du roman. Découvrez ses occupants temporaires, pour trois semaines en été...
Un frère et ses trois soeurs s'y retrouvent pour décider s'ils vendent ou pas cette maison de famille où ils reviennent de temps en temps mais qui nécessiterait des travaux de rénovation. Maison qui se lézarde, tout comme les êtres...
L'auteure a l'art de l'introspection et beaucoup de finesse psychologique. Elle arrive à nous faire entrer dans les pensées, les rêves, les déceptions de ses personnages: la fantasque Alice, la torturée Harriet, la pragmatique Fran et le philosophe Roland. Autour de cette fratrie , soudée par un drame du passé, évoluent d'autres protagonistes: les enfants de Fran, dont elle rend à merveille les codes , la complicité, et Molly, 16 ans , fille de Roland, ainsi que Kasim, beau-fils d'Alice.
Néanmoins, j'ai trouvé frustrant de passer de l'un à l'autre des personnages, et la partie centrale qui raconte un pan de vie de la mère de cette fratrie aurait dû être plus développée.
Mais ce livre a un charme fou, entre nostalgie et dérision, entre passé et présent. Venez donc prendre une tasse de thé dans ce monde anglican déclinant, dans ce cottage qui garde entre ses murs secrets et vies écoulées...
Merci à Jean-François Lemoine, dont le ressenti m'a donné envie de lire ce roman!
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Bazart
  01 décembre 2017
Une fratrie se retrouve dans la vieille demeure familiale pour décider ou non de sa vente. Trois soeurs et un frère, des enfants, des adolescents, une nouvelle épouse réapprennent à se connaître, se découvrent, et tentent d'apprivoiser les petites manies de l'autre. Harriet est la seule célibataire, mais elle se plaît à passer des moments seule avec Pilar, la nouvelle épouse de son frère Roland, pour nager dans la piscine, en rivière, ou en bord de mer.
Ces trois soeurs et leur frère qui se retrouvent le temps d'un été dans la maison des grands-parents, vont vite retrouver leur complicité en même temps que les jalousies secrètes qui jalonnent toute bonne histoire de famille digne de ce nom.
Formidablement traduit de l'anglais par Aurélie Tronchet, la plume de Tessa Hadley puissante et mélancolique mêle avec maestria passé et présent, sur une histoire de secrets de familles a priori mille fois ressassée.
Une intrigue qui ne se lasse pas de nous ressasser à quel point les petites histoires du passé ont une incidence sur le présent et influencent à foison le destin des personnages et d'une fratrie dont la tension semble d'abord à peine perceptible, puis bien plus prégnante avant que les vrais personnalités de dévoilent.
Dans ce huis clos familial d'une justesse confondante, le passé permet d'éclaicir le le présent, notamment certains traits des caractères de Fran, Alice, Harriet et Roland.
A partir de petits riens a priori anodins qui, au bout du compte,vont se réveler primordiaux et jeteront un voile sur ces retrouvailles familiales.
"Je trouve la vie assez terrifiante, pas toi ? Et je suis une telle froussarde. C'est sûr, je ne sais rien de tout ce que cela veut dire. C'est vrai, même les choses les plus banales me fichent la trouille : la tristesse du changement, vieillir, les opportunités ratées. Sans compter la façon horrible dont les choses évoluent - ce qui se passe avec l'environnement par exemple. Je sais que je te barbe quand j'ai la nostalgie d'avant, comme si tout était mieux par le passé. Ce n'était peut-être pas le cas".
On apprécie le dosage des ingrédients: finesse des sentiments, précision du trait , belle ironie douce amère : avec ce passé, Tessa Hadley retrouve le charme et la réussite des grands classiques de la littérature victorienne dont Jane Austen en est le porte drapeau !
Un roman captivant et bouleversant.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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mumuboc
  13 juin 2020
"Tous les membres de la fratrie ressentaient parfois, au fil des vacances, le simple agacement et la perplexité de la cohabitation familiale : la manière dont cela érodait un amour et un attachement néanmoins intenses et tenaces quand ils étaient séparés. Ils se connaissaient si bien, trop bien et pourtant ils étaient constamment surpris par les difficiles tours et détours - qu'ils avaient oubliés, si familiers dès qu'ils apparaissaient - de la personnalité des autres. (p103-104)"
La maison de famille est au centre de ce roman dans la pure tradition de la littérature anglaise. Les quatre enfants Harrriet,  Roland, Alice et Fran se retrouvent le temps d'un séjour dans celle-ci pour décider de son sort : la garder ou la vendre. Mais Tessa Hadley, en bonne romancière anglaise, prend son temps. Elle nous invite à pénétrer dans le lieu, à le découvrir, à arpenter les alentours, la nature environnante et à révéler chacun de ses personnages, son caractère, ses choix de vie mais aussi ce qui les oppose.  Les jeunes enfants jouent un rôle important, ils sont le lien entre réalité, imaginaire, traces du passé..... Puis peu à peu, par petites touches, elle laisse le passé prendre sa place, les souvenirs, les liens qui unissent chacun.
Une fratrie mais chacun si différent par son caractère, ses choix de vie soulevant parfois l'incompréhension de la tribu, même les absents apparaissent à travers eux. le rythme est lent, comme le temps qui s'écoule doucement pendant cet été. Pour l'instant on baigne dans le plaisir des retrouvailles, des vacances, on se réhabitue à vivre ensemble. L'issue de la décision concernant la maison n'est qu'un prétexte à une étude psychologique fine, fouillée, délicate, jamais frontale de chacun.
En découpant son récit en trois parties, le présent, le passé puis à nouveau le présent, l'auteure porte son regard sur quatre générations d'une famille dont la maison est le nid, la source, dans ce lieu qui a baigné leurs vies, comme une source à laquelle on revient s'abreuver pour trouver des réponses.
La famille se bâtit par les vies de chacun de ses membres, ils en sont la structure, cet arbre qui a planté ses racines dans ce lieu, Kington House, les femmes en étant les principales actrices. Mais le passé peut comporter des failles et la famille se fissurer lorsque une nouvelle épouse, Pilar, va venir, involontairement, jeter le trouble.
J'ai beaucoup aimé la première partie, l'arrivée dans le lieu, la découverte des personnages, ce qu'ils semblent être et ce qu'ils sont intimement, j'avais le sentiment d'être invitée moi-même. C'est le charme de cette littérature, vous êtes partie prenante de l'histoire, une observatrice (pour ma part) silencieuse de cet été. J'aurai aimé que la partie centrale, le passé, soit plus approfondie, le personnage de Jill, la mère des quatre personnages, étant particulièrement énigmatique.
C'est lent, c'est un roman d'ambiance, les jours s'écoulent faits de coups de chaleur, d'orages, de jeux, de découvertes, de vie mais aussi peuplés de fantômes du passé, dans lequel chacun peut se retrouver soit dans les caractères ou attitudes mais aussi dans les souvenirs des lieux qui ont laissé en nous une empreinte. Pour amateur(rices) du genre comme moi uniquement car les autres s'y ennuieront. Une chronique douce d'un été décisif à bien des titres.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Verdure35
  30 décembre 2017
C'est un bien joli roman que le premier roman traduit en français de cette romancière britannique ; C'est pourtant son sixième ouvrage.
Au coeur de la campagne britannique se retrouvent trois soeurs et leur frère;ils retrouvent la maison de leurs grands-parents , là où ils ont passé tant de vacances.
Mais ils vont devoir s'en défaire , chacun a sa vie et les ravages du temps se manifestent de plus en plus sur cette vieille maison . Une décision doit être prise.
Ils sont venus en principe pour 3 semaines.
Jusque là on se dit que l'histoire va ronronner, petites jalousies, rancoeurs , tout cela va remonter à la surface, c'est du déjà lu.
Sauf que , le frère, Roland , débarque avec une « étrangère » au groupe, Pilar , sa troisième et argentine épouse jusque là inconnue de ses soeurs , ainsi que de sa fille Molly, née d'un précédent mariage et que Alice, elle , débarque avec un beau jeune homme Kasim , fils de son ancien amant pakistanais.
Fran, la seconde soeur vient seule avec ses deux enfants, son mariage bat de l'aile. Et Harriet, l'ainée est restée célibataire et militante.
Ce qui aurait pu n'être qu'une réunion familiale ordinaire va être mis à mal par la présence de ces deux étrangers Pilar et Kasim, (qui, entre nous ont aussi leur lot de névroses), et s'achèvera prématurément.
Le roman est composé de 3 parties, le présent, le passé , l'évocation des grands parents alors qu'ils étaient encore vivants et que leur fille ,mère du quatuor d'aujourd'hui était venue se réfugier chez eux lors d'une crise conjugale, et retour au présent .
L'écriture est efficace, parfois à la limite de la violence, mais c'est la discrétion, ne jamais insister ,qui donne tout son pouvoir d'évocation à ce texte ; La campagne anglaise est racontée avec une incroyable beauté.
Mais, Tess Hadleym'a fait penser bien sur à J Austen , à E. Bowen ,à Yan Mc Ewan, même à E.Brontë .
Peut-être qu'un second roman traduit me ferait mieux connaître T.Hadley et à son style vraiment personnel , bien que ce mélange soit parfait.
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critiques presse (1)
Actualitte   30 janvier 2018
C’est un livre rare et précieux, dont le charme opère d’abord par touches légères avant de vous emporter avec une puissance insoupçonnée. Le Passé de Tessa Hadley concentre tout ce que l’on aime chez les grandes romancières anglaises, de Jane Austen à Rachel Cusk.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
JeanfrancoislemoineJeanfrancoislemoine   25 juin 2019
Ils lisaient tous les deux le soir , souvent pendant des heures . Ce n'était pas la lecture anodine dont leurs voisins de la classe moyenne parlaient , celle qui vous aidait à franchir , dans un glissement , le seuil du sommeil , l'équivalent d'un somnifère, le marque - pages progressant par modestes avancées . Sophy et Grantham dévoraient leurs livres : lire était une liberté arrachée à la trame réglée du quotidien.Sans même jamais en avoir discuté , chacun savait que l'autre approuvait l'habitude de retourner leur réveille- matin réglé sur sept heures , de sorte qu'ils n'avaient aucune idée du temps qui passait tandis qu' assis , ils tournaient les pages , aucune idée non plus de leur imprudence ou de la façon dont ils le paieraient le jour suivant.
Evidemment , leurs lectures étaient bien différentes : les romans de Sophy empruntés à la bibliothèque , les livres sérieux de Grantham . Naturellement , Sophy éteignait la première , elle posait son livre ouvert , pages contre le sol --- cassant sa tranche , se plaignait -il -- et renonçait à son engagement dans l'altérité de la lecture avec un soupir presque sensuel. ( p 268 )
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BazartBazart   20 octobre 2017
Alice était encore secouée par sa dispute avec Pilar, et avec tout le monde - c'était une douleur en dents de scie. Puis presque d'un coup, alors même qu'elle se laissait glisser dans son coin du banc, Alice cessa de se défendre devant son propre tribunal. La conscience - pareille à une chose légère, très fine - tomba du ciel et se posa sur elle; la vieille église devait en être pleine, après toutes ces années d'introspection. C'était toujours un soulagement, pensa-t-elle, de s'accuser et d'être la perdante dans toutes les disputes. Avec la même maladresse que celle dont elle faisait preuve quand elle blessait, elle s'imagina aussi pardonnée, elle regrettait sincèrement.
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BazartBazart   01 décembre 2017
"Harriet hésita sur le bord avant de la rejoindre. Quand Pilar tituba dans le courant, qui était assez fort bien que l'eau ne leur montât qu'aux mollets, elle saisit le bras d'Harriet et s'y accrocha en riant ; Harriet tint bon, rassemblant ses forces pour soutenir Pilar. Le vacarme de la rivière les isolait de Roland".
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mumubocmumuboc   13 juin 2020
Tous les membres de la fratrie ressentaient parfois, au fil des vacances, le simple agacement et la perplexité de la cohabitation familiale : la manière dont cela érodait un amour et un attachement néanmoins intenses et tenaces quand ils étaient séparés. Ils se connaissaient si bien, trop bien et pourtant ils étaient constamment surpris par les difficiles tours et détours - qu'ils avaient oubliés, si familiers dès qu'ils apparaissaient - de la personnalité des autres. (p103-104)
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   13 novembre 2018
Kasim avait autrefois eu un faible pour sa prof de maths et les mains potelées de Fran, grêlées de taches de rousseur, éveillaient un souvenir plaisant d’équations nettement inscrites sur un tableau blanc. Pour frimer, il parla de la théorie de l’optimisation et de la déviation en chaîne des fonctions composées – le montant x d’un bien demandé dépend du prix p qui dépend de la météo, mesurée par le paramètre m, et ainsi de suite. En réalité, les maths devenaient ennuyeuses à mesure qu’on progressait dans ses cercles inexorables. Mais il prit plaisir à leur faire peur avec ses solutions à la crise bancaire : on aurait dû laisser les banques se planter, expliqua-t-il avec sérieux, ainsi que les compagnies d’assurances qui ont acheté les créances hypothécaires, et on aurait dû laisser les gens qui ont trop emprunté pour acheter leurs maisons perdre ces maisons.
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