AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Andreas Saint-Bonnet (Traducteur)
ISBN : 2742796622
Éditeur : Actes Sud (05/03/2011)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 123 notes)
Résumé :

Un lundi matin, deux enfants découvrent cinq corps dans le gymnase d’une école communale de Copenhague. Ils ont été pendus au plafond avec une précision géométrique terrifiante et mutilés à la tronçonneuse. Il s’agit d’une exécution.

L’inspecteur en chef de la Criminelle, Konrad Simonsen, se voit forcé d’interrompre ses vacances avec sa fille pour prendre la direction de l’enquête, pour laquelle on lui promet des moyens illimités. Per Cla... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
caro64
05 juin 2013
Les vacances de l'inspecteur Konrad Simonsen commencent mal. Alors qu'il envisage de ne rien faire d'autre que de contempler la mer du Nord en compagnie de sa fille depuis un superbe bungalow, il est rappelé d'urgence auprès de son équipe. Une macabre découverte a eu lieu au sein d'une école : cinq hommes atrocement mutilés et pendus dans la salle de sport de l'établissement. Très vite, il s'avère qu'ils ont tous un point commun. Ils étaient pédophiles. Les recherchent sont difficiles, maigres les indices, les témoins disparaissent, on se livre à des manipulations pour alerter le public… Malgré l'opposition de l'opinion et de la presse, Simonsen et ses équipiers doivent mettre la main sur l'assassin et ses éventuels complices, ne serait-ce que pour leur épargner des représailles individuelles. Les enquêteurs s'interrogent aussi sur le mobile de ses meurtres. Relèvent-ils seulement de la vengeance ? Sont-ils motivés par la volonté de bousculer le gouvernement danois sur le sujet d'une législation peu répressive à l'égard de la pédophilie ? Mais des questions aux réponses, il y a parfois un monde…
Bien orchestrée, cette intrigue est prenante et le sujet qu'est la pédophilie est traité dans toute sa complexité. La manipulation médiatique publique est au coeur du roman avec l'ouverture d'un débat éthique intéressant sur le statut de victime et du droit à se faire justice soi-même… Il en résulte une ambiance sombre, troublante et dérangeante. Sans être exceptionnel, un premier polar maîtrisé et réussi qui donne l'envie de retrouver l'équipe de Simonsen.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          231
Woland
17 mai 2017
Svinehunde / Morte La Bête

Ce roman, je m'étais plongée dedans pour la première fois il y a un ou deux ans et déjà, il m'avait causé un malaise certain. Estimant que cela venait peut-être de mon état de santé de l'époque, je l'avais replacé sous le coude, me promettant de le lire, cette fois-ci à haute voix, dès que je le pourrai. C'est ce que j'ai fait cette semaine et j'ai le regret de dire que, bien loin de décroître, le malaise ressenti à cette lecture n'a fait que s'amplifier.
Pour des raisons personnelles, je suis particulièrement sensible aux histoires qui tournent autour de la pédophilie et des enfances massacrées. le sujet, nul ne le niera, est très grave car, outre les dommages corporels infligés aux victimes, le pédophile, incestueux ou pas, leur dérobe à jamais un morceau d'âme qu'elles ne retrouveront plus, hélas ! dans cette dimension. Ce vol d'une partie, peut-être infime mais pourtant primordiale, d'une âme engendre divers troubles, allant des plus impardonnables (l'enfant abusé devient lui-même un bourreau) à de moins terribles en apparence mais hélas ! pas pour celui qui les vit (auto-mutilations, tentatives de suicide, anorexie, boulimie, troubles nutritionnels de façon générale, impossibilité de vivre une vie sexuelle épanouie, douleur morale perpétuelle, complexe navrant d'infériorité, etc, etc ...)
Le livre de Lotte et Soren Hammer débute par la découverte, dans le gymnase d'une école, de cinq pendus, entièrement nus, auxquels on a coupé post mortem les mains (pour ralentir l'identification sans doute) mais surtout les parties génitales. Une vraie boucherie, nul n'en doute, sur laquelle s'en vient enquêter un Konrad Simonsen obèse, diabétique et à la tension catastrophique, qui interrompt pour ce faire ses vacances dans la luxueuse maison que lui a prêté son adjointe, la "Comtesse", et où il entendait se reposer aux côtés de sa fille, Anna Mia.
Je vous passe les aléas de l'intrigue pour en arriver à la conclusion : les cinq hommes étaient tous des pédophiles et partaient régulièrement en Thaïlande, à bord d'un minibus spécialement loué pour les circonstances, afin de pouvoir faire en paix ce que vous savez et qu'ils appelaient pour leur part "se détendre." On ne peut certes pas prétendre que l'équipe de Simonsen est ravie d'apprendre le passe-temps favori des défunts mais, peu à peu, s'installe chez le lecteur la désagréable impression que, sous le prétexte (évident et que je ne cherche pas personnellement à contester) que nul ne doit se faire justice lui-même, les pédophiles prennent, chez les membres de la brigade criminelle, le statut de seules et uniques victimes et pratiquement de "Gentils" tandis que les seuls et véritables assassins, autrement dit les affreux "Méchants" sont ceux qui les ont tués.
Pas une seule fois, et j'insiste, je n'ai décelé la moindre étincelle d'empathie de Simonsen et des siens envers les victimes des pédophiles. C'est d'ailleurs, je l'avoue, le seul roman, policier ou non, où je constate cette absence pour le moins déstabilisante et je ne souhaite pas en retrouver un autre, croyez-moi. En outre, fait incroyable à mon sens, la population danoise dans son ensemble fait le contraire de ce que souhaite la Police, c'est-à-dire que, à 64% je crois, elle prend pour sa part le parti des victimes des pédophiles, devenues des assassins. Cette prise de position met positivement Simonsen en rage. Evidemment, on comprend que son sens de l'Ordre sociétal soit mis à rude épreuve, d'autant que, inévitablement, certains en profitent pour s'en prendre aux pédophiles qui, ayant fait leur temps dans une prison, se sont réintégrés dans la société, les poussant entre autres au suicide ou tentant carrément de leur régler leur compte.
Mais il n'en reste pas moins vrai que ces cinq hommes n'eussent pas été assassinés s'ils n'avaient pas, jadis, abusé d'enfants qui, devenus adultes, les ont retrouvés et ont décidé de faire d'eux cinq exemples qui permettraient d'attirer l'attention de la presse et du gouvernement sur la légèreté des peines infligées à l'époque aux pédophiles dans le pays. Bref, d'amener également la population à un certain niveau de prise de conscience.
Que, pas une seconde, la brigade de Simonsen n'envisage les "assassins" qu'ils recherchent comme les victimes qu'ils furent d'abord, victimes livrées pieds et poings liés à leurs bourreaux, des pervers sexuels sans aucune morale et sans aucun remords, choque et interpelle. Quant à la scène finale entre le bourreau des cinq pédophiles, présenté ni plus ni moins que comme un pauvre type sans envergure, qui va jusqu'à se faire sur lui quand le commissaire, par un raffinement sadique qu'on ne s'explique pas, le ramène sur les lieux où les pervers abusaient de lui dans son enfance, elle est non seulement pénible, injuste et incompréhensible mais aussi terriblement glauque. Je serai franche : "Morte la Bête", de Lotte et Soren Hammer, prétend-il lutter contre la pédophilie ou, au contraire, inciter à l'indulgence envers ses adeptes ? En lisant ce roman jusqu'au bout, en n'en passant pas un seul mot, pas une seule virgule, je me suis fait mon idée personnelle et plus jamais je ne lirai d'ouvrage signé par ces deux auteurs. Si vous vous sentez le courage de vous immerger dans une boue aussi immonde, à vous de voir si vous partagez mon avis et plus encore l'énorme malaise qui vous accable quand vous ressortez de ce livre, un ouvrage qui, malgré son titre, semble bien souhaiter que la Bête ne meure jamais ! ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
marina53
04 juin 2012
Avec un sujet aussi sensible que la pédophilie, je m'attendais à un roman très noir. Or, il n' y a aucune description sordide.
Cinq hommes sont retrouvés pendus dans un gymnase par deux enfants. Très vite, les enquêteurs découvriront que ces hommes étaient des pédophiles.
Le roman n'est pas essentiellement centré sur l'enquête policière mais également sur le rôle tenu par les médias qui s'emparent très vite de l'affaire et de la population qui prendra parti pour les meurtriers.
La population danoise dénonce ici les peines trop légères affligées aux pédophiles. Soren et Lotte Hammer soulève alors le fait de faire justice soi-même.
L'enquête est menée méticuleusement, sans effets de surprise. Mais l'écriture est agréable, le sujet est bien exploité sous tous les angles.
Avec des policiers qui me semblent assez attachants, Soren et Lotte Hammer ont certainement réussi leur pari de nous emmener vers d'autres enquêtes.
Commenter  J’apprécie          172
RAPHIKI
01 juillet 2017
Si le coeur du bouquin a très vite fait d'annoncer la couleur et de vous déstabiliser, il en est de même pour l'illustration retenue en première de couverture, à savoir la représentation d'une petite poupée de chiffons d'enfant qui semble avoir été abandonnée là dans un coin de chambre, toute tristounette, dans un atmosphère sombre et secrète… Sans doute le seul témoin des atrocités et sévices endurés par son propriétaire, premier glaçage de sang.
Une Véritable Chasse à l'Homme ! 
Le décor est planté, une ambiance malsaine vous prend à la gorge dès les premières pages, vous délivrant brutalement cette fresque carnassière quasi démoniaque : Une mutilation grande nature offerte à la vue de tous tel un avertissement lancé aux prédateurs sexuels peu scrupuleux.
Personnellement je ne me souviens pas avoir réussi à déglutir avant l'arrivée des services de police sur les lieux du carnage, une adaptation cinématographique ne serait pas mieux parvenue à me nouer l'estomac et à me rendre nauséeuse.
Je le rappelle à ce stade de l'avis, ce livre n'est ni un brûlot ni une apologie faite au gore, l'horreur de la scène est simplement à la hauteur des souffrances étouffées et contenues de centaines d'êtres abusés, par un système politique les ayant dénigré.
De prime abord, on se laisserait tenter par se retour en arrière primitif, cette révolution de santé publique presque.
En référence au résumé, on nous parle d'une victime partant en campagne, plutôt sanguinaire, mais il s'agit bien de cela, les troupes sont galvanisées, on cherche à sensibiliser par tous les moyens, aussi odieux soient-ils, les pouvoirs publics étrangers… Une campagne de Terreur ??
Une Chasse à l'homme pédophile, rien de plus, un soulèvement de haine gigantesque, d'impunité totale à l'encontre de bourreaux souvent méconnus, mal appréhendés.
Difficile ici de ne pas faire transparaître son opinion, ce que parviennent admirablement à exécuter la Team HAMMER… « MORTE LA BETE » nous ramène à certains égards à une vengeance trop facile…
En effet comment ne pas se transformer nous même en monstruosité de la nature lorsque l'innocence et la pureté même de nos bambins ont été souillées et piétinées ?
Le lecteur est happé par la cruauté de cette vendetta, dégoûté par cette violence lâche faite aux enfants et dans ce climat tiraillé… se trouve rééquilibré, re stabilisé par ce personnage au sang froid et impénétrable, l'Inspecteur Simonsen qui lui sert en quelque sorte de curseur.
Les Bonnes Moeurs et L'Ordre Public Au Placard ! 
Le style est authentique, distant, on ne cherche pas à nous influencer dans l'une ou l'autre direction, c'est un simple constat que l'on nous jette à la figure et avec lequel il faut se dépêtrer tant bien que mal et avec le plus d'intelligence possible.
Les gens deviennent fous, la Justice privée est en marche et rien ne semble pouvoir l'arrêter, le crime ne choque plus, il devient une nécessité publique. On se déshumanise.
Et lorsque ce flot de haine et de désespoir a suffi à vous submerger, il est bon de faire une pause, de laisser le livre vous amener à vous poser la sempiternelle question des droits de l'homme, du respect de la vie d'autrui, voire même de l'assistance, et on ne parle pas ici exclusivement de celles des victimes.
Cet effroyable flash back, cette délation outrancière, cette horde de chiens enragés que l'on peut si facilement côtoyer nous interpelle et nous ramène quelques décennies en arrière… est-ce qu'on veut vraiment éradiquer ce fléau de cette manière ? Je ne le crois pas, aussi horrible soit-il.
Le livre lui-même est un débat constat et a eu moins le mérite de dénoncer la médiation politique de l'opinion publique, de lever les tabous en nous préservant de nous-mêmes, on jette nos fourches à mi parcours pour essayer d'attaquer le mal à sa source, en tentant autant que possible de le décrypter !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
mesrives
11 septembre 2015
Découverte d'une série policière que "Morte la bête" inaugure et donc découverte d'une nouvelle équipe: l'inspecteur en chef de la Criminelle, Konrad Simonsen, son bras droit Arne Pedersen, la jeune recrue, Pauline Berg, la Comtesse et bien d'autres encore...
Découverte aussi de ce duo d'auteurs danois, frère et soeur.
La scène de crime, très étudiée, relève d'un véritable plan machiavélique, calculé aux millimètres près.
Cinq cadavres, cinq morts à élucider, cinq vies à passer au peigne fin.
L'oeuvre du Diable? ou d'un ou plusieurs déséquilibrés? Un relent de scénario du Jugement dernier...
Mais les victimes sont d'anciens bourreaux,
les bourreaux d'anciennes victimes.
Un des journaux nationaux, le Dagbladet,menace d'obstruer l'enquête et l'opinion publique se ligue contre l'équipe de la Criminelle...
Dans cet ouvrage, Lotte et Soren Hammer interpellent le lecteur sur un sujet grave, complexe et sensible, la pédophilie.
L'inspecteur, Konrad Simonsen clarifie le débat et recadre son équipe "l'exécution est légitime, le meurtre est illégitime" et plus loin précise "le bourreau maintient l'ordre de la société, le voisin meurtrier le détruit. Ordre est justement mot clef".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Les critiques presse (1)
LaPresse03 octobre 2011
L'angle exploité ici par les auteurs est intéressant, voire inusité, mais malheureusement peu crédible. On peine à croire que l'examen de conscience des Danois puisse aller aussi loin, ce qui rend cet aspect du livre agaçant et un tantinet moralisateur. Dommage, car le reste de l'ouvrage est assez bien ficelé et on s'attache aux personnages, notamment à Simonsen, détective imparfait comme on les aime...
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives26 août 2015
Bref, j'ai passé l'heure suivante à essayer de lui faire décrire l'homme, mais j'ai fait un bide complet. Après un nombre incalculable de variations sur les cinq mêmes questions, j'ai pu conclure que son client avait entre vingt et quatre-vingts ans, n'était probablement ni nain ni en fauteuil roulant, et était à coup sûr un homme. A ce moment-là, j'ai commencé à croire qu'elle souffrait d'un syndrome professionnel inconnu genre friture crânienne. Par la suite ça s'est montré assez injuste, mais sur le moment malheureusement, je n'ai vu qu'une seule piste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
caro64caro6405 juin 2013
J’ai connu un homme intelligent, qui […] m’a demandé si je pensais que le monde pouvait être changé par une poignée de personnes se battant contre l’ordre établi. Et il m’a lui-même donné la réponse, une réponse aussi simple que vraie : le monde a toujours été changé de cette façon.
Commenter  J’apprécie          80
marina53marina5304 juin 2012
Dès qu'ils furent dans la salle de repos, Arne commença à se déshabiller méthodiquement, tout en disposant soigneusement chaque vêtement bien plié en un petit tas sur une table. Il plia jusqu'à ses chaussettes. Pauline se laissa tomber en arrière dans les coussins.
- Tu n'enlèves pas tes vêtements?
- Ca veut dire qu'on saute les préliminaires?
Commenter  J’apprécie          60
marina53marina5312 mai 2012
Quand j'avais cinq ans, mon père est mort, et mon beau-père s'est installé à la maison. A partir de ce moment là et jusqu'à mes dix ans, où j'ai été placé dans un foyer, j'ai été violé trois, quatre, cinq fois par semaine. Eté comme hiver. Week-ends et jours de semaine, matins et soirs, année après année. Le viol faisait tellement partie de mon enfance que j'ai longtemps cru que c'était comme ça que ça se passait, que tous les enfants vivaient la même chose que moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Didier_TrDidier_Tr06 avril 2015
Avant de partir, je pourrais prendre le temps de vous expliquer la procédure pour porter plainte contre la police. Il suffit de déposer une plainte au poste de police le plus proche. Au bout de quelques années, on vous adressera une fin de non-recevoir.
Commenter  J’apprécie          60
Video de Lotte Hammer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lotte Hammer
Morte la bête Marque-page 26-04-2011
autres livres classés : pédophilieVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Lotte Hammer (1)Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1097 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre