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ISBN : 2266270923
Éditeur : Pocket (30/11/-1)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 38 notes)
Résumé :
C'est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d'un immense verger. Sa mère et elles viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines.
Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon.
Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  28 décembre 2016
Ce roman se lit comme on fait un puzzle.
On découvre la vie des personnages au détour d'un chapitre un peu au hasard comme on tire les pièces d'un puzzle. Et encore, quand on s'adonne à cette activité de patience, il convient d'abord de classer les pièces par nuance. Ici, dans ce roman, le mot « ordre » n'a pas vraiment sa place. C'est bien la première fois que je me dis que j'aurais très bien pu lire les chapitres dans le désordre sans que cela ne dérange ma lecture. le lire même en commençant par la fin et remonter tout doucement vers le début.
Bon, j'exagère peut être un peu.
Ça peut paraître déroutant cette organisation mais, étonnamment, on s'y fait plutôt vite et bien. Peu importe l'ordre de toute façon. le tableau final sera le même que vous le preniez par un bout ou par un autre :
Un tableau bucolique, qui exhale un parfum d'arbre fruitier au printemps, celui de la paille dans une vieille grange, ou encore l'odeur du gibier qu'on éviscère, qui rappelle aussi les semelles des bottes en caoutchouc incrustées de boue, les gelées de pommes et la musique de Chopin.
Une vieille bâtisse à colombages et toit de chaume, au milieu des cerisiers et des pommiers avec un banc devant la maison et deux femmes assises : Vera, et Anne. Deux femmes un peu meurtries qui auront bien besoin, tout comme la maison, d'être rafistolées !

Vera, la plus âgée, habite là depuis son enfance. A la fin de la deuxième guerre mondiale, alors qu'elles viennent de quitter la Prusse Orientale, sa mère et elle se sont réfugiées là en pleine campagne du nord de l'Allemagne, chez Ida et Karl.
Anne est la nièce de Vera. La jeune femme vient de quitter son mari infidèle et s'est installée chez Vera avec son fils Léon.
Chapitre après chapitre, on découvre un pan de leur histoire, à laquelle se mêle celle des voisins. Chaque pièce du puzzle raconte un événement, drôle ou dramatique, émouvant ou dérisoire, comme autant de souvenirs qui s'accumulent au cours d'une vie.

À l'ombre des cerisiers est plaisant à lire mais je ne suis pas sûre qu'il me laisse un souvenir impérissable.

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mollymon
  10 avril 2016
A la fin de la seconde guerre mondiale, Véra et sa mère qui ont fui la Prusse orientale arrivent en Allemagne du nord dans le Vieux Pays là où l'on parle le platt. Elles sont hébergées par une fermière qui accueille volontiers les réfugiés "polakcs" dans sa vaste demeure à colombages et au toit de chaume.
Les années ont passées et Véra devenue une vielle femme habite toujours la ferme, elle s'est attachée à la bâtisse tricentenaire, froide et inconfortable, s'y accroche comme une mousse à défaut de pouvoir y plonger ses racines. Elle y vit seule jusqu'à ce que de nouveaux réfugiés se présentent à la porte de la ferme; il s'agit d'Anne, sa nièce accompagnée de Léon son jeune fils et de Willy le lapin nain.
A travers l'histoire de ces deux femmes mal aimées et qui ont raté leur vie, se dessine une comédie douce-amère que Dörte Hansen à imaginée après avoir quitté le quartier branché de Hambourg Ottensen pour s'installer elle aussi dans "le monde des bottes en caoutchouc".
Entre histoire familiale, satire sociale et régionalisme, ce premier roman qui mélange les genres peine à trouver un juste équilibre . Autant l'histoire de Véra est touchante, autant celle d'Anne sonne creux et il est difficile de ressentir de l'intérêt pour cette jeune femme. La narration assez brouillonne, à la limite confuse rend parfois lecture malaisée.
Cependant, A l'ombre des cerisiers en fleur reste un roman agréablement léger et divertissant mais qui peut se montrer émouvant.
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Missnefer13500
  27 décembre 2016
Pour commencer je vais remercier Net Galley et les éditions Kero, maison d'éditions que j'aime beaucoup m'ayant permis de faire de belles découvertes comme Dans les pas du fils pour ne citer que celui ci , un énorme coup de coeur.
Cependant ici, je ne sais pas vraiment par quoi commencer.
En premier lieu, un résumé prometteur, une belle couverture, une histoire culturellement intéressante, le style l'est bien moins, trop factuel à mon goût. Une histoire déroutante dans laquelle j'ai eu beaucoup de mal à entrer.
Pour autant l'auteur traite de nombres thèmes d'actualité particulièrement séduisants et nous promène de 1945 à nos jours.
Nous suivons toute une petite famille, Karl, blessé de guerre et victime de stress post traumatique, Ida sa mère, Vera et Hildegard la sienne réfugies polonais, dans une cohabitation difficile qui deviendra houleuse et impossible par la suite, ceci dans la première partie du roman avant l'arrivée d ' Anne dans le paysage à l'époque contemporaine Nous avons droit parfois à quelques aller-retour dans le passé tant bien pour l'histoire de Vera que d' Anne afin que nous comprenions bien leur état d'esprit et la psychologie de leurs personnages
C'est une chronique assez triste de la vie à la campagne où tout semble être tiré au cordeau et où certaines personnes font tache en l'occurence Vera , l'ombrageuse et solitaire, la Pollock jamais vraiment acceptée.
C'est une histoire qui vante la valeur que l'on porte aux traditions, aborde sans fausse pudeur la solitude à travers les nuits tristes et solitaires, celles de Vera entre autres. C'est aussi celle d'une rencontre avec sa nièce Anne en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Deux femmes en realité plutôt fragiles, mais avec beaucoup de ressources, et solitaires qui vont faire connaissance et affronter ensemble une histoire familiale pleine de secrets et de non-dits.
Toutes deux vont devoir se faire confiance ce qui ne semble pas une mince affaire quand on est peu hors normes ,solitaire et sauvage . L'arrivée d' Anne dans le paysage campagnard, avec sa population aux idées préconçues, va perturber l'ordre des choses et Anne va devoir à son tour se faire accepter par la communauté. C'est l'histoire d'une reconstruction pour la tante et la nièce qui vont tisser une nouveau lien familial.
Dans ce roman l'auteure Dörte Hansen écorche au passage les citadins rêvant d'un retour aux sources écologique et salvateur. Ces passages sont assez drôles, l'approche assez caustique.
Malgré tous ces points positifs, je ne suis pas parvenue à m'attacher aux personnages, et malgré la triste histoire de Vera l' ombrageuse voire un peu asociale, et l'on comprend bien pourquoi, l'auteure n'est pas parvenue à m'émouvoir.
Que dire d' Anne que j'ai trouvée trop effacée et transparente et dont la place importante dans ce roman n'est pas à mon sens assez mise en valeur.
le petit Léon et ses petits amis issus de la famille Deere et leur mère si anti-conventionnelle, m'ont amusée et touchée, et je crois que mon personnage préféré est l'ami de toujours de Vera, Henrich.
Il faut noter la place importante de la maison dans cette aventure qui ancre physiquement dans un lieu et dans une lignée ancestrale, cette maison que l'on transmet, cette part d'héritage et de traditions.
Je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé, d'abord j'ai mis un temps infini à parvenir au terme de ce roman. Je vais tenir compte de quelques facteurs personnels particuliers qui m'ont ralenti, cependant, certains jours je me suis ennuyée en me demandant où l'auteur voulait bien en venir.
A la dernière page , je suis restée assez surprise réalisant que c'était terminé, je ne sais pas vraiment ce que j'attendais d'autre. C'est au bout que quelques secondes que j'ai réalisée qu'en fait tout était dit.

Lien : http://missneferlectures.ekl..
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Sabrinaaydora
  31 mai 2016
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Véra et sa mère se retrouvent décide de quitter la Prusse orientale en venant s'installer en Allemagne. Dans le « Vieux Pays » au nord, les habitants parlent le « platt », patois locale. Elles trouvent refuge chez une fermière, Ida Eckhoff, qui accepte ces réfugiées « Pollack ». Véra grandit dans cette grande demeure qu'elle se refuse de quitter.
Véra exerce en tant que dentiste dans ce même village, et vit toujours dans cette maison qu'elle refuse de quitter. Elle arpente les pièces et ne les modifie pas, gardant en mémoire les traces du passé. Malgré la froideur des murs, l'inconfort, elle se sent chez elle. Mais cette maison ouvre à nouveau ses bras pour de nouvelles personnes : Anne, la nièce de Véra et son fils Léon. Celle-ci vient se réfugier chez Véra suite à une situation conflictuelle dans son couple. Anne et Véra communiquent parfois par des silences entendus. Et à l'ombre des cerisiers se déroulent des moments difficiles aux émotions intenses.
Au travers de ces vies, l'auteure dresse des portraits mélancoliques, rudes, bruts de ses personnages. L'identité est un fil conducteur dans ce livre, mais aussi les liens familiaux, les liens humains dans une petite région d'Allemagne à la campagne. Les personnages y sont toujours dépeints avec respect.
Véra est sans doute le personnage le plus énigmatique : sa volonté de solitude, ses choix, ses décisions la rendent touchante, humaine. Les liens familiaux expliqués dans le livre sont un enchevêtrement d'histoires et de souvenirs épars et le plus souvent tristes. Véra a la personnalité de la maison qu'elle habite : froide et austère, mais qui regorge d'une chaleur insoupçonnée. Anne est un personnage plus secondaire qui m'a plu surtout dans sa pudeur. Quant à l'espièglerie de Léon, elle permet des touches apaisantes pour la famille.
Une quête d'identité sur fond d'histoires de femmes, permettant à plusieurs générations de s'exprimer à des époques différentes. Il sera plus question ici des séquelles de la Seconde Guerre mondiale, comme pour Karl, le fils d'Ida.
L'entrée dans le livre était complexe, car il y avait beaucoup d'informations diverses et importantes dès le début du livre, cela était parfois même lourd de reprendre le début du chapitre, mais au fur et à mesure, aidés de chapitres courts, on s'habitue au style de l'auteur et on est attentif aux détails comme les cerisiers, l'importance de la maison comme fondation de l'identité des personnages. Un livre fort, triste, mais touchant et puissant dans les émotions qu'il exprime.
Un petit mot sur l'objet livre : j'aime particulièrement celle ci qui donne à l'objet livre une beauté poétique.
Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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ddreambookine
  12 août 2016
Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.
« À l'ombre des cerisiers » est un roman contemporain ou l'intrigue n'en est pas réellement une, étant donné qu'il s'agit plutôt de suivre le quotidien de différents personnages. Malheureusement, j'ai toujours plus de mal à être totalement emportée dans ce genre d'histoire, comme s'il me manquait un intérêt quelconque, un objectif à atteindre. Mais malgré cela, les personnages ont réussi à me tenir jusqu'au bout, ce qui est un très bon point !
Nous allons donc découvrir Vera, personnage central de ce récit, qui à quitter la Prusse-Orientale avec sa mère à la fin de la Seconde Guerre mondiale alors qu'elle n'avait que 5 ans, afin de s'installer en Allemagne du Nord, dans le « Vieux Pays », trouvant refuge chez une fermière du nom d'Ida Eckhoff. Après la mort de celle-ci, quelques années plus tard, Vera refuse de quitter cette maison qui lui a ouvert ces bras, ou même d'y changer quoi que ce soit. Elle se sent chez elle, dans ces pièces froides et inconfortables qui lui ressemblent un peu.
Mais lorsque Anne et Léon, sa nièce et son fils, vont venir également trouver refuge dans cette même maison suite à sa séparation, les deux femmes vont devoir apprendre à communiquer. Que ce soit par de longs silences ou de discrètes attentions, elles vont trouver ce qui leur manquait à toutes les deux : une famille !
Vera, qui a mis sa vie personnelle de coté pendant tant d'années, n'a ni mari ni enfants. Léon va apporter un peu de bonheur et de vie à cette sinistre maison, mais également dans le coeur de Vera.
Ces deux femmes, qui donnent l'impression de se suffire dans leur simple vie, vont s'apprivoiser et découvrir qu'en réalité, elles se sentaient bien seules …
Beaucoup d'autres personnages vont également interagir. Tels que Karl, le fils d'Ida ; Hildegard, la mère de Véra ; ou encore Heinrick, voisin et ami de Vera. Et ces au travers de tous ces personnages que l'auteur aborde la vie à la campagne et ces a priori, les différentes relations sociales et familiales, la solitude, la trahison, le deuil, …
Dörte Hansen nous propose un récit plein de charme et de simplicité grâce à une plume douce et agréable à lire ! Elle nous transmet énormément d'émotions, non pas grâce à de nombreux dialogues, mais bien au travers de personnages très différents les uns des autres. Les descriptions sont donc nombreuses mais restent parfaitement équilibrées. J'ai eu un peu de mal à me familiariser avec les noms allemands, ce qui a rendu ma lecture légèrement chaotique par moments. Mais dans l'ensemble, je n'ai pas de réel « reproche » à faire à cette lecture. Mais pas non plus de grands compliments …
En bref : « À l'ombre des cerisiers » est un roman intéressant retraçant le quotidien de différents personnages aux caractères bien différents. Dörte Hansen arrive à nous transmettre énormément d'émotions sans user de dialogues interminables, bien au contraire. Malheureusement, les tranches de vie n'arrivent que rarement à m'émouvoir et à retenir mon attention. J'ai donc passé un bon moment avec cette lecture, mais on est très loin du coup de coeur …
Lien : https://ddreambookine.wordpr..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
DucalmeLucetteDucalmeLucette   05 juin 2016
C’était peut-être inné, quand on était venu au monde dans une de ces familles, qu’on était d’emblée partie intégrante d’une architecture à pans de bois. On connaissait sa place et son rang dans ce paysage où tout reposait sur l’ancienneté : d’abord venait le fleuve, puis le pays, puis les briques et les poutres en chêne, et enfin ces hommes aux noms anciens à qui appartenaient le pays et les vieilles maisons.
Tout ce qui était arrivé après, les bombardés, les expulsés, les gens las de la ville, les sans-terre qui cherchaient un pays, n’était que du sable apporté par le vent, de l’écume déposée par les vagues. Des nomades qu’on laissait sur les routes.
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   05 juin 2016
Elle n’avait toujours pas confiance en cette maison, mais elle ne lui permettrait pas de l’expulser, la régurgiter, la rejeter tel un corps étranger, à l’instar de tous ces réfugiés qui avaient quitté au plus vite les grandes demeures paysannes pour s’installer humblement, pleins de gratitude, dans leur petite maison des lotissements, et qui veillaient scrupuleusement à ne plus être à la charge de quiconque, leur vie durant.
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SabrinaaydoraSabrinaaydora   31 mai 2016
"Normalement, il était interdit de cueillir les fleurs de son jardin, elle ne plaisantait pas avec ça, mais les cinq premiers perce-neige allaient toujours dans ce petit vase, un pour chaque membre de la famille."
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   05 juin 2016
Les maisons comme celle-ci, les pères les construisaient pour leurs fils, et les fils les entretenaient et les conservaient pour leurs fils à eux, et jamais un fils ne s’était demandé si c’était ce qu’il voulait, lui. Quand est-ce que ça avait commencé, cette histoire de vouloir ? Quand s’était glissée l’erreur ? Quand avait surgi ce malentendu, cette idée que les fils de paysans pouvaient choisir leur vie ? Opter tout simplement pour celle qui semblait agréablement variée et confortable ?
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   05 juin 2016
Elle s’était échouée dans la maison d’Ida Eckhoff comme une noyée sur une île. Elle était toujours entourée de cette eau, et cette mer lui faisait peur. Il lui fallait demeurer sur cette île, dans cette ferme où elle ne pouvait certes pas prendre racine, mais où elle s’était accrochée, agrippée aux pierres, pareille à une mousse ou un lichen.
Ni croître, ni fleurir, juste rester.
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