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Natalie Zimmermann (Traducteur)
ISBN : 2259206670
Éditeur : Plon (19/11/2009)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Rome, 60 avant J.C.
Tandis que la cité romaine est sur le point de conquérir le plus vaste empire jamais connu, sept hommes se livrent une guerre sans merci pour le pouvoir. Cicéron, consul élu et parvenu, César, son redoutable et jeune rival, Pompée, le plus grand général de la République, Crassus, sa plus grande fortune, Caton, dangereux fanatique politique, Catilina, dont les mains sont déjà tachées de sang et Claudius, ambitieux et séducteur.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  07 août 2017
Rome 63-58 avant Jésus-Christ : au coeur du pouvoir
Robert Harris a écrit des romans très différents, mais tout aussi réussis les uns que les autres.
"Conspirata" est un thriller historique qui se déroule après les événements racontés dans "Imperium", mais on peut éventuellement commencer par ce titre : il y a un glossaire et des précisions concernant les personnages en fin de volume.
Le narrateur du récit, Tiron, ancien secrétaire esclave de Cicéron, y raconte les remarquables succès de son maître, lors notamment de la fameuse Conjuration de Catilina, mais aussi sa terrifiante descente aux enfers.
Car, dans cette lutte pour le pouvoir que se livrent les grands ambitieux de l'époque, tous les coups sont permis : achats des électeurs et des jurés dans les procès, recours à des prostituées, raccommodements de circonstance avec les ennemis d'hier, mariages arrangés, trahisons, chantages, assassinats... L'intrigue de ce thriller connaît de multiples rebondissements.
L'auteur est parfaitement documenté, il excelle à ressusciter des personnages exceptionnels et à représenter les scènes spectaculaires où ils s'affrontent.
Evidemment, Cicéron est présenté de manière trop avantageuse par son ancien secrétaire, alors qu'il a changé de camp : il était le défenseur du peuple dans "Imperium", il est devenu le meilleur soutien des nantis et des privilégiés dans "Conspirata" ; quant à Jules César, il y apparaît absolument machiavélique...
Un passionnant thriller historique.
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umezzu
  23 novembre 2015
Après Imperium, Robert Harris continue sa présentation des jeux de pouvoirs au sein de la société romaine du temps de la République en 60 avant J.C.
Son roman décrit les antagonismes naissants entre un général victorieux qui semble s'être ouvert la voie du pouvoir, soutenu par les patriciens, Pompei, un richissime usurier, amateur de sang, Crassus, et un jeune noble soutenu par la plèbe, dissimulateur et attendant son heure, César.
Autour de ce trio, où chacun épie l'autre et anticipe ses mouvements, on retrouve Cicéron, le héros d'Imperium, qui a réussi son entrée en politique, est devenu consul, mais se retrouve face des animaux politiques qui le dépassent de beaucoup. Son éloquence ne peut plus être sa seule arme. Tiron, le secrétaire particulier de Cicéron, continue de noter en sténo le fil des événements et voit son maître se muer en politicien rusé.
Un superbe roman, dont la matière est facilement transposable à notre époque, et qui par moments annonce l'Histoire. Comme l'écrit Robert Harris : « La plus grande grâce que nous accorde la Providence est sans conteste notre ignorance de l'avenir. Si nous connaissions à l'avance l'issue de nos espoirs et de nos projets, ou si nous savions comment nous sommes condamnés à mourir, imaginez combien cela gâcherait notre vie ! Au lieu de quoi, nous continuons à vivre au jour le jour, aussi inconscients que des animaux. Or toute chose finit par mourir ; aucun être humain, aucun système, aucune époque n'échappe à cette loi. Tout ce qui est sous les étoiles doit périr ; la roche la plus dure finit par s'émousser. Rien ne perdure, sauf les mots ».
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Bernardus
  01 décembre 2016
Ce livre est la suite du roman Imperium qui décrivait l'ascension politique fulgurante de Cicéron jusqu'à son élection au consulat. Ce roman prend la suite et nous raconte les années politiques romaines de -63 à - 58, de la gloire de Cicéron jusqu'à son exil. Nous y côtoyons tous les grands hommes de la fin de la République et leurs intrigues politiques et jeux de pouvoir. Il y a bien sûr la célèbre conspiration de Catalina, que Cicéron dût réprimer en tant que consul, allant jusqu'à faire exécuter les conjurés, ce qui aura des conséquences par la suite. Nous y voyons les jeux de pouvoir entre les grands hommes d'une République romaine qui se transforme en empire. La rivalité entre le sénat et le peuple. Les parcours du riche Crassus, du puissant Pompée et du rusé César. Pour les historiens et autres érudits, ce livre reste un roman historique avec tous les défauts attachés à ce style et la part inévitable d'imagination et d'approximation. Mais il y a des romans mieux écrits que d'autres et celui-ci en fait partie et pose de bonnes questions (Cicéron avait-il d'autres choix que de faire exécuter les conjurés ?). Une suite est prévue : Dictator, que je lirai également avec plaisir. Pour ceux qui apprécient, sachez que l'auteur a également écrit un autre roman : Pompéi, qui a été adapté au cinéma de manière calamiteuse. Je vous conseille ce livre. Bonne lecture !
Lien : https://www.facebook.com/rom..
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JM64
  06 juillet 2016
La suite de la progression de cicéron après "IMPERIUM" devient très pesante dans ce volume ou il se retrouve au milieu d'un nid de crabes très voraces (César, Pompée et autres) de pouvoir, narré par son son secrétaire personnel Tiron, qui est à mon avis le plus attachant des protagonistes. Lutte de pouvoirs, tentatives d'élimination....finalement la vie politique n'a pas beaucoup changé ! Robert Harris continu de me ravir. Bonne lecture
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Ellioth
  01 octobre 2018
On revit Rome, ses complots et ses ambitions. le portrait de Cicéron et de ses contemporains est criant de vérité, nous apprend des tonnes de choses sur cette période et sur la politique. Les liens du narrateur avec son maître, les affres du grand orateur, tout est formidable.
L'auteur réussit encore une fois à décrire avec brio la vie politique de Rome dans les dernières années de la République !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
thimiroithimiroi   09 août 2017
"On dit que l'accusé et sa femme ne sont pas restés les bras croisés, poursuivit Quintus, et qu'ils ne s'en sont pas tenus à leur or. Les lits ont grincé dans certaines grandes maisons romaines la nuit dernière, car certains jurés ont préféré recevoir leur paiement en nature - garçon ou fille. Il paraît que la soeur de l'accusé elle-même n'a pas chômé pour obtenir plusieurs votes."
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sweetiesweetie   17 février 2014
(...) il possédait la forme de courage la plus attirante, la bravoure des craintifs. Au bout du compte, n'importe quelle tête brûlée peut devenir un héros s'il n'accorde guère de prix à sa vie ni assez d'esprit pour évaluer le danger. En revanche, comprendre les risques, peut-être même commencer par se dérober, puis rassembler toute sa force d'âme pour les affronter - cela est de mon point de vue la plus louable des formes de courage. (en référence à Cicéron)
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umezzuumezzu   28 octobre 2014
La plus grande grâce que nous accorde la Providence est sans conteste notre ignorance de l'avenir. Si nous connaissions à l'avance l'issue de nos espoirs et de nos projets, ou si nous savions comment nous sommes condamnés à mourir, imaginez combien cela gâcherait notre vie ! Au lieu de quoi, nous continuons à vivre au jour le jour, aussi inconscients que des animaux. Or toute chose finit par mourir ; aucun être humain, aucun système, aucune époque n'échappe à cette loi. Tout ce qui est sous les étoiles doit périr ; la roche la plus dure finit par s'émousser. Rien ne perdure, sauf les mots.
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LillafriteLillafrite   22 mai 2010
- Il faut tout me dire, demanda Cicéron d'une voix posée. Tu comprends? Il me faut les noms, les lieux, les heures. J'ai besoin de savoir qui exactement va m'attaquer et où. Ne rien me dire équivaudrait à de la trahison.
- Et tout te dire ferait de moi un traître!
- Trahir le mal est une vertu, assura Cicéron en se levant.
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BlackwoodBlackwood   24 novembre 2018
Quand j’avançai timidement l’argument des stoïques en défense des augures – que si les dieux existent, ils doivent se soucier des hommes, et que s’ils se soucient des hommes, ils doivent nous envoyer des signes pour nous faire connaître leurs volontés –, il me coupa d’un rire.
— Sans aucun doute, les dieux, avec leurs pouvoirs immortels, devraient être en mesure de trouver des moyens de communication plus éloquents que des flocons de neige ! Pourquoi ne pas nous envoyer une lettre ?
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