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Henri Robillot (Traducteur)
EAN : 9782070308170
96 pages
Éditeur : Gallimard (13/05/2005)
3.38/5   30 notes
Résumé :
Qu'il décrive les morts sur les champs de bataille avec la précision glaçante d'un entomologiste, qu'il s'inspire de ses propres expériences pour raconter comment elle peut briser un homme ou qu'il mette en scène des soldats sur le point d'être démobilisés, Hemingway se livre à une dénonciation magistrale. Cinq nouvelles d'une grande force pour témoigner des atrocités de la guerre et de ses traumatismes indélébiles.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JIEMDE
  03 mai 2021
Pour bien démarrer "mai en nouvelles", j'opte pour ces cinq courts textes de « Papa » Hemingway, qui racontent la guerre dans sa dualité : l'horreur absolue des combats humains et le quotidien banal mais désenchanté des troupes en campagne. L'auteur qui fit la grande guerre et en couvrit plusieurs autres, parle de la mort, des morts et de ceux qui le sont presque, ou juste pas encore. Rien d'étonnant donc à y croiser Nick Adams au détour d'une page, double littéraire à peine caché d'Hemingway.
Dans un style simple et réaliste, avec une épure de mots caractéristique, il décrit les corps gonflés et éparpillés, leurs odeurs, les traces de vie antérieure éparpillées autour des cadavres lorsque les combats cessent. Il revient froidement sur ces choix que les militaires opèrent entre les soldats à sauver et les « presque morts » à abandonner.
Il dit aussi l'autre mort, celle de l'après-guerre, du retour, de l'oubli ou pire, de l'indifférence. La difficile rééducation et réparation des corps mutilés, l'impossible retour à la vie normale, le décalage entre la considération attendue par celui qui revient et celle témoignée par ceux qui l'accueillent.
Mais le plus intéressant dans ces nouvelles est leur construction en deux parties, débutant par des réflexions profondes et froides qui laissent ensuite la place à des dialogues vifs, parfois hors-sol, comme pour mieux illustrer l'absurdité du décalage des soldats avec la réalité qu'ils sont en train de vivre.
Comme Dorgelès et Dos Passos à son époque, ou Larry Brown et Tim O'Brien de nos jours, le réalisme du regard d'Hemingway sur la guerre est affolant. Donc indispensable.
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Esa
  26 mai 2017
La chose la plus magique avec les livres, c'est leur puissance pour nous faire voyager dans d'autres mondes, Et de nous partager des points de vue, des expériences vécues, comme si nous les avions aussi vécu finalement. Hemingway fait clairement parti de ces auteurs à la plume magique, et il a le talent de critiquer l'inexcusable à travers ses nouvelles : la guerre, la mort, la souffrance physique et morale.
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BVIALLET
  27 mars 2012
Ernst Hemingway s'est trouvé sur le front italien pendant la dernière année de la Première Guerre Mondiale. En reporter et écrivain, il a pris des notes assez personnelles, croquées sur le vif et montrant certains côtés un peu insolite du conflit. Ce livre comporte cinq textes. le premier « Histoire Naturelle des morts » est le plus fort, le plus dérangeant et le plus accusateur. Quoi de plus monstrueux que cette description minutieuse, clinique de la lente décomposition des cadavres abandonnés après le combat ? On ne sait plus qui ils sont, de quel pays ils venaient ni s'ils étaient amoureux, drôles ou intelligents. Ils n'ont plus rien d'humain. Ce ne sont plus que masse de chair qui se transforme, gonfle, noircit, s'oxyde, pourrit ou grouille de vers. le ton est froid, clinique, scientifique. Aucune emphase, aucun pathos. Un texte d'une puissance énorme, la plus magistrale condamnation de la boucherie que fut cette monstrueuse guerre de 14/18.
Les quatre autres nouvelles, n'en sont pas vraiment. Ce sont plutôt des instantanés, de petites scènes de vie sur le front ou au retour. le style s'affirme bien que l'on sente encore l'écrivain en herbe qui se cache derrière son avatar, Nick Adams. Intéressant, mais sans plus.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Thomas_Harnois
  30 octobre 2020
« Histoire naturelle des morts » ne sera pas encore une fois le livre d'Hemingway qui me convertira de manière absolue au génie de l'écrivain américain.
Hemingway traite ici de son expérience des champs de bataille et des atrocités qu'il y a vues mais de manière presque scientifique et détachée ce qui génère peu d'empathie au regard de l'intensité supposée des évènements vécus.
Il écrit plutôt ici comme un journaliste scientifique se cantonnant froidement aux faits.
Peu de dramaturgie donc et beaucoup d'absurdité dans les situations vécues, généralement assez inattendues.
Un livre plutot décevant qui m'a donc grandement laissé sur ma fin.
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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Jstrange
  26 août 2016
N'étant pas très nouvelle, le contenue ne pas forcément emballé, mais le style Hemingway est là, rendant ce recueille de nouvelle tout à fait agréable à lire.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   02 mai 2021
Il avait vécu longtemps au contact de la mort et il était un peu détaché du monde.
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JIEMDEJIEMDE   01 mai 2021
La plupart des hommes meurent comme des animaux, non comme des hommes.
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Videos de Ernest Hemingway (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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