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Jean Dutourd (Autre)
EAN : 9782070360079
148 pages
Gallimard (07/01/1972)
3.93/5   6038 notes
Résumé :
À Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. La chance l’a déserté depuis longtemps. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un marlin magnifique et gigantesque mord à l’hameçon. Débute alors le plus âpre des duels… Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (428) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 6038 notes

Nastasia-B
  30 juillet 2012
À la manière d'un évangile, le Vieil Homme et la Mer est une lecture à interpréter, ce qui est la définition même d'une parabole. L'histoire en soi ne présenterait pas grand intérêt si sa valeur allégorique ne nous tracassait point l'inconscient au point de nous questionner de la façon la plus intime.
Quelle est donc l'allégorie qu'a souhaité peindre Ernest Hemingway ? Je vais vous donner mon interprétation et, plus que jamais, elle n'engage que moi et ne signifie pas grand-chose.
Voici donc un homme pauvre, un homme du peuple, comme ils sont des millions, correction, des milliards sur la terre. Il s'échine à essayer de vivre de son travail. Les jours s'écoulent, pareils aux précédents, abîmant chaque jour un peu plus ses vieilles chairs et ses vieux os, dans un combat sans grand espoir, celui de la fortune. Pourtant, à force de s'efforcer, à force de savoirs et de savoir-faire, le vieil homme parvient à accumuler un petit trésor — son petit trésor.
Mais de ce trésor-là, il est écrit, et partout sur la terre, qu'il n'en jouira jamais, car pièce à pièce, il lui sera dérobé, soutiré, par des requins divers. Qui peuvent bien être ces requins ? je vous le laisse deviner. Peut-être bien que les gens impeccablement coiffés qui peuplent les banques et autres malfrats autorisés à dents longues se sentiront (un tout petit peu) visés, qui sait ?
Le vieil homme s'en ira, aussi nu qu'il était venu au monde, et en pleurant tout autant sur ce qui lui arrive que lorsqu'il était nourrisson fraîchement sorti des entrailles chaudes et moelleuses de sa mère qui lui avaient fait croire à une vie facile.
Ce livre a donc une saveur plus aigre que douce, le Vieil Homme Est Amer, en somme, mais n'est-ce pas notre lot à tous ? Aussi a-t-il vu la vraie beauté ; le soleil qui scintille, la mer irisée, le beau poisson arc-en-ciel… le reste n'est que bagatelle. Demeure la fierté du travail accompli dans le cours de sa maigre vie et la sensation, vague, que la chance, au lieu d'un mince clin d'oeil, aurait pu lui sourire jusqu'au bout…
Au-delà de cette valeur allégorique sublime qui donne tout son intérêt à l'ouvrage, je suis un peu plus dubitative sur l'écriture, la magie du verbe et le plaisir purement littéraire de cette lecture. Personnellement, je n'y ai pas trouvé tout mon compte, d'où mes trois étoiles seulement, bien que certains passages soient d'une poésie minimaliste et épurée qui confine à l'art extrême-oriental, mais tout ceci n'est que mon misérable avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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tiptop92
  21 juin 2020
Ernest Hemingway - le Vieil Homme et la Mer - 1952 : On prête souvent aux génies des intentions qu'ils n'ont pas. Ainsi sur la fin de sa vie quand Picasso traçait un trait sur une toile, tout le monde y voyait l'expression d'une interrogation sur l'au-delà ou une matérialisation de la frontière entre la vie et la mort. L'artiste lui n'y voyait qu'un trait sur une toile et surtout une façon de faire facilement des liquidités en profitant d'un nom devenu au fil des années une véritable mine d'or. C'est un peu la même chose ici, tous les sens ont été donnés à ce livre mais l'allégorie de l'homme face à son destin est l'interprétation la plus souvent reprise par tous ceux qui l'ont commenté. Pourtant de l'avis même d'Hemingway ce n'était qu'un livre sur la pêche et le vieil homme un des compagnons qui l'accompagnaient sur les flots pour vivre cette passion remontant à son adolescence. Evidemment comme il s'agissait de son dernier livre il était facile d'interpréter psychologiquement le combat du pécheur contre les requins et de prétendre que cet engagement homérique avec la mer portait en lui les fruits d'une défaite contre le temps qui passe. L'homme au crépuscule de sa vie prenait enfin sa proie la plus formidable mais faute d'avoir encore les forces de sa jeunesse, il devait l'abandonner non sans combattre aux prédateurs qui peuplaient les grands fonds marins. le vieil homme ne sombrait pas dans le désespoir mais il se résiliait avec fatalisme au sort commun à tous les êtres humains. Car cette vie il faut bien le dire est faite de grands bonheurs certes mais elle est surtout pourvoyeuse de chagrin et de terribles déceptions. "Le vieil homme et la mer" est un chef d'oeuvre erratique qui démontre encore une fois qu'il suffit d'un personnage et de quelques pages habitées pour marquer durablement les lecteurs. En ces temps de surenchère on remplace souvent la qualité par la quantité. Noircir des centaines de feuillets correspond au cahier des charges boursouflé d'une époque déboussolé par l'immensité de l'offre littéraire. Ne voit-on pas des personnes posséder plus de trente mille livres dans leur lecteur numérique. Qui peut lire trente milles livre dans sa vie ? La simplicité de ce petit bouquin malgré le drame qu'il relate est réconfortante, sa brièveté le classe parmi ces plaisirs rapides qu'on prend à deux au coin d'une porte cochère, plaisir fugace qu'on garde toute sa vie en mémoire. "Le vieil homme et la mer" est le mémorandum indispensable d'une littérature américaine tellement foisonnante qu'il est difficile d'en sortir les oeuvres prépondérantes. Avec ce livre Hemingway fermait ici le dernier chapitre d'une carrière qui fit de lui un grand écrivain mais surtout un des grands hommes de ce terrible vingtième siècle… bouleversant
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JacobBenayoune
  07 novembre 2015
"Le vieil homme et la mer" est l’un de ces courts romans à l’effet durable comme "L’étranger" de Camus où "La faim" de Hamsun ; ce genre de livre qu’aimait lire Kafka. D’ailleurs, il est un livre populaire de grand mérite littéraire qui constitue une œuvre de maturité pour Hemingway et qui englobe la somme expérimentale de l’homme et de l’écrivain. Le roman est rédigé en 1951, et par conséquent sa dernière œuvre majeure, celle qui a convaincu le comité Nobel à lui décerner le prix de l’année 1954. Il s’agit d’un roman sublime, une œuvre achevée et profonde écrite avec une simplicité surprenante dans un style sobre sans artifice qui peut se lire d’un seul trait (il faut avouer qu’il est captivant et passionnant) et qui respecte le concept d’économie en vogue à cette époque littéraire.
Dans ce roman, on poursuit l’aventure d’un pêcheur, qui plus est un vieillard, qui part à la pêche plein d’espoir et d’enthousiasme après une longue série de malchance. (Deux éléments qui pourraient rebuter beaucoup de lecteurs : la pêche, le personnage du vieillard). Le métier de pêcheur a marqué le corps et l’esprit du vieillard. Ce dernier affiche un stoïcisme exemplaire (" Si tu peux, fais que ton âme arrive,/A force de rester studieuse et pensive,/Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté/(…)/Gémir, pleurer, prier est également lâche./Fais énergiquement ta longue et lourde tâche/Dans la voie où le Sort a voulu t'appeler,/Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler." La Mort du loup, Vigny) vis-à-vis l’indifférence de la nature et des hommes (sauf le petit garçon magnanime) et une vision optimiste de la vie (au contraire de son auteur qui, trop pessimiste, a choisi de mettre fin à sa vieillesse malheureuse). Malgré son indigence et les difficultés d’un métier trop épuisant pour son âge, le vieillard cabochard continue avec persévérance son combat tout seul, avec fierté, contre la malchance et les requins opportunistes avec un héroïsme viril impressionnant qui nous rappelle le héros de Montherlant dans "Les Bestiaires", un héroïsme à la Joe Dimaggio (son modèle dans le roman) qui joue en dépit de sa blessure. Le vieil homme a su meubler sa solitude par ses monologues à haute voix. Et chose curieuse, on ne s’ennuie pas le moins du monde en suivant le pêcheur qui parle à lui-même, qui parle aux poissons aussi comme s’ils étaient de véritables personnes. Il admire ce poisson courageux qui combat pour sa vie ; il mérite tout respect au contraire de ces requins.
"Le vieil homme et la mer" est un très beau texte sur la solitude, la vieillesse, l’espoir, la résistance de l’homme et sa relation avec Dieu. Hemingway a traité tous ces thèmes avec économie et simplicité (il se permet même de commencer son roman par la phrase « il était une fois » ; peu importe quand, l’homme est plus important). On considère souvent cette œuvre comme un livre ouvert à plusieurs interprétations comme l’est d’une manière automatique "La ferme des animaux" d’Orwell, ce genre de livres qui sont des allégories politiques. En ce qui me concerne, je n’aimerai pas souiller une œuvre aussi belle, aussi profonde par des interprétations politiques pour la simple raison de donner une profondeur factice au roman sous prétexte qu’il est terre-à-terre ou ennuyeux sans notre recours. L’histoire de ce roman est simple, certes, un vieillard qui veut pêcher un gros poisson, c’est tout, (et qu’est-ce que l’histoire d’Anna Karénine ? une femme mariée qui s’ennuie, qui aime un autre et qui se donne la mort). L’essentiel n’est pas là. C’est le comment, la manière de raconter qui prime. Comment captiver un lecteur avec cette histoire ordinaire si ce n’est avec la force de la narration, le réalisme des répliques du vieillard et son esprit simple et la portée universelle qu’Hemingway lui apporte. Hemingway confirme son statut de grand romancier « pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne » (le comité Nobel). Ce roman est un aphorisme.
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Ellane92
  02 octobre 2015
Le vieux Santiago a la poisse : voilà des semaines qu'il ne ramène aucun poisson dans sa barque. le Petit, qui l'accompagne partout, doit à présent aider sur un autre bateau, sur ordre de son père. Alors le vieux Santiago part tout seul.
Il ne peut pas rentrer les mains vides, pas une nouvelle fois, alors il va plus loin que les autres bateaux de pêche pour tendre ses lignes. Et cette fois-ci est la bonne : le plus grand espadon du monde vient de s'enferrer sur ses hameçons. Mais ramener une bête comme celle-là est une lutte de longue haleine.

A chaque fois que je lis "Le vieil homme et la mer", je me dis "ce coup-ci, c'est le bon, il n'y aura pas de requin". Quand le premier parait et qu'il se prend un coup de harpon, j'espère encore que les autres n'attaqueront pas. Quand Santiago se débarrasse des deux suivants, perdant toutes ses armes… Mais non, ça ne finit jamais et ce foutu espadon, si fier et noble, ce frère battu à la loyale et haute lutte, fini toujours dévoré par les charognards jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien que la tête et les arrêtes.
Ce que j'aime ce livre d'Ernest Hemingway !! le combat du vieux pêcheur ne se fait pas successivement contre un espadon puis des requins, mais contre la vie, la malchance, le sort. La lutte avec le bel espadon est pleine de noblesse, invitant Santiago à déployer toutes ses forces et à profiter de toute son expérience de pêcheur, à se dépasser. Celui avec les prédateurs est sans issue, on le sait dès le départ. Santiago n'a aucune chance de venir à bout des prédateurs, mais il luttera jusqu'au bout, pour "son frère l'espadon", parce qu'il est ce qu'il est.
Le personnage de Santiago tient du héro tragique, qui transcende la malchance et l'acharnement au travers de son acception digne et humble à la fois de son sort. Il me fait penser à toutes ces vieilles gens, qui marchent le front haut, qui n'ont presque plus rien et à qui on pique le peu qu'ils ont encore. le livre est magnifique et le personnage magistral. A lire et relire, puis à relire encore une fois… Vas-t'y savoir, gamin, si la prochaine fois, il n'y avait pas de requin…
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Gwen21
  25 septembre 2013
Je n'ai jamais aimé la pêche...
Un homme pour commencer : vieux, fragile, affaibli, "détruit mais invaincu" vogue sur sa barque parce qu'il "est né pêcheur", que c'est ce qu'il sait faire, ce qu'il fait, ce qu'il fera jusqu'à son dernier souffle. Seul, dans sa barque, sans plus avoir le recours d'une assistance jeune et affectueuse auprès de lui, l'homme est dans sa barque, coque de noix posée sur le grand océan.
Un océan pour poursuivre : vaste, immense, dur, un véritablement monde de requins et de méduses, peuplé aussi de bêtes magnifiques, tel l'espadon, qui apportent à l'homme nourriture, émerveillement et orgueil.
Une lutte entre l'espèce humaine et l'espèce animale dans un environnement naturel liquide, profond, à la fois source de vie et de mort. Un duel entre un homme et la mer, incarnée par un poisson immense, plus grand que la barque de l'homme. Une lutte entre la possession et la dépossession ; la survie et le besoin de vaincre face à la domination du plus fort, du plus féroce, du plus prédateur.
Je n'ai jamais aimé la pêche ; d'ailleurs, je ne comprends pas comment on peut aimer la pêche.
Pendant la lecture des 149 pages de ce roman aux allures de conte philosophique, mon cerveau a continuellement oscillé entre deux niveaux de lecture : le figuratif (les gestes de la pêche, la lutte pour tuer le poisson, les petites habitudes familières entre le "vieux" et le "gamin"...) et le psychologique sans jamais réussir à se fixer durablement sur l'un ou l'autre et ma lecture en a été compromise.
Cette oeuvre est hissée tellement haut dans l'estime des lecteurs depuis des décennies que, c'est plus fort que moi, je m'attends à chaque page à être transcendée par le style de son auteur et/ou sa narration et, hélas, je n'ai pas été transcendée, ni même touchée à vrai dire.
Je n'ai jamais aimé la pêche ; je m'y suis toujours ennuyée... une fois de plus, ça s'est vérifié.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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vhannanvhannan   17 octobre 2012
Il eut beau pomper tant et plus, rien ne se produisit. Le poisson s'éloigna lentement et le vieux ne put le hisser d'un centimètre. Sa ligne était solide et faite pour les grosses prises. Cependant, elle était si tendue contre son épaule que des gouttelettes en jaillissaient. Le filin émettait dans l'eau une espèce de sifflement sourd; le vieux halait toujours, s'arc-boutant contre le banc et se penchant en arrière pour mieux résister. Le bateau commença à se déplacer doucement vers le nord-ouest.
Le poisson tirait sans trêve; on voyageait lentement sur l'eau calme. Les autres appas étaient toujours au bout de leurs lignes; il n'y avait qu'à les laisser. Je voudrais bien que le gosse soit là, dit le vieux tout haut. Me voilà remorqué par un poisson à présent et c'est moi la bitte d'amarrage ! Si j'amarre la ligne trop près, il est foutu de la faire péter. Ce qu'il faut, c'est se cramponner rant que ça peut et donner du fil tant qu'il en demande. Dieu merci, il va droit devant lui, il descend pas.
"Qu'est-ce que je fais si il se met dans la tête de descendre? Je me le demande. Qu'est-ce que je fais si il coule et si il crève? je ferai quelque chose. Y a plein de chose que je pourrai faire."
Il maintenait la ligne contre son dis et guettait l'inclinaison qu'elle gardait dans l'eau; pendant ce temps-là, le bateau voguait à bonne allure vers le nord-ouest.
"Ça, ça sera sa perte, pensa le vieux. Il peut pas mener ce train-là à perpète."
Quatre heures plus tard, le poisson nageait toujours, en plein vers le large, remorquant la barque, et le vieux s'arc-boutait toujours de toutes ses forces, la ligne en travers du dos.
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kathykathy   16 mars 2012
- Eh bien, alors, bonsoir. Je te réveillerai demain matin.
- C'est toi qu'es mon réveille-matin, dit le gamin.
- Moi, c'est mon âge qu'est mon réveille-matin, dit le vieux. Pourquoi que les vieux se réveillent tôt? C'est-y pour avoir des jours plus longs?
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pragmatismepragmatisme   16 octobre 2010
Il appelait l'océan la mar, qui est le nom que les gens lui donnent en espagnol quand ils l' aiment. On le couvre aussi d'injures parfois, mais cela est toujours mis au féminin, comme s'il s'agissait d'une femme. Quelques pêcheurs parmi les plus jeunes, ceux qui emploient des bouées en guise de flotteurs pour leurs lignes et qui ont des bateaux à moteur, achetés à l'époque où les foies de requin se vendaient très cher, parlent de l'océan en disant el mar, qui est masculin. lls en font un adversaire, un lieu, même un ennemi. Mais pour le vieux. l'océan c' était toujours la mar, quelque chose qui dispense ou refuse de grandes faveurs ; et si la mar se conduit comme une folle, c' est parce qu' elle ne peut faire autrement : la lune la tourneboule comme une femme."
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labidi_lyndalabidi_lynda   26 décembre 2015
"On devrait jamais rester seul quand on est vieux, pensa-t-il. Mais c'est inévitable"
"La veine, c'est quelque chose qui se ressemble jamais deux fois de suite. Bien malin qui la reconnaît."
"Il embrassa la mer d'un regard et se rendit compte de l'infinie solitude où il se trouvait."
"Ça m'empêchera pas de le tuer, dit-il; tout superbe et formidable qu'il soit."
"Les premières étoiles se montraient.[...] bientôt toutes ses amies lointaines parsèmeraient le ciel. - Le poisson aussi est mon ami, dit-il tout haut.[...] Pourtant faut que je le tue. Heureusement qu'on est pas obligé de tuer les étoiles !"
"Dans la cabane, là-bas, tout en haut, le vieux s'était rendormi. Il gisait toujours sur le ventre. Le gamin, assis à côté de lui, le regardait dormir. Le vieux rêvait de lions."
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NEOAFRICAINNEOAFRICAIN   09 octobre 2014
"Quand le vieil homme avait-il atteint l'humilité? (..) Il savait que ce n'était pas honteux. Sa vraie fierté,il ne l'avait nullement perdue."

"C'est beau l'océan, c'est gentil, mais ça peut devenir bougrement brutal en un clin d'oeil"

"C'est très bien d'avoir de la veine, mais j'aime encore mieux faire ce qu'il faut. Alors quand la veine arrive, on est fin prêt."

"D'ailleurs, pensa-t-il, tout le monde tue d'une manière ou de l'autre. La pêche me tue au moins autant qu'elle me fait vivre."

"Mais l'homme ne doit jamais s'avouer vaincu, dit-il. Un homme, ça peut peut être détruit, mais pas vaincu" ( La meilleure citation !)
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Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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