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Jeanine Delpech (Autre)
EAN : 9782070363520
305 pages
Éditeur : Gallimard (16/03/1973)
3.54/5   63 notes
Résumé :
Quand le terrain fut libre, je me mis sur un genou, vis le koudou à travers l'ouverture, m'émerveillant de sa taille, et puis me rappelant que cela ne devait pas avoir d'importance, que c'était la même chose que n'importe quel coup de feu, je vis la perle centrée exactement où elle devait être, juste au-dessous de l'épaule, et je pressai sur la détente. Au bruit, il bondit et entra dans le fourré, mais je savais que je l'avais touché. Je tirai sur du gris qui se mon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  19 mai 2012
C'est, après avoir connu la gloire avec son roman le soleil se lève aussi, et, dans une époque charnière entre son dégoût de la guerre de 14-18 et son engagement contre la guerre civile d'Espagne qu'Ernest Hemingway (écrivain,poète,nouvelliste et journaliste américain couronné par la suite par le prix Pullitzer pour le vieil homme et la mer le Prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre) a écrit Vertes collines d'Afrique.
Passionné de chasse,de pêche et de nature, il conte, dans ce récit autobiographique, ses exploits de chasseur. Une chasse au gros gibier vers le sud du Kenya chez les Masaïs (au cours d'un safari avec femme,chauffeur,guide et compagnons de route de différentes nationalités).
Ernest Hemingway, dans une langue colorée, parfois poétique, parfois sobre ou imagée (ex:"la brune rift valley" à la route de sable rouge" avec en toile de fond "le scintillement du lac Manzara" ou "la route était une piste par dessus des gradins de rochers épais,usée par les pieds des caravanes et les troupeaux") nous relate les paysages sublimes africains et (parfois lorsqu'ils ne sont pas poussière) leurs vertes collines (aux forêts touffues).Il oppose le statut des chasseurs parvenus (aux discussions intellectuelles élaborées:de bons mots ironiques sur les écrivains de l'époque) aux simples guides miséreux (et les tribus locales dénuées de tout) attirés par l'appât du gain (mépris des "Nègres" et "Indigènes" au dialecte frustre?). Dans un désir écologique, il dénonce toutefois "l'étranger qui détruit, coupe les arbres" et épuise la terre alors que les indigènes vivent là en harmonie.
Son angoisse de mort est ici transcendée dans ce sport (pour lui) valorisant qu'il voit comme une compétition avec gain de trophées (en cornes) plus qu'une tuerie et le partage d'une passion dans un groupe uni par le même désir de traque; un séjour qui s'apparente (pour lui) à une quête du bonheur dans un paradis terrestre peuplé de koudous,rhinocéros,buffles,pintades....
Le registre émotionnel est riche entre attente,douleur de la marche,excitation,découragement,joies de la victoire, fierté. L'ironie est omniprésente dans cette chasse au "koudous".
Vertes collines donne au lecteur de bonnes indications sur la personnalité narcissique voire exhibitionniste d'Hemingway oscillant entre prestige et désespoir, mais j'avoue ne pas avoir apprécié (n'aimant pas spécialement la chasse, mais ce livre est un livre familial) le rituel du dépeçage et les plaisanteries du style: les hyènes touchées dans leur chair qui tournent en rond et, folles de douleur, se délectent de manger leurs propres intestins. Sadique Hemingway (par ailleurs fan de courses taurines)? On ne peut que se réjouir que la sagesse diffusée (quelques années plus tard) dans le vieil homme et la mer, (où le vieil homme apparaît victorieux dans sa défaite) ne vienne contrebalancer ces vertes collines entachées de sang! A moins que la sagesse, justement, ne soit d'admettre son propre passé et ses propres failles?
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DD78
  05 juin 2018
Comme j'ai lu il n'y a pas très longtemps la biographie (déguisée) d'Ernest Hemingway, j'ai eu envie de me plonger de nouveau dans son oeuvre. Bizarrement, j'ai choisi l'un de ses récits africains, "les vertes collines d'Afrique", dans lequel il nous conte l'une de ses campagnes de chasse en Tanzanie. On se retrouve vite plonger dans cette ambiance africaine si particulière, entre chaleur étouffante, masaïs souriants, guides nonchalants et paysages sublimes...
Le problème, c'est que ce n'est pas très passionnant : la chasse au koudou, et bien on s'en fout un peu, surtout lorsqu'on en est à la 10ème traque, et qu'on nous a décrit pendant 3 pages le théâtre des opérations. Il faut donc plutôt voir ce livre comme le témoignage d'un monde disparu, où les territoires pouvaient encore être inexplorés, et où la chasse aux grands animaux était aussi naturelle que ses courses au supermarché. Cela m'a d'ailleurs un peu gênée, cette course effrénée pour tuer le plus gros animal, et accessoirement en mettre plein la vue à ses camarades de chasse. Bref, pas mon meilleur Hemingway.

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sylvie2
  02 août 2012
Les collines vertes d'Afrique racontent le safari qu'Hémingway a fait au Kenya et au Tanganyika (actuelle Tanzanie) entre 1933 1934.
Tout le calme de la savanne africaine se retrouve dans ce petit livre. Mais les description des soirées à boire le whisky me semblent parfois bien longue même si elles rapellent un fait bien réel.
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JMLire17
  03 septembre 2017
Ce récit, c'est Hemingway; le chasseur, le chasseur qui veut son trophée, le chasseur jaloux de la prise des autres, le chasseur qui peste contre l'inefficacité des guides africains, le chasseur qui poursuit les animaux blessés, le chasseur qui étanche sa soif au whisky, le soir dans la tente, le chasseur " vantard " comme il le dit lui-même. C'est l'homme Hemingway dans ses excès. Quelques pages sur la littérature, sur l'art d'écrire, quelques disputes avec sa femme dénommée PVM pour Petite Vieille Maman, pour des futilités, vite oubliées, peu de belles descriptions sur l'Afrique, si ce n'est sur les Maasaï. En débutant ce livre, vous vous dites " super" un Hemingway, et vous êtes déçus, pour peu que vous n'aimiez pas la chasse. Heureusement que les pays d'Afrique ont en général troqué la chasse contre les safaris photos.
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chboun
  31 août 2021
Bien que le sujet soit peu ragoutant, l'auteur nous promet de belles envolées lyriques sur les terres verdoyantes et giboyeuses d'Afrique. le ton paternel, bon enfant du personnage principal, ainsi que le suspense inerrant à la chasse dont on se prend au jeu, nous guide et nous divertit de bout en bout sans en avoir l'air et nous terminons repus en sachant que nous venons de lire une bien belle histoire.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
DD78DD78   05 juin 2018
Maintenant, roulant sur la route sablonneuse, avec les phares qui accrochaient les yeux des oiseaux de nuit qui restaient accroupis sur le sable jusqu'à ce que la masse de l'auto fût sur eux, et ils s'envolaient alors dans une molle panique ; passant devant les feux des voyageurs qui marchaient tous de jour vers l'ouest, abandonnant la région de famine qui s'étendait devant nous, le bout de mon fusil appuyé sur mon pied, la crosse dans le creux de mon bras gauche, une gourde de whisky entre les genoux, versant le whisky dans une timbale que je tendis dans l'obscurité, par dessus mon épaule, à M'Cola pour qu'il y mette de l'eau, je bus le premier whisky de la journée, le meilleur qui soit, et regardant les fourrés épais que nous longions dans l'obscurité, sentant le vent frais de la nuit et respirant la bonne odeur de l'Afrique, j'étais entièrement heureux.
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brigittelascombebrigittelascombe   18 mai 2012
Bien sûr on ne pouvait pas gagner sa vie ici.Tout le monde avait expliqué cela.Les sauterelles venaient manger vos récoltes et la mousson faisait défaut,et les pluies ne tombaient pas,et tout séchait sur place et mourait.Il y avait des tiques et les mouches pour tuer le bétail,et les moustiques vous donnaient la fièvre et vous attrapiez peut-être la dysenterie.Votre bétail crevait et vous vendiez votre café pour rien.Il fallait être Indien pour gagner de l'argent avec le sisal et,sur la côte,chaque plantation de noix de coco représentait un homme ruiné par cette idée ou gagnant de l'argent avec le copra.Un chasseur blanc travaillait trois mois de l'année et buvait pendant douze et le gouvernement ruinait le pays au bénéfice des Hindous et des indigènes.C'était ce qu'ils vous racontaient bien sûr.
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oliviersavignatoliviersavignat   12 juin 2020
Tout seul avec la douleur pendant la nuit après cinq semaines sans sommeil, je pensais soudain à ce qu'un cerf doit éprouver si vous lui brisez l'épaule et qu'il prend la fuite et, durant cette nuit, je restai étendu et ressentis le tout depuis le choc de la balle jusqu'à la fin et, délirant un peu, je me dis que ce que je supportais était peut-être un châtiment pour tous les chasseurs.
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PiertyMPiertyM   26 mars 2014
Tout passe et tout lasse, les nations, les individus qui les composent, autant en emporte le vent. Il ne reste que la beauté, transmise par les artistes.
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brigittelascombebrigittelascombe   18 mai 2012
La guerre est un des plus grands sujets et sans aucun doute un des plus difficiles à traiter sincèrement et les écrivains qui ne l'ont pas vue sont très jaloux et cherchent à la faire paraître sans importance,ou anormale ou morbide tandis que,en réalité,c'est simplement quelque chose d'irremplaçable qui leur a échappé.
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Videos de Ernest Hemingway (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ernest Hemingway
Ernest Hemingway : Le Soleil se lève aussi lu par Michel Bouquet (1957 / France Culture). Photographie : L'écrivain américain Ernest Hemingway (1898-1961). • Crédits : Bettmann / Contributeur Editorial - Getty. Diffusion sur France Culture le 30 septembre et les 1er et 2 octobre 1957. Émission "Lecture du soir". Traduction de Maurice-Edgar Coindreau. Lecture par Michel Bouquet. Dans le Paris des années 20 et aux fêtes de San Fermín de Pampelune, Jake Barnes, le narrateur du roman, ainsi que Lady Brett, Robert Cohn, Mike Cambpell et Bill Gorton prennent vie grâce à une lecture de Michel Bouquet. Édité en 1926, "Le Soleil se lève aussi" d'Ernest Hemingway fut publié chez Gallimard dans la traduction de Maurice-Edgar Coindreau en 1933. Dans la préface qu'il donnait à cette édition française, Jean Prévost écrivait ceci : « Ce roman dont les héros – y compris la femme – boivent et sont ivres à presque tous les chapitres ; ce roman dont presque toutes les descriptions offrent les voiles de l'ébriété agréable, ou les terribles feux tournants de l'ivresse emportée, ne le prenez pas comme le récit de vacances de quelques Américains en France et en Espagne, ni comme un livre pittoresque. Ce narrateur si bref et si désinvolte lorsqu'il parle de lui, et qui raconte à mots couverts un accident de guerre dont il jure à tous ne pas se soucier, ne le prenez pas au mot un instant. Le ton dégagé avec lequel il parle de cette femme et de ses amants, écoutez-le avec plus de soin, et devinez enfin ce qu'il cache. Ce que peint cette voix indifférente, et de temps en temps éraillée, c'est l'enfer. »
00:00 : 1ère partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la première des trois parties, constituée des cinq premiers chapitres du roman.
57:14 : 2ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la deuxième des trois parties, entre les premières pages du treizième et la fin du seizième chapitre du roman.
01:57:55 : 3ème partie : Lecture partielle du roman d'Ernest Hemingway par Michel Bouquet dont nous écoutons la troisième et dernière partie, qui s'ouvrait sur une bagarre que l'on trouve au chapitre 17 du roman. Curieusement, si cette lecture se poursuivait très logiquement par le chapitre 18, elle s'achevait là. Les auditeurs étaient donc privés du dix-neuvième et dernier chapitre, et des derniers mots qu'Hemingway avaient laissés à Brett et Jake :
« — Oh, Jake, nous aurions pu être si heureux ensemble ! — Eh oui ! C'est toujours agréable à penser. »
Source : France Culture
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