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Laurence W. Ø. Larsen (Traducteur)
EAN : 9782847201093
363 pages
Éditeur : Gaïa (16/01/2008)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Lorsque la journaliste Rikke Lyngdal, envoyée spéciale en Irak, est enlevée par un groupe de terroristes qui exigent le retrait des troupes danoises de leur pays, le monde entier est suspendu à son sort. Toutes les chaînes de télévision retransmettent la scène au cours de laquelle l'un des ravisseurs lui sectionne une partie du petit doigt. L'émotion est à son comble. Aussi est-elle considérée comme une héroïne nationale et reçoit un accueil triomphal au Danemark, a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
christinebeausson
  10 janvier 2014
Ce livre n'est pas une oeuvre littéraire exceptionnelle mais c'est une réflexion sur les politiques d'immigration qui elle, est exceptionnelle et très bien documentée.
ATTENTION ce livre est dangereux : Il pose des questions et incite à réfléchir !
L'auteur est un journaliste danois. Les sujets abordés sont eux universels !
Est ce possible qu'en France aussi, il existe des patrons de presse capables de ne penser qu'à ses lecteurs types, symbolisés par des personnages en carton.... Et qui ne publieront que ce qui interpelle cette caricature, ce qui est sensé le conforter dans ce qu'il est, dans ce qu'il pense, le but étant de rentabiliser le journal, et surtout pas de transmettre une information qui pose question !
Vous rendez vous compte, l'information pourrait faire réfléchir, pourrait servir à éduquer, à former un vrai sens critique, et pas seulement à faire du fric !
Est ce possible qu'en France aussi, on oublie que souvent les terroristes sont des victimes d'enchaînements "à la con" qui font d'une banale situation de conflit, le début d'un drame humain que certains s'empresseront d'utiliser à des fins assassines car l'incompréhension conduira à des actes d'humiliations et pour finir même de tuerie, alors que les instigateurs, les meneurs resteront bien à l'abri dans leurs murs d'absolutisme et de donneurs de leçons !
Vous rendez vous compte, la réflexion et l'éducation pourraient amener à ne pas réagir n'importe comment et à prendre en compte nos différences, sans condamner l'autre mais à l'accepter, et en même temps à ce qu'il nous accepte tel que nous sommes nous aussi.... Ça doit s'appeler le respect mutuel je crois !
ATTENTION ce livre fait peur : ce qui est décrit là, pourrait se passer dans n'importe quel pays européens. Les dérives de la presse, les discours qui dérapent vers des zones nauséabondes peuvent être repérés dans toutes nos démocraties.
ATTENTION ce livre ne raconte pas une histoire : "ce roman est une fiction. Tous les personnages sont imaginaires et morgenavisen Danmark n'existe pas. Toute ressemblance avec des personnes, des institutions ou des médias existants n'est, comme l'écrivain allemand Heinrich Böll l'a exprimé, ni intentionnelle ni fortuite, mais tout simplement inévitable. Certains des propos attribués aux personnages sur la politique, la presse ou les immigrés ont été officiellement tenus par des personnes réelles au Danemark, tout comme certaines déclaration sont été formulées dans d'autres contextes, dans les médias danois et internationaux. " (extrait de la postface du roman)
Ce livre est une peinture de notre époque, que cette postface résume très bien. Puisse l'avenir nous conduire vers des solutions prenant en compte les problèmes posés mais sachant leur proposer des voies qui ne heurteront pas nos consciences et ne nous feront pas renier notre passé et nos valeurs morales.
Essayons de démentir le refrain de ce livre :
"La politique de l'immigration est un jeu dans lequel tous les partis luttent les uns contre les autres pour qu'à la fin l'extrême droite l'emporte. "
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Seraphita
  26 avril 2009
Rikke Lyngdal est une journaliste danoise en déplacement en Irak où se déploient, aux côtés des américains, les troupes danoises. Téméraire, elle s'aventure hors du camp militaire qui l'héberge, jusqu'au jour où elle est enlevée par un petit groupe d'Irakiens. Elle parvient miraculeusement à tromper la vigilance de ses geôliers et à se libérer. Elle est alors accueillie en héroïne dans son pays, le Danemark. Peu de temps après, le doute s'installe, semé par un journaliste en quête d'un article à sensation : qui est le mystérieux jeune homme aux yeux bleus que l'on voit aux côtés de Rikke Lyngdal ? Ne ressemblerait-il pas à son geôlier en Irak ? Et si Rikke Lyngdal avait menti ?
Par delà l'histoire de Rikke et de Nazir, unis par des liens qu'on pourrait qualifier de filiaux voire parentaux (Nazir a 17 ans), l'auteur construit une solide réflexion autour de la politique de son pays, notamment la politique d'immigration, absolument drastique, au contraire de la Suède, pays voisin plus souple, ainsi qu'autour du monde journalistique. Parfois d'ailleurs, les considérations politiques ou journalistiques l'emportent sur l'intrigue, ce qui donne au roman des impressions de longueur. A d'autres moments, quand l'intrigue reprend le dessus, le rythme s'accélère et le lecteur est captivé.
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hoel
  18 janvier 2013
Il m'est difficile de trouver comment débuter mon article sur cet extraordinaire roman noir.
Peut-être commencerais-je donc par dire qu'on se situe avec L'otage aux frontières du policier. A bien des égards il s'agit presque d'un documentaire. Ce n'en est pourtant pas un puisque tous les personnages ainsi que l'intrigue sont des évènements tout droit issus de l'imagination fertile d'Olav Hergel. Pourquoi le qualifier alors de quasi-documentaire ou de docu-fiction ? Tout d'abord parce que cette histoire, bien qu'inventée aurait pu (ou pourrait) se dérouler à tout moment au Danemark, mais surtout parce que de nombreux aspects de la société danoise nous sont exposés comme le ferait un journaliste (ce qui n'est pas un hasard puisqu'il s'agit précisément de la profession de l'auteur). Si les sujets principalement abordés sont la politique et l'immigration, d'autres le sont également.
L'Otage, c'est aussi une plongée au coeur des médias danois : presse écrite tout d'abord, puisque Rikke Lyngdal, la charmante héroïne de ce roman est journaliste dans un des plus grands quotidiens de la capitale, mais aussi la télévision.
En matière politique, Olav Hergel nous donne à voir les arguments des différentes forces en présence (en matière d'immigration mais pas seulement) et ce sans véritablement prendre parti, laissant le lecteur se forger son opinion propre.
Ce premier roman est pour moi un chef-d'oeuvre (sans doute un des meilleurs livres que j'ai eu l'occasion de lire en 2008). C'est donc avec grand plaisir que je lirai le prochain roman de ce talentueux auteur danois.
Je tiens à féliciter au passage l'éditeur (Gaïa) pour sa collection (Polar), dans laquelle je n'ai pas souvenir d'avoir trouvé un mauvais livre.
Lien : http://hanniballelecteur.ove..
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bibliophage
  29 mars 2011
Il vaut mieux ne pas lire cet ouvrage pour l'intrigue, qui, même si elle est plutôt bien menée côté suspense, n'en est pas l'aspect le plus intéressant.
Le plus intéressant dans ce roman, c'est bien plutôt la mise à nu du journalisme et des rouages politiques dans le petit pays du Danemark, et le décorticage de la montée en puissance des opinions d'extrême-droite. Les réflexions sur la façon de traiter l'immigration semblent terriblement actuelles... Moi qui pensais au Danemark comme à la patrie d'Andersen et Kierkegaard, en voilà une autre vision, bien plus noire, bien moins attrayante ! le machiavélisme des partis politiques et leurs relations anormalement étroites avec la presse nous sont présentés au grand jour. Ca laisse à réfléchir sur la situation d'autres pays...
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AFSanAngel
  09 avril 2010
Malgré quelques passages un peu lourds et des réflexions parfois inintéressantes sur la politique de migration au Danemark, j'ai apprécié l'histoire et les personnages. Paradoxalemement, les opinions de l'auteur sur l'accueil des réfugiés et la politique de son pays font partie des bonnes surprises de ce livre car ce sont des sujets peu souvent traités.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
lucile-anoucklucile-anouck   27 avril 2011
Ce pays a deux fois plus de collines, et est deux fois plus vert. Plus grand, il a trois fois moins d’habitants, quatre fois plus de jolies femmes et on y commet moitié moins de crimes par habitant. Le plus étonnant est le nombre d’immigrés et de réfugiés, bien moindre qu’en Hollande, mais dont le sujet est bien plus discuté.[…] On dénombre tout juste deux mille six cent demandeurs d’asile dans les centres de réfugiés danois, vingt-cinq mille en Hollande. Bienvenue dans un pays qui n’a pas de problème d’immigration, mais l’ignore. […] Sans l’étranger, les immigrés et Rikke Lyngdal, les journalistes n’auraient rien { écrire. C’est presque comme si les médias locaux se demandaient quand la terreur et les crimes religieux arriveront et l’un des plus grands quotidiens a publié dernièrement douze caricatures du prophèteMahomet, juste pour voir si les musulmans réagiraient. Trois mille cinq cents d’entre eux ont manifesté sans violence. Un seul a été arrêté pour avoir proféré des menaces de mort au journal, il a dix-sept ans et l’esprit dérangé. PAGES 141 142
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christinebeaussonchristinebeausson   03 janvier 2014
Le soleil n'était pas venu à bout de la guerre. Ni des oiseaux ou du fleuve, et lorsqu'en fin d'après midi, il enflammait le ciel au dessus du sable ocré du désert, changeant le fleuve bourbeux en une veine d'or scintillante, et que des milliers d'oiseaux dessinaient leurs silhouettes noires sur le ciel embrasé, c'était comme si la pauvreté, la saleté, les nappes d'huile, les fils de fer barbelés et les voitures incendiées s'estompaient.
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lucile-anoucklucile-anouck   27 avril 2011
Un journaliste du Sunday Times était venu au Danemark pour interviewer Hanne Hermansen sur la raison pour laquelle le Danemark, et lui seul parmi les pays de l’U.E., avait refusé de signer une déclaration d’intentions concernant une politique commune d’intégration et d’asile, et, de plus, avait émis une réserve tenant à des questions de souveraineté et de sécurité nationale pour ce qui relevait de la politique des droits des réfugiés.[…] Que ressentait-on quand on était la ministre qui devait appliquer cette politique ? Que ressentait-on à mettre en cause une réputation de première nation de l’humanisme et de la tolérance, vieille de cinquante ans ? Que ressentait-on lorsqu’on était dépendant, pour sa majorité parlementaire, de l’équivalent danois du Jean-Marie Le Pen français ? PAGE 148
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Tancrede50Tancrede50   07 avril 2021
Mais Rikke avait ravalé sa fureur. Elle voulait partir. Elle était lasse du journalisme de salon. Lasse de comparer la qualité des lave-linge, d’aller faire les courses à Prima ou Irma sur le compte du journal, d’acheter pour mille couronnes et de raconter ensuite qu’au total, Irma était quarante couronnes plus cher que Prima qui, par contre, était cent couronnes plus cher que Netto, ce que n’importe quel idiot savait déjà. Lasse de faire croire au lecteur qu’obliger tous les Ali du Danemark à étudier ‘La chute du roi’ de Johannes V. Jensen en ferait des Danois. Lasse d’écrire sur les retards des trains de la Ligne de la Côte, sur les incursions de renards dans les quartiers résidentiels, sur les couples fortunés qui épiçaient leur vie sexuelle avec des jouets, et en parlaient oh, si librement, et lasse de devoir faire d’un banal orage d’automne au Danemark une catastrophe naturelle. Pour ne pas dire à quel point elle était excédée d’écrire sur le problème croissant des poux à la crèche des Boutons d’or et des hommes qui ne prenaient pas leur congé paternité, une trahison à la société.
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christinebeaussonchristinebeausson   06 janvier 2014
Dans ce lieu, où le seul but de l'existence était de survivre, on trouvait toutes les explications, effrayantes mais évidentes, au fait que les terroristes et les fondamentalistes religieux puissent recruter de jeunes hommes suffisamment désespérés pour sacrifier volontairement leur vie à une cause. Tant que l'on a quelque chose à perdre, on a une raison de vivre. Ceux qui vivaient là n'avaient jamais rien eu à perdre.
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