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Claudia Ancelot (Traducteur)
EAN : 9782020129756
601 pages
Éditeur : Seuil (30/11/-1)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :
En trois volets (Les Noces dans la maison, Vita Nuova, Terrains vagues) Bohumil, pour mieux se regarder, s'écouter, se critiquer, se souvenir, a conçu un stratagème malicieux : faire parler sa femme. Tout commence le jour où la jeune Eliska fait la connaissance de son professeur alors qu'il est à quatre pattes en train de brosser le plancher de son rez-de-chaussée miteux où ils logeront pendant vingt ans. C'est de ce quartier de Liben que l'on découvre peu à peu un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
alguim
  18 juillet 2020
C'est un carnaval de souvenirs qui défile dans ce livre. Les déambulations dans le quartier de Liben, les promenades intemporelles sur les berges de la Rokytka, les amitiés gonflées de fierté déraisonnable et les frasques burlesques d'une existence triviale...tout devient matière à l'oeuvre littéraire en devenir. Cette autobiographie qui couvre deux décennies précédent l'intervention soviétique en Tchéquie a des effluves poétiques et dépeint merveilleusement bien le quotidien du grand écrivain. En bon compagnon de brosse littéraire, Bohumil Hrabal nous convie à nocer au brandy dans son antre pragoise...difficile de refuser!
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anita63
  18 juillet 2017
Est-ce un exercice impitoyable d'autocritique, car Hrabal se révèle dans ce récit, pratiquement celui de sa vie pendant une vingtaine d'annees, de la fin des années 40 à 1968, dans son appartement du quartier praguois de Liben, comme un auteur alcoolique, lâche, velleitaire et souvent pathétique ? Est-ce un hommage à sa femme, Eliska, Poupette, ou la petite dame du professeur, qui a enduré toutes ses frasques, et a su l'aimer dans toutes ses misères ? En tout cas on frôle souvent la folie dans ce texte, folie de Hrabal et de ses amis artistes, de sa famille, de cette Tchécoslovaquie d'après guerre où le monde s'est écroulé, où le judaïsme a disparu, où les Allemands des Sudetes ont fui ou ont passé des mois dans des camps. C'est aussi l'histoire d'un couple racontée sans fards ni romantisme, et bien assez émouvant comme cela.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
GlaneurdelivresGlaneurdelivres   10 septembre 2020
« Et quand je suis allée dans la boîte où il jouait, alors il y avait ses deux gonzesses qui étaient là, toutes pomponnées, il les regardait comme si elles étaient ses muses, comme s’il ne jouait que pour ces deux traînées, elles lui envoyaient des cognacs, alors que j’étais là à siroter une grenadine, et lorsque l’orchestre a fini de jouer, alors les garces ont applaudi comme des folles, il faisait la révérence, moi j’étais assise dans un coin avec ma grenadine, puis je suis partie à la maison et lui est allé dans une autre boîte avec ces vampires, parce qu’elles payaient ses consommations, il rentrait, il n’avait plus un rond, il fallait que je lui donne de l’argent pour sortir le lendemain … »
(p.60)
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GlaneurdelivresGlaneurdelivres   11 septembre 2020
« ; je m’installais sur ces marches, le fleuve étincelait, les vaguelettes de la surface m’envoyaient des éclairs dans les yeux et moi je lisais ou je faisais des mots croisés et Bobby restait assis à côté de moi… Et sous les vieux peupliers, le professeur ramassait du bois et refaisait son feu, il regardait sans cesse les flammes, médusé, puis il se baignait de nouveau dans cette eau dégoûtante, parfois j’y allais aussi, ici l’eau charriait des détritus d’abattoir et des ordures, on y voyait flotter des préservatifs. Si bien qu’un jour, le professeur est sorti de l’eau avec une capote accrochée à l’oreille, il a jeté cet objet répugnant, non pas avec dégoût, mais comme si ç’avait été une petite branche d’olivier, oui il poussait des oliviers sur cette berge, »
(p.147)
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GlaneurdelivresGlaneurdelivres   11 septembre 2020
… émus presque jusqu’aux larmes, ils entonnaient une chanson triste… Tout s’en est allé et de l’amour j’ai perdu la clé… je notais que presque tous ces bouchers à notre table, peut-être à cause du travail aux abattoirs, avaient quelque chose qui clochait : l’un avait une jambe plus courte que l’autre, un deuxième le visage barré d’une cicatrice, le troisième des mains si rouges qu’on les aurait crues ébouillantées, le quatrième une omoplate légèrement déboîtée, le cinquième un ventre énorme… Seul Ludva était vraiment aussi beau que l’avait annoncé le professeur, beau comme un dieu grec et comme Marlon Brando.
(p.96)
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gavarneurgavarneur   17 décembre 2016
...écrire c'est fuir d'une ligne à l'autre [...] je suis sans cesse à pourchasser une idée qui est uniquement et perpétuellement devant moi, je veux la rattraper, mais elle court toujours plus vite que moi..
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oliviersavignatoliviersavignat   11 juin 2020
-- Vos billets, s'il vous plaît... et surtout! il y a de la place dans les couloirs et les compartiments, libérez-moi ces chiottes, ouste!
-- Oui, bien sûr, ai-je dit et je suis sortie la première.
Le couloir était plein de voyageurs, le professeur m'a suivie et nous étions rouges tous les deux, pas de honte mais de ce bonheur que j'avais trouvé, moi sûrement, mais peut-être aussi le professeur, dans ces cabinets répugnants qui, à cet instant-là ressemblaient à un confessionnal.
Lorsque les voyageurs nous on vus nous faufiler dans le couloir empestant le Lysol, ils se sont écartés dégoûtés et moi je regrettais amèrement de ne pas avoir pu rester là-dedans avec le professeur, plus longtemps, bien plus longtemps...
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Video de Bohumil Hrabal (4) Voir plusAjouter une vidéo

[Bohumil Hrabal : Une trop bruyante solitude]
A la Fondation Suisse de la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT présente le livre du romancier tchèqueBohumil HRABAL : "Une trop bruyante solitude". Après en avoir lu les premières lignes, Olivier BARROT rappelle qui est Bohumil HRABAL, dans quelles conditions il a écrit et résume ce qu'il définit comme un conte philosophique.
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