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ISBN : 275787179X
Éditeur : Points (11/10/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.69/5 (sur 164 notes)
Résumé :
Une jeune femme attend son fiancé à Petsamo, une ville tout au nord de la Finlande. Tous deux doivent rentrer en Islande sur le paquebot Esja pour fuir la guerre qui vient d’éclater dans les pays nordiques, mais le jeune homme n’arrive pas.
Au printemps 1943, dans une Islande occupée par les troupes alliées, la découverte d’un corps rejeté par la mer sème l’émoi à Reykjavík. Au même moment, un jeune homme est victime d’une agression d’une sauvagerie inouïe no... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
mesrives
  15 décembre 2017
Printemps 1943, les troupes alliées déployées en Islande, sur une île encore préservée des folies du monde moderne, loin des fureurs de la seconde guerre mondiale, profitent de leur isolement pour prendre du bon temps.
Les islandais, eux, vivent bon gré mal gré « la situation ».
En hiver 1942, ceux vivant en Europe du nord pour diverses raisons (travail, formation universitaire, santé ...) sont évacués par un convoi exceptionnel de Petsamo en Norvège à Reykjavik (via Trondheim et les Orcades) . Ce rapatriement est le résultat de l'invasion du Danemark par l'Allemagne nazie : si le régime du Troisième Reich tolère ce projet, reconnaissant ainsi la neutralité de l'Islande il n'en surveille pas moins le trajet.
De retour au pays à bord du paquebot Esja, ils vont découvrir de nouvelles donnes et vont devoir s'adapter à « la situation », aux changements irrémédiables qu'elle entraîne.
A Reykjavik, le commissariat de Posthustraeti ne désemplit pas, les troubles sur la voie publique, les affaires de moeurs, accrochages entres autochtones et soldats imbibés sont de plus en plus fréquents …
Notre binôme, formé de Flovent , la recrue locale et de Thorson, le canadien, va être mis à rude épreuve. La mort d'une victime décédée suite à une agression sauvage et, la découverte d'un noyé vont leur permettre d'affiner leur coopération. Si les deux années passées depuis Dans l'ombre ont amélioré leur complicité elles ne les ont pas encore assez aguerris aux méthodes d'investigation, parfois maladroits c'est surtout sur leur ténacité qu'il va falloir compter. Mais Baldur le médecin légiste leur apportera une aide précieuse.
Indrindason en explorant cette période mouvementée continue de nous immerger avec La femme de l'ombre dans une Islande occupée par les Alliés, et la confrontation de ces deux cultures qui apportent son lot de changement des mentalités. le lecteur assiste au développement d'activités lucratives propre à ces périodes troubles.
Le décor principal, une zone de no man's land avec son pré, le pré de Klambatrun, coincé entre le quartier pauvre des Polarnir et les baraquements militaires, le choc de deux univers où se retrouvent
en soirée, gens du pays et militaires et, où pullulent les gargotes dont la plus prisée est celle du Picadilly, rebaptisée par les américains le Pick-a-Dolly… tout un programme !
Dans ce deuxième volet de la trilogie des ombres, Arnaldur Indridason nous a fignolé une intrigue où l'apparente complexité temporelle permet de laisser mariner le lecteur dans un flou maîtrisé qui lui permet d'en apprécier tous les ressorts . Rempli d'anecdotes (bière made in iceland réservé aux alliés, …) , de clins d'oeil à la culture et l'histoire islandaise (nous croisons de célèbres poètes, le nom donné au paquebot, l'Esja), il nous sert un récit foisonnant, aux multiples rebondissements, agrémenté d'une palette de portraits de personnages, pris dans les affres et les échos de la Seconde guerre mondiale, les tourments de la vie et leur lot de conflits relationnels (conjugaux, amoureux).
Avec sensibilité et finesse , il traduit toute les couleurs des sentiments et des comportements que la population islandaise a pu adopté ainsi que celle des américains durant la situation.
Un voyage au coeur d'un épisode complexe de l'Histoire islandaise qui nous familiarise avec le quotidien de ses habitants.
Prête pour le passage des ombres, le dernier volet de la trilogie.
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Deslivresalire
  16 juillet 2019
Présentation de l'éditeur :
Une jeune femme attend son fiancé à Petsamo, une ville tout au nord de la Finlande. Tous deux doivent rentrer en Islande sur le paquebot Esja pour fuir la guerre qui vient d'éclater dans les pays nordiques, mais le jeune homme n'arrive pas.
Au printemps 1943, dans une Islande occupée par les troupes alliées, la découverte d'un corps rejeté par la mer sème l'émoi à Reykjavík.
Au même moment, un jeune homme est victime d'une agression d'une sauvagerie inouïe non loin d'un bar à soldats, et une femme qui fréquente avec assiduité les militaires disparaît brusquement.
Les jeunes enquêteurs Flovent et Thorson suivent des pistes contradictoires et dangereuses : officiers corrompus, Gestapo, vulgaires voyous...
A mon avis :
Non, non et non ! Trop c'est trop !
Pour ceux qui ont eu l'occasion de lire mon avis sur le premier volet de cette série (Dans l'ombre), je m'interrogeais sur le manifeste manque de dynamisme de l'écriture d'Arnaldur Indridason et sur l'utilité des circonvolutions littéraires avant d'en arriver à l'essentiel.
J'envisageais alors de persévérer en abordant la lecture du deuxième volet, histoire de ne pas passer à côté d'une série brillante telle qu'elle est souvent présentée dans nombre de critiques.
Quel consternation de constater que l'on retrouve dans ce roman policier, les mêmes travers que dans le premier : lenteur de l'action, fausses pistes suivies jusqu'au bout sans intérêt, événements étrangers à l'action sur lesquels l'auteur s'arrête sans raison (enfin, au moins ça remplit la page...), faux suspense (dès les premières pages, il y décrit un jeune homme sans le nommer pendant des pages, comme s'il s'agissait d'un secret à ne pas dévoiler et que cela participait de l'intrigue, alors qu'au final son nom est donné plus tard, sans enjeu aucun... à quoi cela a-t-il servit, si ce n'est à rendre le récit plus confus ?).
Bref, d'agacement en agacement, on finit par ne plus supporter ces flics militaires mous comme des chiffes, ces noms à coucher dehors (mais qui peut bien s'appeler Ingimar ou Osvaldur plus de 5 minutes en vrai ?), ces gens qui passent des pages à attendre qu'il se passe quelque chose. Bref, j'exagère (à peine) mais on finit par ne plus avoir de patience pour rien et on s'ennuie à mourir.
Deux étoiles ? Franchement, je ne suis pas sûr que ça en vaille autant...

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Sylviegeo
  03 janvier 2018
Drôle d'époque, 1943, en Islande occupée. Oui car cette trilogie des ombres nous parle de guerre, d'espionnage, de crimes sordides, d'idéologie, de vengeance et de difficile cohabitation.
Je retrouve dans ce 2e volet, "La femme de l'ombre", les deux complices: Flovent de la police criminelle islandaise et Thorson, canadien/islandais et policier militaire, avec grand plaisir car ces deux personnages me sont sympathiques par leur fougue naïve parfois mais toujours professionnelle.
Oui drôle d'époque où le vivre ensemble temporaire de la populaition civile mêlée aux militaires n'est pas si évident ni harmonieux et apporte son lot de problèmes et de complications sociales. Tout est nouveau pour les Islandais: ces militaires américains, leur mode de vie, leurs moeurs, leur grossiereté, leurs produits...
"La femme de l'ombre" nous présente une intrigue complexe dans laquelle plusieurs affaires scabreuses et difficiles nous seront révélées et peu à peu les liens qui les unissent.
Au départ, un jeune homme est victime d'une attaque bestiale, impitoyable près d'un bar fréquenté par les militaires américains.
Puis, des pêcheurs se heurtent au corps d'un homme noyé ramené sur le rivage par les vagues.
Mais avant, une jeune Islandaise ayant travaillé en Norvège et en Suède profite de l'autorisation des Allemands de rentrer au pays et pleure son fiancé justement arrêté par la Gestapo au Danemark. La guerre, l'occupation, la collaboration, la résistance toujours en trame de fond.
Nos deux policiers qui ont développé une solide collaboration sinon une belle amitié, ne sont pas au bout de leur peine et devront affronter le mutisme des certains témoins mais surtout cette grande et immensément organisée institution qu'est "l'armée".
Une intrigue captivante, un volet de l'histoire de la seconde guerre mondiale que je connais peu , une cohabitation des différentes armées avec la population civile qui ne fait pas que du bien, tout y est pour rendre cette lecture intéressante.
Persistez même si le style narratif vous semble quelque peu pénible. Les retours en arrière nous confondent parfois. Tout se mettra bien en place pour notre plus grand plaisir et vivement le dernier volet "Passage des ombres".
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bilodoh
  26 décembre 2017
Il parait que c'est la coutume en Islande de passer la nuit de Noël avec des livres. Alors quoi de mieux qu'un Arnaldur Indridason pour cette critique du 26 décembre?
Mais ce polar n'est pas tout à fait dans une ambiance festive. Un meurtre, une victime défigurée à coup de bouteilles cassées, des histoires de disparitions et de viols, pas vraiment joyeux!
Dans le contexte historique d'une Islande occupée par l'armée américaine pendant la guerre 39-45, avec des espions nazis, des trahisons, et des déportations. Avec aussi l'amour-haine entre les Islandais et les militaires, avec des femmes qui tentent de profiter de la manne ou qui tombent amoureuses.

Et pour étoffer le côté humain, des amours coupables et de lourds sentiments…

Il ne reste qu'à attendre le 3e volet!
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Bazart
  08 décembre 2017

Reykjavick, printemps 1943. L'Islande, a une grande importance stratégique dans l'Atlantique Nord. Convoitée par les Etats unis, l'Allemagne Nazie, le Royaume-Unis, cette ile minuscule est un précipité du conflit qui embrase l'Europe et le monde entier. Avec une arrivée massive de soldats américains, canadiens et anglais, la police locale à fort à faire, il faut gérer tous ses jeunes et vigoureux garçons loin de chez eux, des islandais opportunistes prêts à tous les trafics pour s'enrichir et quelques espions nazis.
Deuxième tome de la trilogie des ombres, Arnaldur Indridason, historien de formation nous entraine dans la grande histoire de son pays. Il fouille le passé de son ile avec beaucoup d'habileté.
Entre polar et récit d'espionnage, Flovent et Thorson, nos deux jeunes et sympathiques enquêteurs vont mettre à jour de sombres histoires de jalousie, de vengeance et d'idéologie bafouée. Bien sûr Indridason connait son lecteur et s'amuse avec lui, mais tout de même l'intrigue manque cruellement d'originalité et son roman nous laisse sur notre faim.
Parole de fan, il faut dire qu'Erlandur Sveinsson me manque terriblement. Evidemment il y aura toujours la petite musique islandaise des prénoms si particuliers, et le chroniqueur empathique aura une pensée pour le calvaire de la mère de famille nombreuse islandaise qui tous les soirs doit crier : « Osvaldur, Hildibrandur, Vilmundur, Ingimar, Thorbergur, Gudmunda et Klemensina…A TAAAABLE.. »

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (1)
Actualitte   05 décembre 2017
Une fois encore, le lecteur s’enthousiasme. Et si le suspense, peut-être moins intense ici, ne motive pas fondamentalement la lecture, il se déploie dans une atmosphère socio-historique surprenante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   22 décembre 2017
Une douce odeur de malt, de houblon et de fermentation flottait dans la brasserie installée àThorshusin, un groupe de bâtiments situé rue Raudararstigur qui avait autrefois hébergé une usine de boissons gazeuses fabriquant divers types de sodas. L'entreprise avait déménagé depuis longtemps, mais les lieux avaient été remis en fonction. Les autorités locales avaient en effet accordé une dérogation aux troupes britanniques qui, fatiguées de boire du brennivin islandais, avaient exigé de pouvoir acheter de la bière comme tout le monde. Les Britanniques n'avaient pas imaginé que la fabrication et la consommation de bière puissent être strictement interdite sur l'île qu'ils venaient défendre. Ils ne comprenaient pas pourquoi les Islandais avaient le droit de se soûler avec cet infâme brennivin jusqu'à tomber ivres morts et provoquer des tas de problèmes alors qu'on leur interdisait cette boisson légèrement alcoolisée qui procurait une douce ivresse.Apparemment, le Conseil de prévention de l'alcoolisme et les ligues de tempérance à l'origine de cette ineptie étaient un peu trop influents au sein du gouvernement. Les dirigeants s'étaient montrés compréhensifs et, même s'ils trouvaient que le brennivin convenait très bien aux soldats, ils avaient accepté qu'on fabrique de la bière dont la vente était exclusivement réservée aux troupes.
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mesrivesmesrives   09 janvier 2018
Ses collègues étant en service, Thorson mit à profit ce moment de solitude pour se préparer un skyr à la crème et relire une fois encore quelques poèmes de Fagra Veröld, La beauté du monde, le recueil de Tomas Gudmundsson. Il fréquentait la bibliothèque municipale où il avait aperçu l'écrivain plongé dans les livres. Il connaissait également de vue Thorbegur Thordarson pour l'avoir croisé en ville. Un jour qu'il était chez le coiffeur, Halldor Laxness était entré dans le salon. Thorson savait que les Islandais avaient toujours été une nation de littéraires, mais il avait très peu lu dans cette langue quand il vivait au Canada. Il s'employait à combler son ignorance en empruntant ces livres. Il appréciait particulièrement la poésie islandaise, écrite dans une langue limpide et porteuse de messages qui lui parlaient intimement.
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bilodohbilodoh   25 décembre 2017
— J’essaie de ne pas trop m’inquiéter. Un jour la mort viendra, c’est comme ça.
— C’est un point de vue qui se défend.
— Mieux vaut ne pas s’en soucier tant qu’elle ne frappe pas à la porte…

(Metaillé, p. 284)
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ManouBManouB   04 juillet 2018
Les autocars arrivaient les uns derrière les autres et descendaient jusqu'au port, légèrement à l'écart de la ville. La plupart des passagers avaient fait un long voyage. Partis du Danemark, ils avaient rejoint la Suède en bateau avant de la traverser pour atteindre la frontière finlandaise. Sur la dernière portion du trajet jusqu'à Petsamo, les véhicules avaient emprunté des routes défoncées, traversant les territoires où les Russes et les Finlandais s'étaient affrontés. Partout, on ne voyait que destruction, maisons éventrées et cratères d'obus dans les champs...

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Mary63Mary63   29 décembre 2017
-Vous connaissiez Manfred ? s'enquit Flovent
-oui
- et vous aviez une liaison avec lui ?
- Une liaison répéta-t'-elle absente, concentrée sur les chants des oiseaux qui emplissaient le jardin. Je ne sais vraiment pas comment appeler cela.
Elle garda le silence un long moment.
- Je pense souvent à Petsamo finit t-elle par dire enfin consciente de l'impatience du policier.
je pense à ce moment où j'ai été envahie par le sentiment terrible que je ne le reverrais peut-être jamais, que je ne pourrais lui dire la vérité et lui demander pardon. Oui, je pense souvent à Petsamo. J'ai l'impression que je suis encore là bas. Voyez vous, il faut que vous sachiez ....Osvaldur était en réalité le seul amour de ma vie....
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Extrait de "Les Fils de la poussière - Les Enquêtes d'Erlendur Sveinsson 1" d'Arnaldur Indridason lu par Jean-Marc Delhausse | Livre audio. Editions Audiolib. Parution le 17 avril 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/les-fils-de-la-poussiere-les-enquetes-derlendur-sveinsson-1-9782367628639
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