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Éric Boury (Traducteur)
EAN : 9782757881705
384 pages
Éditeur : Points (11/03/2021)
  Existe en édition audio
3.84/5   205 notes
Résumé :
Inquiets pour leur petite-fille dont ils savent qu’elle fait du trafic de drogue, un couple fait appel à Konrad, un policier à la retraite, suite à sa disparition. Dans le même temps une amie de Konrad lui parle d’une jeune fille retrouvée noyée dans l’étang devant le Parlement en 1947. Elle lui demande de l’aider car l’enfant hante ses rêves. Il découvre que l’enquête sur la mort de cette dernière a été menée en dépit du bon sens. Lorsqu’on trouve le cadavre de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  24 avril 2021
J'avoue avoir toujours eu plaisir à lire Arnaldur Indridason et je dois bien volontiers reconnaître que ma passion ne sera pas le moins du monde émoussée par la lecture des " fantômes de Reyjavik " , loin de là.
On dit , sans doute à juste raison , que l'Islande est l'un des pays les plus " sûrs " au monde . Pourtant , le perversité humaine n'ayant , hélas, pas de frontières , force est de constater que personne n'est à l'abri de faits atroces commis ou vécus par des gens socialement bien nantis et ayant " pignon sur rue " comme on dit par chez nous . Oui , Indridason nous fait pénétrer dans le monde de la drogue et autres atrocités malheureusement fréquentes dans le monde entier . La Covid n'est pas la seule " pandémie " et bien d'autres calamités et fléaux sillonnent le monde . Heureusement ( ? ) , la parole se libère et l'avenir sera peut - être un jour plus radieux .....
Bon , de toute façon , ne rêvons pas , on aura toujours besoin de policiers de valeur , même si , bien entendu , certains continueront à évoluer entre incompétence et corruption comme il en est question dans ce roman .
Parmi les " tout bons " , on retrouve Konrad , retraité, certes , mais pas que ....Un ancien qui ne peut se " passer du terrain " , pris entre sa passion pour la justice et un côté un peu " fouille- m...." , si je puis m'exprimer ainsi ( je ne devrais pas , bien sûr , mais ça me vient comme ça à l'idée...) qui irrite du reste quelque peu ses anciens collègues ( oui , les retraités, ça a tout vu , ça sait tout , ça se croit indispensable ) ....J'arrête, vous allez me détester. Il n'empêche, le personnage est vraiment intéressant à suivre dans sa progression tout au long du récit . Indridason , en fin observateur , nous dresse un portrait qui , pour moi , fait de Konrad un personnage ..." attachiant ", secret , marqué et hanté par un passé perturbé . Il sera bien aidé dans sa démarche, signe d' un indéniable charisme .
L'histoire est ambiguë, complexe , tellement complexe , du reste , qu'on ne saisit pas toujours la relation qui va unir tel événement à un autre , un événement du passé à un autre du présent. Ne vous inquiétez pas , Indridason , travaillant comme un " chirurgien ou un orfèvre " connaît les ficelles du métier et n'est pas né de la dernière pluie " , une machine parfaitement huilée se met en route dès le début et vous mène en douceur , sans secousse mais avec intérêt au terme d'une aventure dont il a le secret .
Avec Indridason , c'est bien simple , même les noms islandais semblent aisés à prononcer . Enfin , assez faciles à prononcer . Enfin , assez faciles ...quand ils n'en changent pas .... si , si , ça arrive . Je ne vous en dis pas plus , ça suffit pour ce soir , les jours sont courts en Islande !

.
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LambertValerie
  26 mars 2021
J'ai toujours beaucoup aimé les policiers d'Arnaldur Indridason dont j'ai lu tous les opus.
Je garde un excellent souvenir de : La femme en vert et de : La cité des Jarres.
Les fantômes de Reykjavik ne manquent pas à l'appel. Je l'ai trouvé magistral.
Mais si nous n'avons plus à faire à l'inspecteur Erllendur, une étrange similitude se fait avec Konrad, flic à la retraite, secoué par une histoire familiale très perturbante. Arnaldur Indridason sait merveilleusement bien nous parler des failles et des fêlures humaines. Celles qui brisent votre vie et celle des autres. Dans cette Islande, aux couleurs de ces glaciers uniques et de cette ambiance brumeuse. Il nous entraîne encore une fois dans des secrets de famille, des femmes maltraitées, des enfances saccagées et usées réduisant leurs vies à des silences au plus profond des abîmes de la noirceur de l'homme.
Je vous recommande, amis, amateurs de bons polars, de vous plonger sans tarder dans Les fantômes de Reykjavik.
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Sylviegeo
  04 juin 2020
J'ai retrouvé Konrad, ce policier à la retraite, tourmenté par son passé avec son père et surtout par l'assassinat de celui-ci voilà bien des années. Tourmenté aussi par l'attitude adoptée à l'époque face à sa mère et sa soeur qui étaient parties s'installer ailleurs. Konrad, veuf, vit avec ses souvenirs et les moins bons prennent presque toute la place. Ici, des amies de sa défunte épouse lui demanderont de rechercher leur petite fille et en même temps, la noyade d'une fillette bien des années auparavant refera surface. Il sera donc impliqué dans deux histoires à priori bien différentes mais pas tant au final. J'ai eu du plaisir à retrouvé ce retraité et pourtant me suis sentie énervée par l'incompréhension parfois incongrue qu'ont les personnages à certaines questions qu'on leur pose. Une question toute bête, toute claire, toute simple, on sait de qui on parle dans la question et la personne demande de qui on parle, dit qu'elle ne comprend pas. À plusieurs reprises j'ai eu ce sentiment d'agacement en me disant "Ben voyons c'est très clair pourtant" . Car c'était clair tant pour le personnage que pour le lecteur alors....Une façon de maintenir un rythme peut-être, une espèce de suspense , je ne sais trop mais bon, pas grave. Sinon, vous serez à l'aise car on commence à être intime avec les fantômes de Konrad. (Ceci dit, je m'ennuie beaucoup d'Erlendur ).
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sabine59
  16 février 2020
On retrouve avec plaisir Konrad, le policier retraité, pour une double enquête, au présent et " cold case", qui vont se télescoper.En effet, une amie de sa femme décédée lui demande de rechercher sa petite-fille junkie, et le passé ressurgit ,de façon plutôt originale , à travers la vision d'une médium, Eyglo, liée à lui indirectement car c'est la fille d'un associé de son père, qui a été assassiné on ne sait par qui.
Eyglo voit le fantôme d'une fillette de 12 ans, qui semble malheureuse et qui recherche sa poupée... Même si Konrad ne croit pas en la voyance, il veut savoir où tout cela mène et il sait Eyglo sincère.
J'ai apprécié par ailleurs d'en savoir davantage sur l'histoire personnelle de Konrad, qui prend pour le lecteur plus d'épaisseur. Sous son aspect bougon et entêté, on sent bien qu'il est sensible et qu'il a souffert d'avoir dû vivre seul avec son père et d'avoir été séparé enfant de sa mère et de sa soeur, ce qu'il a ressenti comme une injustice. Il va comprendre enfin pourquoi .
Le livre révèle des agissements ignobles. Quand on s'en prend aux enfants, c'est toujours atroce à imaginer... A force d'obstination, Konrad, après maintes interrogations, finira par faire la lumière sur une affaire volontairement trop vite classée. Mais il n'en sortira pas indemne...
Un roman prenant, malgré une avancée très lente, et des dialogues parfois un peu répétitifs. Des personnages en tout cas attachants et intéressants.
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celine85
  06 août 2021
Encore un très bon polar d'Arnaldur Indridason. Un auteur qui sait composer ses romans avec les bons ingrédients du genre.
Konrad, un flic à la retraite va devoir gérer 2 affaires. Un couple lui demande de l'aide car leur fille a disparu, ils sont sérieusement inquiets car elle a de sérieux problème de drogue. D'un autre coté Eyglo une amie lui parle d'une ancienne affaire d'une fillette noyée dans un étang qui la hante.
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critiques presse (3)
LeDevoir   23 mars 2020
Une enquête plutôt sombre flottant sur d’allusifs rappels fantomatiques viendra mettre au jour une réalité brutale et, malheureusement, tout à fait présente. Comme d’habitude, cette longue mise en lumière s’appuie sur une écriture maîtrisée rendue minutieusement par la traduction d’Éric Boury.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LePoint   06 mars 2020
Toujours plus morose, toujours plus humain, Indridason dote l'Islande d'un nouvel enquêteur pour résoudre les affaires non classées du petit peuple de Reykjavik.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   02 mars 2020
Avec Arnaldur Indridason, l’Islande n’est pas que ce paradis de la nature, cette île magnifique surgie au milieu de l’immense océan. Elle a son passé obscur, ses vices et turpitudes comme les autres pays. C’est ce que montre à nouveau son excellent roman noir Les fantômes de Reykjavik.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   12 février 2020
Konrad continua à surfer sur le Net. En ce moment, les pages Internet regorgeaient de tribunes rédigées par des femmes qui avaient été victimes de harcèlement, d'abus sexuels ou de viols, parfois pendant leur enfance. Chaque jour, de nouveaux récits étaient publiés. Certaines victimes n'hésitaient pas à écrire sous leur nom et à fournir des témoignages aussi bruts que circonstanciés, décrivant toutes sortes de violences sexuelles et la souffrance qu'elles engendraient. Il arrivait que les victimes dévoilent le nom des auteurs des faits pour faire changer la honte de camp, disaient-elles. Konrad était surtout surpris du nombre impressionnant de femmes qui avaient été confrontées à des expériences terribles dans leurs relations avec les hommes. Il avait évidemment été témoin de ce genre de violences pendant sa carrière de policier, mais n'imaginait pas que le phénomène puisse avoir un telle ampleur.
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AelaAela   21 février 2020
Malfridur n'avait aucun doute sur l'existence d'un au-delà et parlait régulièrement du monde de l'éther, cette dimension parallèle où les âmes se retrouvaient après avoir quitté les corps. Une foule de gens en quête de réponses sur la vie après la mort s'étaient adressés à son époux.
Malfridur avait été témoin d'un grand nombre d'événements que seuls reconnaissaient ceux qui croyaient aux phénomènes surnaturels.
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fabien2830fabien2830   25 avril 2021
Un matelas crasseux était accolé au mur, le sol jonché de restes de
nourriture et de saletés. Au milieu de ces détritus, une jeune fille d’une
vingtaine d’années en jeans et T-shirt avait une seringue fichée dans le
creux du bras.
Konrad s’agenouilla auprès d’elle et chercha son pouls. Elle
était morte, sans doute depuis un certain temps. Allongée sur le côté, les
yeux fermés, elle avait l’air apaisé. On aurait dit qu’elle dormait.
Il laissa échapper quelques jurons en se relevant et sortit la photo de sa
poche pour s’assurer qu’il s’agissait bien de la gamine pour laquelle le
couple se faisait du souci.
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missmolko1missmolko1   11 février 2020
Ils prirent congé l'un de l'autre. Konrad mangea un morceau, se servit un verre de rouge et mit de vieilles chansons de variétés islandaises sur la platine. Il écoutait encore des vinyles, comme s'il n'avait jamais entendu parler de révolutions technologiques qui avaient transformé l'édition musicale. Il connaissait chaque rayure de ces disques, il aimait le petit chuintement doux qu'on entendait au début du premier morceau et qui était comme un prélude à la musique.
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missmolko1missmolko1   11 février 2020
La lune flottait en surplomb, comme un conte de fées issu d'un monde lointain. C'est en baissant les yeux qu'il vit la poupée dans l'eau.
Cette vision éminemment poétique toucha la sensibilité du jeune écrivain. Il sortit de sa poche son petit calepin et le stylo-plume qu'il avait toujours sur lui et griffonna quelques mots sur la perte de l'innocence, la fragilité de l'enfance et l'eau, à la fois source de vie et force destructrice.
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Extrait du livre audio "La Pierre du remords" d'Arnaldur Indridason lu par Martin Spinhayer. Parution CD et numérique le 11 août 2021.
https://www.audiolib.fr/livre/la-pierre-du-remords-9791035406851/
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