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ISBN : 1022608258
Éditeur : Métailié (04/10/2018)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Paru en 1997, Les Fils de la poussière, premier roman d’Arnaldur Indridason, a ouvert la voie au polar islandais en permettant à ce genre littéraire d’accéder enfin à la reconnaissance et d’acquérir ses lettres de noblesse en Islande.

Le récit s’ouvre sur le suicide de Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík. Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 60, meurt dans un incendie. Le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  31 octobre 2018
Il est toujours intéressant de lire le premier roman d'un auteur, surtout quand il est publié en France, après toute la série à succès que l'on connaît. En tant que fan d'Erlendur, j'étais ravie de le découvrir!
Il y est déjà présent, bien établi dans la police comme commissaire, menant l'enquête en compagnie d'une jeune recrue que l'on connaîtra aussi par la suite, Sigurdur Oli. Mais ici, l'originalité vient du fait que d'autres personnages cherchent à découvrir la vérité concernant ces décès suspects de garçons des quartiers pauvres de Reykjavik, morts brutalement, bien jeunes...Ces fils de poussière...ayant tous absorbé des friandises d'huile de foie de morue aux conséquences désastreuses.
On trouve en substance les préoccupations sociales et éthiques de l'auteur: discrimination sociale, lobbies pharmaceutiques tout-puissants , cruauté mentale, violences physiques.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Palmi, touchant et sensible, qui a toujours eu peur de son frère Daniel, ravagé par des problèmes psychiatriques, et qu'il allait pourtant voir régulièrement à l'hôpital.
Cependant, deux points m'ont un peu gênée mais sont assez logiques pour un premier roman: Erlendur semble une caricature de lui-même, mal dégrossi, il gagnera en subtilité , en épaisseur psychologique dans les romans suivants. Et la fin m'a paru peu crédible. En tout cas très surprenante!
L'auteur a bien fait de persévérer dans ce domaine policier, où il a fait entendre sa voix singulière et a créé un personnage atypique, tourmenté ,si humain...
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Bazart
  08 novembre 2018
Reykjavik 1997, un instituteur à la retraite meurt brulé vif dans l'incendie de sa maison, on retrouve son cadavre calciné attaché à une chaise. Au même moment un de ses anciens élèves se défenestre devant son frère qui lui rendait visite dans l'hôpital psychiatrique dont il était le patient depuis de nombreuses années. Erlandur Sveinsson, le flic mélancolique et dur à cuir et Sigurdur Oli le policier new-look aux méthodes américaines mènent l'enquête.
Une enquête bien glauque et terrifiante qui les amène à découvrir une triste histoire d'essais pharmaceutiques et génétique sur une classe de cancres dans les années 60.
Que ce soit très clair, je suis, dès le premier jour, un fan absolu des enquêtes d'Erlandur, j'ai dans ma bibliothèque une première édition de « La cité des Jarres » dédicacée que je chéris particulièrement, je risque donc d'être forcément partial.

« Les fils de la poussière » est la première apparition d'Erlandur et Sigurdur Oli et donc le premier polar d'Arnaldur, oui, je l'appelle par son prénom !… et alors me direz-vous pourquoi tant de digressions et pourquoi ne pas aller au fait. Ce polar est-il bon ou est-il mauvais ? Je vous réponds de suite, impatient que vous êtes.
« Les fils de la poussière » contient déjà en embryon tout ce qui va faire la réussite littéraire de la série mais aussi, hélas, tout ce qui fait le ratage d'un premier roman.
Enquête brouillonne, mal menée et malmenée, construction chaotique et final hasardeux, mais déjà les personnages se dessinent, la mélancolie sourd lentement et la description historique et sociologique, de cette petite ile perdue entre l'Amérique et le reste du monde, tout en finesse, annonce déjà le grand, très grand, Indridasson et son chef-d'oeuvre absolu : « Etranges Rivages ».
Vous l'aurez compris, « Les fils de la poussière » est surtout réservé au fan inconditionnel, pour les autres commencez plutôt par « La cité des Jarres » polar de très bonne tenue, lui.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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kathel
  09 novembre 2018
Le roman débute par deux événements dramatiques qui se produisent simultanément un soir d'hiver : Daniel, patient d'un hôpital psychiatrique, soigné depuis longtemps pour schizophrénie, se jette par une fenêtre de l'établissement. Il a auparavant évoqué devant son frère Palmi les autres élèves de son ancienne école. Loin de là, un vieux professeur de cette même école périt dans un incendie criminel. Palmi, désemparé par la mort de son frère, fait le lien entre les deux drames, et en fait part à l'inspecteur Erlendur. Secondé par Sigurdur Oli, il va tenter de comprendre ce que signifient ces deux disparitions conjointes, ce qui a bien pu avoir lieu trente ans auparavant, et quelles ramifications actuelles il peut trouver.
Deux enquêtes ont lieu simultanément, car Palmi ne peut rester les bras croisés, et mène des investigations de son côté.
C'est plaisant de retrouver Erlendur et son collègue Sigurdur Oli dans une première enquête qui vient seulement d'être traduite et publiée par les éditions Métailié. Les caractères ne sont peut-être pas tout à fait aussi affinés, et l'auteur n'évoque pas du tout l'enfance et la jeunesse de son personnage principal, cela viendra sans doute dans l'un des romans suivants. le thème fait penser à l'un des livres plus récents de l'auteur, la quatrième de couverture assez bavarde permet de savoir vers quel thème le roman s'oriente, si vous tenez à le savoir. Je ne tiens pas à en dire trop. J'ai remarqué en tout cas que l'auteur était déjà très sensible aux sujet de l'alcoolisme, de l'enfance dans les milieux défavorisés, de la protection des sans-logis, ce que l'on retrouve dans d'autres de ses romans.
De nombreux personnages bien décrits et caractérisés, des péripéties assez nombreuses, une trame vraisemblable, voici les ingrédients qui rendent ce polar captivant. La fin perd légèrement en véracité, mais sans que cela trouble la bonne impression d'ensemble. Traduire ce premier roman était donc une bonne idée qui devrait ravir les amateurs de l'auteur islandais, qui sont nombreux !


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Electra
  11 octobre 2018
La première enquête officielle d'Erlendur (Sveinsson) est enfin là ! Paru en 1997, Synir duftsins (les fils de la poussière) est enfin traduit ! Arnaldur Indriðason a publié deux enquêtes avant d'écrire La Cité des Jarres en 2000 qui lui valut une reconnaissance internationale. Il était temps de retrouver notre cher inspecteur bourru ..
Lorsque Palmi rend visite à son frère ainé, Daniel, interné en hôpital psychiatrique, il découvre que celui-ci a mis à sac sa chambre et menace le personnel. Daniel est schizophrène et a passé la majeure partie de sa vie hospitalisé. Palmi arrive et tente de le calmer, Daniel lui demande alors ce qui est arrivé aux « autres », les autres élèves de l'école, sont-ils eux aussi tombés du Paradis ? Et la seconde d'après, Daniel se jette de la fenêtre. Bouleversé, Palmi veut comprendre pourquoi son frère a mis à ses jours. Il découvre alors que ce dernier recevait la visite d'un vieil homme et qu'il gardait soigneusement une photo de classe près de lui. Palmi décide de mener l'enquête. le même jour, Erlendur Sveinsson est appelé sur les lieux d'un incendie. Les pompiers découvrent le corps d'un homme carbonisé, encore attaché à une chaise. La victime s'appelle Halldor, un vieil homme ancien maître d'école.
Peu à peu, les deux personnages font le rapprochement : Halldor était le professeur de Daniel. Il enseignait à cette classe de « cancres », car à l'époque, les élèves en difficulté (étaient surtout visés ceux des couches pauvres et populaires) étaient isolés dans ses classes. Cette année-là, les élèves, habituellement mauvais en classe, se mirent à avoir des notes incroyables mais leurs comportements changeaient également. Certains vomissaient, avaient froid aux extrémités, d'autres se mirent à boire et à fumer, comme Daniel. Deux élèves moururent cette été-là, l'un d'une crise cardiaque, devant ses camarades et l'autre renversé par le tracteur de son grand-père qu'il conduisait. Les années ont passé et tous se sont perdus de vue. Palmi apprend qu'on leur donnait quelque chose tous les jours à avaler (sauf aux filles) et de son côté Erlendur découvre que Halldor cachait un terrible secret…
Quel plaisir de retourner en Islande et de retrouver la voix d'Erlendur. Il était temps que ce roman soit enfin traduit. A cela s'ajoute une enquête passionnante et surtout un portrait de l'Islande, de ses classes sociales les plus pauvres, celles qui tiennent à coeur au romancier islandais. L'auteur aime donner la parole à ses habitants, venus des couches les plus populaires. Ceux qui ont quitté la campagne pour venir s'installer dans les bidonvilles de Reykjavik. Très vite ils ont sombré dans l'alcoolisme, la pauvreté, et même la misère. Leurs enfants, laissés à eux-même, grandissaient comme de mauvaises herbes, parqués dans des classes, isolés des autres.
De parents indifférents, absents ou pire violents, ils n'avaient que leurs amis pour résister. Un portrait magnifique de ces garçons, victimes d'être nés pauvres. Impossible de ne pas s'attacher à eux. Son récit a mis des visages sur leurs noms, et c'est très fort. Ces fils de la poussière (je vous laisse découvrir l'origine de ce nom) vont me hanter longtemps.
Contrairement aux autres enquêtes d'Erlendur, celle-ci est menée conjointement par deux personnages et ce choix narratif apporte un véritable rythme à l'histoire. Palmi est touchant dans sa quête de vérité, et son introspection. La relation avec ce frère ainé qu'il n'a connu que malade et dont il avait toujours eu peur est très bien écrite et on comprend la complexité de leurs relations. Et puis toujours le portrait de son pays, j'y reviens mais l'écrivain islandais dresse toujours un portrait si fin de la société islandaise, de ses moeurs, de sa culture.
Arnaldur Indriðason a publié une deuxième enquête, Dauðarósir (1998) et j'espère vivement que Métailié va également la traduire ! On y retrouve Erlendur enquêtant sur le meurtre d'une jeune femme, accro à l'héroïne, et qui pourrait toucher certaines personnalités du monde des affaires, Erlendur, de son côté, a des soucis avec ses propres enfants. Si les éditions Métailié la traduise, ça sera l'occasion de relire ensuite La cité des Jarres, j'y pense depuis quelque temps…
Un roman que j'ai dévoré, toujours très bien écrit, passionnant de bout en bout. Un vrai plaisir ! Erlendur est de retour, accueillez-le comme il se doit !
Lien : http://www.lanuitjemens.com/..
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Lalitote
  30 octobre 2018
Quel plaisir de lire le premier livre de la série enfin traduit en français avec comme personnage récurrent l'inspecteur Erlendur. En à peine quelques pages, on est au coeur du sujet et immédiatement plongé dans une intrigue captivante et touchante puisqu'elle met en lumière le sort d'une classe de jeunes garçons. L'histoire commence avec le suicide de Daniel, patient psychiatrique et la mort violente de son ancien professeur. Pas mal de mystères autour de la classe de Daniel et bien entendu le lecteur navigue de fausse piste en rebondissements intelligents. J'aurais volontiers voulu en apprendre davantage sur l'inspecteur Erlendur, car son côté ours taiseux en fait un personnage qui attise la curiosité. Pourtant dans cet épisode c'est Palmi le frère de Daniel qui va mener l'enquête en marge et son personnage de libraire au coeur tendre reste très attachant. le couple Erlendur et son second Sigurdur Oli fonctionne car ils semblent opposés en tout point et à la fois forment un duo efficace. Plus on avance dans le livre plus l'histoire prend la forme d'un véritable thriller et la quête de la vérité devient intense et addictive. On rencontre la violence psychologique au même titre que la violence physique, la notion de culpabilité est aussi présente chez différents personnages.
Le style d'Indridasson est reconnaissable, incisif et quasi chirurgical pas le moindre débordement, c'est peut-être cela qui donne cette ambiance froide à ce polar Islandais. J'ai beaucoup aimé lire les descriptions des personnages lorsqu'ils étaient encore enfants, leur condition de vie, leur amitié et ce qu'ils sont devenus une fois adulte pour ceux qui ont eu la chance de pouvoir grandir. Ce qui reste captivant c'est surtout la façon dont l'auteur dresse la liste des choses qui clochent dans la société islandaise. Erlendur s'étonne de la violence des crimes rencontrés alors que cette société est réputée pour son taux de criminalité extrêmement bas. Même si j'ai passé un excellent moment de lecture, ce n'est à mon humble avis pas le meilleur de la série des Erlendur. C'était pourtant une belle référence au manque de moral et d'éthique de l'industrie pharmaceutique. le final arrive un peu brutalement et est trop éloigné de la réalité, du coup cela m'a laissé une impression peu crédible.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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critiques presse (1)
LeDevoir   19 novembre 2018
C’est néanmoins, malgré sa finale un peu science-fiction, une oeuvre à découvrir pour les amateurs d’Indridason et pour tous ceux qui ont développé des affinités particulières avec le commissaire Erlendur.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BazartBazart   08 novembre 2018
Ce que l’on peut être aveugle aux autres et égoïste ! Je comprends maintenant que c’est moi qui avais besoin de lui, et non l’inverse. Je ne l’ai vu qu’en le perdant. Je me suis toujours considéré comme un bon samaritain qui s’acquittait de son devoir et souvent plus que ça. De son devoir ! Mon frère était un devoir dont je devais m’acquitter. En fait, j’attendais seulement qu’il meure.
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sabine59sabine59   31 octobre 2018
Palmi n' était nulle part aussi à l'aise que dans une bibliothèque. Quand il allait mal, il lui semblait que le bâtiment le protégeait de ses vieux murs épais: il y flottait une capiteuse odeur de temps anciens.
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sabine59sabine59   29 octobre 2018
C'était un mois de janvier glacial. L'imposante bâtisse semblait grelotter, isolée au bord de la mer, au milieu de son grand parc sombre planté d'arbres.
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TombetoileTombetoile   06 décembre 2018
Palmi n’était nulle part aussi à l’aise que dans une bibliothèque. L’ancienne Maison de la culture devenue ensuite Bibliothèque nationale était un lieu cher à son cœur. Il pouvait y passer des jours et des jours à feuilleter les livres et les journaux sans autre but précis que d’étancher sa curiosité et sa soif de connaissances.
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TombetoileTombetoile   06 décembre 2018
J’avais lu quelque part que, pour les Grecs, le hasard préside beaucoup aux destinées humaines.
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Extrait de "Passage des ombres - Trilogie des ombres, tome 3" d'Arnaldur Indridason lu par Philippe Résimont. Editions Audiolib.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/passage-des-ombres-trilogie-des-ombres-tome-3-9782367627595
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