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ISBN : 1022608258
Éditeur : Métailié (04/10/2018)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Paru en 1997, Les Fils de la poussière, premier roman d’Arnaldur Indridason, a ouvert la voie au polar islandais en permettant à ce genre littéraire d’accéder enfin à la reconnaissance et d’acquérir ses lettres de noblesse en Islande.

Le récit s’ouvre sur le suicide de Daniel, quadragénaire interné dans un hôpital psychiatrique de Reykjavík. Au même moment, un vieil enseignant, qui a eu Daniel comme élève dans les années 60, meurt dans un incendie. Le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  31 octobre 2018
Il est toujours intéressant de lire le premier roman d'un auteur, surtout quand il est publié en France, après toute la série à succès que l'on connaît. En tant que fan d'Erlendur, j'étais ravie de le découvrir!
Il y est déjà présent, bien établi dans la police comme commissaire, menant l'enquête en compagnie d'une jeune recrue que l'on connaîtra aussi par la suite, Sigurdur Oli. Mais ici, l'originalité vient du fait que d'autres personnages cherchent à découvrir la vérité concernant ces décès suspects de garçons des quartiers pauvres de Reykjavik, morts brutalement, bien jeunes...Ces fils de poussière...ayant tous absorbé des friandises d'huile de foie de morue aux conséquences désastreuses.
On trouve en substance les préoccupations sociales et éthiques de l'auteur: discrimination sociale, lobbies pharmaceutiques tout-puissants , cruauté mentale, violences physiques.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Palmi, touchant et sensible, qui a toujours eu peur de son frère Daniel, ravagé par des problèmes psychiatriques, et qu'il allait pourtant voir régulièrement à l'hôpital.
Cependant, deux points m'ont un peu gênée mais sont assez logiques pour un premier roman: Erlendur semble une caricature de lui-même, mal dégrossi, il gagnera en subtilité , en épaisseur psychologique dans les romans suivants. Et la fin m'a paru peu crédible. En tout cas très surprenante!
L'auteur a bien fait de persévérer dans ce domaine policier, où il a fait entendre sa voix singulière et a créé un personnage atypique, tourmenté ,si humain...
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Bazart
  08 novembre 2018
Reykjavik 1997, un instituteur à la retraite meurt brulé vif dans l'incendie de sa maison, on retrouve son cadavre calciné attaché à une chaise. Au même moment un de ses anciens élèves se défenestre devant son frère qui lui rendait visite dans l'hôpital psychiatrique dont il était le patient depuis de nombreuses années. Erlandur Sveinsson, le flic mélancolique et dur à cuir et Sigurdur Oli le policier new-look aux méthodes américaines mènent l'enquête.
Une enquête bien glauque et terrifiante qui les amène à découvrir une triste histoire d'essais pharmaceutiques et génétique sur une classe de cancres dans les années 60.
Que ce soit très clair, je suis, dès le premier jour, un fan absolu des enquêtes d'Erlandur, j'ai dans ma bibliothèque une première édition de « La cité des Jarres » dédicacée que je chéris particulièrement, je risque donc d'être forcément partial.

« Les fils de la poussière » est la première apparition d'Erlandur et Sigurdur Oli et donc le premier polar d'Arnaldur, oui, je l'appelle par son prénom !… et alors me direz-vous pourquoi tant de digressions et pourquoi ne pas aller au fait. Ce polar est-il bon ou est-il mauvais ? Je vous réponds de suite, impatient que vous êtes.
« Les fils de la poussière » contient déjà en embryon tout ce qui va faire la réussite littéraire de la série mais aussi, hélas, tout ce qui fait le ratage d'un premier roman.
Enquête brouillonne, mal menée et malmenée, construction chaotique et final hasardeux, mais déjà les personnages se dessinent, la mélancolie sourd lentement et la description historique et sociologique, de cette petite ile perdue entre l'Amérique et le reste du monde, tout en finesse, annonce déjà le grand, très grand, Indridasson et son chef-d'oeuvre absolu : « Etranges Rivages ».
Vous l'aurez compris, « Les fils de la poussière » est surtout réservé au fan inconditionnel, pour les autres commencez plutôt par « La cité des Jarres » polar de très bonne tenue, lui.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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kathel
  09 novembre 2018
Le roman débute par deux événements dramatiques qui se produisent simultanément un soir d'hiver : Daniel, patient d'un hôpital psychiatrique, soigné depuis longtemps pour schizophrénie, se jette par une fenêtre de l'établissement. Il a auparavant évoqué devant son frère Palmi les autres élèves de son ancienne école. Loin de là, un vieux professeur de cette même école périt dans un incendie criminel. Palmi, désemparé par la mort de son frère, fait le lien entre les deux drames, et en fait part à l'inspecteur Erlendur. Secondé par Sigurdur Oli, il va tenter de comprendre ce que signifient ces deux disparitions conjointes, ce qui a bien pu avoir lieu trente ans auparavant, et quelles ramifications actuelles il peut trouver.
Deux enquêtes ont lieu simultanément, car Palmi ne peut rester les bras croisés, et mène des investigations de son côté.
C'est plaisant de retrouver Erlendur et son collègue Sigurdur Oli dans une première enquête qui vient seulement d'être traduite et publiée par les éditions Métailié. Les caractères ne sont peut-être pas tout à fait aussi affinés, et l'auteur n'évoque pas du tout l'enfance et la jeunesse de son personnage principal, cela viendra sans doute dans l'un des romans suivants. le thème fait penser à l'un des livres plus récents de l'auteur, la quatrième de couverture assez bavarde permet de savoir vers quel thème le roman s'oriente, si vous tenez à le savoir. Je ne tiens pas à en dire trop. J'ai remarqué en tout cas que l'auteur était déjà très sensible aux sujet de l'alcoolisme, de l'enfance dans les milieux défavorisés, de la protection des sans-logis, ce que l'on retrouve dans d'autres de ses romans.
De nombreux personnages bien décrits et caractérisés, des péripéties assez nombreuses, une trame vraisemblable, voici les ingrédients qui rendent ce polar captivant. La fin perd légèrement en véracité, mais sans que cela trouble la bonne impression d'ensemble. Traduire ce premier roman était donc une bonne idée qui devrait ravir les amateurs de l'auteur islandais, qui sont nombreux !


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Dupuisalex
  07 novembre 2018
"Le fils de la poussière connait-il vision plus fantasmagorique que celle de la salle d'apparat des dieux lorsqu'elle brille de mille flammes?"

Réédition du premier roman d'Arnaldur Indridason paru en 1997
Erlendur, au coté du première classe Sigurdur Oli et d'Elinborg enquête sur la mort d'un vieille enseignant mort dans l'incendie de sa maison. Au même moment, Daniel qui été sont élève dans les année 60, se défenêtre.
L'enquête de l'équipe de police va lever le voile sur des morts mystérieuses de plusieurs élèves d'une classe de cancres issues des bas quartiers, et découvrir que cette classe n'était rien d'autre que les cobayes d'une firme pharmaceutique.
J'ai trouvé cette lecture dans un premier temps douloureuse par son manque d'empathie et par sa froideur. L'intrigue est longue a se mettre en place.
L'histoire en soit est bonne, mais il est dommage d'attendre la moitié de la lecture du livre pour en arrive là.

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Mavic_lit
  08 novembre 2018
Voici le premier tome mettant en scène le commissaire Erlendur Sveinsson. C'est pour ainsi dire mon troisième livre de cet auteur et le deuxième de la saga Erlendur. Dans Les fils de la poussière, Arnaldur Indridason nous mène dans une intrigue sordide, malsaine mais ô combien prenante. Un polar islandais qui m'a définitevement conquise.
Le livre commence d'ailleurs sur les chapeaux de roue. En effet, d'entrée de jeu on assiste à un meurtre et un suicide. de quoi m'intriguer dès les premières pages. Pourquoi ? Comment ? Autant de questions qui m'auront suivi jusqu'à la fin.
C'est un polar court, ainsi je dirais que les évènements s'enchaînent de manière assez rapide sans laisser réellement le temps de respirer. Et si l'auteur nous laisse parfois tranquille durant quelques pages c'est pour nous raconter la vie à Reykjavik dans les années 60 et notamment la vie de Palmi et de Daniel, son frère suicidé, de leurs copains du quartier et du système scolaire alors en place. Il faut avouer que c'est assez choquant d'ailleurs.
C'est d'ailleurs ce que j'apprécie chez cet auteur. C'est que pour ce que j'ai lu pour le moment, cela touche une période de l'Histoire, un sujet d'actualité qu'il soit récent ou non. Ici ça n'échappe pas à la règle. Et quand tout ceci est mélangé avec une bonne dose de suspens je ne peux qu'adhérer.
Il faut dire que les personnages y sont pour beaucoup aussi. Ils apportent tous un p'tit quelque chose à l'intrigue, donnant envie de s'y jeter à corps perdu pour dénouer tous ces liens. Et le personnage d'Erlendur est juste charismatique! C'est le genre de personnage que j'ai plaisir à lire sans jamais me lasser tant il envoie niveau prestance. Il a ses blessures, ses failles et pourtant il sait faire preuve d'empathie lors de ses interrogatoires. Chose d'autant plus flagrante, qu'il réalise ses interrogatoires avec son coéquipier qui lui ne fait clairement pas dans la dentelle. C'est même le genre de personnage que l'on aime détester, sans le haïr non plus, pour le côté Monsieur je-sais-tout qu'il dégage. Dans tous les cas, l'impression que moi j'en ai eu.
Ainsi l'intrigue nous mène vers des horizons que je n'aurais pu imaginer et qui sont assez terrifiants. Jusqu'où est-on prêt à aller au nom de la science ? Où se situe les limites ? Ce sont ces questions qui me sont venus à l'esprit et dont l'auteur tente de répondre à travers son enquête.
Un livre qui sans aller à cent à l'heure, tient un bon rythme, avec quelques petits retournements de situation redonnant un souffle à l'enquête. Il nous entraîne, nous, lecteurs, dans une affaire menant à des rebondissements et énormément de révélations.
En bref,
Les fils de la poussière m'a emmené dans les rues de Reykjavik mais aussi mené à la rencontre de Erlendur, un commissaire si charismatique. Une intrigue qui vous prend dès les premières pages pour ne vous lâchez qu'à la dernière. Des thèmes qui poussent à réfléchir sur certaines questions éthiques mais surtout un polar islandais avec lequel vous passerez un excellent moment.

Lien : https://unlivretoujours.word..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BazartBazart   08 novembre 2018
Ce que l’on peut être aveugle aux autres et égoïste ! Je comprends maintenant que c’est moi qui avais besoin de lui, et non l’inverse. Je ne l’ai vu qu’en le perdant. Je me suis toujours considéré comme un bon samaritain qui s’acquittait de son devoir et souvent plus que ça. De son devoir ! Mon frère était un devoir dont je devais m’acquitter. En fait, j’attendais seulement qu’il meure.
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sabine59sabine59   31 octobre 2018
Palmi n' était nulle part aussi à l'aise que dans une bibliothèque. Quand il allait mal, il lui semblait que le bâtiment le protégeait de ses vieux murs épais: il y flottait une capiteuse odeur de temps anciens.
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sabine59sabine59   29 octobre 2018
C'était un mois de janvier glacial. L'imposante bâtisse semblait grelotter, isolée au bord de la mer, au milieu de son grand parc sombre planté d'arbres.
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Vidéo de Arnaldur Indriðason
Extrait de "Passage des ombres - Trilogie des ombres, tome 3" d'Arnaldur Indridason lu par Philippe Résimont. Editions Audiolib.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/passage-des-ombres-trilogie-des-ombres-tome-3-9782367627595
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